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New York insolite : les faces cachées de Manhattan
Publié le 27 avril 2013
Nichée dans les eaux de l’East River, la paisible Roosevelt Island fait découvrir une autre dimension de New York. Et dans le sud-ouest de Manhattan, la High Line s’affirme comme le parc aérien le plus en vogue du moment.
Président fondateur de Peplum, créateur de voyages sur-mesure de luxe, Quentin Desurmont agit activement pour l’entreprenariat. Il a fait partie de la délégation du G20 YES à Moscou en 2013 et  à Mexico en 2012, est membre de Croissance + et des...
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Quentin Desurmont
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Président fondateur de Peplum, créateur de voyages sur-mesure de luxe, Quentin Desurmont agit activement pour l’entreprenariat. Il a fait partie de la délégation du G20 YES à Moscou en 2013 et  à Mexico en 2012, est membre de Croissance + et des...
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Nichée dans les eaux de l’East River, la paisible Roosevelt Island fait découvrir une autre dimension de New York. Et dans le sud-ouest de Manhattan, la High Line s’affirme comme le parc aérien le plus en vogue du moment.

Roosevelt Island, l’autre New York

Pour en savoir plus sur les Etats-Unis, rendez-vous sur le site de Peplum.com.

Entre Manhattan et le Queens, une île renaît. Longue de trois kilomètres et large de 240 mètres tout au plus, son étroitesse s’élance au milieu de l’East River. Roosevelt Island est un lieu inconnu. Inconnu des touristes, inconnu des New-yorkais. L’endroit rêvé pour une aventure urbaine insolite, hors des sentiers battus et pourtant en plein cœur de New York.

On y accède en téléphérique, depuis le nord-ouest de Manhattan. A hauteur de la 59e rue et de la 2e avenue. Au prix d’un ticket de métro, la nacelle rouge portant l’inscription Roosevelt Island fend les derniers gratte-ciels de Manhattan et survole l’East River en longeant le Queensboro Bridge. En s’éloignant, elle ouvre déjà un superbe panorama sur Manhattan. Panorama qu’on aura tout le loisir de décortiquer une fois à terre. Ce qui ne saurait tarder : quatre minutes plus tard, la cabine a terminé sa descente et libère ses passagers sur la petite île. Débarquement en dehors du temps. Autrefois Roosevelt Island hébergeait un pénitencier, ainsi que des hôpitaux et asiles. Sa colonisation par les New-yorkais est récente, si bien qu’aujourd’hui seules une dizaine de milliers de personnes vivent sur l’île, qui résiste étonnamment à l’effervescence de la Big Apple.

A terre, le regard est absorbé vers la skyline, pleine d’immeubles, de Manhattan. De Brooklyn ou d’Ellis Island, la vue sur cette forêt urbaine est célèbre. Mais de Roosevelt Island, cet angle nouveau captive. Détournons le regard : l’île a ses propres points d’intérêts. On pourrait marcher le long de ses trois kilomètres, mais pourquoi ne pas profiter du Red Bus, qui relie tous les points d’attractions pour 25 centimes. Encore une fois, on sent que l’on vient d’atterrir dans un autre New York. Entre les deux hôpitaux, aux extrémités sud et nord, l’île est recouverte de pelouses et parcs. Une ligne de verdure flottant sur les eaux de l’East River. La remontant, on découvre successivement The Chapel of the Good Shepherd et surtout Blackwell House, une ancienne ferme du XVIIIe, sixième demeure la plus vieille de la ville entière, la plus âgée de l’île. Légèrement plus au nord, les appartements Octagon constituent un regroupement d’appartements écolos. Offrant une superbe vue sur la skyline, ils font partie de ces appartements haut-de-gamme et hors de prix. Dans les années 1830, ces bâtiments étaient pourtant ceux d’un asile de fous.

Et puis, à l’extrémité nord, se dresse le Phare de Blackwell Island. Erigé en 1872, il ne mesure qu’une quinzaine de mètres de haut, mais son parc est un lieu apprécié, l’été, par les amateurs de barbecue. Là encore, la vue sur l’Upper East Side est magnifique et relaxante. Le potentiel de Roosevelt Island lui vaut une tonne de projets de développement. Dans quelques années, elle est pressentie pour devenir un très important centre technologique. La Silicon Valley de la côte est. En attendant, elle reste bien sagement dans son coin, à l’abri des New-yorkais et des touristes, et continue de donner une toute autre image à la ville la plus mythique du monde.

La High Line, 2,3 km d’évasion

Pour en savoir plus sur les Etats-Unis, rendez-vous sur le site de Peplum.com.

C’est « le plus long toit vert du monde ». Dans le sud-ouest de Manhattan, la verdure de la High Line serpente entre les buildings, et parfois les traverse. Ouvert depuis quatre ans, ce parc linéaire et aérien de 2 300 mètres est un véritable bol d’évasion dans la ville qui ne dort jamais. Et une grande réussite écologique et touristique.

Pour s’y rendre, il faut laisser derrière soi les rues animées de Manhattan. Traverser la ville en direction du Lower East Side, vers Meatpacking District, l’un des tout derniers quartiers branchés. Arrivé à hauteur de Gansevoort Street, la tête et le regard s’élèvent mécaniquement vers les feuillages qui dépassent de ce pont aux allures anciennes. L’image intrigue. Le grand escalier tend ses marches accueillantes. Que l’on connaisse l’existence de la High Line ou pas, impossible de ne pas monter. La curiosité est saine, et le résultat frappe par son caractère insolite. Un long sentier de bois survole rues et trottoirs et s’enfonce dans la forêt de gratte-ciels. Un long sentier au design épuré et contemporain, orné de rails désaffectés et habillé d’une végétation qui donne le sourire.

Autrefois, la High Line était une voie ferrée aérienne, construite en 1930 pour dégorger la 10e rue, « la rue de la mort », prise d’un trafic monstre et trop souvent théâtre d’accidents malheureux. L’expérience n’est pas une franche réussite et voit passer son dernier train dès 1980. Vingt ans plus tard, alors que la démolition de la voie paraît inévitable, une association de riverains milite pour sa sauvegarde et obtient un financement de la mairie en 2004. Un premier tronçon ouvre en 2009, un deuxième en 2011 et un dernier est prévu pour le courant de cette année. Pari gagné. Et quel pari ! New York gagne là l’un de ses parcs les plus appréciés. Départ de l’extrémité sud de la ligne. La promenade ressemble à une exploration facile. On progresse assez lentement, on prend le temps de flâner, d’apprécier les silhouettes des buildings qui se dessinent au-dessus de nos têtes. De regarder les plantes, bien entretenues par quelques botanistes et jardiniers bénévoles. On apprend que le choix des espèces a été soigneusement inspiré par la végétation qui a envahi la High Line pendant les années de son abandon.

En plus de son intérêt touristique, sa végétation, en dégageant de l’oxygène et en accueillant oiseaux et insectes, lui donne un non négligeable aspect écolo. Et les familles new-yorkaises, nombreuses, se mêlent aux visiteurs et se reposent sur les vertes terrasses ensoleillées. Au bout de quelques centaines de mètres, une légère bifurcation ouvre sur un petit amphithéâtre dont la baie vitrée laisse s’échapper des taxis jaunes en nombre. Nous sommes au-dessus de la 10e avenue, ébahis par un ballet de véhicules qui semblent surgir de nulle part. Après une heure de balade pleine de cet agréable sentiment d’évasion, la descente vers la réalité mène en plein quartier de Chelsea. Une réalité composée du célèbre Chelsea Market et des innombrables galeries d’art contemporain, tout près du Flatiron Building et de Madison Square… A New York, la visite n’est jamais vraiment terminée.

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Titan75
- 01/05/2013 - 22:36
Merci pour cet article passionnant
On est bien loin de la médiocrité de Paris sous l'ère Delanoé, avec sa folle inflation des impôts et de la saleté, et sans aucune ambition architecturale. Le socialisme ne produit que de la médiocrité.
LILLBee
- 27/04/2013 - 15:53
Sympa la High Line!
Et on remarque qu'elle est bien entretenue, les bancs ne sont pas tagués, les détritus ne traînent pas dans les coins, vraiment sympa (Impossible sur Paris, dommage...)