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Atlantico Green

Les scientifiques s’inquiètent d’un ralentissement des courants dans l’Atlantique Nord. La dernière fois que ça a été le cas, le climat européen avait été fortement affecté

Publié le 07 avril 2019
Selon une récente étude de l'Université de Columbia, la circulation des courants de l'Atlantique nord ralentirait. Cela pourrait limiter le transport d'eau chaude vers l'Europe.
Thomas Frölicher est actuellement professeur adjoint à l'Université de Bern et directeur du groupe de recherche de modélisation des océans. Il est aussi l'un des auteurs du Rapport Spécial du GIEC l'océan et la cryosphère.
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Thomas Frölicher est actuellement professeur adjoint à l'Université de Bern et directeur du groupe de recherche de modélisation des océans. Il est aussi l'un des auteurs du Rapport Spécial du GIEC l'océan et la cryosphère.
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Selon une récente étude de l'Université de Columbia, la circulation des courants de l'Atlantique nord ralentirait. Cela pourrait limiter le transport d'eau chaude vers l'Europe.

Atlantico : Selon une récente étude effectuée par des chercheurs de l'Université de Columbia (disponible ici), la circulation océanique de l'Atlantique nord ralentirait. Qu'est-ce que cela signifie exactement ?

Thomas Froelicher : Cette récente étude ne porte pas sur les changements actuels de la circulation océanique méridienne dans l'Atlantique (AMOC) mais analyse d'avantage les altérations de l'AMOC lors de l'ancien âge de glace, c'est-à-dire il y a approximativement entre 18 000 et 11 000 ans.

En analysant des carottes de glace du Groenland et des sédiments extraits du fond de la mer de Norvège, les scientifiques ont démontré que le ralentissement de la circulation de l'Atlantique Nord avait précédé d'importants changements climatiques à la sortie du dernier âge de glace.

Nous savions depuis longtemps que l'affaiblissement de l'AMOC avait coïncidé avec la chute des températures de l'hémisphère nord. En revanche, jusqu'à aujourd'hui, nous ne savions pas encore si une altération de l'AMOC  provoquait un changement climatique immédiat ou si le changement climatique advenait plus tardivement. Or, cette nouvelle étude démontre que l'AMOC s'était affaibli environ 400 ans avant que le climat ne change. Un lapse de temps qui est assez long et probablement plus long qu'anticipé par de nombreux chercheurs.

En ce qui concerne l'actuelle circulation océanique de l'Atlantique Nord, des estimations basées sur la prise régulière de la température en surface de l'eau de mer suggèrent que l'AMOC ralentit depuis le milieu du 20ème siècle. Cela étant dit, nous n'avons pas encore assez de recul pour déterminer si le ralentissement de l'AMOC est constant.

Un ralentissement de l'AMOC affecterait le changement climatique. Quel est le lien entre un affaiblissement de l'AMOC et le climat ? A-t-on une idée de ce qui se produirait réellement ? Par exemple, les températures chuteraient-elles de façon considérable ?

D'après un certain nombre d'études sur les changements climatiques passés, nous savons qu'un ralentissement de l'AMOC peut avoir un impact non négligeable sur le climat. Un ralentissement de l'AMOC aurait donc pour conséquence une réduction du transport des eaux chaudes vers le nord ce qui amènerait à un refroidissement de l'Atlantique Nord et des températures en Europe.

De plus, il a été démontré qu'un affaiblissement de l'AMOC affecterait  le positionnement des orages et leur intensité avec potentiellement une hausse des orages en hiver en Europe. Un ralentissement de l'AMOC pourrait également donner lieu à une élévation bien plus rapide du niveau des mers notamment sur la côte est des Etats-Unis et à des périodes de sécheresse plus importantes en Afrique, notamment dans le Sahel.

Néanmoins, nous ne savons pas encore si l'actuel ralentissement du AMOC est suffisamment élevé –et le sera suffisamment dans les années à venir- pour avoir un réel impact sur climat européen.

Enfin, que pouvons-nous faire pour stopper le ralentissement de l'AMOC ?

Pour stopper le ralentissement de l'AMOC, il n'y a qu'une solution : lutter contre le réchauffement climatique. Pour se faire, les émissions de gaz à effet de serre doivent diminuer significativement. De plus, surveiller de près et mettre en place de bonnes estimations pourrait permettre de répondre en temps et en heure au ralentissement de l'AMOC.

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Phlt1
- 12/04/2019 - 14:41
@ jerome stevenson
Je vous donne la réponse à votre question: le réchauffement est bien lié au l'augmentation du CO2 généré par les activités humaines. Comme il y a réchauffement, il y a fonte des glaces, des neiges, celles du Pôle Nord, du Groenland, en même temps que celles des montagnes, le tout descendant dans l'Océan Atlantique. Mais ces fontes sont faites d'eau douce, froide, qui vient interférer avec l'eau salée de l'océan qui est chaude: c'est le Gulf Stream qui tempère le climat sur l'Europe grace à son air chaud qui maintient l'air de Sibérie au Nord et l'air du Sahara au Sud, et vous pouvez constater...que ça ne fonctionne plus...parce qu'on se prend du chaud, puis du froid, puis du chaud, etc.... Si cette masse d'eau douce est trop importante, elle ralentit le Gulf Stream qui ne joue plus son rôle de tampon entre le Nord et le Sud. Si le Gulf Stream s'arrête, on ne sait absolument pas ce qui se passera en Europe, très froid, ou très chaud, ou les deux, dans tous les cas très difficile. En 2003, un rapport de la CIA indiquait ce phénomène qui pouvait considérablement affaiblir l'Europe...l'une des vraies raisons pour lesquelles les dirigeants US sont...climato-sceptiques. A bon entendeur..
Phlt1
- 12/04/2019 - 14:23
@xavier bossut
Excellent parce que fondamentalement juste.!. Petite nuance concernant le climat: j'ai personnellement vécu une expérience qui ne peut pas être contredite ou contestée et qui démontre à 100% que nous sommes dans un moment dramatique, et quand je dis dramatique, je parle de la position et de l'avenir de l'être humain sur cette planète...parce que la Planète Terre, elle, s'en sortira toujours. Cette expérience m'a prouvé que le rapport du GIEC est fait par des scientifiques compétents, et ceci depuis plus de 15 ans au moins. Mais il y a plus surprenant: je suis définitivement convaincu que certaines des conclusions du GIEC sont en dessous de la vérité, et ceci de façon à ne pas créer des mouvements de populations incontrôlables et dramatiques. Je connaissais tout ce qui est dit dans cet article et qui n'est absolument pas nouveau pour les scientifiques du GIEC, voire du WWF. Mais les conséquences directes et indirectes d'un ralentissement du Gulf Stream - parce que c'est bien de cela dont il s'agit - ne sont pas du tout abordées, parce que bien plus grave pour l'être humain que ce qui est dit ici. Oui, l'être humain détruit son climat...et il est en train de se détruire. Désolé.!.
moneo
- 08/04/2019 - 15:56
remarque complémentaire
cette hypothèse était le" dada" des verts dans les années 70 ou comment recycler les vieux stocks