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Quand les heures tournent sur des chenilles, quand les sommets culminent à 1,9 mm et quand le petit trot relève du grand art : c’est l’actualité des montres…
Publié le 22 janvier 2016
Mais aussi la transparence philosophique d’un saphir très compliqué, la starification des icônes seventies et la relève moscovite des grand émailleurs genevois du XIXe siècle…
Journaliste, éditeur français de Business Montres et Joaillerie, « médiafacture d’informations horlogères depuis 2004 » (site d’informations basé à Genève : 0 % publicité-100 % liberté), spécialiste du marketing horloger et de l’analyse des marchés de...
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Mais aussi la transparence philosophique d’un saphir très compliqué, la starification des icônes seventies et la relève moscovite des grand émailleurs genevois du XIXe siècle…

MB&F: Les super-pouvoirs d’un Sherman horloger monté sur chenilles…

Encore un « jouet de garçon » que Maximilian Büsser, la tête pensante de la jeune manufacture MB&F, a rafistolé à partir de ses souvenirs d’enfance en le bricolant avec tout ce qui se fait de mieux en nouvelles technologies horlogères. « Sherman » est un robot horloger développé avec le fabricant d’horloges L’Épée (maison créée en France en 1839) : il a été conçu comme une montre mécanique de haute horlogerie, il donne l’heure pendant huit jours sans être remonté (le cœur de son cerveau horaire est situé sous le dôme) et il est monté sur chenilles pour trouver son chemin dans la vie. C’est évidemment un robot régressif, qu’on posera sur son bureau pour lui faire tenir un stylo ou pour rêver d’un âge pas si lointain où les robots étaient sympathiques et le futur un facteur positif d’espérance dans l’avenir. Le rétro-futurisme n’est plus ce qu’il était : il nous reste un vieux copain, « Sherman », pour nous consoler…

 

 

BVLGARI : Moins de deux millimètres pour ce sommet d’élégance…

Quand un joaillier romain se met à faire des montres, elles ont forcément quelque chose qui manque aux montres suisses : à l’ombre du Colisée, on ne conçoit pas le temps comme en face des Alpes bernoises. La collection Octo est axée autour d’un boîtier qui tient à la fois du carré (forme générale), du rond (le cadran) et de l’octogone (la carrure, qui compte une grosse centaine de facettes) : c’est aussi complexe et architecturé qu’un monument romain. Pour le style, une minceur ultime, dont la sveltesse et la légèreté habillée du titane revêtu de noir procure un extraordinaire confort au poignet. Pour la performance, voici un des « tourbillons » les plus fins du marché – peut-être même le plus plat jamais réalisé, ce qui n’est pas rien pour une « complication » horlogère considérée comme la preuve de l’excellence haute horlogère (avouons qu’il est conçu en Suisse, dans les ateliers de Bvlgari, qui rend ainsi hommage à la tradition helvétique). Du haut de ses 1,95 mm, cette Octo Ultranero est un sommet d’élégance qui nous délecte de la danse de ses aiguilles d’or.

GIRARD-PERREGAUX : Le retour d’une icône de ce qui n’était pas encore le « sport chic »…

Dans les années 1970, il n’y avait pas plus avant-gardiste que ces boîtiers à table plate et à bracelet métallique intégré, avec des lunettes octogonales calées autour de cadrans ronds. Dans la foulée de Rolex, toutes les grandes marques ont embrayé sur ce style (Patek Philippe, Vacheron Constantin, Omega, Audemars Piguet, etc.), avec des montres en acier qu’on ne désignait pas encore comme « sport chic ». Une des premières maisons à opter pour cette vision contemporaine de la montre avait été Girard-Perregaux, avec sa Laureato de 1975. Pour le 225e anniversaire de sa naissance, à Genève pendant la Révolution française, la manufacture Girard-Perregaux nous régale d’une réédition [c’est la mode de l’année] de cette Laureato, dont l’esthétique a subi avec succès l’épreuve du temps – ce qui prouve au passage que les belles montres ne se démodent pas. Devenue parangon du vintage contemporain, la Laureato est restée fidèle à l’acier du boîtier (41 mm) et au bracelet à maillons métalliques intégré. Sous le cadran en « clous de Paris », un mouvement automatique de la manufacture Girard-Perregaux. La touche de bleu est indispensable à la touche d’élégance contemporaine. Quarante ans après sa création, la Laureato est plus séduisante que jamais. Nostalgie toujours : on se souviendra que son nom (italien) est inspiré par le titre du fameux film de Mike Nichols, The Graduate (1967), Il Laureato en italien…

 

HUBLOT : Une montre quasi-philosophique dans son exhibitionnisme mécanique…

En soi, la montre LaFerrari était déjà une extravagance mécanique de premier plan, avec l’empilement de ses onze barillets verticaux, capables de faire fonctionner la montre pendant plus de cinquante jours sans remontage. Sans parler de son affichage des heures et des minutes par « rouleaux » transparents. Cette architecture unique est à présent dévoilée – mieux : magnifiée – par la création d’un boîtier en verre saphir, qui met en valeur chacun des éléments de cette construction futuriste : le mouvement apparaît en lévitation, sur 360°, dans sa coque transparente délicatement galbée pour créer un volume de lumière autour de la montre. La complexité de ce mouvement à « tourbillon » vertical est extrême : 630 composants lancés dans une logique d’invisible visibilité. C’est presque une montre philosophique, mais c’est aussi une bombe commerciale, proposée au quart du prix des montres à mécanique complexe qui aiment aujourd’hui se parer de verre saphir (comptez quand même 350 000 euros)…

 

BOVET : Dans la tradition de l’école des émailleurs genevois du XIXe siècle…

Disons-le tout net : il y a peut-être plus d’un siècle que des montres émaillées de cette qualité n’avaient pas été exposées à Genève ! Qualité dans l’exécution et la maîtrise des techniques d’émaillage, mais aussi – et surtout – qualité dans le dessin. Hélas pour les Suisses, ce maître-émailleur est… Russe ! Formé à l’école des beaux-arts de Kazan, Ilgiz Fazulzyanov a ensuite évolué vers la joaillerie (son excellence est désormais reconnue à travers le monde) et vers l’émaillerie grand feu : son talent dans la peinture émaillée égale celui des grands noms de l’école genevoise du XIXe siècle. Il vient de réaliser pour Bovet une série de montres émaillées sur le thème des Cavaliers de l’Apocalypse : ces montres étaient déjà une spécialité de Bovet au XIXe siècle et les empereurs de Chine se les arrachaient. C’est donc un retour aux sources, avec un détour par le Kremlin, à Moscou, où ces pièces seront exceptionnellement exposées au printemps prochain…

PARMIGIANI: La complexité d’une horlogerie mécanique au grand trot…

Les automates mécaniques sont une des traditions horlogères les plus remarquables de la vallée de Fleurier, aux portes de Neuchâtel, là même où la manufacture Parmigiani a installé ses ateliers. Hippologia, la dernière création de ces horloges à automates, est sans doute une des plus spectaculaires de ces deux ou trois dernières décennies. Dans un « coffre » en cristal Lalique, une mécanique d’une incroyable complexité indique l’heure, mais surtout anime, à la demande ou selon un programme pré-établi, le galop d’un poulain et d’une jument (voir la vidéo ci-dessous). La ronde de ce manège équestre est d’une fluidité et d’un réalisme stupéfiant. Pour ce qui est de l’ingénierie, il faut comprendre que l’animation des deux chevaux ne se fait que par le canal des deux minuscules tiges creuses qui soutiennent les animaux : il y a quelques siècles, on aurait crié à la sorcellerie et brûlé les magiciens de Parmigiani. Aujourd’hui, on stylise le naturalisme des automates pour mieux concentrer l’attention sur la virtuosité mécanique qui les anime. C’est un spectacle dont on ne se lasse pas.

 

• LE QUOTIDIEN DES MONTRES

Toute l’actualité des marques, des montres et de ceux qui les font, c’est tous les jours dans Business Montres & Joaillerie, médiafacture d’informations horlogères depuis 2004...

Lien : https://businessmontres.com/

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