En direct
Best of
Best-of: le meilleur de la semaine Atlantico
En direct
© Reuters
Atlantico Grand Large
Danser avec les requins-baleines mexicains
Publié le 19 septembre 2015
Immersion fantastique au nord du Mexique, au milieu des requins-baleines et des ruines mayas.
Président fondateur de Peplum, créateur de voyages sur-mesure de luxe, Quentin Desurmont agit activement pour l’entreprenariat. Il a fait partie de la délégation du G20 YES à Moscou en 2013 et  à Mexico en 2012, est membre de Croissance + et des...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Quentin Desurmont
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Président fondateur de Peplum, créateur de voyages sur-mesure de luxe, Quentin Desurmont agit activement pour l’entreprenariat. Il a fait partie de la délégation du G20 YES à Moscou en 2013 et  à Mexico en 2012, est membre de Croissance + et des...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Immersion fantastique au nord du Mexique, au milieu des requins-baleines et des ruines mayas.

La musique classique a les quatre saisons de Vivaldi ; les pays tropicaux, la saison des pluies ; la biologie, la saison des amours. Le Mexique connaît, lui, la saison des requins-baleines. À partir du mois de mai, cette espèce aquatique, reconnue comme le plus gros poisson du monde (entre 4 et 14 mètres), migre vers Cancun et la Riviera Maya, dans les eaux chaudes des Caraïbes. "Quelle idée de voyager au royaume des géants marins ?", pourrait-on objecter. Bien que forts de 11 tonnes, les requins-baleines se nourrissent essentiellement de plancton, ne représentant par conséquent aucune menace pour l'homme. Un festival leur est même consacré dès juillet. Cap sur la péninsule nord-est du Yucatan pour aller valser avec des cavaliers aux nageoires fermes et amicales.

Gare à l'amalgame ! Quand on demande autour de soi quel est le meilleur endroit pour nager avec les espèces locales, on s'entend rétorquer la Isla Mujeres ou la Isla Contoy. Il faudrait savoir ! En réalité, les deux noms renvoient à la même zone administrative, celle de la Isla Mujeres qui s'avère également le nom d'une île-ville. Le meilleur endroit pour nager avec les requins-baleines est donc la Isla Contoy, dans la municipalité de la Isla Mujeres. Une fois ce point éclairci, on prend la route en direction de la plage où repose un magnifique yatch privé, loué pour deux ou trois jours. Trois cabines, trois salles de bain, et un mini salon flottent sur les eaux cristalline des Caraïbes.



On commence en douceur, tandis que les bénévoles procèdent aux dernières mises en place. Un peu de bronzette par-ci, un peu de plongée par-là, en attendant l'ouverture de la huitième édition du Whale Shark Festival programmé, cette année, du 18 juillet au 24 août. Fort de 5 000 visiteurs l'an passé, cet événement contribue à aux efforts locaux pour préserver l'écosystème mexicain. Les bénéfices sont généralement reversés à des associations environnementalistes, telles Amigos de la Isla Contoy. Avant de se jeter littéralement à l'eau, on peut également partir à la pêche, canne ou filet en main, au choix. L'avantage de cette activité, c'est qu'elle oblige à se lever aux aurores, le moment idéal pour planifier un tête à tête avec un requin-baleine. Dès 9h, les gens font la queue sur la plage pour s'inscrire.



On enchaîne ! À peine rentré, qu'un moniteur prend la relève. Le temps de saluer son accompagnant pêcheur, et l'on se retrouve déjà immergé dans l'onde turquoise des Caraïbes. Un délice. Les éclaboussures de l'aube ne permettaient pas d'évaluer la même chaleur, c'est certain. On revêt masque, tuba et palmes avant de rejoindre son compagnon de natation. Nul besoin de bouteille, le requin-baleine ne nage pas en profondeur. Invité à le chevaucher tel un cheval ou – tant la scène semble irréelle – un dragon, on se déleste d'une grande peur. Sa peau est aussi que du caoutchouc, une sensation accentuée par la caresse des flots. À la surface, un chapelet de bateaux veillent à la sécurité de chacun. On s'en retourne sous l'eau. Le corps de l'animal ondule lentement. Sa bouche s'ouvre par intermittence comme pour reprendre une respiration, à moins qu'il ne s'agisse de laisser entrer ou sortir une grappe de petits poissons. Il y en a toujours un dans les parages. On est tenté de les prévenir, quoique le requin-baleine ne mange pas grand chose hormis le plancton.



Le lendemain on s'enfonce dans les terres arides du Mexique. La décapotable s'arrête au pied d'une sorte de temple triangulaire. Bienvenue à Chichén Itzá, ancienne cité maya dont les ruines comptent parmi les sites archéologiques les plus visités du pays. C'était, au Xe siècle notamment, le centre religieux et la source principale du Yucatán. Et pour cause, chi signifie bouche ; chén, puits ; et itzá, sorcier d'eau. Au secteur sud, plus connu sous le nom de Vieux Chichén, s'oppose le Nouveau Chichén, où trône la pyramide de Kukulcán, divinité maya qui arbore l'apparence d'un serpent à plumes. Également connue sous le nom de Castillo (château, en espagnol) culmine à 24 mètres. Depuis son sommet, on aperçoit les autres édifices du site tels que le Caracol (escargot, en espagnol), un observatoire où les Mayas se réunissaient pour étudier les étoiles.

Toujours au nord, s'étire une vaste étendue d'herbe quelque peu desséchée où se déroulaient des parties de jeu de balle. Étant donné l'ampleur du terrain, les archéologues présument qu'il s'agissait moins d'un jeu que d'un rituel. L'imposant monument voisin présente des fresques particulièrement bien conservées. C'est à ces ornements que l'on reconnaît le temple des guerriers jaguars. Passés L'Osario (ossuaire ou tombe du Grand Prêtre) et le Groupe des mille colonnes, on parvient à un sacbé, c'est-à-dire à un chemin construit par les Mayas pour relier les temples entre eux. Au bout de ce chemin, un ancien point d'eau, le cénote sacré, où nombre de jeune vierges ont péri noyées lors d'une cérémonie sacrificielle. Les fouilles ont révélé la présence d'une centaine de corps. Quand une victime arrivait à s'extraire de l'eau et à survivre jusqu'à midi, elle était considérée bénie des dieux, soit digne d'être sauvée. Un récit qui donnerait envie de se sauver, si le reste du paysage n'était pas à tomber de beauté.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.
Statistiques du ministère de l’intérieur : Christophe Castaner ou l’imagination au pouvoir
02.
Ce que le projet de loi Dussopt sur la fonction publique indique des renoncements d’Emmanuel Macron
03.
Un président étranger à son peuple mais aussi de plus en plus étranger à la communauté internationale
04.
Ces inquiétants progrès de l’idéologie décoloniale en France
05.
14 tonnes d’aide humanitaire française pour le Venezuela confisquées à Caracas par la Garde nationale
06.
Une mystérieuse créature sème la panique dans un parc chinois
07.
+ 4,2% des prix de la grande distribution en raison de la loi Alimentation ? Comment les autorités démontrent leur impuissance à soutenir les agriculteurs
01.
Condamnations de Gilets jaunes : la curieuse approche quantitative de la justice mise en avant par Édouard Philippe
02.
Comment Alain Juppé s’est transformé en l’un des plus grands fossoyeurs de la droite
03.
Parent 1 / Parent 2 : derrière “l’ajustement administratif”, une lourde offensive idéologique
04.
Statistiques du ministère de l’intérieur : Christophe Castaner ou l’imagination au pouvoir
05.
L’étrange manque de recul d’Alain Juppé sur sa part de responsabilité dans l’état « délétère » du pays
06.
Agression contre Finkielkraut : certains Gilets jaunes voudraient que les Juifs portent l'étoile jaune
01.
Parent 1 / Parent 2 : derrière “l’ajustement administratif”, une lourde offensive idéologique
02.
L’étrange manque de recul d’Alain Juppé sur sa part de responsabilité dans l’état « délétère » du pays
03.
Agression contre Finkielkraut : certains Gilets jaunes voudraient que les Juifs portent l'étoile jaune
04.
Flambée d’antisémitisme et de violences politiques : ces erreurs politiques et macroéconomiques à ne pas reproduire pour enrayer la crise
05.
Derrière les faits divers dans les Ehpad, la maltraitance que l’ensemble de la société française inflige à ses vieux
06.
Comment Alain Juppé s’est transformé en l’un des plus grands fossoyeurs de la droite
Commentaires (1)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Deudeuche
- 21/09/2015 - 17:17
La cucaracha
la cucaracha, aye aye aye aye aye.