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Revue de presse des hebdos

Crise de nostalgie : Hollande ne veut rien changer, on regrette la France d'avant et les domestiques sont encore traités comme au XIXe siècle

Publié le 20 août 2015
Et aussi : Philippot veut séduire les médias ; Uber joue son avenir en Californie ; les policiers de la BAC mal payés ; Varoufakis, le Grec le plus médiatique ; le Portugal et la Chine plus mal. C'est la revue de presse des hebdos, par Gilles Klein.
Gilles Klein, amateur de phares et d'opéras, journaliste sur papier depuis 1977 et en ligne depuis 1995. ...
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Et aussi : Philippot veut séduire les médias ; Uber joue son avenir en Californie ; les policiers de la BAC mal payés ; Varoufakis, le Grec le plus médiatique ; le Portugal et la Chine plus mal. C'est la revue de presse des hebdos, par Gilles Klein.

Pour l'Express, qui lui consacre 12 pages, le président est un "anesthésiste" : "Face aux maux dont souffre la France, François Hollande s'est refusé à opérer à vif depuis 2012. L'urgence à réformer l'Etat et le système social s'impose chaque jour davantage. A moins de deux ans de la fin de son quinquennat, que veut, que peut le président ?". Christophe Barbier n'est pas tendre : "Depuis trois ans, la France attend que le Dr Hollande passe à l'acte, après avoir prononcé nombre de diagnostics, étalé les instruments et s'être lavé les mains dans de nombreux dossiers. Las ! Il n'opère toujours pas et ne cesse d'endormir le patient pour lui faire croire qu'il ne va pas si mal, puisqu'il ne souffre pas trop. Dans la clinique socialiste, le bistouri rouille, la morphine coule..."

Hollande "ne veut rien changer"

Voilà donc Hollande rhabillé pour l'hiver par l'Express parce que "il ne veut rien changer" et qu'avec lui "la France est à la traîne". Il cherche "une issue de secours" alors que "L'Europe, elle s'est réveillée", la France a "deux fois plus de chômage" que les USA, l'Allemagne ou la Grande Bretagne. Bref, "parce que le pays a dépassé le stade de l'urgence et voit son "pronostic vital engagé", comme le dit la novlangue médicale, le chef de l'exécutif doit empoigner le bistouri".

Dans son éditorial, Mathieu Croissandeau (L'Obs) n'est pas plus tendre pour Hollande : "La croissance est atone, le chômage en hausse et la dette explose. On est encore loin du changement, du redressement, sans même parler du rêve français promis naguère par le président ! " avant d'ajouter "à trop vouloir ménager la chèvre et le chou, il a fini par mécontenter tout le monde." L'édito de Valeurs Actuelles, c'est logique, assène le coup de graçe : "Ce président sourd, aveugle et muet".

Philippot veut séduire les médias

L'Express s'intéresse aussi à Florian Philippot : "A la fois secret et narcissique, le conseiller le plus influent de Marine Le Pen - celui qui l'a poussée à évincer son père - mène une carrière éclair au sein d'un parti qu'il veut modeler à son image". Pendant sa jeunesse, l'étudiant Philippot aurait lu Michel Onfray et Emmanuel Todd. Aujourd'hui, il voudrait "séduire les médias". En tout cas, il semble avoir réussi avec l'Express.

"Charles Beigbeder, figure emblématique du patronat, a fait connaître son attirance pour le parti de Marine Le Pen. Il est loin d'être le seul. Une tendance qui devrait agiter l'université d'été du Medef" constate, de son côté, l'Obs, chiffres à l'appui : " 7% des candidats FN étaient des chefs d'entreprise, contre 4% au MoDem de François Bayrou, 3% à l'UMP et 1% au Parti socialiste."

Les domestiques comme au XIXe siècle

L'Obs consacre une enquête aux domestiques annoncée à la Une. Près de dix pages sans surprise : "Horaires à rallonge, brimades récurrentes, exigence absolue de discrétion : en 2015, travailler au service des très riches n'est pas si différent de ce que c'était au XIXe siècle." Alors pourquoi les personnes citées restent-elles au service de riches souvent pingres ? Réponse de Lydia : "Il y a les salaires, mais aussi le cadre de vie magnifique. On s'habitue, l'air de rien. Et à force, certains en viennent à croire que toutes ces belles choses, c'est aussi un peu à eux."

Uber joue son avenir en Californie

Malgré son expansion mondiale, dans 58 pays, de la Russie à l'Inde, le rouleau compresseur Uber joue son avenir dans sa patrie d'origine, aux USA, rappelle l'Obs : "Depuis le mois de mars, la justice californienne étudie un dossier aux immenses implications sociales : les 160 000 chauffeurs américains d'Uber sont-ils des « travailleurs indépendants » (independent contractors) ou tout simplement des salariés ? Un premier jugement concernant son concurrent Lyft est allé dans ce sens, et pour Shannon Liss-Riordan, qui représente les chauffeurs face aux deux compagnies, ce fut une première victoire majeure." 

Policiers de la BAC mal payés

"L'image des brigades anti-criminalité, aux premières loges des dérèglements et des violences qui secouent la société française, a été ternie par quelques scandales". L'Obs a pu accompagner jour et nuit des équipes lyonnaises. Ceux que l'hebdo a rencontré sont passionnés par leur métier, mais étonnament sous-payés quand on pense aux risques qu'ils courrent chaque jour : "Guillaume, chef de bord, gagne 2 500 euros net par mois. Greg, 30 ans, père d'un enfant, touche 1 880 euros par mois. Fabien, 35 ans, en BAC depuis six ans après quatre années en compagnie d'intervention à Paris, stagne à 2 000 euros. Il a passé en 2009 un examen qui lui ouvre normalement le droit à une promotion. Mais depuis six ans, il attend."

Varoufakis le Grec le plus médiatique

Le palmarés annuel des hopitaux et cliniques à la une du Point qui s'étale sur 60 pages (avec un classement par pathologies) ne doit pas vous décourager si le sujet vous laisse froid. Le journal s'intéresse aussi à Varoufakis "l'ancien ministre des Finances invité d'honneur de la Fête de la rose" avec son "crâne rasé à la Bruce Wyllis" devenu "le Grec le plus médiatique de la planète". Photo et infographie à la clé, Le Point détaille son look (pantalon serré, sac à dos, et écharpe Burberry) et souligne le succès, en France, des livres qui lui sont consacrés. Avant de conclure, cruellement : "Montebourg-Varoufakis : ces deux pro de l'esbrouffe ne pouvaient que s'entendre."

Le Portugal et la Chine plus mal

Si la Grèce va mal, "Le Portugal, l'anti-Grèce" va mieux : "Il y a quatre ans, Lisbonne était à deux doigts de la faillite. Les réformes commencent à payer" ajoute Le Point. Voir aussi un beau reportage sur "Les sacrifiés du rêve chinois" qui tombe à pic au lendemain des explosions qui ont ravagé le port de Tianjin. Valeurs Actuelles souligne, de son côté, que "la Chine menance la croissance mondiale".

Nostalgie : la France d'avant

"Autorité, mérite, éducation... Quand la France était prospère et respectée" titre Valeurs Actuelles pour qui "C'était mieux avant". Le journal assume : "La nostalgie, dit-on n'est pas bonne conseillère. Et si c'était faux ? Avant de s'intéresser au passé où la France était "L'une des premières puissances mondiales". Une époque où "les élèves portaient la blouse" où la "télé rimait avec qualité" où "les hommes étaient galants" où "les stars étaient des stars" où "les jeunes croyaient en leur avenir" où Peppone s'entendait avec Don Camillo. L'hebdo se rassure en conclusion : "Les Français restent profondément attachés à leur passé, leur patrimoine, leurs valeurs traditionnelles."

La France d'avant était-elle si merveilleuse ? Vaste débat. En tout cas une certitude, la rentrée ne sera pas facile semble-t-il, ni pour Hollande, on l'a vu, ni donc pour les Français.

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winnie
- 22/08/2015 - 06:32
La France d' avant,
C'est celle des valeurs que partagent les Français, leur terroir celui qu'ont fait leurs ancêtres, leur terre qu'ils ont travailler et défendue de leurs mains au prix du sang , leurs valeurs c'est la famille, le travail, le merite , la liberté. Les valeurs des Français ce ne sont pas les alloc,l'homosexualité,le droit a l'enfant et le " j'ai le droit " ou venez a moi les petits immigrés !