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Les Français et l’environnement : où sont les soutiens de l’écologie, qui sont ceux qui en ont assez ?

Publié le 03 juin 2015
Avec Daniel Boy
Les Français s'intéressent de moins en moins à l'écologie. Les questions environnementales mobilisent souvent moins en période de crise, mais une constante existe en France : elles sont toujours reléguées loin derrière d'autres préoccupations plus '"immédiates". Cependant, toutes les catégories sociales n'ont pas la même indifférence, ce qui révèle une fracture dans la population.
Daniel Boy
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Daniel Boy est directeur de recherche (FNSP) au CEVIPOF et enseignant au master de Sciences Po notamment en analyse quantitative des données.Ses recherches se sont développées dans trois domaines : la sociologie électorale, l’écologie politique en...
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Les Français s'intéressent de moins en moins à l'écologie. Les questions environnementales mobilisent souvent moins en période de crise, mais une constante existe en France : elles sont toujours reléguées loin derrière d'autres préoccupations plus '"immédiates". Cependant, toutes les catégories sociales n'ont pas la même indifférence, ce qui révèle une fracture dans la population.
Avec Daniel Boy

Atlantico : Alors que la France va organiser à la fin de l'année le sommet COP21, les Français semblent particulièrement peu intéressés par la priorité à donner à l'écologie puisque selon un sondage Ifop pour Atlantico.fr, seuls 36% pesnent qu'elle est "tout à fait prioritaire", très loin du chômage, de la délinquance, ou du pouvoir d'achat, et derrière même la réduction de la dette publique. Pourquoi une telle indifférence ?

 
 

Source : sondage Ifop pour Atlantico.fr - Cliquez pour agrandir

 

Daniel Boy : Ce n'est pas véritablement nouveau. Au Cevipof nous effectuons également ce genre de facteurs, les sujets les plus importants pour les électeurs, et jamais, je dis bien jamais, l'environnement n'a réellement joué les premiers rôles. Il est toujours dans un rang assez éloigné, et systématiquement après l'emploi ou après l'éducation. Il faut faire le constat : l'écologie n'est pas un thème premier dans la vie des gens. Bien sûr, si vous présentez l'environnement comme thème sans le mettre en relation avec d'autres, vous avez une adhésion élevée, mais les préoccupations qui passent avant sont le travail, l'avenir des enfants, la sécurité... 

Pourquoi ce désintérêt ? Bien sûr, l'écologie est une question objectivement importante. Mais subjectivement, les gens n'ont pas le sentiment que cela empiète de façon concrète ou problématique dans leur vie. Et surtout sur leur vie matérielle et dans l'existence quotidienne. Vous vous doutez bien que la grande crainte de l'avenir immédiat c'est la pauvreté et le déclassement social. Face à ces enjeux, l'environnement n'est juste "pas dans le coup". Et cette tendance, on la mesure non pas depuis des années, mais depuis des décennies.

Parfois, on a un mouvement assez modéré d'évolution favorable vers une plus grande considération de l'écologie. Il y a toujours une espèce de contradiction entre l'écologie et l'économie. Dans les périodes de prospérité économique en effet, avec de la croissance, l'intérêt pour l'environnement est plus fort. A l'inverse, quand le chômage augmente, l'écologie passe rapidement à la trappe. Cette dynamique est toujours vraie. 

Ce chiffre tombe même à 22% chez les sympathisants de droite, alors que l'écologie n'est pas en principe le monopole de la gauche. Pourquoi les électeurs les plus susceptibles de voter à droite sont-ils les moins motivés, alors qu'un événement comme le Grenelle de l'environnement par exemple a été initié par la droite ?

C'est vrai que l'écologie penche à gauche depuis longtemps, et il s'agit-là d'une tendance que l'on retrouve dans le plupart des autres pays. Les valeurs de l'écologie ont mieux été accueillies par les partis de gauche que l'inverse. Le Grenelle de l'environnement est à ce titre un cas un  peu particulier, très spécifique, issu d'une volonté politique de Nicolas Sarkozy qui a passé un accord avec les organisations environnementales car il pensait qu'il s'agissait d'un atout pour sa campagne et pour raliier à lui des personnalités importantes. C'est un peu un "coup" politique. D'ailleurs, le Grenelle de l'environnement n'a pas eu pour effet de développer au sein de la droite française l'intérêt pour l'écologie...

Mais cette différence droite/gauche est plus compliquée qu'il n'y paraît à analyser. Pendant longtemps en effet, la gauche portait ce que l'on appellait "le progrès scientifique et technique" et donc l'industrialisation. Tout cela s'est retourné, et c'est maintenant la droite qui représente les valeurs de l'industrie, du risque, de la croissance, là où la gauche est devenue plus précautionneuse. Au fond, à l'intérieur de la population de gauche, une bonne partie a été captée par le discours de ceux qui défendent l'idée d'une croissance plus "douce" et de la nécessité de prendre des "précautions".

A l'époque du Grenelle de l'environnement, intitié par la droite, le sentiment de l'importance de l'écologie était plus fort alors qu'un sondage Greenflex montre que un Français sur quatre ne s'intéresse maintenant plus à l'écologie. Comment expliquer cette évolution en si peu de temps ? Qui sont ceux qui se sont détournés ?

 
 

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Le Grenelle de l'environnement est une période très spéciale vec une mobilisation politique sans précédent, et pas uniquement au niveau français. Le film d'Al Gore en 2006 par exemple a eu beaucoup d'impact dans l'opinion, réellement. Et cela s'est poursuivi à peu près jusqu'au sommet de Copenhague en 2009 qui fût une très grosse déception. On s'attendait à ce que ceux qui nous gouvernent trouvent un accord rasionnable, or ce n'est pas du tout ce qu'il s'est passé. Cela a généré une grosse déception sur la sensibilité à l'écologie et l'espoir qu'il puisse se passer quelque chose. Cela a été décourageant pour une partie de l'opinion publique qui a pensé : "si eux ne sont pas capables de s'accorder, comment cela peut-il fonctionner". Rajoutez à cela la crise économique qui s'est aggravé en 2008-2009, et vous avez la recette de l'érosion depuis 2010 de l'intérêt pour l'écologie.

Il est difficile de définir avec précision la sociologie de ceux qui ont vu leur intérêt décroître à ce moment. Traditionnellement, c'est plutôt les catégories avec un revenu élevé et un niveau de formation avancé qui soutiennent l'écologie. Dans les milieux populaires, les convictions sont moins fortes pour d'évidentes rauisons de priorités...  

Au niveau politique, et alors que le programme écolo des principaux était assez limité, la candidate EELV qui a recueilli 1,6% des voix a connu de fortes disparités entre les cadres/CSP supérieures (6%) et les artisans/chefs d'entreprise (quasiment 0%) selon le détail fourni par Ipsos. Comment expliquer de telles différences ?

 
 

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L'écologie, comme je vous le disais, est vraiment en fonction du niveau d'étude (et dans une moindre mesure, même si le lien est moins direct, avec le niveau de revenus). Les artisans, les commerçants, les chefs d'entreprise sont du côté de l'industrie, du risque, de l'aventure entrepreneuriale, du rejet de la précaution... Pour eux l'écologie n'est qu'un carcan. Il n'y a rien d'étonnant à ce que les artisants et les industriels soient opposés à ces considérations. Cela n'empêche pas que de grandes entreprises (mais rarement des artisans) essaient de changer de politique en intégrant une dose de "greenwashing", mais c'est finalement assez isolé. Et la tendance du rejet de ces populations est un phénomène très classique, évidemment bien antérieur à 2012.
 

L'adhésion des Français à l'écologie, principalement en évolution dans les villes avec de nombreux diplômés ne cache-t-elle pas une fracture géographique et politique qui n'est pas liée directement à l'écologie ? Laquelle ? 

 
 

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Effectivement, cette différence montre autre chose : une fracture culturelle très nette, et une fracture des valeurs. Les "villes centres" comme les appellent l'Insee, se différencient du reste du territoire. Regardez Paris et son rapport avec l'écologie, c'est tout à fait étonnant : la capitale a longtemps été une ville "de droite"et est devenu aujourd'hui très largement investi dans les problématiques écologistes, avec la volonté constante d'initier de nouvelles pratiques. Et à Paris, le niveau d'étude moyen est nettement plus élevé par rapport à l'ensemble de la France. On peut même parler de fracture d'éducation. 

Et ces différences flagrantes sur le territoire viennent se calquer sur l'adhésion aux thématiques écologiques. Il faut avoir une certaine aisance pour envisager le "plus" que représente la qualité de vie, et, éventuellement, la sobriété qu'elle nécessite. Ensuite, il y a une perception du monde un peu différente chez les personnes à niveau d'études élevé qui ont plus facilement accès à cette vision du monde, qui peuvent mieux appréhender le boulversement culturel que représente la préoccupation centrale de l'environnement. 

Propos recueillis par Damien Durand

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (3)
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Anouman
- 04/06/2015 - 22:25
Ecologie
Il semble, en France (ailleurs je ne suis pas allé voir) que tout problème écologique doivent se résoudre par une taxe ou une autre. Devant une telle tartufferie, qui peut prendre au sérieux les gesticulations écologistes qu'elle qu'en soit la provenance politique?
Le plus gros problème écologique, la surpopulation humaine, ne semble intéresser aucun écologiste. Il faut en déduire que leurs capacités de raisonnement sont totalement limitées.
lexxis
- 04/06/2015 - 06:36
ECOLOGIE ET BON SENS, LES VOIES DIVERGENT!
Ainsi l'écologie serait portée par ceux qui savent, les autres seraient rejetés dans les ténèbres de l'ignorance et du mal faire, alors que leur bon sens permettrait souvent d'éviter un certain nombre de grosses bêtises. Pardon, mais Ecomouv, cela a été fait par qui? Par ailleurs, l'exemple montre que les écolos ne raisonnent jamais qu'avec la moitié de leur cerveau, celle qui recense les avantages des mesures qu'ils proposent ,l 'autre partie qui dénombrerait les inconvénients ou les limitations de bon sens ne fonctionne pas. Suite à son stop nucléaire, l'Allemagne pourtant très "verte" fume au charbon! Quant au malus automobile, on trouve des véhicules essence dont la consommation se situe plutôt dans les moyennes basses taxés avec des malus, alors que le diesel strictement équivalent ne supporte lui aucun prélèvement. Chacun d'entre nous peut compléter à loisir cette liste, sans compter la quasi-exonération des transports aériens, mode de transport favori des bobos, alors que l'avion compte parmi les engins les plus polluants.
zouk
- 03/06/2015 - 19:39
Ecologie, racisme, laîcité
Des hochets efficaces pour détourner l'attention des problèmes que nous n'osons même pas voir, alors, quant à y réfléchir...