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C'est qui le plus fort ?
Le match vague de froid contre vague de chaleur : quand est-ce qu’on pollue le plus ?
Publié le 04 janvier 2015
Comme tous les hivers, les Français sont confrontés à des pics de pollution à répétition. En été aussi, nous dira-t-on. Sauf que l'une des deux saisons est bien plus mauvaise pour nos voies respiratoires.
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Comme tous les hivers, les Français sont confrontés à des pics de pollution à répétition. En été aussi, nous dira-t-on. Sauf que l'une des deux saisons est bien plus mauvaise pour nos voies respiratoires.

Atlantico : Un peu partout en France, la qualité de l’air s’est dégradée, sous l’effet du froid, notamment. Entre les vagues de chaleur estivales et de froid hivernales, quand l’air est-il le plus pollué ?

Frédéric Decker : L’air a tendance à être le plus pollué en période hivernale, car c’est à ce moment-là que les conditions anticycloniques sont les plus durables. Elles s’accompagnent d’inversions thermiques, également, c’est-à-dire que l’air doux se trouve en altitude, alors que l’air froid se trouve proche du sol. C’est ce dernier qui pose problème lorsqu’il stagne, car il bloque toutes les circulations d’air, car il est plus lourd que l’air chaud. Par conséquent les polluants s’accumulent de jour en jour près du sol, pendant plusieurs semaines dans certains cas extrêmes.

En été le phénomène d’inversion thermique n’existe pas, c’est donc plutôt l’absence de vent en cas de conditions anticyclonique qui explique que les polluants augmentent en quantité et en concentration par fortes chaleurs, comme ce fut le cas par exemple en 2003.

Cela veut-il dire que certaines périodes intermédiaires entre les pics de froid et de chaleur sont plus favorables à un assainissement de l’air ? Le printemps, par exemple, est-il moins sujet aux pics de pollution ?

Pas forcément, car des blocages anticycloniques peuvent aussi se produire, sans qu’il fasse ni très chaud, ni très froid. Et il n’est pas nécessaire, pour obtenir un pic de pollution, que la température soit extrême d’un côté ou de l’autre. Une longue période peu venteuse, par temps ensoleillé,  et douce au niveau des températures, peut favoriser le phénomène. Cependant il est vrai que le printemps et l’automne sont des périodes où le temps est par nature plus changeant qu’en hiver ou en été, ce qui favorise moins les pics dans la durée. Mais il existe toujours des exceptions, comme en ont témoigné le printemps et l’automne 2011, saisons qui ont été traversées par de longues périodes calmes, ce qui s’est traduit par un certain nombre de pics.

Quelle est la nature exacte de cette pollution ? Est-elle différente en hiver et en été ?

Aux deux saisons, ce sont les mêmes types de pollutions. On en relève deux en France : tout d’abord, il y a la pollution locale, qui est due à l’industrie et à la circulation automobile ; deuxièmement, lorsqu’un anticyclone est bloqué au nord de l’Europe, vers les îles britanniques ou la Mer du Nord, un flux d’Est nous apporte la pollution des autres, c’est-à-dire de  l’Allemagne et des pays d’Europe centrale. En l’occurrence il s’agit surtout d’une pollution en particules fines.

Quels sont les principaux bassins où se concentre la pollution lors des vagues de froid et de chaleur ?

Outre le bassin parisien, le Nord-Pas-de-Calais est très exposé, tout comme une bonne partie des régions à l'Est, qui sont les premières exposées aux vents venus d’Europe centrale. Il y a aussi les villes de montagne, comme Grenoble, qui est située dans un creux où la pollution s’accumule très rapidement dès que le temps est calme. Cela pose de réels problèmes pour les habitants, car les pics de pollution y sont très fréquents.

Quels sont les effets directement visibles de ces pics de pollution ?

La pollution perturbe surtout les personnes à risque que sont les personnes âgées, les nourrissons et tous les gens qui ont des problèmes respiratoires. Au quotidien, il est assez compliqué pour eux de faire face.

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