En direct
Best of
Best Of du 13 au 19 avril 2019
En direct
© Jianan Yu / Reuters
C'est qui le plus fort ?
Le match vague de froid contre vague de chaleur : quand est-ce qu’on pollue le plus ?
Publié le 04 janvier 2015
Comme tous les hivers, les Français sont confrontés à des pics de pollution à répétition. En été aussi, nous dira-t-on. Sauf que l'une des deux saisons est bien plus mauvaise pour nos voies respiratoires.
Météorologue - Climatologue à MeteoNews et Lameteo.org
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Frédéric Decker
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Météorologue - Climatologue à MeteoNews et Lameteo.org
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Comme tous les hivers, les Français sont confrontés à des pics de pollution à répétition. En été aussi, nous dira-t-on. Sauf que l'une des deux saisons est bien plus mauvaise pour nos voies respiratoires.

Atlantico : Un peu partout en France, la qualité de l’air s’est dégradée, sous l’effet du froid, notamment. Entre les vagues de chaleur estivales et de froid hivernales, quand l’air est-il le plus pollué ?

Frédéric Decker : L’air a tendance à être le plus pollué en période hivernale, car c’est à ce moment-là que les conditions anticycloniques sont les plus durables. Elles s’accompagnent d’inversions thermiques, également, c’est-à-dire que l’air doux se trouve en altitude, alors que l’air froid se trouve proche du sol. C’est ce dernier qui pose problème lorsqu’il stagne, car il bloque toutes les circulations d’air, car il est plus lourd que l’air chaud. Par conséquent les polluants s’accumulent de jour en jour près du sol, pendant plusieurs semaines dans certains cas extrêmes.

En été le phénomène d’inversion thermique n’existe pas, c’est donc plutôt l’absence de vent en cas de conditions anticyclonique qui explique que les polluants augmentent en quantité et en concentration par fortes chaleurs, comme ce fut le cas par exemple en 2003.

Cela veut-il dire que certaines périodes intermédiaires entre les pics de froid et de chaleur sont plus favorables à un assainissement de l’air ? Le printemps, par exemple, est-il moins sujet aux pics de pollution ?

Pas forcément, car des blocages anticycloniques peuvent aussi se produire, sans qu’il fasse ni très chaud, ni très froid. Et il n’est pas nécessaire, pour obtenir un pic de pollution, que la température soit extrême d’un côté ou de l’autre. Une longue période peu venteuse, par temps ensoleillé,  et douce au niveau des températures, peut favoriser le phénomène. Cependant il est vrai que le printemps et l’automne sont des périodes où le temps est par nature plus changeant qu’en hiver ou en été, ce qui favorise moins les pics dans la durée. Mais il existe toujours des exceptions, comme en ont témoigné le printemps et l’automne 2011, saisons qui ont été traversées par de longues périodes calmes, ce qui s’est traduit par un certain nombre de pics.

Quelle est la nature exacte de cette pollution ? Est-elle différente en hiver et en été ?

Aux deux saisons, ce sont les mêmes types de pollutions. On en relève deux en France : tout d’abord, il y a la pollution locale, qui est due à l’industrie et à la circulation automobile ; deuxièmement, lorsqu’un anticyclone est bloqué au nord de l’Europe, vers les îles britanniques ou la Mer du Nord, un flux d’Est nous apporte la pollution des autres, c’est-à-dire de  l’Allemagne et des pays d’Europe centrale. En l’occurrence il s’agit surtout d’une pollution en particules fines.

Quels sont les principaux bassins où se concentre la pollution lors des vagues de froid et de chaleur ?

Outre le bassin parisien, le Nord-Pas-de-Calais est très exposé, tout comme une bonne partie des régions à l'Est, qui sont les premières exposées aux vents venus d’Europe centrale. Il y a aussi les villes de montagne, comme Grenoble, qui est située dans un creux où la pollution s’accumule très rapidement dès que le temps est calme. Cela pose de réels problèmes pour les habitants, car les pics de pollution y sont très fréquents.

Quels sont les effets directement visibles de ces pics de pollution ?

La pollution perturbe surtout les personnes à risque que sont les personnes âgées, les nourrissons et tous les gens qui ont des problèmes respiratoires. Au quotidien, il est assez compliqué pour eux de faire face.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.
Les puissants relais de l'Algérie en France ; Ces amis de Ghosn que tout le monde craignait chez Renault; L'avertissement de Philippe à Castaner; Technip: et un mégagâchis industriel de plus; Notre-Dame partout dans les hebdos, le catholicisme plus rare
02.
Ils reconnaissent l'une des écoles de leur village dans un film porno
03.
Trêve ou flottement au sommet ? Quoiqu’il en soit, voilà les 5 questions de fond auxquelles Emmanuel Macron devra absolument répondre s’il veut reprendre la main
04.
Un pognon de dingue pour Notre-Dame de Paris ? Oui, car l'Homme ne vit pas que de pain
05.
Mais pourquoi se poser la question sur l’origine de l’incendie de Notre-Dame classe-t-il automatiquement dans le camp des complotistes ?
06.
Pourquoi l’incendie de Notre-Dame oblige Emmanuel Macron à revoir sa copie
07.
Le nouveau parti du Brexit de Nigel Farage prend la tête des sondages pour les Européennes au Royaume-Uni
01.
Notre-Dame de Paris : des dirigeants de l’Unef se moquent de l'incendie
02.
Mais pourquoi se poser la question sur l’origine de l’incendie de Notre-Dame classe-t-il automatiquement dans le camp des complotistes ?
03.
Ce que pèse vraiment le vote musulman dans la balance démocratique française
04.
L’insoutenable légèreté de la majorité LREM ?
05.
Grand Débat : le revenu universel, la mesure qui pourrait produire l’effet whaouh recherché par Emmanuel Macron
06.
Cardinal Robert Sarah : “Ceux qui veulent m’opposer au Pape perdent leur temps et leurs propos ne sont que le paravent qui masque leur propre opposition au Saint-Père”
01.
Après les Gilets jaunes, Notre-Dame : cette France qui se redécouvre des sentiments perdus de vue
02.
Mais pourquoi se poser la question sur l’origine de l’incendie de Notre-Dame classe-t-il automatiquement dans le camp des complotistes ?
03.
Du “Yes We Can” au “Yes I can” : de quelle crise politique le succès phénoménal de Michelle Obama est-il le symptôme ?
04.
Incendie de Notre-Dame : et notre mémoire ancestrale fit irruption dans la post-modernité
05.
Suppression de l’ENA : en marche vers des records de démagogie
06.
Grand Débat : le revenu universel, la mesure qui pourrait produire l’effet whaouh recherché par Emmanuel Macron
Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Pas d'autres commentaires