En direct
Best of
Best of 15 au 21 juin
En direct
© Reuters
Tous aux abris
Des bactéries développent une tolérance aux gels hydroalcooliques
Publié le 24 février 2018
Une étude australienne montre qu'une bactérie très courante en milieu hospitalier a développé en moins de 20 ans une résistance aux solutions hydroalcooliques.
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Une étude australienne montre qu'une bactérie très courante en milieu hospitalier a développé en moins de 20 ans une résistance aux solutions hydroalcooliques.

Les gels hydroalcooliques ne sont apparemment pas une solution miracle contre la transmission de bactéries. Alors qu'ils sont très utilisés en milieu hospitalier, ils auraient un effet secondaire qui a jusqu'à aujourd'hui été sous-évalué : les bactéries se renforcent face à eux.

Des chercheurs australiens de l'université de Melbourne, dans une étude publiée cette semaine sur le serveur de prépublication en biologie bioRxiv, montrent qu'entre 1997 et 2015, une bactérie très courante dans les hôpitaux, "enterococcus faecium", a développé une résistance aux solutions hydroalcooliques. L'étude montre ainsi que les bactéries les plus récentes étaient dix fois plus tolérantes à l'alcool que les colonies issues de lignées plus anciennes, ce qui indique que leur génome s'est probablement adapté, rendant leur membrane plus résistante à l'alcool.

Est-ce une conséquence de cette évolution ? Les auteurs de l'étude observent que si les infections dues aux staphylocoques dorés résistant à la méticilline ont fortement chuté, celles provoquées par des bactéries du genre Enterococcus ont quintuplé sur cette période....

"Il s'agit d'un travail tout à fait sérieux et crédible [...] Elle [la bactérie enterococcus faecium] est normalement sensible à ces traitements, mais certaines mutations peuvent diminuer cette susceptibilité et donc permettre d'échapper à la désinfection. Ce travail montre que de telles souches sont sélectionnées à l'hôpital et peuvent se propager", a réagit dans Sciences et Avenir Philippe Glaser, responsable du laboratoire Écologie et évolution de la résistance aux antibiotiques de l'Institut Pasteur. 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.
Taxe d’habitation : les Français organisent leur propre malheur immobilier
02.
Quand les secrets du succès du Bon Coin intriguent Amazon et eBay
03.
Retour des moustiques tigre : voilà comment s'en protéger efficacement cet été
04.
Vol MH370 : "le pilote se serait envolé à 12 000 mètres pour tuer l'équipage dans la cabine dépressurisée ", selon un nouveau rapport
05.
« L'homme-arbre » demande à être amputé
06.
Quand les tabloïds britanniques s’inquiètent de voir Paris livrée aux bandes pendant la fête de la musique : fantasme de no-go zones ou début de réalité ?
07.
Amazon : 11,2 milliards de profit, 0 dollars d’impôts payés… : mais dans quel état erre un certain capitalisme ?
01.
Google lance son Facebook
01.
Retour des moustiques tigre : voilà comment s'en protéger efficacement cet été
02.
Pourquoi les Francs-maçons ne sont certainement pas les héritiers des constructeurs de cathédrale qu’ils disent être
03.
L'homme qui combat la bien-pensance pour sauver le monde agricole
04.
Dents de la mer : les grands requins blancs remontent vers le Nord aux Etats-Unis, faut il redouter la même chose en Europe ?
05.
Meghan & Harry : all is not well in paradise; Mariage sous couvre-feu pour Laura Smet; Laeticia Hallyday, délaissée ou entourée par ses amis ? Voici & Closer ne sont pas d’accord; Taylor Swift & Katy Perry se câlinent vêtues d’un burger frites de la paix
06.
Notre-Dame de Paris : l’incendie aurait été causé par une série de négligences
01.
Amin Maalouf et Boualem Sansal, deux lanceurs d'alerte que personne n'écoute. Est-ce parce qu'ils sont arabes ?
02.
PMA et filiation : ces difficultés humaines prévisibles que le gouvernement écarte bien rapidement
03.
L'Ordre des médecins autorise Jérôme Cahuzac à exercer la médecine générale en Corse
04.
Mieux que Jeanne d'Arc : Greta Thunberg voit le CO² à l'œil nu !
05.
Ce piège dans lequel tombe le gouvernement en introduisant le concept d’islamophobie dans le proposition de loi Avia sur la lutte contre les contenus haineux
06.
Et la banque centrale américaine publia une bombe sur les "méfaits" du capitalisme financier
Commentaires (3)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
gayet.stephane@chru-strasbourg.fr
- 25/02/2018 - 20:10
Différence entre colonisation et infection 2/2
Ce qui est nouveau dans cette information, c’est le parallèle qui est fait entre la résistance aux antibiotiques et la résistance aux produits hydroalcooliques (PHA) pour la désinfection des mains. Actuellement, comme cela est indiqué dans l’article, les staphylocoques restent bien sensibles aux PHA. Mais s’ils leur deviennent résistants, cela va devenir très gênant, car les staphylocoques sont à la différence des entérocoques très pathogènes.
gayet.stephane@chru-strasbourg.fr
- 25/02/2018 - 20:10
Différence entre colonisation et infection 1/2
Les souches d’Enterococcus faecium (entérocoques) auxquelles il est fait allusion sont très probablement des souches hautement résistantes aux antibiotiques ou BHRe (bactéries hautement résistantes aux antibiotiques et émergentes). Ces souches d’entérocoque résistent en effet très bien aux antibiotiques haut de gamme spécialisés dans le traitement des infections à bactéries à Gram positive (staphylocoque, streptocoque, pneumocoque, entérocoque, listeria, clostridium, bacillus). Mais il est essentiel de préciser que ces entérocoques sont fort peu pathogènes et que les souches mises en évidences chez des patients se trouvent le plus souvent à l’état de portage non pathologique (portage sain). En d’autres termes, les patients qui les hébergent ne sont pas infectés, mais simplement colonisés : ils ne sont pas malades.
jurgio
- 25/02/2018 - 14:15
On m'avait pourtant dit que notre organisme
était le meilleur défenseur de lui-même. L'emploi systématique de solutions antibactériennes était une imbécillité de plus.