Petit à petit

La Russie hausse le ton face au régime syrien

Publié le 16 décembre 2011
Elle a présenté un projet de résolution à l’ONU, qui tient le pouvoir comme le principal responsable des violences.
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Elle a présenté un projet de résolution à l’ONU, qui tient le pouvoir comme le principal responsable des violences.

C’est un petit pas, mais il pourrait avoir son importance. La Russie a présenté jeudi une résolution au Conseil de sécurité de l’ONU, qui condamne "l'usage disproportionné de la force par les autorités syriennes". Il demande à Damas de "cesser de réprimer ceux qui exercent leur droit à la liberté d'expression, de rassemblement pacifique et d'association".

Une première, alors que Moscou se refusait jusqu’ici, comme Pékin, à condamner plus fermement le régime que les manifestants. Le précédent projet russe tenait l’opposition tout autant responsable des violences que le régime de Bachar al-Assad. "Les autorités syriennes sont clairement mises à l'index sur un certain nombre de points", a assuré Vitali Touchkine, le représentant permenent russe à l’ONU.

Néanmoins, rien n’assure qu’une position commune suffisamment forte pour contraindre Damas, et évitant par ailleurs les véto russes et chinois, puise être votée rapidement par le Conseil de sécurité. Car le texte de Moscou appelle encore toutes les parties en présence de renoncer aux violences, et surtout ne prévoit pas de menace de sanctions envers Damas.

Si la France, le Royaume-Uni , les Etats-Unis et l’Allemagne ont salué l’évolution de la position russe et se sont dits prêts à travailler avec le pays, le chemin semble encore long. Pour l’ambassadeur français à l’ONU, il faudrait encore beaucoup d’amendement su texte russe. Gérard Araud avait par ailleurs qualifié lundi de "scandale" le "silence" du Conseil de sécurité, visant sans les citer la Russie et la Chine. Le véto des deux pays empêche le Conseil de faire voter une résolution réellement contraignante envers la Syrie, où la répression du mouvement de contestation a fait 5000 mors depuis le mois de mars, selon l’ONU. 

Vu sur : Lu sur TF1 News
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Chamaco
- 16/12/2011 - 14:59
j'y reviens un peu...
la Russie met les "occidentaux" devant leurs responsabilités :
si ils continuent à faire de la propagande en niant les violences commises par les "opposants" (et leurs aides extérieurs),
alors ils admettent qu'ils souhaitent uniquement renverser Assad à des fins stratégiques.
Et, par les réactions diplomatiques ou médiatiques on voit bien que cette proposition dérange pas mal.
Chamaco
- 16/12/2011 - 13:44
on lit comme on a intérêt à lire
encore une fois on dirait que la presse et les commentateurs ne savent pas lire... ou veulent manipuler
-
on n'a pas du lire le même texte !
le communiqué Russe renvoie dos à dos le régime et "l'opposition"
*** réclamant l'arrêt des violences de Toutes les parties. ***
-
Atlantico ne déroge pas à cette habitude de mettre en exergue un terme et de reléguer l'autre dans le brouillard des mots.
Jean-Francois Morf
- 16/12/2011 - 11:38
A quoi servent les agents 007?
Faut-il toujours tuer tout le monde et détruire tout le pays au lieu d'envoyer un agent secret tuer l'assassin en chef?