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Selon Le Figaro, Pierre Bergé aurait déclaré dimanche, lors de la manifestation en faveur du mariage homosexuel : "Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l'usine, quelle différence ?"
Chroniques du pot aux roses
Quand Pierre Bergé signe l'aveu ultime de cette gauche qui se livre corps et âme à la société de marché
Publié le 19 décembre 2012
Cette semaine, Serge Federbusch revient aussi sur l'exil fiscal de Gérard Depardieu.
Serge Federbusch est président du Parti des Libertés, élu conseiller du 10 ème arrondissement de Paris en 2008 et fondateur de Delanopolis, premier site indépendant d'informations en ligne sur l'actualité politique parisienne.Il est l'auteur...
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Cette semaine, Serge Federbusch revient aussi sur l'exil fiscal de Gérard Depardieu.

1 - L’exploitation de l’homme par l’homo, selon Bergé

La manifestation des partisans du mariage pour certain(e)s fut un ratage et la meilleure preuve en était le titre de Libération le lendemain : « C'était une très belle manif, bien militante ». Quand, dans ces circonstances, la quantité n’y est pas, on parle de qualité, c’est classique.

Cette affaire se retourne décidément contre ses promoteurs. Les Français, qui n’avaient pas trop réfléchi à la question et se déclaraient favorables à cette union, dans le bain politiquement correct où marine le débat public, s’interrogent de plus en plus sur la légitimité et l’utilité d’une pareille réforme au fur et à mesure que ses conséquences sont mises en lumière.

Prenons l’exemple de l’adoption par des couples de transsexuels qui se seront mariés. Qui pourra prétendre que cette situation n’est pas porteuse de troubles et d’inquiétudes pour un enfant accueilli dans une famille de ce type ? Et pourtant, au regard de la future loi socialiste, on ne voit pas pourquoi cette adoption leur serait par principe refusée.

Mais il y a plus dérangeant encore. En marge du défilé de dimanche dernier, Pierre Bergé, mécène habituel de la gauche médiatique, a eu ces fortes paroles : « Moi je suis pour toutes les libertés. Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? C’est faire un distinguo qui est choquant ».

Quel bel aveu de marchandisation du corps au bénéfice de consommateurs d’un genre nouveau. Çà c’est de l’ultralibéralisme en effet. Bravo Pierrot ! Les patron(ne)s homosexuel(le)s pourront donc exploiter sans états d’âme la force de travail, c'est-à-dire de reproduction, de ces employés. Des usines de mères porteuses baptisées « maternités pour tous » assureront-elles à leurs patrons du futur, pour éviter la hausse des prix, les économies d’échelle qu’une demande en plein boom rendra nécessaire ? Point de rupture de stocks sur le marché utérin où la gauche caviar fera ses emplettes.

Le magnifique film de Fassbinder, « La loi du plus fort », où, à rebours des tirades proustiennes, le cinéaste allemand montrait que l’homosexualité ne change rien aux rapports de domination trouve, grâce à Bergé, un excellent prolongement. L’abolition de la lutte des sexes ne laissera plus que la lutte des classes comme horizon du conflit social.

Le refus de la différenciation sexuée qui, au fond, anime ces combattants de l’entre-soi est un rejet d’une part essentielle, au sens philosophique du terme, de leur animalité. Le droit doit devenir étanche à la biologie. Le genre sexuel n’est plus qu’une construction abstraite, une définition légale, subordonnée au travail législatif, la société en viendra à bout. Le problème tient en peu de mots : quand la règle autorise tout, elle s’autorise tout. La frontière entre la liberté totale et l’oppression devient ténue.

Décidément, le sociétal chasse le social dans la France d’un président qui, notons-le en passant, aura une fois de plus botté en touche en se remettant au Parlement pour décider de ces délicates questions de procréation assistée.

2 - Depardieu, Gabin jusqu’au bout

Dès les débuts de sa carrière d’acteur, Depardieu fut qualifié de nouveau Gabin et une scène de l’ « Affaire Dominici » où leurs pas se croisent en fut comme la prémonition. Les voilà aujourd’hui terminant leurs carrières un peu de la même façon.

Gabin lui aussi aimait l’argent et lançait des entreprises, notamment des élevages. Il fut en butte aux syndicats agricoles qui lui reprochaient d’introduire des méthodes trop capitalistes à leur goût dans la ruralité en déclin des années 1960. Il en conçut une vive contrariété à laquelle certains attribuèrent la maladie qui l’emporta. Depardieu rejoue aujourd’hui le même film. Il se heurte au même esprit de clocher. Mais désormais les cloches sonnent à gauche.

3 - De Calvi à Gaza 

Valls, le Premier flic de France qui communique plus vite que son ombre, a décidé de changer le thermomètre de la délinquance. Il se peut bien qu’un jour on se rende compte que ses coups de menton et déplacements incessants sur les lieux des crimes sont de nul effet. Il y avait même urgence : selon les tableaux de bord mensuels de la police et de la gendarmerie, que le Figaro s'est procuré, la délinquance a augmenté de 5,6 % en novembre, avec près de 15 000 victimes de plus en un mois. 

Valls entend donc réformer son mode d'évaluation « afin de mettre fin aux tentations d'arranger les statistiques ». Bel exercice de manipulation qui consiste à paver de bonnes intentions la modification d’une méthode qui, par sa stabilité et quelles que soient ses imperfections, rendaient possibles les comparaisons. Espérons que les chiffres ancienne manière continueront aussi d’être publiés. On peut rêver …

Pour se changer les idées, une nouvelle ballade romantique sur l’Île de beauté en compagnie de Taubira s’impose au ministre de l’intérieur : le vingtième assassinat pour des raisons politico-mafieuses depuis le début de l’année y a été perpétré vendredi. Un homme de 29 ans a été tué par balles aux côtés de son fils de 11 ans, à Calvi, deux semaines après la visite de nos duettistes de l’ordre public socialiste.

A titre de comparaison (dont certains me reprocheront l’incongruité j’en suis sûr, mais elle n’est pas totale) : combien y-a-t-il eu de morts violentes cette année à Gaza du fait du conflit acharné qui y oppose Israéliens et Palestiniens et met en branle des armées, des drones et des missiles ? Cent. Ce n’est que cinq fois plus qu’en Corse et cela justifie pourtant la saisine de l’ONU et l’attention constante des médias planétaires. Il faudrait songer à confier la sécurité des biens et des personnes en France à quelque institution internationale …

4 - Le Monde à 11 francs 80 et les deux coups de pouce  

Nonobstant les pluies d’aides publiques sur la presse, notamment sur Le Monde qui bénéficie du soutien particulier lié à sa diffusion vespérale, le quotidien qui se veut de référence va bientôt augmenter son prix de vente au numéro de 1,6 à 1,8 euro soit la bagatelle de 11 francs 80, pour ceux qui se souviennent encore de cette antique monnaie. Etudiants, ils auraient pris la poudre d’escampette à l’affichage d’un tel tarif. Cette hausse en dit long sur l’inflation qui travaille l’économie française.

Peu de smicards lisent Le Monde et c’est une chance pour eux, le gouvernement ayant décidé de ne pas renouveler le geste d’extrême générosité du précédent ajustement qui s’était soldé en juillet par une augmentation de 0,6 %, inflation déduite. La revalorisation du Smic prévue pour janvier prochain représentera donc 4 euros mensuels environ, moins que la nouvelle hausse du prix du Monde.

Pendant que le prolétaire français est invité à se serrer la ceinture d’un cran supplémentaire, la presse survit à peine, droguée de subventions devenues insuffisantes, asphyxiée par un système de distribution archaïque, dominée par les pouvoirs politiques et financiers. Le gouvernement se moque du smicard, le smicard se moque du Monde et le gouvernement se moque du monde : tout est transitif.

5 - MAP men

La MAP - pour « Modernisation des administrations publiques » - est l’acronyme de gauche censé remplacer la RGPP (Revue générale des politiques publiques) de droite. Il faut trouver 50 milliards d’euros à économiser en cinq ans, nous dit-on, pour espérer résorber le déficit public, montant auquel il convient désormais d’ajouter dix milliards supplémentaires pour financer le crédit d’impôt aux entreprises et le contrat de génération. Petit problème : comme on commence par des études, de la parlote et de la concertation (termes à portée équivalente en novlangue socialiste), il ne reste plus cinq ans mais quatre pour parvenir à ce modeste montant qui ne représente rien moins que 15 milliards annuels.

A titre de comparaison, on relèvera que ces 15 milliards équivalent à 31 % du produit de l’impôt sur le revenu ou 44 % de celui sur les sociétés. Autre manière de présenter les chiffres : ces économies représentent plus de cinq fois le budget annuel alloué à la culture. Autant dire que la chose est politiquement et psychologiquement impossible pour nos gouvernants et leurs clientèles électorales.

Imaginez Torreton qui, pour critiquer hier Depardieu, a eu cette formule édifiante : « On va se démerder sans toi pour faire de ce pays un territoire où l'on peut encore, malgré la crise, (...) faire des films et monter des spectacles grâce à des subventions obtenues en prélevant l'impôt". Si Hollande & co prenaient la MAP au sérieux, Torreton pourrait contempler les scénarios s’empilant chez son producteur sans trouver aucun financement. Quel spectacle horrible !

Plutôt que d’envisager ce crime de lèse-politique culturelle, face à ces défis immenses, de quoi nous parle le gouvernement en manière d’économies budgétaires ?

D’un « portail unique d'aide aux entreprises pour mars 2013 », d’une « simplification des démarches de la vie quotidienne », d’un « laboratoire d'innovations », de « l'encadrement des rémunérations des dirigeants des agences de l'Etat », de « l'évaluation des politiques publiques en trois vagues » et de « la suppression de 100 commissions consultatives ». Ces mesures ne rapporteront naturellement que des queues de cerise, même celle relative aux commissions qui, le plus souvent, sont de simples réunions de fonctionnaires travaillant par ailleurs.

De jour en jour, la tactique « hollandaise » apparaît plus clairement : gagner du temps en espérant que la BCE finisse par déverser des tombereaux d’euros sur les trésors publics en faillite ou, si les Allemands s’y opposent, leur mettre sur le dos l’éclatement de l’Euroland et le bouillon historique qu’il faudra boire. Déjà, on entend Moscovici seriner que l’objectif pourtant modeste de croissance pour 2013 sera difficile à atteindre si l’économie allemande continue de ralentir. Quand c’est moche, c’est boche.

6 - Verts aux pieds

"Ils votent tout. Il faut voir ce qu'on leur a fait avaler : pacte de compétitivité, budget européen, baisse des dépenses... Alors, il faut les ménager … » Qu’en termes cyniques, rapportés par Le Point, ces choses là sont dites par notre président sur ces pauvres écologistes ! Allons les Verts, un sursaut d’orgueil avant les municipales ?

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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Vertigo
- 21/12/2012 - 13:38
@Destartin
"Cette phrase me plonge dans un abîme de perplexité."
De rien, grand bien vous fasse.
Casa123
- 21/12/2012 - 09:13
Bergé de gauche ? ahahahahahahahaha
Quand on voit des vieux cons comme celui là se déclarer de gauche, on a tout compris à ce qu'est la gauche... Il faut dire que le sieur officie dans la mode, ce qui déjà n'est pas le monde le moins superficiel qui soit. Mais quand on voit les conditions de vie de ce baragouin et celle des vrais pauvres, il y a de quoi s'énerver.... j'aimerai voir, juste pour la forme, le contenu de son avis d'imposition au sieur....
Robert41
- 21/12/2012 - 01:46
Décadence
N’est pas berger qui veut !
Et la lampe « Bergé » n’est pas le flambeau de la moralité. Elle ne sert qu’à masquer les mauvaises odeurs.
La liberté de paroles de ce gourou, se codifie par l’outrance, l’ostentation et la transgression. Il est l’exemple même de l’hédoniste mondialiste déviant, qui contribue à déshériter les peuples de leurs valeurs et de leurs traditions.
Cette lanterne rouge de wagon, n’apparaît qu’à la gauche du wagon de queue ...