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Dans l'émission Des paroles et des actes, Manuel Valls s'est présenté à plusieurs reprises comme le tenant d'une "gauche efficace".
La guerre des gauches

Gauche "efficace", gauche "radicale" : qui a le meilleur bilan depuis 1945 ?

Publié le 10 décembre 2012
"Il s'agit de regarder le monde tel qu'il est, […] il faut des solutions réalistes, il n'y a pas de place pour le romantisme", a déclaré Manuel Valls à propos de Florange sur le plateau de l'émission des Paroles et des actes jeudi sur France 2 se présentant à plusieurs reprises comme le tenant d'une "gauche efficace".
Christophe de Voogd enseigne l'histoire des idées politiques, l'historiographie et la rhétorique à Sciences Po ainsi qu'au sein du Conseil des Ministres à Bruxelles.Romain Ducoulombier est agrégé et docteur en histoire associé à Sciences Po....
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Christophe De Voogd et Romain Ducoulombier
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"Il s'agit de regarder le monde tel qu'il est, […] il faut des solutions réalistes, il n'y a pas de place pour le romantisme", a déclaré Manuel Valls à propos de Florange sur le plateau de l'émission des Paroles et des actes jeudi sur France 2 se présentant à plusieurs reprises comme le tenant d'une "gauche efficace".

Atlantico : Le ministre de l'Intérieur, Manuels Valls, s'est présenté jeudi soir en tenant d'une "gauche efficace" à propos du dossier de l'aciérie de Florange. Sur les questions économiques et industrielles, de la gauche "radicale" ou de la gauche "réaliste", qui a le meilleur bilan depuis 1945 ?

Christophe de Voogd : Plutôt que de gauche "réaliste" je préfère parler de gauche "sociale-démocrate ". Le poids des mots détermine déjà les termes du débat. Il faut noter que depuis 1945, la gauche a été rarement seule au pouvoir; elle en a même été totalement exclue  sous la longue période "gaullo-giscardienne" de la Ve République. Sous la IVe République, elle a été très souvent en coalition avec des forces de centre-droit. Il y a donc finalement peu d'expériences "chimiquement pures" : la période d'immédiat après guerre où la gauche était dominante ; la fin de la IVe République entièrement hypothéquée par la guerre d'Algérie, l'expérience socialiste sous Mitterrand, la gauche plurielle de Lionel Jospin et  aujourd'hui l'élection de François Hollande.

Si on laisse de côté la période Guy Mollet où la gauche entièrement absorbée par la guerre d'Algérie, on constate que la gauche a toujours subi deux grandes influences en France : celle "théologique" du Marxisme et celle historique dû à la culture Française très marquée par l'étatisme et le colbertisme. A partir de là, la gauche française n'ayant jamais fait son "Bad Godesberg", et encore moins son "agenda 2010" comme l'Allemagne de Schroeder, les choses sont complexes et contradictoires. On peut faire deux lectures de la gauche au pouvoir : soit une gauche qui s'est convertie au marché, soit une gauche qui a, au contraire, essayé de maintenir son héritage idéologique égalitariste et étatiste. Les observateurs n'ont pas tous la même interprétation.

De mon point de vue, les solutions "étatistes", qui privilégient l'intervention de l'Etat, non comme régulateur mais comme producteur, notamment à travers les nationalisations, se sont toutes traduites par des échecs. On peut citer deux exemples : l'échec de la période Mitterrand qui s'est achevée par le tournant de la rigueur en 1983 et même l'expérience de la Libération, la France, dont on vente aujourd'hui les outils industriels merveilleux,  ne sort du rationnement qu'en 1949.  Il semble d'ailleurs que la gauche, elle même,  ou plutôt une partie d'entre elle - là, est le problème - ait tirée les leçons de ses erreurs. A partir de 1988, elle n'est plus "nationalisatrice", puis, après le "ni-ni" imposé à  Michel Rocard, sous Lionel Jospin, la gauche "dé-nationalise". Florange est un cas d'école. La gauche au pouvoir se divise entre ses deux tendances, Une partie de la gauche a tiré les leçons de l'inefficacité de l'instrument de la nationalisation. C'est pourquoi je suis interloqué  par le haro  de la presse contre Jean-Marc Ayrault. Sur ce sujet comme sur d'autres, il incarne clairement la ligne social-démocrate.: il faut produire pour pouvoir redistribuer. La nationalisation de Florange n'a rien à voir avec celle de l'industrie automobile américaine, qui a permis la restructuration en profondeur du secteur avec licenciements massifs à la clef : ce que les nationalisateurs français veulent précisément éviter! Qui sauvera donc le soldat Ayrault?  

Romain Ducoulombier : Réfléchissons d’abord à l’expression même de Manuel Valls. Elle renvoie à une tradition de gauche particulière qui insiste sur la qualité de l’expertise et la finesse de la gestion économique. Cette tradition court d’Albert Thomas, figure majeure du socialisme normalien et ministre de l’Armement pour le moins efficace pendant la Première guerre mondiale, à André Philip et jusqu’à nous, par Michel Rocard et Dominique Strauss-Kahn. Elle s’oppose à la « force nouvelle », la « nouvelle gauche » dont Jean-Luc Mélenchon annonçait la naissance voici quelques jours dans une interview à Rue89, en se moquant de son « romantisme », et renvoie plutôt à l’image blairiste d’une « bonne » gestion de l’économie, qui n’est ni de droite ni de gauche.

Mais cette filiation ne doit pas nous tromper. L’opposition supposée de ces deux gauches prend racine dans l’échec de la « relance » économique qui avait ouvert le premier septennat de François Mitterrand. Le réalisme gestionnaire de gauche s’est substitué au volontarisme, parce que la gauche a fait un choix économiquement déterminant, celui de l’Europe, face à l’impasse constatée en 1983. Le social-réalisme est devenu la règle, l’une des étapes majeures de son épanouissement fut sans doute la renonciation aux « dé-privatisations » en 1997 et il trouve dans le « socialisme de l’offre » de François Hollande une forme d’apothéose, qui correspond bien d’ailleurs à la formation intellectuelle des élites socialistes des cabinets ministériels d’aujourd’hui.

A la libération, le gouvernement du général de Gaulle allié aux communistes procède à de nombreuses nationalisations y compris dans l'industrie automobile. Le programme du CNR qui a participé à la construction de notre modèle social est-il toujours une référence aujourd'hui dans un contexte de mondialisation ?

Christophe de Voogd : La mondialisation rebat complètement les cartes. L'intégration européenne et les règles du marché unique ont mené en échec les stratégies de nationalisation. Durant la période de reconstruction après guerre, deux pays ont procédé par nationalisations : la France et l'Angleterre. Cela s'est traduit par deux échecs économiques. L'Allemagne, qui était pourtant dans une situation bien plus grave que la notre n'a pas procédé par nationalisation, a connu une croissance considérable. Les historiens trancheront. Mais, rétrospectivement, je pense qu'il y a une illusion sur l'effet des nationalisations d'après guerre, une fois passé la reconstruction strico sensu.  

Romain Ducoulombier : Le projet avorté de nationalisation temporaire d’Arcelor-Florange nous renvoie là aussi de façon trompeuse à un passé encore très présent dans les têtes. Le programme du CNR était dominé par l’idée d’un « ordre social juste », la CGT aussi y avait eu sa part (comme d’ailleurs sur tous les programmes économiques depuis celui du Comité d’Action SFIO-CGT de 1916), et les nationalisations devaient en être le moyen. Elles ont nourri et encadré la croissance française des Trente Glorieuses, à la fois comme moyen de fine tuning de l’économie et comme instrument d’un Etat des services publics qui était au cœur de la pensée de la gauche socialiste d’avant-guerre. Les socialistes ont toujours considéré les services publics comme un moyen de réaliser l’intérêt général (comme par exemple en augmentant la production pour assurer le bien-être du plus grand nombre) face aux intérêts particuliers. Cependant, il faut bien dire qu’aujourd’hui, ce sont ces services qui sont devenus l’incarnation même de « l’inefficacité », selon les critères néo-libéraux. L’expression de « gauche efficace » (dont il ne faut pas sous-estimer la connotation sécuritaire) n’est donc pas neutre face à cet héritage-là ! Elle n’est pas très originale en vérité, c’est la version « vallsienne » du réalisme.

En 1981, François Mitterrand nationalise les deux grands groupes français pionniers de l'acier lorrain, Sacilor et Usinor. En 1984, le gouvernement Mauroy supprime 21 000 emplois. Comment expliquez-vous ce tournant ? Tous les socialistes l'ont-ils accepté aujourd'hui ?

Christophe de Voogd : La nationalisation,sauf dans des circonstances exceptionnelles, se heurte à un problème majeur de confusion entre la macro et la micro-économie, comme l'a démontré Hayek. L'Etat n'a pas les moyens d'avoir les informations suffisantes pour gérer un secteur économique qui est fait de millions de micro-décisions dont aucune autorité centrale ne peut avoir aucune connaissance. Tous les cas de nationalisations idéologiques se sont soldés par des échecs. Sans aller chercher des exemples dans les économies soviétiques, on oublie toujours de rappeler la fameuse affaire du Crédit Lyonnais qui a démontré que l'Etat n'était pas un bon gestionnaire. Pour ne rien dire du "plan calcul" et autre "Informatique pour tous"...Tout simplement parce que l'Etat ne peut pas être, comme un acteur individuel à la tête d'une entreprise, au cœur d'un contexte spécifique, mouvant, notamment en terme de temps de réaction. L'appareil d'Etat n'est pas adapté à une économie ouverte et complexe. Une partie de la gauche l'a bien compris. Mais est -elle majoritaire? Le poids et l'inertie de la culture colbertiste française et l'héritage marxiste font que la nationalisation reste un symbole puissant à gauche. L'inculture économique de la population et la vulgate keynésienne hégémonique font le reste. On en arrive à d'ailleurs à ce paradoxe : on se focalise sur 600  emplois dans une usine de sidérurgie et on ne parle plus du tout des 1500 nouveaux chômeurs par jour. Il y a trois Florange par jour en France.

Romain Ducoulombier : Je crois qu’il y a un décalage entre les représentations spontanées des Français et la réalité économique extrêmement complexe dans laquelle nous évoluons désormais. Les Français sont spontanément keynésiens, ils sont aussi très pointilleux sur l’égalité géographique et économique qui doit régner parmi eux, et que les « services publics » justement devaient assurer. La question n’est donc pas d’accepter ou non ce tournant, c’est plutôt de répondre à l’immense besoin de protection qui s’exprime en France, qu’il s’agisse du protectionnisme économique (dont on voit la popularité spontanée qu’il reçoit) ou de l’ethno-protectionnisme en plein essor.

Dans les années 1990, DSK est le ministre des finances qui fait le plus de privatisations. Quel est le bilan de ces privatisations ? Est-ce une politique que "le peuple de gauche" peut comprendre ?

Christophe de Voogd : Pour ce qui est de la compréhension par le peuple de gauche, cela renvoie au manque de culture économique des Français.   L'économie est très peu enseigné en France, mis à part sous un prisme Keynésien. C'est un vaste sujet lié à lma question de l'éducation.

En revanche, la politique de DSK a été clairement bénéfique notamment pour la puissance publique puisque l'Etat a fait de copieuses plus-values. La croissance de ces années a été forte. Là aussi, la messe est dite.

Depuis l'acte unique de 1986, L'Europe s'est construite sur une logique de libre-échange. Ce modèle s'est-il vraiment révélé efficace économiquement ? La crise que traverse actuellement l'Europe ne montre-t-elle pas que ce modèle doit être repensé ?

Romain Ducoulombier : Le choix originel est un choix libéral. Je ne vois pas sur quel autre modèle l’Europe pouvait se construire : elle est née en Europe occidentale, d’une logique de Guerre froide et de la volonté – partagée les socialistes – d’instaurer un espace productif de libre concurrence au service de la prospérité : c’était le projet de la CECA. Et au vue des résultats, c’est même un miracle, même si des penseurs néo-conservateurs américains comme Robert Kagan ont pu, voilà quelques années, s’en moquer en rappelant que ce miracle s’était produit à l’abri du parapluie militaire

Les socialistes en 1984 ont choisi l’Europe pour sortir de la crise ; ils n’ont pas choisi de sortir de l’Europe et de ses disciplines économiques et financières. Pour notre présent, cela a été un choix déterminant, qui se repose aujourd’hui. Il correspond parfaitement au « social-réalisme » que j’évoquais, mais ce social-réalisme s’est toujours accompagné d’une politique sociale (et aussi culturelle) bien identifiée à gauche, qui était plus qu’un habillage de la « conversion » à l’économie de marché. 1981, c’était la relance et l’abolition de la peine de mort. 2012, c’est la rigueur et le mariage homosexuel. Le problème, c’est que l’austérité prive la gauche de ce levier essentiel : pour la première fois, le budget de la culture est en baisse, et les hypothèques sont nombreuses sur les promesses de campagne comme les créations de postes dans l’éducation. Pour Mitterrand, l’étoile de 1981 n’a jamais pâli. Peut-on en dire autant pour le début du quinquennat de F. Hollande ?

Christophe de Voogd : D'abord, il faut préciser que l'acte unique n'est que l'accomplissement du traité de Rome. Historiquement, la période de libéralisation des échanges consécutive à la construction européenne a été corrélée avec une extraordinaire croissance économique.  Dans un univers globalement concurrentiel, la politique de concurrence menée par l'Europe pose un problème. On voit bien que l'Europe est encore dans un mode de régulation de la concurrence interne. Il faut maintenant réfléchir à la position concurrentielle de l'Europe par rapport au reste du monde. Dans quelle mesure faut-il encore donner la priorité à la concurrence interne par rapport à la compétition externe? Faut-il empêcher systématiquement la formation de géants européens seuls capables d'affronter leurs concurrents globaux?

Le protectionnisme européen peut-il être une réponse ? 

Christophe de Voogd : Tout dépend ce qu'on appelle protectionnisme européen. Si c'est pour protéger des secteurs pour lesquels les conditions de compétitivité de l'Europe ne sont plus là , agriculture, sidérurgie, industrie automobile, c'est un protectionnisme néfaste pour le consommateur qui est le premier bénéficiaire de la concurrence. Mais la concurrence doit être loyale; Et c'est là que l'Europe doit se montrer plus dynamique. Le fondement du libéralisme, c'est la règle de la réciprocité. C'est "LE critère" disait John Rawls. L'Europe devrait appliquer, notamment en matière d'échanges commerciaux des règles de réciprocité : "je t'applique ce que tu m'appliques" ... Autrement dit, face à des mesures protectionnistes extérieures sur un marché identifié, l'Europe est parfaitement en droit, dans une logique libérale, d'opposer des barrières pour rétablir la concurrence. Lorsque les chinois mettent un droit de douane fort sur un produit, on doit mettre la même chose sur le leur. On le voit bien avec l'affaire récente des avions. L'Europe vient de décider de retarder l'application de la taxe carbone sur les compagnies aériennes extra-européennes alors que les compagnies européennes la paient ! C'est un distorsion de concurrence que l'Europe s'impose à elle-même. 

Romain Ducoulombier : J’évoquais la « nouvelle gauche » que Jean-Luc Mélenchon appelait de ses vœux. Le moment est important, Florange peut-être apparaîtra rétrospectivement comme un tournant. Il est certain que le social-réalisme s’est trouvé concurrencé par la montée en puissance de deux discours nouveaux à gauche : l’écologie et l’altermondialisme, que Jean-Luc Mélenchon rassemble désormais sous le terme d’éco-socialisme. Outre la stratégie « catch-all » de conquête à la découpe d’EELV, ce dernier rompt aussi avec le productivisme communiste hérité du modèle soviétique et frappé d’archaïsme. Les vestiges du « socialisme industriel » sont pourtant très forts dans les esprits : tous les débats sur la désindustrialisation et la démondialisation les reflètent encore, la puissance des Etats reste industrielle. Je ne crois pas, de ce fait, que « l’efficacité » ait supplanté la justice et l’usine dans le « peuple de gauche ».

Propos recueillis par Alexandre Devecchio

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Ludo1963
- 09/12/2012 - 12:37
la France est un pays communiste
dans le mauvais sens du terme : c'est la jalousie des médiocres qui les porte à vouloir couper les têtes
en 1945 de Gaulle a laissé aux communistes, pour éviter un coup d'état ou une guerre civile, le soin d'organiser l'administration française. Ils l'ont fait à partir de leur grand modèle stalinien... on connaît la suite... on se traine un boulet mortifère... école publique, sécu, administrations..
depuis 1981 la "gauche" a imprimé le politiquement correct, avec à sa botte le nouveau pouvoir médiatique...
Efficace ? radicale ? non , destructrice, menteuse...
Encore des théories crétines de Sciences po...
en réalité personne en France n 'a l'étoffe du vrai socialisme : à la Schroder ou à la suédoise, progressiste, réformateur, et qui protège A TERME les plus démunis. on n'a que des menteurs (Mitterrand, Chirac le radsoc; ou des crétins sectaires et obtus, Jospin)
avec Hollande on touche le fond.
finalement le seul vrai socialiste est Sarko, celui qui se rapproche le plus des reformistes europeens...
Valls ? peut etre mais il n'est pas au pouvoir, c'est le catin obligé d'hollande.
Il doit s'affranchir du mensonge mitterrandien , et prendre le pouvoir dans son camp...
pimousse
- 09/12/2012 - 08:15
bureau ou plateau ?
valls specialiste du coup de menton brasse du vent
il passe plus de temps sur les plateaux tv que ds son bureau
et pendant ce temps on tue on vole
vangog
- 09/12/2012 - 02:20
La gauche est morte car la "génération Tanguy" prend le pouvoir!
Et cette "génération Tanguy" est encore plus Bourgeoise que celle qui la precedait, celle des années 80 qui voulait"être Bourgeois à la place du bourgeois"!
La "génération Tanguy" a tout a portée de main, chez Papa et Maman, possède tous les instruments technologiques modernes, voyage loin et sort beaucoups, sans retenir grand chose car elle a perdu la conquête qui donne leur sens aux choses.
La possession est le présent de cette jeunesse moderne, peut-etre devra-t-elle perdre ce qu'elle croit acquis pour conquérir ses idéaux...
Dans cet objectif, l'épreuve Socialiste sera probablement salutaire pour elle!...