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Et si consommer bio ne changeait rien ?
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Pourquoi le bio est l’ennemi du bien

Publié le 03 décembre 2012
Le bio est sur toutes les lèvres, et ne connait pas la crise. Seul hic : il n’y aurait pas, s’agissant de la valeur nutritive et de l’impact sur la santé, de différences entre l'alimentation bio et l'alimentation traditionnelle, selon une étude de chercheurs de l’Ecole de médecine de l’Université Stanford.
Baptiste Marsollat est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, il a travaillé comme rédacteur pour diverses publications administratives.Il contribue par ailleurs régulièrement au magazine slate.fr et participe occasionnellement aux travaux...
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Le bio est sur toutes les lèvres, et ne connait pas la crise. Seul hic : il n’y aurait pas, s’agissant de la valeur nutritive et de l’impact sur la santé, de différences entre l'alimentation bio et l'alimentation traditionnelle, selon une étude de chercheurs de l’Ecole de médecine de l’Université Stanford.

Au mois de septembre dernier, une équipe de scientifiques, emmenée par le Professeur Gilles-Eric Séralini, ardent militant de la cause anti-OGM, rendait publics, à grand renfort de trompettes, les résultats d’une longue expérimentation "démontrant" la nocivité des aliments génétiquement modifiés. Ou du moins du maïs "NK 603" tolérant à l’herbicide Roundup commercialisé par la satanique firme américaine Monsanto.

Une de ces violentes controverses dont notre pays a le secret s’en était suivi. Certains soulignaient les lacunes et le caractère plus idéologique que scientifique de l’étude publiée ; le Professeur Séralini et ses amis, jugeant bien sûr que  "c’est celui qui le dit qui l’est", estimaient eux aussi qu’un parti-pris idéologique ou/et la défense d’intérêts peu avouables motivaient leurs détracteurs. Soupçon contre soupçon, donc, "obscurantistes" contre "empoisonneurs". La France telle qu’en elle-même.

Les pouvoirs publics – affolés par la réaction que pouvait provoquer dans l’opinion publique la "bombe" lancée par les chercheurs-militants de l’équipe du professeur caennais et pressentant du reste par ailleurs que l’étude publiée était pour le moins sujette à caution – saisirent de la question les autorités sanitaires compétentes, à l’échelle nationale et européenne. Fin octobre, le Haut Conseil des biotechnologies (HCB) et l’Agence française de sécurité sanitaire (ANSES) rendaient des avis réfutant les conclusions des travaux de l’équipe de Gilles-Eric Séralini – en recommandant cependant que soient menées des études sur les effets à long terme de la consommation d’OGM. Le 28 novembre, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) publiait son évaluation finale de l’étude en question, indiquant que les "évaluations distinctes et indépendantes réalisées par l’EFSA et six Etats-membres de l’UE" avaient fait apparaître des "lacunes importantes (…) dans la conception et la méthodologie" de l’étude publiée par le Professeur Séralini, ce qui impliquait que "les normes scientifiques acceptables n’[avaient] pas été respectées et, par conséquent, qu’un réexamen des évaluations précédentes de la sécurité du mais génétiquement modifié NK 603 n’[était] pas justifié".

Gageons cependant que ces condamnations sévères ne suffiront pas à clore le débat : les écologistes – mais souvent aussi, reconnaissons-le, leurs adversaires – ont en effet pour habitude de mettre en doute l’honnêteté, le sérieux – l’ "objectivité" comme on dit – des travaux et études dont les résultats contrarient leur vision du monde au motif que leurs auteurs seraient, au mieux, acquis par conviction à une conception de la science et une idéologie du progrès hostile à la nature, au pire et le plus souvent, financés, voire stipendiés, par telle puissante multinationale, tel lobby particulièrement influent, telle officine peu recommandable. Soupçon contre soupçon, disions-nous.

Essayons cependant de ne pas céder à cette tentation, à cette facilité qui consiste à discréditer un discours non à cause de ses faiblesses ou de ses incohérences internes mais à cause des motivations, secrètes ou non, inconscientes ou pas, de celui qui le tient. Peu importe, en vérité, que Séralini et ses amis soient des idéologues environnementalistes. Ils en ont bien évidemment le droit. Peu importe même que leurs convictions personnelles constituent la motivation principale de leurs travaux scientifiques. Le contenu seul de ceux-ci doit être réfuté ou confirmé. Sur "le terrain scientifique", comme on dit. Laissons donc se poursuivre la controverse, si elle doit se poursuivre. Mais en attendant que le débat progresse, à défaut d’espérer le voir se clore prochainement, que faire si nous décidons, malgré tout, de prendre au sérieux les travaux du Professeur Séralini ? Que faire, alors que le très circonspect nouvel Observateur, rarement dans l’erreur et jamais dans l’excès, nous affirmait voici deux mois, en même temps qu’il nous mettait en garde contre "les néo-fachos et leurs amis", que "Oui, les OGM sont des poisons !" ? Que faire, sinon s’éloigner le plus possible de cette alimentation méphistophélique ? Que faire, donc, sinon se tourner vers le "bio" ?

Un secteur qui ne connaît pas la crise : malgré des prix souvent deux fois plus élevés que ceux des aliments « conventionnels », les ventes de produits biologiques ont explosé ces dernières années dans les pays riches, notamment aux États-Unis où, entre 1997 et 2010, elles sont passées de 3,6 à 26,7 milliards de dollars…

Pas de pesticide, pas d’herbicide, pas d’engrais. Que du naturel. Le bon peuple est rassuré. Et puis, pour que le business connaisse un tel succès malgré (ou grâce à) des prix aussi élevés, il faut bien que ce soit meilleur pour la santé, non ?

Ben… pas vraiment, en fait, semble dire une équipe de chercheurs de l’Ecole de médecine de l’Université Stanford, qui a publié le 4 septembre dernier, dans la revue Annals of Internal Medicine, les résultats d’une méta-analyse de près de 240 études menées, au cours des quatre dernières décennies, sur les mérites comparés de l’alimentation biologique et de l’alimentation traditionnelle. Sur l’ensemble de ces travaux scientifiques, 17 études (randomisées) visaient à comparer des groupes d’individus – certains consommant "du bio", d’autres des aliments "conventionnels" – tandis que 223 études cherchaient à mesurer la teneur en éléments nutritifs et les taux de contamination fongique, bactérienne ou par les pesticides de différents aliments (fruits, légumes, lait, œufs, volaille, viande…) issus de l’agriculture et de l’élevage « bio » ou conventionnel.

Résultats : il n’y aurait pas, s’agissant de la valeur nutritive et de l’impact sur la santé, de différences significatives entre les deux types d’alimentation ; le « bio » n’apparaît, en moyenne, pas plus riche en vitamines ; les aliments "bio" contiennent certes davantage de phosphore mais les carences en phosphore sont aujourd’hui très rares ; il n’y aurait pas de différence, entre lait « bio » et lait ordinaire, s’agissant de l’apport en protéines[1]

Par ailleurs, s’il y a cependant évidemment beaucoup moins de pesticides dans les fruits et légumes « bio », il convient de souligner d’une part que ceux-ci n’en sont pas absents[2] et d’autre part que les pesticides détectés dans l’alimentation conventionnelle demeurent bien sûr inférieures au seuil légal autorisé.

En outre, si l’élevage biologique permet de produire une viande contenant moins de bactéries résistantes aux antibiotiques que l’élevage conventionnel, ces bactéries sont détruites lors la cuisson de la viande.

Il ne s’agit cependant pas de condamner l’alimentation biologique en soi ou de l’assimiler à une simple supercherie. D’abord parce que, malgré leur nombre, les études compilées par l’équipe de chercheurs de Stanford demeurent lacunaires. Il n’y a, en particulier, pas d’études de long terme concernant les effets sur la santé de l’alimentation biologique – les études existantes ne dépassant pas deux ans. Ensuite parce que les études rassemblées sont hétérogènes (différences de méthodes, différences dans les facteurs étudiés, etc.) et que la méta-analyse en présente une moyenne, qui dissimule, dans quelques cas, une différence significative entre les deux modes d’alimentation observée au cours de certaines études.

Enfin, plus fondamentalement, parce qu’il peut exister d’autres raisons de continuer à « manger bio » : souci de préserver la biodiversité (à défaut de réduire l’empreinte écologique de son alimentation[3]), volonté de réduire l’exposition aux pesticides, en particulier des femmes enceintes et des jeunes enfants, préférence pour le goût des produits « bio »…

Pas d’hostilité au « bio », donc, pas d’idéologie « pro- »  ou « anti-»  de la part de nos chercheurs américains. Mais simplement, à l’origine, la volonté de l’une des deux directrices de l’étude, Dena Bravata, médecin interniste, de fournir une réponse aux questions récurrentes de ses patients concernant les mérites de l’alimentation biologique.

Pas d’hostilité, mais des résultats qui font apparaître le « bio » pour ce qu’il est : une alimentation de nanti – dont l’existence est à ce titre parfaitement légitime mais ni plus ni moins que celle, par exemple, des épiceries Hédiard ou Fauchon – et non un mode de production appelé à remplacer l’agriculture traditionnelle pour le plus grand bonheur de l’humanité. Comme le souligne Roger Cohen, dans les colonnes du New York Times, « acheter de la nourriture biologique pour bébé (…), c’est un peu comme inscrire ses enfants dans une école privée : c’est un comportement de classe qui témoigne de l’amour porté à sa progéniture mais dont l’effet sur l’ensemble de la société est sujet à débat ».

De fait, pour légitime qu’elle soit, la nourriture « bio », en faisant l’objet d’une attention trop grande de la part des citoyens comme des pouvoirs publics pourrait conduire à dissimuler ou à sous-estimer certains problèmes, autrement plus importants, concernant l’alimentation. Comme, dans les pays riches, le développement de l’obésité : un tiers des adultes et un sixième des enfants et des adolescents américains sont considérés comme obèses – soit trois fois plus qu’en 1980.

L’étude a d’ailleurs le mérite de rappeler ou de souligner qu’une alimentation saine ne suppose aucunement de consommer davantage de produits « bio », que les vitamines présentes dans les fruits et légumes dépendent de leur maturation plutôt que de leur origine conventionnelle ou biologique et qu’il importe de consommer des fruits et légumes quel que soit leur mode de production.

A ce sujet, Bjorn Lomborg, le célèbre éco-sceptique danois, fait une remarque intéressante : parce que le prix des fruits et légumes biologiques demeure très supérieur à celui des fruits et légumes issus de l’agriculture traditionnelle, une généralisation de l’agriculture biologique pourrait conduire certains ménages à réduire leur consommation. Le statisticien indique ainsi qu’une baisse de 10% de la consommation de fruits et légumes provoquerait une augmentation de 4,6% des cancers aux Etats-Unis, soit 26 000 décès supplémentaires par an…

Généraliser l’agriculture biologique n’apparaît donc pas souhaitable. Et, à en croire le ministère américain de l’Agriculture, pas réaliste non plus : remplacer, sur le seul territoire américain, l’agriculture conventionnelle par l’agriculture biologique supposerait d’augmenter de 40% la surface cultivable, ce qui reviendrait à consacrer à l’agriculture américaine (intégralement « bio », donc) une surface supplémentaire supérieure à celle de la Californie, en gros équivalente à celle de l’Espagne...

Certes, la généralisation du « bio », ou simplement son large et rapide développement s’accompagnerait naturellement, comme on l’observe du reste déjà à l’heure actuelle, d’une forte baisse des prix. Cela étant, compte-tenu des rendements de l’agriculture biologique, on ne peut raisonnablement espérer que les prix du « bio » rejoignent un jour ceux de l’agriculture conventionnelle.

Plus globalement et plus fondamentalement, nourrir la planète suppose d’augmenter les rendements agricoles pour faire baisser les prix et non de favoriser leur réduction à coups de subventions publiques et/ou de hausse des prix, comme l’exige le développement de la filière « bio ».

Or, comme l’indiquait voici quelques années le Fonds international de développement agricole (FIDA), pour chaque augmentation de 1% du prix des denrées de base, 16 millions de personnes supplémentaires sont plongées dans l’insécurité alimentaire. Les émeutes de la faim de 2008 nous ont à cet égard rappelé que, dans un monde où l’écart de productivité entre la culture manuelle la moins performante et la culture motorisée la plus performante est de 1 à 1000, garantir la sécurité alimentaire des pays en développement passe (entre autres) par l’amélioration des rendements agricoles. Ce qui suppose de faciliter, entre autres, l’accès aux engrais et aux produits phytosanitaires – non de dissuader ou d’empêcher d’y recourir.

 « Nos enfants nous accuseront », s’exclament cependant le réalisateur Jean-Paul Jaud et toutes les bonnes âmes avec lui, de n’avoir pas pris la mesure des dangers de l’agriculture conventionnelle et d’avoir insuffisamment développé le « bio ». C’est possible. Gageons cependant que s’ils devaient un jour effectivement nous accuser, ce pourrait être d’avoir consenti trop d’efforts et dépensé trop de temps et d’argent dans des politiques ineptes de soutien au développement du « bio » ou des agrocarburants et, ce faisant, de n’avoir pas su garantir la sécurité alimentaire de la population mondiale alors que nous en avions les moyens. Ces moyens sont multiples. L’un d’entre eux permet d’augmenter les rendements, de réduire l’usage des pesticides, de rendre les plantes résistantes à certains insectes ou à certaines maladies ou encore de permettre certaines cultures dans des climats secs et sur des sols salins. Comment appelle-t-on ça déjà ?



[1] Mais certaines études ont cependant observé la présence d’acides gras oméga -3 plus nombreux dans le lait « bio ».

[2] L’étude indique que la présence de pesticides est détectée dans 38% des cas sur les produits conventionnels et dans 7% des cas tout de même sur les produits « bio ».

[3] En raison de rendements faibles, l’agriculture « bio », rapportée à sa production, n’apparaît pas plus respectueuse de l’environnement.

 

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Kata strophes
- 04/12/2012 - 13:12
J'ai toujours autant de mal à
J'ai toujours autant de mal à comprendre qu'on puisse être aussi condescendant avec les tenants de l'Agriculture Bio (tout en les méprisant juste assez pour leur faire croire qu'on les respecte), et terminer sur des arguments pro-OGM aussi profondément fallacieux... et dont je n'arrive pas à déterminer si elles font partie des nombreuses "faiblesses ou [...] incohérences internes" qui discréditent ce discours ou "des motivations, secrètes ou non, inconscientes ou pas, de celui qui le tient."
Je pense qu'il manque des bases d'agronomie et d'écologie à bon nombre de journalistes tenant d'écrire sur ce genre de sujet.

@patho: rothénone et nicotine sont interdits en Bio, et ça aussi c'est un fait. quant à la bouille bordelaise, la viticulture française n'a pas attendu le label AB pour s'en gaver... ne déformons pas tout.
ntzsch
- 04/12/2012 - 12:17
Si vous aimez les pesticides, mangez-en !
Moi, je préfère m'en abstenir, et les légumes de mon potager ne sont pas prêts de voir un pulvérisateur.
Personne n'a jamais prétendu que les produits bio avaient une valeur nutritive supérieure aux autres.
L'auteur est persuadé que l'agriculture bio n'utilise pas d'engrais. Il ne connait pas bien le sujet.
Alcis
- 03/12/2012 - 23:59
Chercher le profit, vous trouverez l'erreur...
"Comment ça s'appelle déjà ? (Le moyen d’augmenter les rendements, de réduire les pesticides, de rendre les plantes résistantes à certains insectes ou à certaines maladies ou encore de permettre certaines cultures dans des climats secs et sur des sols salins ?) " L'AGROECOLOGIE ! selon Marc Dufumier, Olivier de Schutter et beaucoup d'autres.

Je fais partie des gens que les produits "conventionnels" rendent malades. Mon père, médecin, en faisait le test lorsque j'étais enfant "en aveugle". D'autres attendent plus longtemps... pour avoir un cancer.

Lisez la charte du bio (revue à la baisse par l'Europe), vous verrez la différence avec l'agriculture pollueuse. Et puis n'attend-on pas une recrudescence de cancers dans les prochaines décennies ? L'origine ? Tout le monde le sait !

Evidemment, inutile de parler aux boursoufflés de la souffrance des agriculteurs conventionnels - et encore moins de celle des animaux de batterie. Inutile de parler des destructions de l'environnement (80 millions d'hectares de terres arables perdus chaque année en Europe - pour ceux qui aiment les comptes).

En fait, chercher le profit, vous trouverez non seulement l'erreur mais aussi le menteur...