En direct
Best of
Best of du 27 juin au 3 juillet
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Quand la novlangue de la Mairie de Paris se traduit en réalité cauchemardesque

02.

Islam politique : nouveau gouvernement, vieilles lâchetés

03.

Jacqueline Eustache-Brinio : "La France est confrontée à une pression de l’Islam Politique"

04.

Pourquoi Israël va annexer la vallée du Jourdain

05.

Du chaos syrien au chaos libyen, entretien exclusif avec Randa Kassis

06.

Non ce n’est pas bien d’avoir tagué la fresque en hommage à Adama Traoré : il fallait juste la « contextualiser »

07.

Wall Street se résout à voir arriver Joe Biden et anticipe (sans enthousiasme) ce qui peut se passer après Trump.

01.

Après avoir massivement accepté le télétravail, les Français commencent à en ressentir les perversions...

02.

Souveraineté numérique : le choix inquiétant fait par la BPI pour l’hébergement des données sur les prêts des entreprises françaises affaiblies par le Covid-19

03.

Cet esprit de Munich qui affaiblit la démocratie face à une illusion d’efficacité écologique

04.

Jacqueline Eustache-Brinio : "La France est confrontée à une pression de l’Islam Politique"

05.

Affaire Epstein : Ghislaine Maxwell détiendrait plusieurs vidéos d'actes pédophiles commis chez le milliardaire Jeffrey Epstein

06.

Islam politique : nouveau gouvernement, vieilles lâchetés

01.

Islam politique : nouveau gouvernement, vieilles lâchetés

02.

Le président algérien réclame (encore) des excuses à la France. Quand sera-t-il rassasié ?

03.

Cet esprit de Munich qui affaiblit la démocratie face à une illusion d’efficacité écologique

04.

Et le ministre (Dupond-Moretti) brûla ce que l'avocat (Dupond-Moretti) avait adoré !

05.

Reformator ? Quitte à jouer à l’éléphant dans un magasin de porcelaine, que changer pour une justice plus efficace ET plus respectueuse des libertés ?

06.

Un nouveau Premier ministre pour rien ? Pourquoi la France a plus besoin d’une vision assumée que d’un En-Même-Temps au carré

ça vient d'être publié
décryptage > Economie
Atlantico Business

Un commissariat au plan, c’est la fraise sur le gâteau... Pour les chefs d’entreprise, le comble du ridicule

il y a 3 min 57 sec
décryptage > Environnement
Gaspillages

EPR / éoliennes : le match des dépenses incontrôlées entre la filière nucléaire et les énergies renouvelables

il y a 30 min 9 sec
pépites > Justice
Le retour de la justice
Le parquet de Paris enquête sur les fraudes au "chômage partiel"
il y a 16 heures 48 min
pépites > France
Rénovation vintage
C’est officiel : la flèche de Notre-Dame de Paris sera reconstruite à l’identique
il y a 18 heures 46 min
pépites > France
Fin de partie
L'état d'urgence sanitaire prend fin aujourd'hui, qu'est ce que cela signifie ?
il y a 19 heures 36 min
pépite vidéo > France
Reconnaissance
Lors du défilé du 14 juillet, l'armée de l'air rendra hommage au personnel soignant
il y a 21 heures 30 min
rendez-vous > International
Géopolitico-scanner
Du chaos syrien au chaos libyen, entretien exclusif avec Randa Kassis
il y a 23 heures 44 min
décryptage > Politique
Vieille recette

Vers un nouveau haut commissaire au plan : singer De Gaulle ne peut tenir lieu d’action

il y a 1 jour 16 min
décryptage > France
Vie politique

Jacqueline Eustache-Brinio : "La France est confrontée à une pression de l’Islam Politique"

il y a 1 jour 42 min
pépites > France
Hommage
La gendarme tuée par un chauffard reçoit la légion d'honneur à titre posthume
il y a 1 jour 17 heures
rendez-vous > People
Revue de presse people
Catherine Deneuve achète tout en liquide, Laura Smet encaisse le cash de Laeticia, Patrick Bruel dépense le sien pour Clémence; Paris Hilton pour son chien; Jean-Michel Blanquer quitte sa (2ème) femme, Johnny Depp cassait les affaires de Vanessa Paradis
il y a 15 min 25 sec
007
L'espion égyptien qui travaillait dans l'entourage d'Angela Merkel a été démasqué
il y a 15 heures 46 min
light > Science
Une vie de chien
Non, l'âge humain de votre chien ne se multiplie pas par sept
il y a 17 heures 18 min
pépites > Economie
L'euro fort
L'Irlandais Paschal Donohoe prend la tête de l'Eurogroupe
il y a 19 heures 12 min
pépites > France
Sécurité
En déplacement à Dijon, Jean Castex dénonce des comportements "inadmissibles"
il y a 20 heures 54 min
rendez-vous > Consommation
Atlantic-tac
Quand le rouge se met à fumer et quand la cible a du plomb dans l’heure : c’est l’actualité caniculaire des montres
il y a 23 heures 14 min
décryptage > Politique
Sale temps pour Paris

Quand la novlangue de la Mairie de Paris se traduit en réalité cauchemardesque

il y a 1 jour 3 min
décryptage > Economie
Des villes et des désavantages

Une étude du MIT découvre que les villes ne sont plus les pourvoyeurs d’opportunités économiques qu’elles ont longtemps été

il y a 1 jour 29 min
décryptage > France
Nouveau Gouvernement : vieilles lâchetés

Islam politique : nouveau gouvernement, vieilles lâchetés

il y a 1 jour 1 heure
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Le flambeur de la Caspienne" de Jean-Christophe Rufin : une enquête captivante menée par un, désormais fameux, vice-consul décalé et fin limier

il y a 1 jour 17 heures
© Alexis Blouet
© Alexis Blouet
Hiver islamiste ?

Projet de Constitution égyptienne : comment est-il né et que change-t-il ?

Publié le 01 décembre 2012
Des dizaines de milliers d'Egyptiens ont manifesté vendredi au Caire contre le président Mohamed Morsi, après l'adoption par une commission majoritairement islamiste d'un projet de Constitution accusé de porter atteinte à la liberté religieuse et d'expression.
Alexis Blouet
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Résidant au Caire, Alexis Blouet est doctorant à l'école de droit comparé de l'Université Paris 1 la Sorbonne. Il travaille sur la réforme politique dans le monde Arabe et collabore avec plusieurs médias francophones.
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Des dizaines de milliers d'Egyptiens ont manifesté vendredi au Caire contre le président Mohamed Morsi, après l'adoption par une commission majoritairement islamiste d'un projet de Constitution accusé de porter atteinte à la liberté religieuse et d'expression.

Atlantico : Le projet de la nouvelle Constitution égyptienne fait l’objet de critiques et d’encensement selon les parties. Comment celle-ci est-elle née ?

Alexis Blouet : L’Assemblée en charge de l’adoption de cette Constitution était divisée en quatre comités thématiques (fondations de la société et de l’Etat, droits libertés et devoirs, système de gouvernance, organismes de régulations indépendants ). Ont été distribués aux membres de ces comités des exemplaires de Constitutions du monde entier, afin qu’ils puissent s’en inspirer. La base de travail était la Constitution précédente de 1971, à laquelle des articles ont été supprimés, ajoutés ou modifiés. Chacun de ces comités a ensuite fait parvenir son travail à un comité de rédaction. Celui-ci en a tiré un premier projet qui a été présenté au public par le biais d’un organisme de relations avec le peuple qui a fait le tour du pays pour recueillir avis et propositions de modifications. Ces suggestions ont ensuite été soumises et discutées pendant un mois par l’Assemblée, réunie en session plénière. Enfin un comité de rédaction restreint, composé de quelques juristes, a formalisé et harmonisé le texte avant le vote final qui a lieu jeudi 29 novembre.

Quelle est l’ambiance sur place ?

J’ai eu la chance de suivre une partie des travaux de l’intérieur. Si en dehors, la lecture de la presse pouvait laisser penser que l’Assemblée était à feu et à sang, dedans, l’ambiance était semblable à celle des rues du Caire, plutôt chaotique et bon enfant. Les plaisanteries fusaient, et les éclats de rires étaient partagés par les membres de sensibilités différentes.

La retransmission télévisuelle du débat constitutionnel a été un moyen pour des personnalités méconnues de se présenter au public, et pour d’autres d’affirmer leurs positions et leur identité politique. Cette bataille pour la prise de parole dans l’espace publique a donné lieu à quelques scènes cocasses : comme ce membre qui a quitté une séance avec fracas sous prétexte que le président de l’Assemblée constituante avait donné deux fois la parole à son voisin alors qu’il n’avait pu s’exprimer qu’une seule fois.

Les Frères musulmans ont-ils eu la main mise sur le processus de rédaction ?

L’intérêt des Frères musulmans dans le processus constitutionnel était plus politique qu’idéologique. Ce qui a motivé la révolution du 25 janvier n’était pas seulement lié à la nature dictatoriale du régime de Moubarak mais aussi à la situation sociale. Or, sur le terrain, la vie quotidienne des Egyptiens ne s’améliore pas vraiment et les Frères ont besoin d’une Constitution et d’une assise institutionnelle claire pour pouvoir gouverner. En effet, le pourrissement de la situation tend à s’accompagner d’une chute de leur popularité, depuis qu’ils sont associés au pouvoir.

Par conséquent, ils ont principalement cherché à préserver le rythme du processus et éviter son enlisement. La cadence s’est sensiblement accélérée ces dernières semaines, à l’approche d’un verdict de la Haute Cour Constitutionnelle susceptible de dissoudre l’Assemblée constituante. C’est cet empressement qui a causé le retrait l’Eglise Copte de partis politiques séculier et de représentants syndicaux qui ont probablement craint d’être perçu comme les pantins de la confrérie.

Cet empressement s’est mué en précipitation après la déclaration du président Frère musulman Mohamed Morsi, dans laquelle il s’est octroyé les pleins pouvoirs. Celle-ci a provoqué un virulent mouvement de protestation populaire. Dans ce contexte, l’adoption de la Constitution par référendum permet un rapide retour à la normalité légal. C’est aussi une manière de prendre l’opposition en otage. Soit le peuple adopte la Constitution au référendum soit il garde les pleins pouvoirs. Il est aussi envisageable que Mohamed Morsi annule sa déclaration en même temps qu’il appelle au référendum. Cela permettrait d’apaiser les esprits et de rassurer le peuple sur ses intentions. Dans ce cas, peut être que tout le monde oubliera que la Constitution a été adoptée de manière précipitée.

En mentionnant la Charia comme origine du droit, cette Constitution instaure-t-elle un Etat islamique ?

Je crois qu’il faut être mesuré quant à la place l’islam dans le projet de Constitution. La Constitution instaure un état civil. La citoyenneté nationale est l’unique condition de l’accès à la représentativité politique et aux professions judiciaire. La Constitution se situe loin du modèle théocratique islamique. Les oulémas, savants islamiques, ont un rôle politique restreint. L’université d’El Azhar, institution de référence en matière d’islam a un simplement rôle consultatif pour les questions relatives à la charia.

Concernant la source du droit, l’article 2 de la Constitution de 1971 est conservé. Il dispose que les principes de la charia constituent la source principale du droit. Toutefois, le projet actuel contient une nouveauté : l’article 219 qui définit les principes de la charia au moyen d’un vocabulaire religieux. L'emploi d'une terminologie religieuse est susceptible de pousser les juges et le législateur à intensifier la référence à l'islam dans leur travail. Toutefois, ils devraient garder une importante marge d’interprétation. En effet, la notion de charia n'est pas objective et clairement définie mais plutôt subjective et malléable. Comme le mentionne cet article 219, il existe 4 approches traditionnelles de la charia, chacune avec leurs perspectives sur sa nature, ses normes et ses techniques d'interprétation.

Dans la forme du régime, on se rapproche d’un régime semi-présidentiel. Le président reste fort, et est notamment chef des et armées et représentant du pays sur la scène internationale. Cependant, sur la scène politique nationale on constate un véritable rééquilibrage avec le pouvoir législatif. L’Assemblée du Peuple contrôle le processus de nomination du gouvernement et possède le pouvoir de le renverser. De plus, si le président veut dissoudre l’Assemblée du Peuple, il doit le faire par referendum. S’il est désavoué par le peuple, c’est lui qui doit démissionner. Ce dilemme populaire entre un président de la République et une chambre législative représente une originalité constitutionnelle à l’échelle internationale.  

Qu'en est-il du droit des femmes dans cette nouvelle Constitution ?

C’est un des sujets sur lesquels la satisfaction des différents membres a été la plus difficile à atteindre au point qu’il a fallu se satisfaire d’un certain flou juridique. L’article 36 du projet initial prévoyait l’égalité inconditionnelle des hommes et des femmes comme le voulaient la plupart des représentants séculiers. Certains oulémas et les membres de partis s’identifiant comme islamistes acceptaient cette égalité tant qu’elle ne violait pas la charia. Pour mettre tout le monde d’accord, l’article a tout simplement été supprimé et la situation des femmes est renvoyée à un article stipulant que toutes les égyptiens sont égaux.

Si en théorie, il n’y a rien de choquant. Il me semble que la suppression de la mention de l’égalité entre l’homme et la femme est préjudiciable aux femmes, puisqu’elle les prive d’un droit clair à objecter en justice.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (4)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
Carcajou
- 02/12/2012 - 17:36
Pour comprendre
Tous ceux qui raisonnent en individus d'une société occidentale moderne se condamnent à ne pas comprendre.

Pour saisir le mécanisme des événements que nous vivons, il faut comprendre;

- la prégnance de la religion dans la vie quotidienne du peuple. Chez nous, le Moyen-âge est un assez bon élément de comparaison: la dévotion, la soumission au clergé, le peu d'instruction, le respect de l'autorité royale et par conséquent seigneuriale émanant de Dieu.

- connaitre la religion de paix, d'amour et de tolérance pour appréhender la soumission de la femme, le nombre relativement élevé de djihadistes (cf: les Croisés au Moyen-âge), la nécessité de l'hégémonie et l'application de la charia.*

* Les différences d'application de la charia sont souvent citées comme la preuve que l'islam est réformable. En réalité, ces différences tiennent aux 4 grandes écoles sunnites qui ont toutes éclos entre 699 et 855 de notre ère. Elles sont influentes selon les régions.

Les lois inscrites dans le coran sont universelles en islam. Mais lorsque la sanction n'est pas dument indiquée, il faut se reporter au fihq qui fixe la peine par école ce qui explique les différences.
.
Ganesha
- 02/12/2012 - 13:44
50%
Justement, "par définition", dans tous les pays, les femmes représentent la moitié du corps électoral et les frères Musulmans n'auraient pas pu arriver au pouvoir sans leur soutien...
J'ai vécu au Moyen-Orient, et je sais qu'une fois mère de famille, les femmes y deviennent très conservatrices : c'est comme cela que le système se perpétue !
Ici, on joue avec les mots "patriacal" et phallocrate", mais dans les sociétés méditerranéennes, le vrai chef de la famille, c'est la "Mamma" !
roudoudou
- 02/12/2012 - 01:13
Cachez cet apartheid que je ne saurai voir...
Les femmes sont comme d'habitude en pays musulman les grandes perdantes.
Elles seront sous peu traitées en citoyens de seconde zone.
Mais notre gauche phallocrate n'y trouvera rien à redire.
Pardi, 85% des voix d'une communauté, ça se chouchoute !
Et tant pis si c'est au prix de la vie et de la liberté de millions d'égyptiennes. Elles ne votent pas aux élections françaises.