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Hollande à Beyrouth : la France est-elle toujours aussi influente au Liban ?

Publié le 04 novembre 2012
François Hollande s'est rendu ce matin au Liban pour s'entretenir avec son homologue Michel Sleimane. Si le pays du Cèdre a toujours entretenu des relations amicales avec la France, cette dernière a-t-elle vraiment toujours de l'influence au Liban ?
Karim Emile Bitar est énarque, géopolitologue et consultant.ll est chercheur associé à l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS), et  directeur de la revue L’ENA.
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Karim Emile Bitar
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Karim Emile Bitar est énarque, géopolitologue et consultant.ll est chercheur associé à l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS), et  directeur de la revue L’ENA.
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François Hollande s'est rendu ce matin au Liban pour s'entretenir avec son homologue Michel Sleimane. Si le pays du Cèdre a toujours entretenu des relations amicales avec la France, cette dernière a-t-elle vraiment toujours de l'influence au Liban ?

Atlantico : François Hollande s'est rendu ce matin au Liban pour s'entretenir avec son homologue Michel Sleimane. Le président de la République a multiplié les déclarations de soutien et les appels à l'unité du Liban après l'attentat à la voiture piégée qui a coûté la vie en octobre au chef des renseignements libanais et ravivé le spectre d'un retour à la guerre civile. Le pays du Cèdre a toujours entretenu des relations amicales avec la France. Concrètement, la France a-t-elle toujours de l'influence au Liban ? Comment cela a-t-il évolué ces dernières années ?

Karim Emile Bitar : Tout dépend de la façon dont on définit l’ « influence ». La France continue de bénéficier d’un soft power, d’une image de marque, d’un capital de sympathie, qui sont assez significatifs au Liban, et uniques dans la région. Est-ce que pour autant la France se sert suffisamment de ces atouts pour consolider son influence dans cette partie du monde ? Je n’en suis pas certain. Pour résumer à grands traits, on pourrait dire que l’influence économique stagne, que l’influence culturelle décline, et que l’influence politique se maintient mais qu’elle n’est pas toujours utilisée au mieux.

Economiquement, la France demeure l’un des principaux investisseurs étrangers, avec des IDE estimés à environ 260 M d’euros. Elle est le 5ème fournisseur et le 3ème client du Liban, mais le commerce bilatéral a légèrement reculé depuis deux ou trois ans. Une centaine d’entreprises françaises sont actives au Liban, dans des secteurs aussi divers que l’immobilier, le tourisme ou la consommation. Les banques françaises sont présentes même si elles ont considérablement réduit leurs activités et se contentent de participations minoritaires.

Dans le domaine culturel, il est plus difficile d’avoir des chiffres précis, mais le sentiment général est que la francophonie décline assez rapidement face au rouleau compresseur de la langue anglaise. Certes, le Salon du Livre francophone qui se tient en ce moment continue d’attirer un important public captif et enthousiaste, mais cela reste un microcosme qui n’est pas forcément représentatif de la société libanaise dans son ensemble. Les exploitants des salles de cinéma se voient reprocher par les élites francophones de ne pas diffuser suffisamment de films français. Ce à quoi ils répliquent qu’ils ne font que s’adapter aux goûts du public local et qu’en dehors d’un film comme ‘Intouchables’, la plupart des films français projetés durant les deux dernières années n’ont pas du tout trouvé leur public. Ce qui fait que des films français importants et « grand public » ne passent plus au Liban, alors qu’il y a trente ans, même des films d’auteur très difficiles d’accès trouvaient une audience. Pour ce qui est de la presse, il existe toujours un quotidien francophone, né en 1923, qui a trouvé un certain équilibre en réduisant les coûts mais plusieurs hebdomadaires en langue française ont disparu. Le secteur éducatif résiste bien, avec des institutions comme le Lycée Français, le Collège Notre-Dame de Jamhour ou l’Université Saint Joseph, mais ce ne sont plus, comme naguère, des passages obligés pour les élites libanaises et même dans les familles francophones, on voit de plus en plus de jeunes fréquenter des institutions anglo-saxonnes.

Pour ce qui est de l’influence politique, elle se maintient, mais il reste à savoir si l’on en fait le meilleur usage possible. Les ambassadeurs de France au Liban ont joué, au cours des dix dernières années, un rôle politique très important sur la scène locale, qui va bien au-delà du rôle que jouent les ambassadeurs dans la plupart des autres pays. Ils ont fait partie des quatre ou cinq principaux décideurs et ont pu influencer le cours des événements. Cette influence n’est pas forcément un signe de bonne santé. Elle reflète le sous-développement politique du Liban, qui demeure un Etat tampon de la géopolitique internationale, livré au jeu des puissances et dénué de véritable souveraineté. La classe politique libanaise demeure, comme au XIXème siècle, prisonnière d’une « culture des consuls » et les leaders locaux se précipitent chez les ambassadeurs américain, français, saoudien ou iranien pour demander des « conseils » et « coordonner l’action ». Un ancien ambassadeur de France m’a confié qu’il avait souvent été choqué par l’absence d’amour-propre et d’autonomie intellectuelle chez les politiciens libanais qui le sollicitaient.

Cela dit, si l’influence politique française se maintient, la France ne peut pas agir seule. Elle a organisé il y a quelques années une conférence interlibanaise à la Celle Saint Cloud, qui visait à favoriser un dialogue national libanais. Tous les acteurs ont répondu présents, même le Hezbollah. Mais la réunion n’a pas donné grand-chose. Lorsqu’il s’agit de résoudre une crise institutionnelle, de réunir les chefs de clan libanais et de les contraindre à accepter un consensus, seuls les pays du Golfe réussissent, comme l’Arabie Saoudite en 1989 avec les accords de Taëf qui ont mis fin à la guerre civile ou le Qatar en 2008 avec les accords de Doha qui ont permis de circonscrire un début de nouvelle guerre civile. Si ces pays du Golfe réussissent là où la France échoue, ce n’est pas en raison du brio de leur diplomatie mais parce qu’ils ont recours à la diplomatie du carnet de chèque, qui leur permet de graisser la patte des leaders communautaires locaux et de leur arracher ainsi des concessions. Le Qatar a dépensé des centaines de millions de dollars en 2008, dont ont bénéficié toutes les parties libanaises, lesquelles ont pu continuer à entretenir ainsi leurs réseaux clientélistes et fidéliser leurs affidés respectifs, ce qui a permis à un système totalement décadent de se perpétuer. Le système politique libanais demeure, en 2012, tel que l’avait décrit le général de Gaulle, un système tribalo-féodalo-confessionnel, tous les chefs de clans ayant en commun de refuser l’édification d’un Etat fort et d’institutions solides qui mettraient en danger leurs privilèges.

Par ailleurs, la France ne pourra pas gagner en influence si elle ne parvient pas à faire entendre un son de cloche distinct sur la scène internationale. Si elle se contente d’être un pays occidental comme un autre, d’être à la remorque des Etats-Unis, son influence se réduira par la force des choses.

En quoi une forte influence française au Liban est-elle indispensable à l'action de la diplomatie française dans la région ?

Jacques Chirac disait souvent qu’il fallait que le Liban devienne la « clé de voûte » de la politique française au Moyen-Orient. Le Liban est en effet à la croisée de plusieurs enjeux fondamentaux pour la diplomatie française. La France souhaite semble-t-il être en flèche sur les dossiers syrien et iranien. Ces dossiers se jouent en grande partie au Liban. Le Liban est également concerné au premier plan par la rémanence du blocage israélo-arabe. Finalement, le Liban est un des terrains sur lesquels la France cherche à défendre un pré-carré dans le domaine culturel et linguistique.

La France a énormément d’atouts pour se doter d’une ambitieuse politique libanaise qui puisse rejaillir positivement sur sa diplomatie régionale. La France connaît intimement le Liban pour en avoir été la puissance mandataire entre 1920 et 1943. L’accession du Liban à l’indépendance en 1943 s’est faite dans des conditions relativement sereines. Il n’y a donc pas de contentieux historique lourd, il n’y a pas de plaies béantes ou d’acrimonies comme celles qui peuvent caractériser les relations franco-algériennes. La France compte au Liban beaucoup d’amis et a réussi à s’ouvrir progressivement à toutes les communautés libanaises, après une longue histoire durant laquelle les relations furent essentiellement axées sur l’Eglise maronite.

Le grand problème est qu’il faut concilier un tant soit peu les deux grandes dimensions de la relation franco-libanaise : la dimension affective et « émotionnelle », d’un côté, la dimension de la géopolitique (et de la realpolitik) de l’autre côté.

Si l’on aborde la relation affective, on peut remonter très loin dans l’histoire. Certains soutiennent que la relation a débuté avec le roi Saint-Louis, ils rappellent les relations entre Louis XIV et les chrétiens libanais ; ils évoquent Napoléon Bonaparte qui a accueilli une délégation libanaise en leur disant : « Vous êtes français de temps immémorial ! », ou encore la phrase du général de Gaulle selon lequel : « "Les Libanais sont le seul peuple dont jamais, à aucun moment, le cœur n’a cessé de battre au rythme de celui de la France ». On peut aussi rappeler les scènes émouvantes qui eurent lieu dans la montagne libanaise après la libération de Paris en 1944, puisqu’on a vu des chrétiens, des musulmans et des druzes se réunir pour fêter ensemble, autour de feux de bois, la victoire de la France Libre contre le nazisme. Donc, le poids de l’histoire, les charges symboliques et affectives demeurent très prégnantes.

Mais à côté de cette dimension romantique, il y a les intérêts et le sempiternel jeu des puissances en Orient. Il ne faut pas oublier que, derrière les grands discours enflammés, la politique méditerranéenne de François 1er avait d’abord pour objectif de briser l’encerclement par les Habsbourg, l’expédition de Bonaparte en Egypte en 1798 avait pour but de couper la route des Indes aux Anglais, et que la politique de Napoléon III au Liban avait également pour cadre la rivalité franco-britannique sur fond d’empire ottoman affaibli. Comme toutes les autres puissances coloniales, la France n’a jamais hésité à instrumentaliser des minorités communautaires pour servir ses intérêts et que les minorités en question ont souvent souffert de ces politiques. Par ailleurs, il y a souvent une contradiction flagrante entre les grands principes et les politiques menées au-delà des mers. La France laïque et républicaine n’a jamais hésité à jouer les arabes contre les berbères en Afrique du Nord ou encore les maronites contre les druzes au Levant. La France laïque est en partie responsable de l’institutionnalisation au Liban d’un système politique communautariste totalement rétrograde dont le Liban peine désormais à se débarrasser. On prêchait l’égalité des hommes et l’intégration républicaine en métropole alors même qu’on essentialisait et qu’on accentuait les différences communautaires et les clivages en Orient.

Aujourd’hui encore, ces deux dimensions, l’affective et la géopolitique, sont encore présentes simultanément, et les contradictions demeurent. Les objectifs poursuivis par la France en Syrie et en Iran peuvent éventuellement, à terme, être bénéfiques aux Libanais. Mais les Libanais peuvent être aussi les premiers à payer les pots cassés si ces politiques échouent.

L'année dernière, au début des premières répressions en Syrie, les factions prosyriennes du Liban menaçaient de «punir» Paris de sa position en pointe contre la répression menée par Damas. Les intérêts français sont-ils toujours menacés au Liban ? De manière générale, quelle réputation à la France dans l'opinion publique libanaise ?

En effet, certains hommes politiques libanais connus pour être les porte-voix officieux du régime syrien ont adressé des menaces même pas voilées au contingent français de la FINUL. Le problème n’est pas l’image de la France dans l’opinion publique libanaise, qui est plutôt bonne ; mais si une puissance régionale voulait envoyer à la France un message sanglant, il suffit d’un groupuscule pour réussir une action terroriste. Pour le reste, la polarisation au Liban est extrême, deux camps d’importance plus ou moins égale se font face, chacun de ces camps disposant de ses propres grilles de lecture, de ses propres discours, de ses propres médias audiovisuels. Le clivage porte essentiellement sur des questions de politique étrangère, sur l’attitude à adopter par rapport au régime d’Assad, et par rapport au conflit irano-américain.

François Hollande a dénoncé des "tentatives de déstabilisation" du Liban. Ceci peut-il être considéré comme un durcissement de la position française à l'égard du régime de Bachar al-Assad ? Comment cette dernière peut-elle évoluer dans les prochaines semaines ?

La France a été dès le départ en pointe sur la question syrienne. Il y a une certaine continuité là-dessus, entre les politiques de Nicolas Sarkozy et de François Hollande. Le changement de cap avait eu lieu précédemment, au milieu du mandat de Sarkozy. A son arrivée au pouvoir, Nicolas Sarkozy a souhaité prendre le contre-pied de la politique de Jacques Chirac et tendre la main à Bachar El Assad. Des négociations menées par Claude Guéant ou par Ziad Takieddine ont permis de réchauffer les relations franco-syriennes et Assad fut invité à défiler sur les Champs Elysées lors du sommet de l’Union pour la Méditerranée. Grâce à la France et à la Turquie, Assad a ainsi réussi à réintégrer la communauté internationale après avoir été considéré comme un paria durant dans les deux années qui avaient suivi l’assassinat de Rafic Hariri. Très vite toutefois, aussi bien Nicolas Sarkozy que Recep Tayip Erdogan ont pris acte de l’échec de la politique de la main tendue. Ils se sont au contraire estimés trahis par Assad et ont adopté des positions de plus en plus dures contre son régime, appelant clairement au départ d’Assad. Hollande s’est inscrit dans cette ligne. Il sait toutefois qu’une intervention en Syrie serait extrêmement hasardeuse et la France s’efforce aujourd’hui de coordonner son action avec les pays arabes du Golfe qui souhaitent eux aussi la chute rapide d’Assad. C’est pour cela que François Hollande visitera également l’Arabie Saoudite, pour aborder la question de la rénovation des frégates et la question syrienne. La France souffre toutefois d’un même vieux tropisme qui consiste à vouloir boxer dans la catégorie supérieure. Cette stratégie avait remarquablement réussi avec le général de Gaulle. Elle n’est désormais plus possible. Ce sont très clairement les Etats-Unis qui détermineront la suite des événements en Syrie. Or la France a parfois mis la barre encore plus haut que les Etats-Unis, notamment lorsque François Hollande a annoncé qu’il reconnaîtrait un gouvernement provisoire syrien, ce que les Américains estiment prématuré. La France fait donc un pari risqué sur le dossier syrien. Si le régime d’Assad chute rapidement, elle en tirera les bénéfices et les révolutionnaires syriens sauront se montrer reconnaissants. Par contre, si le régime d’Assad se montre résilient et parvient, avec le soutien russe et iranien, à se maintenir en place, les intérêts de la France au Levant pourraient en être affectés.

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joris24r
- 04/11/2012 - 14:24
Que v a t il
Faire dans cette galèrev en tant que Tounul 1 er