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Cécile Duflot veut ouvrir des places supplémentaires d'hébergements pour les sans-abri avant l'arrivée des grands froids.
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Cécile Duflot veut ouvrir des places supplémentaires d'hébergements pour les sans-abri avant l'arrivée des grands froids.
Homeless

Hébergement d'urgence pour les sans-abris : ces 50 millions d'euros qui ne servent à rien

Publié le 19 octobre 2012
La ministre du Logement Cécile Duflot a présenté jeudi les premières lignes de son projet d'aide au logement et à l'hébergement : avancement du plan hivernal, baisse de loyers des logements sociaux, suivi des sans-abris à la fin de l'hiver.
Julien Damon
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Julien Damon est professeur associé à Sciences Po, enseignant à HEC et chroniqueur au Échos. Fondateur de la société de conseil Eclairs, il a publié, récemment, Les familles recomposées (PUF, 2012), Intérêt Général : que peut l’entreprise ? (Les Belles...
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La ministre du Logement Cécile Duflot a présenté jeudi les premières lignes de son projet d'aide au logement et à l'hébergement : avancement du plan hivernal, baisse de loyers des logements sociaux, suivi des sans-abris à la fin de l'hiver.

Atlantico : Dans une interview accordée à La Croix, la ministre de l’Egalité des territoires et du Logement, Cécile Duflot, a déclaré vouloir avancer le plan hivernal pour que les sans-abris ne soient pas remis à la rue à la fin de la saison et que "cet hiver ne ressemble pas aux hivers précédents". Madame Duflot dit refuser que des enfants soient séparés de leur famille pour des raisons financières. L’attribution de 50 millions d’euros supplémentaires va-t-il lui permettre de tenir ces promesses ?

Julien Damon : Je ne pense pas que ce soit avec ce genre de déclarations pleines du sentiment de la saine indignation que l’on peut avancer dans ces politiques légitimes et efficaces de lutte contre la grande pauvreté, en particulier sur les questions d’errances et de sans-abris. Ce qui me surprend le plus dans les propos de Madame Duflot, c’est que c’est la même chose que l’on entend depuis des décennies. Chaque année, on nous dit au début de l’hiver qu’il y a de plus en plus de monde dans les rues, que cette population rajeunie et se féminise et surtout qu’il n’y a pas assez de place et qu’il faut plus d’argent. Une fois de plus, on nous ressort cette politique du thermomètre qui est en fait une politique de guignols car cela ne concerne pas les vraies questions autour du sujet.

Lorsque l'on réfléchit à l’efficience de ce genre de politiques, on doit s'inquiéter en réalité des sommes colossales qui y sont consacrées. En effet, si on regarde la somme des financements consacrés à l’hébergement d’urgence, l’hébergement de long terme mais aussi l'accueil des demandeurs d’asiles, au RSA, à la CMU voire à l’AME, on arrive à des montants très importants. La seule politique d'accueil des sans abris et des demandeurs d'asiles représente près de 3 milliards d’euros pour l'Etat (sans prendre en compte les dépenses des collectivités territoriales). Nous sommes le seul pays à dépenser autant, à être aussi généreux et tolérant. C’est pour cela que je trouve insupportable le paradoxe entre ce que l’on voit dans les rues et ce qui se dit dans les couloirs des associations et des administrations qui coopèrent dans une joyeuse commisération à l’égard de la situation mais qui ne changent absolument pas de logique malgré un échec évident. Ce qui me dérange le plus, c’est aussi de voir que cet hiver qui arrive ne présente rien de différent, les affiches et les prises de position sont toujours les mêmes. On en appelle à la générosité étatique et à la mobilisation d'urgence comme si on ne faisait rien en France.

Peut-on pour autant reprocher à Cécile Duflot de vouloir augmenter le nombre de places d’accueil ?

Quels sont les objectifs ? Combien de personnes sont réellement dans la rue ? Quels sont les véritables systèmes d’informations qui permettent d’évaluer cette situation ? Qui sont les responsables ? Que peut faire tout bon citoyen qui croise quelqu’un qui mendie avec un enfant alors que c’est interdit par le code pénal ? On peut continuer à augmenter le nombre de places d’accueil par milliers la question de fond, c’est de savoir combien de personnes sont concernées et si les structures d'accueil permettent vraiment de s'en sortir. 

Les rues françaises connaissent une tiers-mondisation rampante qui exaspère les riverains et les voisins. Les trottoirs et les cabines téléphoniques sont devenus des remises et on nous fait le coup de l’hiver 1954. La vérité c’est qu’il y a un problème de massification de l’errance et de la mendicité venant notamment de l’Est de l’Europe. Sur le sujet des Roms, je suis Vallso-Sarkozien ou Sarko-Vallsien. Je ne sais pas quel est le terme le plus adapté mais ils ont tous les deux pris des dispositions concrètes face à l’exaspération des Français. Les riverains en ont marre de voir leurs rues sales et leurs enfants qui marchent dans les excréments de gens qui sont plongés dans une situation tout à fait indigne et que l’on laisse vivre ainsi. L’un des points d’entrée de ce dossier, c’est la traite des êtres humains qui est une véritable forme d’esclavage. Elle pourrait facilement être réduite, à condition d'être plus réaliste et moins angélique, en particulier pour ce qui concerne les enfants. Ces gamins qui sont exploités et que l’on force à mendier devraient être immédiatement confiés à l’aide sociale en France pour être protégés et cela quelque soit leur nationalité. Que ce soit l’expert ou l’habitant moyen, cette situation est visible partout et tous les jours. N’importe qui, dans les villes, en fait l'expérience quotidienne.

Le fond du problème, à mon sens, tient dans l’incapacité de l’Etat à la française pour répondre à toutes ces questions. L’Etat pense pouvoir régler un problème qui le dépasse par le haut et par le bas. Par le haut, car dans un espace européen ouvert, la question des sans-abri n’a pas de frontières nationales. Et ce sont les pays les plus accueillants (dont au premier rang la France) qui sont accusés de ne pas faire assez. C’est un comble. L’Etat est également dépassé par le bas, car ce sont les villes qui peuvent et doivent agir.

Toutes les annonces récentes, notamment en termes de nouvelles dépenses, me semblent relever d’une logique de fuite en avant et des fonds perdus versés dans le tonneau des danaïdes. On peut se draper de bons sentiments et dire que les gens qui se préoccupent, d’abord, des questions de performance publique sont des « méchants » mais il est insupportable de voir se développer et se renforcer une industrie de l’hébergement. Les associations, opératrices de ces politiques nationales, sont en quasi intégralité financées par les fonds publics. Et tous les ans de nouveaux programmes et de nouvelles dizaines de millions d’euros sont annoncés.  Or rien ne semble progresser. Les associations nous disent que tout va mal et l’on peut observer à l’œil nu l’augmentation de la mendicité et du nombre de campements dans nos rues . Tant que nous n’aurons pas d’objectifs chiffrés, de système d’information efficace, de pratiques un rien plus coercitives, nous n’avancerons pas.

Que penser de l’avancement du plan hivernal et la mise en place d’un suivi social pour éviter de remettre les sans-abri dans la rue à la fin de l’hiver, cela peut-il changer leurs conditions à terme ?

C’est une rhétorique que l’on entend tous les ans depuis 20 ans. Qui plus est, il faut savoir que cela est déjà contenu dans le droit. En effet, dans le DALO, le droit au logement opposable, on trouve aussi ce que l’on appelle le DAHO, le droit à l’hébergement opposable ,qui permet un certain maintien dans le lieu. Evidemment d’un point de vue de la justice c’est d’une complexité administrative sans bornes et pose de multiples questions de priorité quant à savoir qui doit bénéficier de quoi (en l’espèce d’un logement gratuit). Plus fondamentalement, je pense que la compassion, rappelée chaque année,, ne peut donner lieu à une politique publique réfléchie et efficiente, qui délimiterait les priorités, et qui affecterait raisonnablement les ressources entre l’hébergement d’urgence, d’insertion et le logement social. Hélas, on ne fait, une fois de plus, que du bricolage dans une politique qui n’a fait chaque année que se complexifier davantage. Plus que de la compassion et de l’appel à la compréhension (c’est le discours lénifiant sur le supposé nécessaire « changement de regard »), il faut de la rationalisation et de la responsabilisation.

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Commentaires (15)
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vigil
- 19/10/2012 - 19:13
La France accueille
chaque année 100 000 immigrés de plus (sans compter les clandestins qui bénéficient de toute façon des mêmes droits sociaux) et l'on s'insurge contre notre incapacité à traiter le problème des mal-logés et de la pauvreté dans notre pays !
Cette incapacité, si on écoute bien ceux qui crient le plus fort (ceux -la même qui réclament encore plus d'ouverture de nos frontières vers le Sud ....), viendrait 1/ de notre égoisme issu évidemment de l'héritage judéo-chrétien (étant entendu que l'islam est plus charitable), 2/ de notre système capitaliste qui capte tous les bénéfices sur le dos des plus déshérités.
Ce charivari, cette escroquerie intellectuelle, ce rendez-vous annuel fixé par les médias, pour développer les théories fumeuses, me fatiguent.
A quand un peu de bon sens ?
Ravidelacreche
- 19/10/2012 - 18:10
@altec et @laurent sot
C'est à la fin de l'hiver qu'on verra les résultats .
fms
- 19/10/2012 - 17:34
@ anubis
Accuser les associations d'aide de se nourrir de la misère des SDF et de cultiver l'échec de la réinsertion des personnes dans la rue pour augmenter leur pouvoir et leur rémunération est absolument immonde.
Qui est capable d'affirmer aujourd'hui que l'action des resto du coeur a été inutile ? Qui est capable de dire qu'il vaut mieux laisser un individu sous un porche par -5°C que de lui ouvrir une place dans un centre d'accueil ?
Ce n'est pas de la bonne conscience, c'est de l'humanité
Que le système ne soit pas parfait et qu'il nécessite des modifications, probablement, je n'en sais rien. Mais affirmer que les 50 millions (sur 371 milliards de budget) donner par l'état sont une gabegie est proprement mensonger.
Quant à revoir l'approche, où sont les solutions proposées par l'auteur ? Rien, nul, néant... Juste un petit coup bas sur les Roms, nouveaux boucs-émissaires de notre société.
Le titre de l’article aurait juste du être "Otez ces pauvres que je ne saurais voir, il gène ma vue".