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Pendant 15 ans, Jean-Marc Ayrault fut le voisin de François Hollande à l'Assemblée nationale.
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Jean-Marc Ayrault : ce que François Hollande pense vraiment de lui

Publié le 06 octobre 2012
"Simple", "élégant" et "pudique" : tels sont les mots utilisés par François Hollande pour décrire son Premier ministre. Jean-Marie Biette revient sur les raisons qui ont poussé le président à choisir Jean-Marc Ayrault. Extraits de "Ayrault, l'inconnu de Matignon" (1/2).
Jean-Marie Biette est directeur départemental de Ouest France.Il est l'auteur de "Ayrault, l'inconnu de Matignon" aux éditions de l'Archipel. 
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"Simple", "élégant" et "pudique" : tels sont les mots utilisés par François Hollande pour décrire son Premier ministre. Jean-Marie Biette revient sur les raisons qui ont poussé le président à choisir Jean-Marc Ayrault. Extraits de "Ayrault, l'inconnu de Matignon" (1/2).

Inconnu des Français mais bien connu des Nantais, Jean-Marc Ayrault est également très bien connu de celui qui l’a fait roi à Matignon. François Hollande fut en effet, pendant plus de quinze ans, son voisin à l’Assemblée. Il a partagé avec lui nombre de petits déjeuners stratégiques à l’hôtel Matignon, lorsque Lionel Jospin était Premier ministre de Jacques Chirac, de 1997 à 2002.

Le président de la République en dresse un portrait assez intime, balayant d’un revers de plume l’image d’austérité froide collant aux basques du chef du gouvernement : « Jean-Marc Ayrault a de la pudeur, il sépare avec raison la vie privée de la vie publique, il fait preuve de discrétion. » François Hollande va même plus loin, reconnaissant à son Premier ministre une vertu devenue rare, à ses yeux, en ces temps de vie politique ultramédiatisée, dérivant parfois vers le people : « Il s’adresse à la raison plus qu’aux émotions. Ce n’est ni de la froideur, ni de la timidité, ni même de la réserve. C’est une façon digne de concevoir l’action publique. Pour le reste, je connais la chaleur de sa personnalité, sa simplicité et aussi son élégance. »

Politiquement, François Hollande lui trouve, sans surprise, bien des qualités : « La proximité avec les Français, la connaissance des problèmes réels de leur vie quotidienne : cela lui vient sans doute de sa très longue expérience de maire de Nantes. » La proximité étant – à tort ou à raison – revendiquée et affichée par tout élu politique visant de hautes fonctions, quelles qualités ont réellement emporté la décision de François Hollande ? Parmi elles, on trouve le courage. Selon le chef de l’État, Jean-Marc Ayrault « est un homme qui assume ses responsabilités, qui a le sens de la décision et qui en accepte les conséquences ».

Face à des députés de gauche élus sur des attentes sociales fortes, que la conjoncture contrariera immanquablement, François Hollande lui prête aussi les talents d’un général associant fermeté et diplomatie avec ses troupes de la majorité : « Il l’a prouvé pendant quinze ans à la tête du groupe socialiste de l’Assemblée nationale. J’apprécie sa capacité à dialoguer, rassembler, trouver les voies du compromis. Pour lui, bien écouter, c’est déjà bien gouverner. » Le seul défaut que le chef de l’État reconnaisse à son Premier ministre ira droit au coeur de l’intéressé : « Je le soupçonne parfois d’aimer Nantes plus que tout… »

En 2004, alors premier secrétaire du PS, François Hollande avait confié au journaliste Alain Besson, auteur de la première biographie de Jean-Marc Ayrault, trouver un profil de social-démocrate allemand à son voisin du Palais-Bourbon. Il n’a pas changé d’avis et n’hésite pas à aller plus loin encore : « C’est toujours mon jugement, et il est à l’honneur de Jean-Marc Ayrault. La social-démocratie allemande est un mouvement politique audacieux, innovant, très lié à la société civile dans toutes ses composantes.

Elle est capable d’incarner une opposition résolue, constructive, force de protestation et surtout de proposition. Le moment venu, appelée au pouvoir, elle l’exerce toujours avec efficacité. La social démocratie allemande, c’est une bonne illustration de la gauche de gouvernement : celle qui ne renonce ni à être de gauche ni à gouverner. »

Jean-Marc Ayrault n’est pourtant pas le seul à posséder ce profil réformiste au sein de la gauche française. Alors, finalement, pourquoi lui plutôt qu’un autre ou une autre à Matignon ? Le chef de l’État s’explique ainsi : « Je l’ai choisi parce que ses succès à la tête d’une des plus grandes villes françaises, sa connaissance intime du Parlement et ses vertus d’énergie et de tempérance le qualifiaient particulièrement pour une fonction qui exige à la fois de la volonté et de la sérénité. Je l’ai choisi aussi parce que je sais qu’il mettra tout en oeuvre, malgré les difficultés, pour que soit appliqué le projet présidentiel auquel il a contribué et que les Français ont adopté.

Je l’ai choisi enfi n parce que j’étais sûr de travailler avec lui en confi ance et en amitié. »

Sur ce dernier point, François Hollande a pu être rassuré lors du discours de politique générale de Jean-Marc Ayrault au Palais-Bourbon, le 3 juillet 2012.

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Extrait de "Ayrault, l'inconnu de Matignon", Archipel (3 octobre 2012)

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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Commentaires (7)
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stephanoise
- 07/10/2012 - 00:13
petite pause "people"de gôôôche
n'oublions pas que Jean Marc fut un temps l'amant de la Ségolène pendant que FH faisait un enfant avec Anne Hidalgo...
a la lueur de cette info que tout le monde connait, les compliments prennent une autre allure et les mots un autre sens...
et il faut quand même être complètement tordu pour prendre comme principal collaborateur celui qui a couché avec votre copine ! mais, dans ce milieu goôôchiste bobo des quartiers chics, ça doit être la "classe" de vivre sans moralité, sans scrupules et sans remords...qu'ils ne viennent donc pas nous donner des leçons de morale, venant d'eux, c'est du niveau du fonds des caniveaux...
Salvatore Migondis
- 06/10/2012 - 17:04
Ḩéhé..
5 commentaires quand même sur ce non-sujet..! Allez.. maintenant ça fait 6.
My-Home-Is-My-Castle
- 06/10/2012 - 16:23
En tout cas
il ne lui fera pas d'ombre ! C'est difficile, vu le president falot et peu charismatique que nous avons !