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Avant la retraite théâtre
Avant la retraite théâtre
Atlanti Culture

"Avant la retraite" de Thomas Bernhard : il est encore fécond le ventre…

Publié le 29 octobre 2020
"Avant la retraite" de Thomas Bernhard au théâtre de la Porte Saint Martin.
Anne-Claude Ambroise-Rendu pour Culture-Tops
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Anne-Claude Ambroise-Rendu est chroniqueuse pour Culture-Tops. Culture-Tops est un site de chroniques couvrant l'ensemble de l'activité culturelle (théâtre, One Man Shows, opéras, ballets, spectacles divers, cinéma, expos, livres, etc.).
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"Avant la retraite" de Thomas Bernhard au théâtre de la Porte Saint Martin.

"Avant la retraite" de Thomas Bernhard 

Mise en scène : Alain Françon
Avec Catherine Hiégel, André Marcon, Noémie Lvovsky

 

INFOS & RÉSERVATION
Théâtre de la Porte St Martin
18 Boulevard Saint-Martin
75010 Paris
Tél. : 01 42 08 00 32
http://www.portestmartin.com
Jusqu’au au dimanche 22 novembre, le vendredi à 18h, le samedi à 17h le dimanche à 16h

 

RECOMMANDATION
Excellent


THEME
Nous sommes le 7 octobre, jour anniversaire de la naissance d’Himmler qu’on s’apprête à célébrer en secret dans la maison des Höller. Les deux sœurs, Clara, paralysée depuis qu’elle a été touchée lors d’un bombardement des alliés et qui vit dans les livres et les journaux, et Véra, qui règne sur cette famille, attendent leur frère, Rudolf, ancien directeur de camp d’extermination, devenu après s’être caché pendant dix ans, président du tribunal de la ville. Les deux sœurs s’affrontent. Rudolph arrive et la soirée, grotesque, absurde, terrifiante, peut commencer.

 

POINTS FORTS
Un texte percutant avec ce « style irrité » qui est bien la caractéristique de Thomas Bernhard pour un sujet fort et important. La scène de feuilletage de l’album de photo est sans doute un des plus beaux exemples de ce que la cruauté peut offrir au théâtre « comme c’est joli ces arbres-là, quel charmant paysage » s’extasie Véra en examinant une photographie du camp.

Le jeu exceptionnel de Catherine Hiegel donne à Véra son onctuosité, son effarante mauvaise foi et sa vraie tendresse incestueuse, maternelle et dévoratrice. Une femme dont les phrases lapidaires disent toute la monstruosité que peut contenir un humain.

La mise en scène (ainsi que les éclairages et la musique) offre ce qu’il faut de sobriété et de retenue, ménageant une sorte d’hystérie feutrée qui sied particulièrement à ce huis clos familial.

 

POINTS FAIBLES
On connait la manière théâtrale de Thomas Bernhard, la succession de ses longs monologues, ses répliques répétitives et le caractère obsessionnel du propos, au risque de patiner un peu, ce qui est le cas ici.

Le tiers, incarné par la sœur paralysée, Clara, est finalement peu fonctionnel et donc peu justifié. Certes, cette femme mutique apporte quelques éléments d’information (sur la petite servante, sur l’inceste entre son frère et sa sœur, sur son propre attachement à la démocratie et donc son hostilité à ce qui se passe dans sa maison et dans sa famille) mais rien de plus. Pour le reste elle grimace surtout, témoin muet d’un drame marqué par l’abjection et contre lequel elle ne peut rien. Figure de l’impuissance bien sûr, métaphore d’une démocratie menacée par ce qui continue de se jouer dans la clandestinité des familles et des souvenirs, mais qui manque singulièrement d’épaisseur dramaturgique.

 

EN DEUX MOTS
Ce huis clos horizontal – un frère, deux sœurs, dont aucun n’est devenu parent (« le mariage est une chose épouvantable ») et qui restent soudés comme des enfants – et forcément étouffant, est marqué, comme tout le théâtre de Thomas Bernhard, par une brutalité, une férocité et une ironie qui servent l’imbrication du politique et de l’intime. La pièce ne se contente pas de noter la permanence du nazisme et de l’antisémitisme en Allemagne (ou en Autriche ?), elle met aussi et plus largement en exergue le jeu des représentations sociales et ce qu’elles dissimulent d’abjection et d’hypocrisie, de vide surtout au cœur même de la vie d’une fratrie divisée et vouée au ressassement. « Ce dont il s’agit c’est de perfectionner le rôle que nous jouons » profère Véra.

 

UN EXTRAIT
« Notre père nous a appris la méfiance comme c’est bien que nous l’ayons écouté ».

 

L'AUTEUR
Pensionnaire dans un internat nazi en Autriche en 1943, Thomas Bernhard sait tout ou presque du nazisme au quotidien et de la manière dont il joue avec les âmes. Ecrite en 1979, c’est-à-dire en plein réexamen par la génération issue de la guerre du passé nazi du pays (« les gens sont recommencé à fouiller le passé » dit l’un des protagonistes de la pièce), Avant la retraite a suscité la polémique. Beaucoup y ont vu avec raison une dénonciation sans concession de la persistance des démons politiques anciens dans l’aire germanique, la condamnation du conformisme et de l’hypocrisie d’une société autrichienne qui fut complice et pas seulement victime de la sauvagerie hitlérienne.

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