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© JOEL SAGET / AFP
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Atlantico Litterati

Daniel Pennac, rêveur sacré

Publié le 19 janvier 2020
Daniel Pennac, ex prof de lettres devenu auteur à (grands) succès publie aujourd’hui «La loi du rêveur » (Gallimard). Une réflexion sur l’art et la création littéraire, assortie d’un superbe hommage à Federico Fellini.
Annick Geille est une femme de lettres et journaliste française, prix du premier roman 1981 pour Portrait d'un amour coupable et prix Alfred-Née de l'Académie française 1984 pour Une femme amoureuse. Elle est également la cofondatrice, avec...
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Annick Geille est une femme de lettres et journaliste française, prix du premier roman 1981 pour Portrait d'un amour coupable et prix Alfred-Née de l'Académie française 1984 pour Une femme amoureuse. Elle est également la cofondatrice, avec...
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Daniel Pennac, ex prof de lettres devenu auteur à (grands) succès publie aujourd’hui «La loi du rêveur » (Gallimard). Une réflexion sur l’art et la création littéraire, assortie d’un superbe hommage à Federico Fellini.

« J’aime admirer, c’est chez moi une autre façon de lire », dit le narrateur de Daniel Pennac- double de l’auteur-, dans « La loi du rêveur ». Cette formule résonne longtemps en nous, du haut de sa simplicité. Elle résume le concept du livre. L’entreprise romanesque est ainsi nommée, avec une économie de moyens caractérisant la forme qu’a choisie Daniel Pennac pour ce conte philosophique. Admirer. Lire. Ces deux paradigmes « tiennent » les personnages et l’intrigue de la Loi du rêveur, roman assez loufoque au premier degré, dans le style de Lewis Carrol. Daniel Pennac a beaucoup écrit pour la jeunesse : l’ex prof cultive une complicité affectueuse- donc éclairée- avec l’élève allergique à la raison cartésienne. (cf. « Chagrin d’école »- Prix Renaudot), et « Comme un roman » (Gallimard/Folio), œuvres dédiées à cette chance qu’est l’enthousiasme partagé.

C’est à la lecture que Daniel Pennac doit la vie, et ce qu’il a (brillamment) fait de la sienne. L’ex pensionnaire qui, en son dortoir glacé, lisait en cachette Alexandre Dumas ou Victor Hugo, « lampe de poche cachée sous les couvertures », se souvient de cet éblouissement, à la minute près. L’écrivain qu’est devenu ce lecteur transporté considère sa dette morale à l’aune de son plaisir d’être écrivain. il se doit de transmettre à chaque livre un peu de son trésor à d’autres rebelles, aussi moqueurs qu’il le fut, quoique moins chanceux, de sorte qu’ils puissent prendre, eux aussi, leur envol. Avec « La loi du rêveur », Daniel Pennac nous offre à la fois sa vision de la lecture- un exercice d’admiration (autrement, le lecteur ne lit plus), et sa définition de la vie : entraîné par son enthousiasme de lecteur, l’auteur a « besoin » de ressentir de l’admiration pour plus « grand » que lui dans la vie. L’amateur d’art et/ ou de littérature finit toujours par rencontrer ses « héros dans la vie réelle », (cf. Le questionnaire dit « de Proust », popularisé par Bernard Pivot) ; il provoquera ces rencontres capitales- donc romanesques- dans la réalité, puis les écrira.« L’écriture procède de la lecture », rappelle l’auteur de « La loi du rêveur ». Cet instant précis, ce moment que nous vivons, tellement étrange et qui nous bouleverse, rêve ou réalité ? Lequel d’entre nous, un jour, ne s’est posé la question ?

« Qu'est-ce donc la vie? Une illusion,
une ombre, une fiction.
Le plus grand bien est peu de chose,
car toute la vie n'est qu'un songe,
et les songes rien que des songes »
nous répond Pedro Calderón de la Barca (1600 -1681, « La vie est un songe »). 

Ce pourquoi Daniel Pennac songe au sens de la vie, ainsi qu’à la fonction de l’art. Presque sec, à force de travail sur la phrase, le roman avance à reculons. Il semble débuter dans la gaieté rassurante des prolégomènes propres à l’autofiction, mais il s’agit d’une fausse piste ; l’intrigue est battue en brèche dans la seconde partie. Celle-ci détricote ce que nous lisions la veille, tout en révélant des vérités que nous n’avions pas vues. L’auteur chérit la fantaisie et nous entraîne parmi les nodules -très étudiés- d’une savante construction littéraire. Le récit procédant par saynètes- apparemment limpides-, sert une intrigue que nous croyions transparente, elle aussi, alors qu’il s’agit d’un leurre, un trompe-l’oeil. Daniel Pennac veut rendre perceptible la réalité du rêve contrastant avec ce côté-parfois- irréel de nos vies. Il y parvient si bien qu’il nous joue des tours. Nous marchons, que dis-je nous courrons ! Prouesse littéraire accomplie sans que nous le percevions pendant que le récit se déploie. Tout à coup, la narration se contredit, revient sur ses fondamentaux, si bien que, stupéfaits et ravis, nous découvrons que nous avons pris pour argent comptant ce qui n’était que chimères. Sacré tour de force de l’auteur, en pleine possession de ses moyens. « Raconter un rêve c’est l’imaginer autant que s’en souvenir. C’est transformer la sensation en récit », note Daniel Pennac. Par la magie du verbe de Pennac, nous devenons rêveurs nous aussi. Nous rêvons éveillés. Nous voyons littéralement ces bourgs engloutis, cette maison du Vercors dans laquelle la famille du narrateur se réunit chaque été. Ces statuaires qui n’existent pas. Nous observons ces nageurs bronzés, fiers de leurs peaux tatouées :« Tous tatoués, s’interroge le narrateur, « à quoi rime un si uniforme désir de singularité » ? L’auteur adore la prestidigitation, il nous offre au fil des pages ses tours de passe-passe avec ses souvenirs et révèle en fin d’ouvrage comment et pourquoi nous avons tort de croire ce que disent « les raconteurs d’histoires ». Nous sourions, le cœur serré, il s’agit en effet, nous le pressentions, mais l’auteur et son narrateur le confirment sans en faire des tonnes, d’envisager l’âge qui vient, le temps, la vieillesse en somme. Sans oublier ces accidents domestiques qui permettent au narrateur distrait d’entrer davantage encore et dans son rêve fellinien et dans sa vérité d’homme qui n’est plus jeune mais le semble pourtant. Le sens de la vie ? La beauté. CAD l’art. Celui de Fellini en particulier donne aux inquiets que nous sommes en secret les clefs du coffre.

La mère du narrateur a-t-elle -ou pas- travaillé jadis et naguère pour Federico Fellini, le génial créateur de « La dolce –Vita », « 81/2 », « La Strada », « Amarcord » (« qui signifie « je me souviens » « en dialecte romagnol », précise Daniel Pennac) ? «Fellini était habité par ses personnages », avant qu’il ne tourne ses films, poursuit le narrateur. « Il en rêvait ou les dessinait (…) Avant chaque tournage, il passait une annonce dans les journaux : Federico Fellini est prêt à recevoir tous ceux qui veulent le voir. Alors débarquaient au studio 5 de Cinecittà la foule de ceux qui, de leur côté, voulaient devenir une image fellinienne(…) »

« Je n’ai jamais rencontré Fellini, mon cinéaste préféré. Vu tous ses films, plutôt vingt fois qu’une mais rencontré jamais », regrette Daniel Pennac. Sa littérature répare l’injustice et ressuscite le plus grand cinéaste onirique de toute l’histoire du cinéma : le rêveur sacré.

Il y a dans « La loi du rêveur » le côté énigmatique des très bons livres. Ils ne se donnent jamais complètement ; ils offrent plusieurs entrées et niveaux de lecture. Ils ne nous quittent jamais tout à fait. Ils ont l’air autobiographiques, mais l’universel, en eux, nous chavire. Le narrateur de Daniel Pennac esquive nos questions pour nous offrir des réponses essentielles.

« Un écrivain, même bourré d’imagination, ça n’invente pas grand chose », conclut l’auteur, avec une modestie non feinte. Nous applaudissons le « faiseur d’histoires ».Un rêveur sacré, lui aussi.

« Peuple ! Ecoutez le rêveur sacré,

Dans votre nuit sans lui complète,

Lui seul a le front éclairé », commande le roi des rêveurs, Victor Hugo.

« La loi du rêveur »/DANIEL PENNAC/170 p/17 e

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DANIEL PENNAC, livre, critique
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