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Critique littéraire

La philosophie de la tragédie Dostoïevski et Nietzsche de Léon Chestov par les éditions Le Bruit du Temps

Publié le 07 janvier 2020
Léon Chestov, La philosophie de la tragédie. Dostoïevski et Nietzsche, éditions Le Bruit du Temps, 2019, collection de poche, 9 euros (avec une présentation de Ramona Fotiade et une postface de George Steiner).
Alice Ruffi, issue d’une famille d’amateurs d’art, est une lectrice passionnée de tous ces auteurs « irréguliers » d’hier et d’aujourd’hui, dont l’écriture nous éclaire et nous transforme.
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Léon Chestov, La philosophie de la tragédie. Dostoïevski et Nietzsche, éditions Le Bruit du Temps, 2019, collection de poche, 9 euros (avec une présentation de Ramona Fotiade et une postface de George Steiner).

Force est de constater que l’essor effréné des nouvelles technologies nous dotant d’outils de communication d’une rapidité et d’une capacité de diffusion inimaginables il y a juste quelques d’années, s’accompagne paradoxalement d’une restriction grandissante de la liberté d’expression. Ce droit n’est visiblement pas accordé à tout individu puisque celles et ceux qui osent défendre des idées contraires aux opinions soutenues par une majorité au pouvoir, se retrouvent aujourd’hui interdits d’antenne ou frappés d’interdiction de parole, même dans ces hauts lieux de la pensée que sont les universités. Le débat véritable, celui entre parties adverses, n’y est plus autorisé. Et cela au détriment de la qualité de la réflexion qui devrait accompagner tous les sujets fondamentaux dont dépend l’avenir de l’être humain.

Pour ne pas succomber à cette atmosphère répressive, la lecture des écrits de Léon Chestov (1866-1938), cet inconditionnel impénitent de la liberté absolue, constitue un antidote efficace. 

La réédition de La philosophie de la tragédie en collection de poche, est une occasion précieuse de s’initier à sa pensée. Avec huit titres publiés depuis 2010, Le Bruit du Temps a rendu à nouveau disponibles en français les principaux ouvrages du philosophe russe, dans des éditions se distinguant par leur élégance graphique et la qualité des appareils critiques. La présentation de Ramona Fotiade nous introduit à l’approche iconoclaste de Chestov qui fit sa réputation dans le milieu littéraire français des années 20, et nous éclaire sur la genèse de son oeuvre. 

Tout au long de sa vie, Chestov n’aura de cesse de se battre pour la liberté de ses choix. Les débuts de sa vocation d’écrivain sont marqués par une profonde crise morale. Né à Kiev de son vrai nom Lev Schwarzmann, il est partagé entre ses aspirations et la responsabilité de l’entreprise familiale de tissus. La soutenance de sa thèse de droit est interdite par la censure car il la consacre à la législation ouvrière en Russie. Son mariage avec une femme de religion orthodoxe le contraint à une vie d’errance pendant dix ans, afin d’éviter que la famille juive très respectée dont il est issu, n’en ait connaissance. Or la ténacité de Chestov porte ses fruits. Si son premier livre publié à compte d’auteur, Shakespeare et son critique Brandès, passe inaperçu, la publication en 1899 de L’Idée du Bien chez Tolstoï et Nietzsche, attire l’attention de la critique et du public. Serge Diaghilev l’invite à collaborer au Monde de l’art dont il est le rédacteur. La revue publiera Dostoïevski et Nietzsche (titre d’origine) en six numéros, avant sa parution en volume dès 1903. Jusqu’à la révolution d’Octobre, il continue de publier des articles et des livres dont L’Apothéose du déracinement qui va susciter des controverses. Il fréquente les cercles littéraires de Kiev et de Saint-Petersbourg, se rapprochant notamment de Soloviev, Berdiaev, Boulgakov, Rozanov ou de Remizov. 

En 1918, contraint de quitter Moscou, il émigre d’abord en Suisse avant de s’installer définitivement à Paris en 1921. À son arrivée, Chestov publie dans la NRF et est nommé professeur à l’Université de Paris où il donne un cours de philosophie. La réception positive de la traduction en français de deux premiers livres en 1923, lui vaut la reconnaissance de personnalités telles que Daniel Halévy, Charles Du Bos ou Albert Thibaudet. La philosophie de la tragédie est publié en 1926 aux éditions de la Pléiade dans la traduction de Boris de Schloezer, reprise dans la présente édition.Traducteur également de Dostoïevski, grand musicologue, et ami de Chestov, il sera à l’origine de la traduction de la majorité de son oeuvre. 

Dans ce livre rédigé en 1900 à Nervi, Chestov met en cause l’idée d’une justification morale du malheur et y élabore une « philosophie de la tragédie » qu’il développera dans ses ouvrages de la maturité. 

Lors de situations exceptionnelles aux confins de la vie et de la mort, la vérité de l’inéluctable tragédie de l’existence peut se révéler. Alors comment peut-on continuer à expliquer les absurdités et les horreurs infligées à l’être humain ? Selon Chestov la réponse aux tourments de l’âme face à cette terrible révélation ne peut être apportée par les philosophies spéculatives. Ni l’idéalisme, ni le positivisme ne parviennent réellement à changer cette vérité tragique. La seule solution admise étant celle de l’acceptation bénéficiant d’une prétendue consolation. Pour apaiser notre conscience nous nous soumettons à ce leurre, et au nom de l’éthique et de la logique, nous renonçons ainsi à notre liberté et demeurons esclaves sans nous en rendre compte. Chestov s’insurge contre la démarche spéculative qui dicte cette attitude de résignation excluant tout aspect problématique et indéterminé de l’existence. Ce qui est absurde pour la raison scandalise, mais ce qui offense doit être accepté humblement. Il faut alors rompre les digues érigées par les principes établis, en commençant par récuser l’universalité du principe de contradiction aristotélicien sur lequel repose la philosophie en Occident et toutes les sciences. Car c’est le caractère immuable donc arbitraire de cet impératif indiscutable qui étouffe la liberté individuelle. Si Chestov s’érige contre tout système de pensée, écartant les réponses raisonnables en faveur d’un doute radical, ce n’est pas par scepticisme mais pour ébranler coûte que coûte nos certitudes, et révéler ce qu’elles dissimulent : le besoin de sécurité, la crainte du risque, la peur de la liberté.

La philosophie de la tragédie est une lutte contre les évidences et une proposition de penser autrement, sans se soucier de paraître absurde : « Tous les jugements ont droit à l’existence ». En effet, la pensée chestovienne n’a que faire d’être reconnue comme scientifique puisqu’elle se fonde sur une critique de la raison en tant que dogme. Le philosophe russe clarifie sa position d’un ton ironique : « La philosophie de la tragédie ! Il se peut que la réunion de ces deux mots provoque un mouvement de protestation de la part du lecteur habitué à considérer la philosophie comme la généralisation dernière de l’esprit humain, comme le sommet de cette pyramide majestueuse qui se nomme la science contemporaine. » 

Toute l’oeuvre de Chestov aspire à donner une réponse différente au problème du mal et de la tragédie. C’est une tentative de redéfinir l’objet même de la philosophie comme véritable réflexion sur la condition humaine et le sens de la vie, en se plaçant au-dessus de tout principe universel. Cela nécessite un dépassement de la raison et de la morale pour réfléchir à partir de l’intériorité et de la subjectivité de l’individu : opposer la subjectivité à l’impartialité des raisonnements pour comprendre non pas les lois générales de l’univers, mais la signification des destinées individuelles. Ainsi la philosophie chestovienne annonce les courants existentialistes de l’après guerre. 

Les écrits de Chestov faisant écho à son approche, transgressent la forme du traité au profit d’essais philosophiques et littéraires d’un nouveau genre où il vise à « faire ressortir la pensée qui se fait jour dans l’oeuvre d’un auteur ». À travers une analyse subtile des romans de Dostoïevski et des écrits de Nietzsche, il montre comment s’accomplit leur profonde métamorphose face à la révélation de l’incompatibilité entre l’expérience tragique et l’édification morale. L’intuition de ce conflit insoluble se retrouve déjà dans son premier livre que Chestov consacre à Shakespeare et qu’il considère comme son premier professeur de philosophie. Son interprétation du célèbre vers d’Hamlet « Le temps est hors de ses gonds » révèle son refus de l’idéalisme qui ne permet plus de surmonter les malheurs lorsque le sens de l’existence s’effondre. Il faut renoncer à recoller les morceaux d’une vision idéale et quitter le point de vue de la morale. Ramona Fotiade précise que « La philosophie de la tragédie fait donc son apparition à la suite d’un processus irréversible de transformations des convictions que Chestov décrit dans son livre sur Dostoïevski et Nietzsche par rapport aux évolution des deux auteurs, mais aussi, indirectement, par rapport à sa propre expérience. » Pour mieux comprendre l’abandon de la position idéaliste de départ des deux auteurs, il oppose leurs conceptions aux positions de Tolstoï. Si ce dernier reste fidèle à l’idée de rédemption par la douleur, ils se révoltent contre la métaphysique du renoncement à soi au bénéfice de l’idée du bien. Dans leur prise de conscience de l’effondrement des valeurs établies, la pitié et la compassion ne suffisent pas à rendre acceptable la tragédie. Ainsi naissent « l’homme du souterrain » et « le surhomme » qui ne reconnaissent plus les notions de bien et de mal, ni la prétendue infaillibilité de la science et de la morale puisqu’elles ne reposent que sur la faiblesse et la crédulité humaines. 

Chestov suit à la trace cette progressive mais profonde transformation des convictions chez Dostoïevski, depuis son éclosion dans La Voix souterraine, sa confirmation ensuite dans Crime et châtiment, enfin son plein accomplissement dans Les Frères Karamazov. Au coeur de ces romans se trouve le problème métaphysique que pose l’inconciliable existence du mal avec celle de Dieu. Et dans la discorde qui opposaient Occidentaux et Slavophiles, entre promoteurs du modèle socio-politique européen et défenseurs des traditions russes, Dostoïeski perçoit avec acuité le danger que représente l’athéisme occidental moderne, et abandonne ses anciennes positions socialistes et progressistes. Il comprend que tout ce qui se dérobe aux investigations scientifiques et éthiques, peut être appréhendé par la religion. Dès lors toute son oeuvre va poursuivre une dimension mystique.

L’irruption du nihilisme dans l’oeuvre nietzschéenne fait suite au constat de la décadence des valeurs universelles. La mort de Dieu n’est donc pas tant la conséquence du progrès de l’athéisme, mais du sentiment de l’absurdité de l’existence provoqué par la découverte du néant sur lequel repose toute conviction. Chestov retrace à travers les principaux écrits de Nietzsche, comment face à cette crise, après avoir rejeté l’idéalisme et surmonté la métaphysique, il opère une transmutation de toutes les anciennes valeurs en vue d’en créer des nouvelles. Ainsi s’élaborent le concept d’Eternel retour qui ébranle la croyance idéaliste expliquant par la catégorie morale de la faute, le décalage entre la miséricorde de Dieu et la tragédie de l’existence, et lui oppose une conception de la vie libérée de toute finalité, en devenir perpétuel ; et celui de Volonté de puissance répondant à l’exigence de dépassement de soi pour se débarrasser du passé et adhérer au devenir dans une créativité sans cesse renouvelée.

Ce que Chestov vise surtout à mettre en lumière dans son analyse, c’est qu’en réfutant les valeurs établies, l’écrivain russe et le philosophe allemand ouvrent certes les portes à l’absurde mais également à l’inespéré. Tout en reconnaissant l’inéluctabilité de la tragédie de la condition humaine, Chestov n’arrive pas à admettre que l’excès du mal dans le monde soit vrai, et appelle à renouer avec la foi, cette « seconde dimension de la pensée ». La vraie tragédie est donc celle d’avoir perdu le droit de croire et de prier. Si Dieu s’inscrit en négatif dans son oeuvre, c’est que l’absence de Dieu dans ce monde tragique est pour lui la preuve de son existence. Car Dieu est la possibilité de l’impossible. Chestov approfondira dans Athènes et Jérusalem, essai de philosophie religieuse écrit à la fin de sa vie, l’opposition entre connaissance et foi. Son interprétation de la Genèse voit inscrit dans le récit de la chute de l’homme, la seule vraie critique de la raison. 

La manière chestovienne peut troubler. Après nous avoir déracinés, ce « démolisseur des valeurs établies » nous laisse en suspens. Mas s’il met à nu le travail de sa pensée, dévoilant ses contradictions au point de cultiver le paradoxe, c’est pour nous exhorter à embrasser le doute comme force créatrice et salvatrice.

La répétition qui caractérise l’expression de sa pensée peut agacer. Mais elle découle de son refus à toute systématisation, et c’est pour mieux mettre en évidence le caractère absurde de ce qui va de soi. Camus l’avait appelée « admirable monotonie » tandis qu’Yves Bonnefoy avait célébré son « obstination » dans l’essai d’introduction des oeuvres complètes publiées en 1967. L’originalité de Chestov réside précisément dans cette antienne qu’«une voix d’une intensité, d’une exigence » dont George Steiner regrette la disparition chez les penseurs d’aujourd’hui, fait résonner à l’infini.  

De ce combat incessant contre toute idéologie, dont il avait entrevu qu’elles seraient de plus en plus séduisantes nous offrant l’illusion du pouvoir aux dépens du salut de notre âme, jaillit une vision prophétique annonçant la désacralisation de notre société actuelle: « Dieu est remplacé par le bien, et le bien par l’amour fraternel des hommes. Une telle foi, en somme, n’exclut pas un athéisme absolu, une incomplète crédulité, et elle conduit, inévitablement, au désir de détruire, d’étouffer, d’écraser les autres, au nom d’un principe quelconque posé comme obligatoire. » Mais gardons espoir ! Car aucune chape de plomb ne résiste à l’incandescence de la pensée chestovienne. 

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