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La Silicon Valley chinoise : Shenzhen, la ville d'adoption de Huaweï, véritable atout pour l'innovation, la stratégie et le rayonnement mondial de l'entreprise

Publié le 15 décembre 2019
Vincent Ducrey publie "Un succès nommé Huaweï" (ed. Eyrolles). Après la Silicon Valley américaine, c'est désormais la Chine qui est pourvoyeuse des innovations les plus disruptives. Ce livre retrace le parcours unique de Huaweï qui est en passe de conquérir le monde. Extrait 2/2.
Vincent Ducrey
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Vincent Ducrey, président du Hub Institute. Auteur primé du Guide de l'influence et du Guide de la transformation digitale. Vincent Ducrey a été conseiller digital du gouvernement français et intervenant à HEC Business School. Il fédère au travers du...
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Vincent Ducrey publie "Un succès nommé Huaweï" (ed. Eyrolles). Après la Silicon Valley américaine, c'est désormais la Chine qui est pourvoyeuse des innovations les plus disruptives. Ce livre retrace le parcours unique de Huaweï qui est en passe de conquérir le monde. Extrait 2/2.

Au lancement de Huawei en 1987, Ren Zhengfei, son fondateur, se lance tout d’abord dans l’importation de commutateurs téléphoniques. Le marché est prometteur : le pays est largement sous-équipé, seuls 0,5 % de la population a un téléphone. Le marché chinois est à l’époque complètement tenu par des acteurs occidentaux : Siemens, Ericsson et AT&T pour ne citer qu’eux.

Le mouvement de libéralisation économique de la Chine amorcé à la fin des années 1980 va voir l’apparition de nouveaux acteurs locaux. Ce tissu de plusieurs centaines de PME pratiquaient le dao-mai c’est-à-dire l’achatrevente de produits à prix contrôlé, avec un bénéfice facile et rapide. Parmi eux, Huawei bien sûr, mais aussi ZTE, Great Dragon et Datang. Ces jeunes sociétés vont bousculer le monopole des acteurs historiques. Sur un marché en plein essor, Huawei réussira à la fin des années 1990 à les détrôner pour s’imposer comme leader en Chine. Un leadership jamais perdu depuis, et même étendu à l’international sous l’effet notamment du succès fulgurant des nouveaux usages mobiles et digitaux. 

Si son fondateur a fait le bon choix en matière de secteur d’activité pour Huawei, il a aussi fait preuve de clairvoyance en élisant Shenzhen comme ville d’adoption. Située dans le delta de la rivière des Perles, à 30 kilomètres de la frontière avec Hong-Kong, la ville a été désignée « zone économique spéciale » par Deng Xiaoping. Et pour la petite histoire, c’est Xi Zhongxun, le propre père de Xi Jinping, l’actuel président chinois, qui est alors chargé de déployer le projet.

Le delta de la rivière des Perles :  plus de 70 millions d’habitants

  • Canton (Guangzhou) : 14,9 millions d’habitants 
  • Shenzhen : 12 millions d’habitants
  • Dongguan : 8,3 millions d’habitants 
  • Hong-Kong (région administrative spéciale) : 7,5 millions d’habitants 
  • Foshan : 7,2 millions d’habitants 
  • Jiangmen : 4,45 millions d’habitants 
  • Zhaoqing : 3,9 millions d’habitants
  • Huizhou : 4,6 millions d’habitants 
  • Zhongshan : 3,1 millions d’habitants 
  • Zhuhai : 1 million d’habitants 
  • Macao (région administrative spéciale) : 0,65 million d’habitants

Ren Zhengfei fait le pari que Shenzhen va profiter d’une forte dynamique, grâce à ce statut spécial et à sa proximité immédiate avec la prospère HongKong. Et en effet, la croissance de Shenzhen est fulgurante : 25 % de croissance annuelle depuis 1980, passant de près de 60 000 habitants à la fin des années 1980 à 12 millions aujourd’hui. 

Des firmes comme Huawei, ZTE, Tencent (WeChat), DJI (drones) ou Foxconn (partenaire d’Apple pour la fabrication de l’iPhone) en sont les emblèmes. Elle concentre une dynamique collective hors du commun pour développer rapidement un projet : la disponibilité de toute la gamme existante de composants électroniques, des sous-traitants et du capital (Shenzhen a sa propre place boursière depuis 1990).

Cette concentration permet un développement très rapide de POC (proofs of concept). Comme l’expliquent des responsables de la ville de Shenzhen (voir entretien, p. 220) :

« Pour la concrétisation d’une idée novatrice,  il faut habituellement 6 mois à 2 ans,  mais à Shenzhen il faut 3 semaines ».

Si des géants mondiaux sont présents tels que Pepsi, depuis les années 1980, ou le groupe automobile PSA (qui a codéveloppé un centre de production avec le constructeur chinois ChangAn), cet entrepreneuriat est avant tout chinois : plusieurs centaines d’entreprises sont créées chaque jour à Shenzhen, dont 30 à capitaux étrangers. 

Désormais considérée comme la « Silicon valley chinoise », la mégalopole est désormais la première ville chinoise en matière de compétitivité économique, selon le rapport China Urban Competitiveness Report de juin 20199. On peut même aller jusqu’à lier les succès de Huawei et de Shenzhen, ce que Ren Zhengfei n’hésite pas à faire : « Notre croissance a été soutenue par l’environnement économique de Shenzhen et les changements politiques survenus dans le pays. Sans les réformes et la politique d’ouverture, il n’y aurait pas de Huawei ».
Au-delà de Shenzhen, Huawei bénéficie de son appartenance chinoise. Pas seulement grâce à la libéralisation économique, même si celle-ci a été déterminante. Ou parce que le mètre carré et la main-d’œuvre y sont peu coûteux, ce qui est de moins en moins le cas : les Chinois commencent eux aussi à délocaliser, par exemple en Algérie, en Angleterre et au Brésil. 

L’un des avantages compétitifs de la Chine et de ses entreprises pendant bien longtemps – et encore aujourd’hui dans une certaine mesure –, est que le pays a souvent été mal considéré, cantonné à son rôle d’« usine du monde ». Face à l’ignorance, et peut-être parfois à une forme d’arrogance, les Chinois, et Huawei en particulier, ont pu pendant longtemps se développer sans attirer plus que cela l’attention de leurs concurrents américains et européens. Ainsi, lorsqu’en 2009, la marque devient la première entreprise chinoise à prendre la première place mondiale des dépôts de brevets, la presse locale en fait ses gros titres tandis que la presse internationale passe globalement à côté du sujet. 

La Chine apporte également une vision économique de long terme à ses entrepreneurs, en investissant sur les industries et les infrastructures à horizon de 10 ans, en favorisant une certaine préférence nationale et en fournissant un soutien ciblé à des entreprises clé : selon l’Institut Montaigne qui cite un article du Wall Street Journal11, Huawei, conjointement avec d’autres entreprises chinoises, aurait bénéficié avant 2011 d’une capacité de crédit-export à hauteur de 26,7 MM € auprès de la China Development Bank (CDB). Au-delà des débats géopolitiques actuels, Huawei s’est inscrite dans les grandes directions stratégiques de l’État chinois, et de ce fait a bénéficié naturellement de son soutien, notamment lorsque ce dernier a prôné la conquête des marchés internationaux au milieu des années 2000. 

Unité de temps, de lieu, d’initiative et de capacité de production : Shenzhen arrive à reconstituer ce quarté gagnant, à l’image des entreprises américaines de la Silicon Valley.

Extrait du livre de Vincent Ducrey, "Un succès nommé Huaweï", publié aux éditions Eyrolles. 

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