En direct
Best of
Best of du 8 au 14 février
En direct
ça vient d'être publié
décryptage > Politique
Les entrepreneurs parlent aux Français

La vertu française, un puritanisme venu d’ailleurs ? Liberté française ubérisée ?

il y a 6 heures 43 min
pépites > Société
Mobilisation
Appel des taxis parisiens à manifester vendredi devant la Gare de Lyon
il y a 7 heures 45 min
light > Sport
Solidarité
Racisme : le monde du football apporte son soutien à Moussa Marega
il y a 8 heures 33 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

Evguénie Sokolov, une pièce de théatre d'après le conte de Serge Gainsbourg

il y a 9 heures 27 min
pépites > International
Chevaux de Troie
Des soldats israéliens dupés par la ruse téléphonique des fausses femmes du Hamas
il y a 11 heures 11 min
décryptage > Environnement
Écologiste de plus en plus radicale

Écologie : vers un joli totalitarisme à visage humain

il y a 12 heures 18 min
rendez-vous > High-tech
La minute tech
Signal, enfin une messagerie réellement cryptée pour protéger vos messages ?
il y a 13 heures 37 min
décryptage > Politique
Dure traversée de l'hiver ?

L’hiver noir du macronisme : quels lendemains pour LREM ?

il y a 14 heures 15 min
décryptage > Politique
Discours présidentiel

La lutte contre le séparatisme en marche… ou pas

il y a 14 heures 50 min
décryptage > Politique
Grève

Grève dans les transports : que reste-t-il vraiment sur la réforme des retraites ?

il y a 16 heures 13 min
pépites > Terrorisme
Enquête
Allemagne : Le gouvernement condamne des projets d’attentats « effrayants » contre plusieurs mosquées
il y a 7 heures 7 min
pépites > International
Coronavirus
Le marathon de Tokyo annulé pour les amateurs
il y a 8 heures 11 min
Quel avenir pour la viande classique?
Steak in vitro, insectes,: quelle viande mangerons-nous demain?
il y a 8 heures 52 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"La Minute antique", des excellentes courtes chroniques

il y a 9 heures 42 min
pépite vidéo > Politique
Affaire Griveaux
Juan Branco: "J'ai accompagné Piotr Pavlenski en tant qu'avocat et je continue à le faire"
il y a 11 heures 47 min
décryptage > International
Chiffre mensonger

Combien de contaminés par le Coronavirus, maintenant nommé : COVID-19 ? Des chiffres médicaux, politiques, économiques ou financiers ?

il y a 12 heures 47 min
décryptage > Politique
Rappel à l'ordre

Concurrence : quand Mario Monti rappelle sèchement aux Etats de l’UE leurs propres responsabilités dans l’absence de champions industriels européens

il y a 13 heures 58 min
décryptage > Economie
Disparition des classes moyennes ?

Daniel Markovits : “L’élitisme managérial a tué les classes moyennes.”

il y a 14 heures 40 min
décryptage > Atlantico business
Atlantico Business

Mutuelles de santé : l‘UFC-Que choisir alerte sur la hausse des tarifs mais se garde d’en donner la raison

il y a 15 heures 50 min
pépites > Justice
Coupure de courant
Le PDG d'EDF annonce avoir déposé "entre 80 et 90" plaintes pour des coupures intempestives
il y a 1 jour 7 heures
© Svetlana Loboff / Onp
© Svetlana Loboff / Onp
Atlanti Culture

"Raymonda" de Rudolf Noureev d'après Marius Petipa : la perfection classique pendant trois heures d’horloge… Et on en redemanderait…

Publié le 14 décembre 2019
Le ballet "Raymonda" est à découvrir à l'Opéra Bastille jusqu'au 31 décembre.
Dominique Poncet est chroniqueuse pour Culture-Tops. Culture-Tops est un site de chroniques couvrant l'ensemble de l'activité culturelle (théâtre, One Man Shows, opéras, ballets, spectacles divers, cinéma, expos, livres, etc.).
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Dominique Poncet pour Culture-Tops
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Dominique Poncet est chroniqueuse pour Culture-Tops. Culture-Tops est un site de chroniques couvrant l'ensemble de l'activité culturelle (théâtre, One Man Shows, opéras, ballets, spectacles divers, cinéma, expos, livres, etc.).
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Le ballet "Raymonda" est à découvrir à l'Opéra Bastille jusqu'au 31 décembre.

"Raymonda" 

De RUDOLF NOUREEV D‘APRÈS MARIUS PETIPA

INFOS & RÉSERVATION
OPERA DE PARIS - BASTILLE
PLACE DE LA BASTILLE - 120 rue de Lyon
7502 Paris
Tél. : 08 92 89 90 90
http://www.music-opera.com/fr/salle/paris-opera-bastille.
En alternance jusqu’au 31 décembre 2019

 

RECOMMANDATION
En priorité


THÈME
Créé en 1898 au théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg sur la partition d’Alexandre Glazounov (l’élève favori de Rimski-Korsakov), Raymonda fut l’ultime ballet narratif d’envergure qu’écrivit, à l’âge de 80 ans, le français Marius Petipa.

L’action se passe au XIII° siècle. Dans son château de Provence, la comtesse de Doris s’apprête à marier sa nièce Raymonda au comte Jean de Brienne. Ce sont les préparatifs des noces, et les gentes dames du château écoutent les troubadours en attendant leurs fiancés partis combattre en Terre Sainte. Presque dans le même temps que l’annonce du retour imminent des croisés, le roi de Hongrie fait son entrée, porteur d’une lettre du futur marié dont il est un des amis. La liesse provoquée par cette arrivée est de courte durée: une armée de sarrasins est aux portes de la ville. La surprise est grande  lorsque le chef de ces sarrasins, Abderam se présente au château et dépose de somptueux bijoux aux pieds de Raymonda. Bien que troublée par ce sensuel et généreux étranger, la jeune femme résiste. Mais Abderam insiste. Il offre un divertissement au cours duquel il essaie d’enlever Raymonda, qui est sauvée in extremis sur une intervention de son fiancé, tout juste arrivé. Les deux rivaux combattent, le fougueux Abderam perd la vie. La morale et le devoir ont triomphé du désir: Raymonda épouse, comme prévu, le sage prétendant choisi par sa famille.

 

POINTS FORTS
– L’oeuvre, d’abord, qui est l’une des plus prestigieuses et des plus inventives du ballet classique de la fin du XIX°siècle, l’une des plus longues aussi:  Il faut plus de trois heures (avec deux entractes) pour raconter cette histoire d’amour moyenâgeuse qui se déroule sur fond d’Orient et d’Occident . Mais ce sont  trois heures qui passent à la vitesse de l’éclair tant elles sont foisonnantes en rebondissements dramaturgiques et en prouesses techniques. Car depuis la toute première création en 1898 de Raymonda par Marius Petipa, sur un argument de la comtesse franco-russe Lydie Paschkoff, le grand Rudolf Noureev s’est réapproprié l’oeuvre et l’a revitalisé à la mesure de sa virtuosité et de son talent. Pas un seul tableau, solo ou d’ensemble, qui ne soit périlleux pour les interprètes, et de ce fait, spectaculaires pour le public. 

– D’une difficulté diabolique, Raymonda nécessite des danseurs de haut niveau et, de ce seul fait, est donc rarement donné. Seules s’y risquent les plus grandes Compagnies. Celle de l’Opéra de Paris appartient à ce clan très fermé. C’est merveille de la voir ici magnifier “l’écriture”  de Noureev, la rendre  si palpitante.

– Au soir de la première, dans le personnage de Raymonda, l’Etoile Dorothée Gilbert, était impériale de grâce, de souplesse, de sensualité  et de maintien, semblant se moquer comme d’une guigne des chausse-trappes de son rôle. Gageons que celles qui vont lui succéder, Ludmila Pagliero, Léonore  Baulac et Valentine Colasante sauront éblouir pareillement le public.

– Même dithyrambe en ce qui concerne les deux principaux interprètes masculins, Hugo Marchand (Jean de Brienne) et Stéphane Bullion (Abderam). Dans leurs partitions respectives tout aussi audacieuses sur les plans théâtral et chorégraphique, technique et maîtrise parfaites, ils ont soulevé l’enthousiasme.

– Les somptueux costumes et les décors, composés de magnifiques tentures mordorées, sont à la hauteur de l’ensemble.

– Dans la fosse, le chef estonien Vello Pähn dirige d’une main souple et ferme la belle et profonde partition de Glazounov. Il sait créer l’osmose est entre ses musiciens et les danseurs. 

 

POINTS FAIBLES
Aucun, absolument aucun.

 

EN DEUX MOTS 
Les fans de Noureev et, plus largement, ceux d’une danse classique matinée d‘académisme et de modernité peuvent être contents : après onze ans d’absence, Raymonda est de nouveau à l’affiche de l’Opéra de Paris, et il est dans une forme olympique. Le ballet avait été créé en 1983 pour le  plateau de Garnier. Belle surprise! L’immense scène de Bastille convient admirablement aussi à cette oeuvre monumentale et virtuose qui « convoque » 64 danseurs. L’occasion de constater que, sous la houlette de l’(ancienne) Etoile Aurélie Dupond, la troupe de l’Opéra de Paris  continue de tutoyer les sommets.

 

UN EXTRAIT
 « La chorégraphie de Marius Petipa contient une innovation qui vaut d’être notée particulièrement, car elle annonce déjà la résurrection de la danse masculine : alors que, dans toute l’Europe, le danseur semblait être relégué au rang de simple portefaix, Petipa fait exécuter un pas de quatre par des garçons » (Serge Lifar, chorégraphe). 

Noureev poursuivra dans cette voie, donnant de plus en plus d’importance aux rôles masculins dans ses ballets.de l’(ancienne) Etoile Aurélie Dupond, la troupe de l’Opéra de Paris  continue de tutoyer les sommets.

 

L'AUTEUR
Vingt-six ans après sa disparition – le 6 janvier 1993 à Levallois Perret à l’âge de 54 ans – Rudolf Noureev reste l’un des danseurs et chorégraphes les plus mythiques du XX° siècle. Au départ, pourtant ce jeune prodige sans égale n’avait rien, à priori, pour devenir une star adulée dans le monde entier. Né au bord du Transsibérien, le 17 mars 1938 près d’Irkoutsk, dans une famille pauvre d’origine tatare, il passa une petite enfance miséreuse à Oufa, sous la férule d’un père peu porté sur les arts.

C’est un soir de réveillon que son destin va basculer. Le 31 décembre 1945, il assiste par hasard à un ballet. Il a sept ans. Il est ébloui. Il décide de devenir danseur et rien ne l’arrêtera, ni le manque d’argent, ni les foudres paternelles, ni les moqueries de ses camarades.

A 17 ans, il se fait engager au Kirov. A 23 ans, il profite d’une tournée pour demander l’asile politique à la France. Dès lors, il ne quittera plus le haut des affiches internationales et mènera la carrière de danseur étoile que l’on sait. Une carrière bâtie sur une extraordinaire ténacité, un caractère rebelle, un goût immodéré pour la liberté, une soif s’apprendre inextinguible, un perfectionnisme obsessionnel et… un charisme hors du commun.

Parallèlement à ses prestations de danseur, Noureev signera une quinzaine de chorégraphies, dont cette Raymonda, « réécrite » à partir de celle de son aîné, Marius Petipa. Cet artiste hors-norme occupera aussi   les fonctions de directeur de la Danse à l’Opéra de Paris, entre 1983 et 1989, six années d’âge d’or pour l’Institution, tant par l’enrichissement de son répertoire (Don Quichotte, Raymonda, Le Lac des Cygnes…) que pour la perfection vers laquelle l’Etoile russe aura poussé sa Compagnie de danse. L’oeuvre ultime de celui qu’on qualifie parfois de génie sera La Bayadère, qu’il réécrira en 1992, également à partir de celle de Petipa.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Thématiques :
Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Pas d'autres commentaires