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"Miroir du temps" d'André Suarès : une occasion précieuse de découvrir une pensée d’une inventivité débridée et salutaire

Publié le 20 octobre 2019
André Suarès compte parmi les écrivains les plus importants de la première moitié du XXe siècle et pourtant son nom reste encore trop méconnu. Alice Ruffi revient sur la publication de "Miroir du temps", un panorama complet de sa pensée, aux éditions Bartillat.
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Alice Ruffi, issue d’une famille d’amateurs d’art, est une lectrice passionnée de tous ces auteurs « irréguliers » d’hier et d’aujourd’hui, dont l’écriture nous éclaire et nous transforme.
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André Suarès compte parmi les écrivains les plus importants de la première moitié du XXe siècle et pourtant son nom reste encore trop méconnu. Alice Ruffi revient sur la publication de "Miroir du temps", un panorama complet de sa pensée, aux éditions Bartillat.

En cette rentrée littéraire sans surprises où le roman en surproduction sature les librairies, la qualité des ouvrages étant sacrifiée au profit du nombre de ventes, la parution d’inédits d’André Suarès (1868-1948) ne passe pas inaperçue. Car lire Suarès aujourd’hui nous apporte une véritable bouffée d’oxygène dans cette époque consensuelle, et désormais régie par des lois liberticides. Nul n’est moins dogmatique que lui et sa liberté d’esprit irrigue toute son oeuvre comme chacun des textes réunis dans Miroir du temps. Ces portraits d’écrivains, de musiciens, de peintres ou de saints, ainsi que ces réflexions sur la musique, la poésie, la peinture ou la mystique, sont d’une profondeur d’analyse et d’une sensibilité rares que Suarès façonne sans se soucier des genres. Il invente sa propre forme où tout s’enchâsse : « Je ne sais pas conter : peindre est seulement mon fait. » 

L’écrivain nous livre ainsi des portraits saisissants où Bach « semble improviser et il élève des temples sublimes »; « Molière c’est la force du mouvement »; le style de Montaigne « est comme une eau de vertu plastique à nulle autre pareille »; Dostoïevski « plonge tout dans la conscience, par une démarche naturelle de son génie »; et sainte Thérèse d’Avila est « une palombe qui a une tête et une envergure d’aigle ». Le ton est parfois imprévisible et lapidaire mais la langue est toujours portée par un style direct, éloquent, cadencé au rythme de sa grande passion pour la musique, et d’un éclat qui traduit son goût pour la grandeur. Sous une forme volontairement fragmentaire, l’écrivain emploie toute l’effervescence de son verbe à forger les armes nécessaires au lecteur pour se rendre libre : « Il ne faut pas me lire pour me suivre, mais pour se mettre en route ». La liberté est son étendard. Le courage, sa devise : « En avant, encore et toujours ».

La publication de Miroir du temps aux éditions Bartillat, représente une occasion précieuse de découvrir cette pensée d’une inventivité débridée et salutaire. Mais l’importance de cette édition, établie avec persévérance et rigueur par Stéphane Barsacq, réside également dans la sélection de textes inédits ou inaccessibles, qui témoigne aussi bien de l’ampleur des thèmes abordés par Suarès que de son immense culture. Cet ouvrage rend sa juste place à un écrivain qui reste encore de nos jours, méconnu. En effet, bien qu’appartenant à la génération de Romain Rolland, Claudel, Gide ou Valéry, ses amis et condisciples, son nom a été passé sous silence malgré une oeuvre prolifique. Parmi les raisons de cet oubli, sa dénonciation virulente qui arrive très tôt et avant tout le monde, des régimes totalitaires ainsi que du rôle dominant de la finance. Pointant ainsi du doigt les illusions donc les erreurs, des uns et des autres. Son regard prophétique lui a valu la mise à l’écart. À défaut de succès, l’oeuvre de Suarès eut pourtant une influence fondamentale sur la génération suivante, notamment auprès d’André Malraux ou de Gilbert Lely. 

Dans sa préface, Barsacq nous éclaire sur un aspect essentiel à la compréhension de cet esprit inspiré : son exubérance est l’expression d’une « faculté sans équivalent à inventer la scène d’un théâtre baroque du Moi où la fable du monde se dit et, loin de tout illusion, se délivre de soi. » Par sa force de caractère, Suarès opère sur lui-même une constante métamorphose lui permettant de se réinventer à chaque fois qu’il entre en dialogue avec l’un de ces grands créateurs qu’il a choisis, et de mieux pénétrer leur oeuvre. Il se fait tour à tour le contemporain de Shakespeare, de Dante, de Goethe, de Chateaubriand, de Léonard de Vinci, de Saint Augustin, de Bossuet ou de Spinoza. D’un texte à l’autre, il nous donne à voir une grande fresque de l’âme humaine colorée de ses émotions, car « c’est du coeur que l’harmonie s’élance ». Cette vision du temps sans dates où la contemporanéité d’oeuvres de tout époque est rendue possible, constitue l’une de ses grandes intuitions. Là, réside peut-être sa principale originalité.

S’il est un écrivain inclassable, Suarès est surtout un poète de la mystique : « Un être sans mystique n’est pas la marque d’une raison droite, mais d’un esprit borné et mécanique, privé d’antennes sur la vie. » Il s’agit dans ce flux créateur permanent, de se rendre maître de sa conscience afin que sa vie tende pleinement à l’oeuvre d’art. Barsacq nous précise en effet que l’idée de perfection intérieure est au coeur de sa création. Son aspiration première étant celle d’accéder à un état de grâce, ce qui nécessite un dépouillement de soi. Tels les statuaires des cathédrales dont on connaît pas leurs noms, il se place en retrait et n’a que faire de la gloire puisque « une noble vie doit se vouer à la création, et finir à la sainteté. » 

André Suarès, Miroir du temps, édition établie par Stéphane Barsacq, éditions Bartillat, 2019, 25 euros.

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