En direct
Best of
Best of du 21 au 27 mars
En direct
ça vient d'être publié
light > Sport
Vive émotion
Coronavirus : mort de Pape Diouf, l'ancien président de l'OM, à l'âge de 68 ans
il y a 2 heures 5 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Terra Incognita : une histoire de l’ignorance" de Alain Corbin : récit des incroyables erreurs sur les secrets de notre planète bleue, stimulant !

il y a 5 heures 21 min
light > Media
Pédagogie et mobilisation
Edouard Philippe va participer à une émission spéciale sur le coronavirus dans la soirée du jeudi 2 avril sur TF1 et LCI
il y a 6 heures 50 min
pépites > Politique
Suivi de la crise du Covid-19
Mission d’information parlementaire : Edouard Philippe sera auditionné mercredi
il y a 8 heures 29 min
pépites > France
Alimentation
25% des marchés alimentaires vont pouvoir rouvrir en France
il y a 9 heures 47 min
pépites > Politique
"Souveraineté nationale et européenne"
Coronavirus : Emmanuel Macron annonce la production de millions de masques et promet une "indépendance pleine et entière" de la France
il y a 11 heures 27 min
pépite vidéo > Politique
Combattre le virus
Hongrie : Viktor Orbán obtient les pleins pouvoirs pour lutter plus efficacement contre le Covid-19
il y a 12 heures 43 min
décryptage > International
Le point de vue de Dov Zerah

Pour une nouvelle gouvernance mondiale

il y a 14 heures 47 min
décryptage > Politique
Schtroumpfs paresseux

Et si les accusateurs du libéralisme essayaient d’abord de comprendre ce dont ils parlent

il y a 15 heures 15 min
décryptage > Politique
Rupture douloureuse

Petit historique des catastrophes politiques vécues par la droite à chaque fois qu’elle a divorcé du libéralisme

il y a 15 heures 48 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Un long moment de silence" de Paul Colize : les destins croisés d’un homme d’aujourd’hui qui enquête sur la mort mystérieuse de son père, lors de l’attentat du Caire en 1954

il y a 4 heures 59 min
light > Insolite
Pouvoir de l'amitié
Aventoft : l'amitié ne connaît pas de frontières pour Inga Rasmussen et Karsten Tüchsen Hansen, malgré le confinement
il y a 5 heures 52 min
pépites > Justice
Charlie Hebdo et Hyper Cacher
Le procès des attentats de janvier 2015 va se dérouler du 2 septembre au 10 novembre 2020
il y a 7 heures 56 min
pépites > Economie
ISF ?
Gérald Darmanin lance "un appel à la solidarité nationale" pour aider les entreprises
il y a 8 heures 52 min
light > Media
Disparition
Mort du journaliste Pierre Bénichou à l'âge de 82 ans
il y a 10 heures 54 min
décryptage > Santé
Résultats prometteurs

Covid-19 et chloroquine : et si l'on écoutait le Dr Vladimir Zelenko nous parler de sa propre expérience ?

il y a 12 heures 26 min
décryptage > Politique
Cohésion

Covid-19 : unité nationale où es-tu ?

il y a 14 heures 18 min
décryptage > France
Ils sont nombreux à être malades

Coronavirus : 26% des Français pensent qu’il s’agit d’un complot !

il y a 15 heures 1 min
décryptage > Economie
Bulletin

Coronavirus : petit bilan des mesures d’aides aux entreprises et aux salariés

il y a 15 heures 31 min
décryptage > Santé
Plan d'action

Tests : la stratégie du gouvernement nous accule à un (nouveau) retard évitable

il y a 16 heures 17 min
© STR, Josh Edelson, Loïc VENANCE, EMMANUEL DUNAND / AFP
© STR, Josh Edelson, Loïc VENANCE, EMMANUEL DUNAND / AFP
Taxe

Mouvement anti-GAFAM : le numérique ne doit pas être l’otage des dissensions américano-européennes

Publié le 29 juillet 2019
Bruno Le Maire a tenu à défendre la taxe Gafa après les vives critiques de Donald Trump. Le ministre de l'Economie français a indiqué que cette mesure, votée par le Parlement, touchera toutes les compagnies du secteur digital à partir de 750 millions d’euros de chiffre d’affaires dans le monde et 25 millions sur le sol français, quelle que soit leur nationalité. Bruno Le Maire espère qu’un accord sera trouvé sur la taxation des activités digitales lors du prochain sommet du G7 à Biarritz.
Les Arvernes sont un groupe de hauts fonctionnaires, de professeurs, d’essayistes et d’entrepreneurs. Ils ont vocation à intervenir régulièrement, désormais, dans le débat public.Composé de personnalités préférant rester anonymes, ce groupe se veut l...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Les Arvernes
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Les Arvernes sont un groupe de hauts fonctionnaires, de professeurs, d’essayistes et d’entrepreneurs. Ils ont vocation à intervenir régulièrement, désormais, dans le débat public.Composé de personnalités préférant rester anonymes, ce groupe se veut l...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Bruno Le Maire a tenu à défendre la taxe Gafa après les vives critiques de Donald Trump. Le ministre de l'Economie français a indiqué que cette mesure, votée par le Parlement, touchera toutes les compagnies du secteur digital à partir de 750 millions d’euros de chiffre d’affaires dans le monde et 25 millions sur le sol français, quelle que soit leur nationalité. Bruno Le Maire espère qu’un accord sera trouvé sur la taxation des activités digitales lors du prochain sommet du G7 à Biarritz.

Au cours des mois et semaines récents, et jusqu’aux déclarations du Président américain en date du 26 juillet, le sujet numérique a nourri les dissensions entre européens et américains. La question de la taxation GAFAM, sur laquelle la France s’est arque-boutée envers et contre tous ses partenaires, au risque de créer une ligne de fracture – de plus – entre européens déjà passablement divisés sur la plupart des sujets (zone euro, défense européenne, action extérieure etc.), s’inscrit dans cette veine. Elle a suscité une réaction forte de l’administration américaine, prête à mettre en œuvre des contre-mesures commerciales, réaction que les conclusions tièdes du récents G7 n’ont pas fondamentalement contredite.

Disons-le tout net : la montée de la conflictualité entre européens et américains sur le sujet numérique n’est nullement le fait des autorités actuelles, d’un côté ou l’autre de l’Atlantique. Déjà, en février 2015, le Président Obama, en dépit de la perception extrêmement positive dont il bénéficiait alors et bénéficie, avait eu des mots très durs à l’égard de l’Europe. Il avait ainsi reproché aux européens une utilisation politique du droit de la concurrence, visant à faire échec à des entreprises américaines jugées trop innovantes pour que les européens puissent les concurrencer autrement que de manière déloyale.

Est-ce à dire qu’il faille s’en accommoder et considérer que les grandes entreprises américaines doivent être un abcès de fixation entre américains et européens ? Sans doute pas, pour plusieurs raisons. 

D’abord, une telle situation crée ce qu’il faut bien qualifier de course à l’échalote entre les deux rives de l’Atlantique, sur le thème « plus dur que moi avec les GAFAM, tu meurs ». La Commissaire européenne à la concurrence, Margrethe Vestager, ceci est un secret de Polichinelle, a largement basé sa campagne électorale pour devenir – en vain – présidente de la Commission, sur son intransigeance à l’égard des GAFAM. Le Président Trump, qui lui aussi n’oublie pas de faire de la politique, est et demeure notoirement hostile aux entreprises américaines du numérique, auxquelles il reproche de ne l’avoir pas soutenu lors de sa campagne de 2016.

Ensuite, les autorités américaines et européennes ne craignent pas de faire des GAFAM le « vilain » idéal de la fable. C’est une erreur à plusieurs titres.

Premièrement, européens et américains, dans leur hâte, n’évitent l’amalgame. En mettant Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft dans un même sac désapprobateur, l’on oublie que ces entreprises sont distinctes les unes des autres. Si leur sang est numérique, elles évoluent largement sur des marchés séparés. Pour autant d’ailleurs que leurs activités viennent ou viendraient à se recouper, la concurrence qu’elles se font/ ferraient alors pourrait s’avérer bénéfique. 

Deuxièmement, européens et américains, tout à leur agacement à l’égard d’entreprises qui fonctionnent parfois mieux que les Etats qui prétendent les réguler, s’interdisent de voir à quel point le numérique, qu’on le veuille ou non, même si beaucoup de choses sont à redire, est bien une révolution globale qu’il faut accompagner, traiter, sans la stigmatiser. Il est selon le mot de Chateaubriand à propos de la modernité, une « force qui va ». 

Troisièmement, dans le bruit et la fureur de leur confrontation sur le sujet numérique, américains et européens, s’interdisent de se donner la profondeur de champ nécessaire. C’est particulièrement le cas en Europe, où l’approche punitive par le droit de la concurrence a prédominé au cours des dernières années, sous les fourches caudines du droit de la concurrence. Que ce droit s’exerce pour garantir une juste concurrence entre acteurs économique est bienvenu. Mais à ne traiter le sujet numérique que sous cet angle, les européens ont bien plus fait pour gêner les entreprises américaines – lesquelles rendent, qu’on le veuille ou non, des services considérables aux entreprises et consommateurs européens – qu’ils ne se sont donné les moyens de bâtir en Europe l’écosystème entrepreneurial, financier, normatif qui a permis à la révolution numérique de naitre et prospérer aux Etats-Unis avant d’irradier le monde entier.

En définitive, nul de sérieux ne conteste que l’économie numérique doive être régulée. Cela exige fermeté, technicité, hauteur de vue, patience. Et non un concours puéril entre européens et américains pour savoir qui sera le plus sévère à l’égard des grandes entreprises du numérique.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Pas d'autres commentaires