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En marche !

Solvitur ambulando : l’expression latine qui pourrait changer la façon dont vous gérez vos problèmes

Publié le 04 juin 2019
La marche est une solution aux problèmes physiques et spirituels de notre temps, car elle s'oppose au monde fonctionnel et aux contraintes du quotidien.
David Le Breton
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David Le Breton est professeur de sociologie à l’université de Strasbourg. Membre de l’Institut universitaire de France, membre de l’Institut des études avancées de l’université de Strasbourg (USIAS), il a publié de nombreux ouvrages dont En souffrance....
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La marche est une solution aux problèmes physiques et spirituels de notre temps, car elle s'oppose au monde fonctionnel et aux contraintes du quotidien.

Atlantico : Alors que l'expression "burnout" est devenue courante dans nos sociétés, avec ses synonymes de dépression et d'anxiété, un professeur anglais à la Belmont University (Tennesse) suggère de "revenir aux classiques" et propose comme solution l'adage latin "Solvitur ambulando". Traduction : tout se résout par la marche. La marche peut-elle participer à notre bien-être ?

David Le Breton : J'ai souvent écrit moi-même sur le sujet, en voyant la marche comme une forme de guérison contre d'innombrables formes d'adversité comme la dépression, le burn-out, les séparations, les deuils. Beaucoup de marcheurs en long cours se battent en même temps contre la maladie. Le burn-out est un sujet que je connais, il était au cœur de mon livre Disparaître de soi. J'avais pensé la marche comme une manière heureuse de disparaître de soi, se retrouver anonyme sur les sentiers sans plus avoir de comptes à rendre. L'un des grands livres sur la mélancolie, qui date du XVIe siècle ou du XVIIe, est le livre de Robert Burton. Ce que préconisait Burton, c'était la marche, le paysage, la contemplation de la nature. Pour que la marche soit vraiment une guérison, il faut qu'elle s'accompagne d'un lâcher-prise de toutes les contraintes de la vie quotidienne. Ce qui amène le burn-out, c'est la répétition des routines quotidiennes. Il faut cet arrachement de tous les repères quotidiens pour se remettre au monde, pour se réinventer.

Si vous ne l'avez pas fait, quels sont les bienfaits, d'un côté physique, de l'autre mentaux ? Y a-t-il une différence entre marcher et se promener ?

On ne peut pas opposer les bienfaits psychiques et les bienfaits physiques : les deux s'enchevêtrent en permanence. Le fait de se retrouver mieux dans sa vie, dans sa peau, de s'arracher à la sédentarité, permet à la personne de se sentir mieux dans sa vie ou dans le monde : c'est une dialectique permanente. Changer d'environnement est un facteur nécessaire pour la guérison et la remise au monde. Le fait de changer de milieu amène à changer de vie quotidienne, à s'arracher à l'image qui nous colle à la peau. Pour une personne en plein burn-out, c'est s'arracher à tous les commentaires affligés de son entourage, de ses proches, qui sont une matière d'entériner et de renforcer une maladie. Sur les sentiers, personne ne sait qui est en dépression, en deuils, etc. C'est donc une manière de changer de point de vue. Le changement d'environnement et la marche sont deux vecteurs de nouvelles visions.

Quand j'étais plus jeune, je me suis perdu dans de très longues marches, notamment au Brésil, dans un tout autre contexte social, culturel et politique, au début des années 1980. J'ai beaucoup marché, et cela m'a permis de connaître des moments de transe où l'on est ailleurs, dans un autre monde. On se pose la question de savoir ce qu'on va manger, où l'on va dormir le soir. C'est une manière d'être ailleurs, dans une invention permanente de soi, avec également cette disponibilité que donne la marche : vous êtes ouvert aux circonstances, vous pouvez les saisir ou les laisser passer. Pas d'agenda saturé qui vous prive de toute action. Le fait de ne plus tourner en rond : quand on est chez soi, on rumine ses problèmes et ses tracas, qu'il s'agit d'un burn-out, d'un deuil. Quand on pousse la porte de chez soi, symboliquement et littéralement, on laisse ses ennuis derrière soi, on va au-devant de l'horizon avec un monde à reconstruire. Après quelques heures de marche, on ne rumine plus ses tracas : c'est une espèce de relativisation de tout ce que l'on vit de douloureux.

Plus que du bien-être, la marche renvoie à l'école péripatéticienne ("qui aime se promener" littéralement) fondée par Aristote où on philosophait en marchant. La marche est-elle un acte authentiquement philosophique et spirituel ?

La marche est souvent un acte initiatique, pour beaucoup de marcheurs contemporains. Ceux qui reviennent de Compostel reviennent complètement transportés, avec des yeux lumineux et qui disent combien cela leur a apporté. La marche est un acte spirituel, peu importe sa nature. Un marcheur a le sentiment d'être une créature immergée dans le monde, en voyant le jour se lever ou la nuit tomber, de souffrir de la pluie. Dans sa vie quotidienne, on est dans un monde fonctionnel et il n'y a plus d'au-delà. Toute mise en marche appelle des formes de spiritualité. Le monde devient beaucoup plus immense qu'on ne l'imaginait.

La marche est une manière de mettre en mouvement des activités de pensée. Beaucoup d'artistes ont dit combien ils avaient quêté leurs idées à travers des longues marches. Quand on se sent bloqué, c'est souvent en marchant en ville ou dans les forêts que les idées viennent. On retrouve cela chez Rousseau, Kierkegaard et Nietzsche qui parle des "culs plombés", disant qu'il ne veut lire que les philosophes qui marchent. Marcher, c'est toujours penser. C'est pour cela que la marche est une voie vers la guérison parce qu'elle amène à remobiliser ses façons de penser et ne pas être tracasser par son impuissance, pour un artiste par exemple. Mettre son corps en mouvement, c'est mettre sa pensée au mouvement.

A lire, le livre de David Le Breton : Eloge de la marche aux éditions Métailié

 

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