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© ROBYN BECK / AFP
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Fantasmes

Franck Garnier : «Nos vérités sur Bayer, Monsanto, la brevetabilité du vivant, les OGM ou le glyphosate»

Publié le 02 juillet 2018
Franck Garnier dirige la filiale France de Bayer qui vient de racheter Monsanto, le géant américain des biotechnologies agricoles dont le nom est devenu synonyme de « démon » auprès de beaucoup de militants de la défense des producteurs agricoles indépendants ou de la biodiversité. Et pourtant, selon lui, il y a énormément de fantasmes en la matière et de contre-vérités qui circulent.
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Jean-Sébastien Ferjou est l'un des fondateurs d'Atlantico dont il est aussi le directeur de la publication. Il a notamment travaillé à LCI, pour TF1 et fait de la production télévisuelle.
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Franck Garnier dirige la filiale France de Bayer qui vient de racheter Monsanto, le géant américain des biotechnologies agricoles dont le nom est devenu synonyme de « démon » auprès de beaucoup de militants de la défense des producteurs agricoles indépendants ou de la biodiversité. Et pourtant, selon lui, il y a énormément de fantasmes en la matière et de contre-vérités qui circulent.

Jean-Sébastien Ferjou : Pour commencer, parmi les nombreux reproches faits à Monsanto, il y a celui portant sur les semences stériles, c’est-à-dire ces semences que l’agriculteur achète mais qu’il ne pourra utiliser qu’une seule fois, contrairement aux traditions agricoles où les semences servent d’année en année. S’agit-il là d’un redoutable cynisme commercial ?

Franck Garnier : Je ne connais pas aujourd'hui de variété d'hybrides commercialisées qui soit stérile, c'est-à-dire que vous prenez un hybride de maïs quel qu'il soit, ou un hybride de colza, vous le ressemez, vous obtiendrez des plantes. Lorsqu’on produit des hybrides en croisant deux matériels génétiques aux caractéristiques différentes, on obtient un immense gain de productivité en première génération. C’est ce que l'on appelle l'hétérosis, qui est un phénomène génétique universel. Mais lorsqu’on  ressème des hybrides, il y a un effondrement de la productivité. Pour autant, aucune semence hybride n'est stérile.

Finalement, c’est un choix qui relève des agriculteurs. En choisissant des semences hybrides, ils sont certains d’obtenir une très  bonne première récolte, meilleure qu’avec des semences non hybrides et stable en termes de caractéristiques et de rendement. Mais ils savent aussi qu’ils ne pourront pas réutiliser ces semences, pas parce qu’elles seraient devenues stériles mais parce qu'elles produiraient de nettement moins bons rendements.  Et dans la réalité, alors que rien ne les y force, une majorité d’agriculteurs préfère miser sur la régularité du rendement et racheter des semences hybrides année après année.

Vous êtes donc catégorique, contrairement  aux arguments souvent utilisés par les détracteurs des grands semenciers mondiaux, aucune ingénierie n’a poussé à ce que cette productivité forte ne soit pas reproductible. Pour parler en langage courant, il n’y a pas de système interne visant à mettre en place une sorte d'obsolescence programmée ?

L'obsolescence programmée, c'est la nature elle-même qui la produit. Mais pour être exact, ce n'est pas une obsolescence programmée, c'est uniquement un phénomène naturel, l'hétérosis, que vous observez quelle que soit l'espèce  cultivée.  Chez les chiens, si vous croisez deux races pures, chacune relativement fragile, vous obtenez un sujet qui va être statistiquement beaucoup plus résistant. Ça c'est la génétique. 

Oui mais un bâtard peut avoir d'autres générations ensuite, contrairement aux semences…

Oui c'est vrai…il peut avoir d’autres générations, comme les semences, il sera difficile d’en prévoir les caractéristiques, c’est tout !

Mais donc pour vous, il n'y a jamais eu de volonté délibérée ni de Monsanto ni d’aucun grand semencier mondial d’enfermer les agriculteurs dans un système de dépendance économique ?

Jamais. Le gène Terminator existe bien, mais il n’a pas été développé par Monsanto et n’a jamais été commercialisé.  L’objectif n’était pas de faire du chiffre d’affaires mais de permettre des expérimentations avec des plantes transgéniques tout en étant certains qu’elles ne repoussent dans les champs dans lesquels elles auraient été cultivées. 

Autre sujet brûlant pour Monsanto et désormais Bayer, le glyphosate, cet herbicide que Nicolas Hulot souhaite voir interdit au plus vite en France parce qu’il serait cancérigène. Pour vous, il s’agit là aussi d’une mauvaise compréhension du sujet ?

Oui, je suis convaincu que ce type de produit a une valeur non négligeable pour les agriculteurs. Ne serait-ce que parce que sans le glyphosate, au niveau européen, il y aurait un vrai déficit de compétitivité. Beaucoup d'agriculteurs nous disent et notamment chez les céréaliers qu’ils en ont absolument besoin. 

Et ne croyez pas que nous ne nous soucions que de performances, nous souhaitons aussi contribuer à une agriculture qui soit respectueuse de l'environnement. L’agriculture de conservation comme toutes les techniques de culture sans labour qui sont des pratiques très vertueuses en terme environnemental ont besoin de ce produit sans lequel ces méthodes innovantes  ne seraient pas viables

Cela étant, les décisions politiques concernant le glyphosate nous posent un problème de calendrier énorme. Beaucoup me disent : "mais de toute manière cette histoire de glyphosate, dès l'instant qu'il sera interdit, vous allez nous trouver autre chose". Et bien non… si nous avions pu trouver autre chose avant, je vous garantis que nous l’aurions fait, ne serait-ce que par intérêt tout simplement. Il n'y aura aucune solution alternative miracle, on va développer des systèmes agronomiques qui pourront se passer de glyphosate mais qui risquent d'être pénalisants sur le plan agronomique ou même économique.

Ce qui n'est pas la même chose puisque dans un cas ce n'est pas bon pour les agriculteurs et pour leur santé, dans l'autre ce n'est pas bon pour vos marges à vous.

Nous ne renonçons absolument pas à la recherche mais nous voulons aussi nous  battre pour tenter de faire comprendre qu’il peut y avoir des usages dérogatoires ou des usages vertueux. Je pense notamment là à nos recherches sur l’agriculture et le désherbage de précision.

Le désherbage de précision c'est identifier précisément les endroits où il y a vraiment besoin d’herbicides et uniquement ceux-là ?

Exactement. Cela consiste à faire des micros-pulvérisations exactement là où il y a des mauvaises herbes. Et développer ce genre de choses qui peuvent conduire à des usages presque millimétriques ou epsilonesque de produits phytosanitaires. Je suis convaincu que c'est une voie d'avenir. Je suis toujours consterné en traversant certaines communes rurales de voir des agents municipaux peiner avec des rotos, des brosses mécaniques, des appareils thermiques, de devoir s'échiner à faire du désherbage mécanique, alternatif ou thermique. Cette pénibilité du travail ne devrait plus avoir de raison d’être…

Il y a certes la pénibilité mais il y a aussi la santé de ceux qui utilisent le glyphosate. Si le glyphosate est cancérigène, il est impossible d’en faire abstraction…

C'est là qu'il faut vraiment un débat serein pour dire si ce danger est réel ou non. S’il est réellement confirmé, il faudra bien sûr revoir les usages. Mais la quasi-totalité des études menées dans le monde ont conclu à la non dangerosité du glyphosate. Même le directeur de l’Anses (l’Agence nationale française de sécurité sanitaire) a déclaré que si l’on raisonne en termes d’impact pour la santé, il n’y a pas de risque compte tenu de l’exposition. Il y aurait selon lui d’autres produits phytosanitaires à mettre sur la liste des produits à interdire avant d’en arriver au glyphosate.

Est-ce que vous n'avez pas eu l'impression, qu'il y a eu comme un retournement dans les médias ou dans l'opinion ? C’est-à-dire à un moment la cause paraissait vraiment entendue "il faut interdire le glyphosate". Vous-même donniez même l'impression de dire: "bon ce n'est pas rationnel mais on se résout à y renoncer parce que c'est devenu un sujet politique totem, on ne pourra plus y échapper" puis finalement sans pour autant que la loi française ait changé, il est apparu que le débat sur la dangerosité exacte du produit n’était pas encore tranché.

Oui, un certain nombre de scientifiques et de politiques ont eux aussi constaté que le glyphosate était devenu un symbole environnemental en dehors de toute considération scientifique. Et si un certain nombre de voix respectées s'élèvent, cela pourrait permettre de revenir à une approche un peu plus rationnelle sur le sujet.

Et cette approche rationnelle en matière de dangerosité, encore une fois, nous sommes les premiers à la souhaiter. Notre intérêt n’est certainement pas de laisser perdurer, de laisser sur le marché des produits qui présenteraient un risque parce que c'est notre responsabilité qui est engagée à terme. Il faut que les agences réglementaires officielles, qu’elles soient européenne, internationale ou française tranchent une fois pour toute de manière incontestée : l’usage du glyphosate est-il possible ou non ? nous n’en sommes pas encore là.

Lorsqu’on m’a auditionné et qu’on m’a demandé si j’étais en faveur d’évaluations accélérées ou simplifiées pour les produits de biocontrôle, j’ai répondu non. Parce que même lorsque ces produits de biocontrôle  sont des substances naturelles, ils peuvent présenter des effets secondaires. Et il faut prendre le temps d’apprécier, analyser et maîtriser en profondeur les éventuelles précautions d'usage.

Ce que vous êtes en train de dire, c'est que les gens ont une grande méfiance pour tout ce qui n'est pas naturel mais considèrent à l’inverse que tout ce qui est naturel ne serait pas dangereux ?

Exactement.

Alors que la dangerosité n'est liée ni au caractère artificiel ou naturel d’un produit mais à de toutes autres caractéristiques ?

Absolument !  D’autant qu’une bonne part de notre travail consiste à faire du biomimétisme. C’est-à-dire que nous copions la nature. Certains herbicides - mais qui ne font pas partie de la gamme Bayer- ont par exemple été découverts après avoir observé que rien ne poussait sous certains conifères.  Les scientifiques ont donc recherché la ou les substances qui étaient à l'origine de ce désherbage naturel.  Ils les ont isolées, les ont raffinées puis fait en sorte qu'elles soient plus stables. Ils ont aussi copié la nature dans le cas des pyréthrinoïdes, insecticides de synthèse dont la structure chimique est similaire à celle des pyréthrines, insecticides naturels que l’on trouve dans les fleurs de chrysanthèmes, ou encore des néonicotinoïdes , insecticides dont la structure chimique est similaire à celle de la nicotine, un autre insecticide naturel.  Certaines de ses substances ont pu se révéler dangereuses alors même qu’elles étaient naturelles.

Copier la nature, cela nous amène justement à d’autres reproches cruciaux faits à Monsanto, puisque il y a de très nombreux militants engagés en faveur de l’environnement, aux États-Unis ou ailleurs dans le monde, qui considèrent que breveter le vivant et tout particulièrement les semences , ça n’est jamais qu’une privatisation indue de la nature.

On a ainsi beaucoup reproché à Monsanto et à d’autres géants des biotechnologies agricoles de vouloir prendre le contrôle de l'alimentation mondiale et de mettre l’agriculture mondiale en danger à la fois en menaçant la biodiversité et en empêchant les agriculteurs de continuer à pouvoir utiliser des semences traditionnelles, ce qui les ferait tomber dans un état de dépendance financière puisqu’une fois rentrés dans le système,  ils ne peuvent plus en sortir. 

Comment avez-vous décidé d’aborder ces questions en rachetant Monsanto qui est devenu l'emblème du « démon capitaliste menaçant les petits producteurs indépendants ?

Cette question de brevetabilité du vivant, nous l'abordons chez Bayer depuis longtemps de manière très pragmatique. En premier lieu, nous respectons évidemment les  règlementations en vigueur. Les semences sont brevetables seulement aux États-Unis, au Canada et au Japon, ce qui représente un nombre de pays extrêmement limité.

Sur les autres continents, en Europe en particulier, il n’y a pas de brevets mais des certificats d'obtention végétale (COV). Ces certificats permettent de considérer qu'une variété a des caractéristiques spécifiques différentes des autres et qu’elle est donc clairement identifiable et certifiable. Ce qui est un avantage et une protection pour l'utilisateur de la variété, puisque lorsqu’il achète telle variété clairement identifiée de blé X ou Y, il sait qu'elle va avoir tels caractères de précocité, tels caractères de résistance à des maladies, telles caractéristiques également de qualité, etc… On sécurise les agriculteurs avec ces certificats.

Pour les semenciers, c’est aussi une garantie d’optimisation de la commercialisation en mettant en avant les qualités d’une variété relativement à d’autres. Ce système nous convient donc très bien. Et l'autre avantage de ce certificat d'obtention végétale de notre point de vue, c'est qu'il autorise également  tous les autres semenciers, à partir d'une variété donnée, à faire des croisements pour améliorer encore cette variété et en créér de nouvelles. Ce système de certificat d'obtention végétale est donc très intéressant en matière d'innovation parce qu'il permet à tous les semenciers de prendre les variétés de ses concurrents et de faire de la sélection variétale telle qu'ils l'entendent. C’est comme ça qu’on enrichit nos catalogues puisque les nouvelles variétés obtenues sont elles-mêmes protégées.

Certains militants contre la brevetabilité du vivant affirment, eux, que la législation européenne est assez ambiguë et que c’est ce qui permettrait de la contourner.

Je ne sais pas comment on peut envisager de la contourner.

Les catalogues de variétés sont très précis. D'ailleurs, les sélectionneurs dans nos sociétés, qui sont des « artistes », savent reconnaitre une variété comme un parfumeur est capable de reconnaitre un parfum. Nous avons une banque de variétés, des dizaines de milliers de variétés de blé qui sont toutes répertoriées avec leurs caractéristiques précises, très difficile dans ce cadre de mettre sur le marché des plantes qui n’ont pas de COV, des faux en quelque sorte.

Les « faux » existent certainement peu sur des caractéristiques très précises mais il y a eu un certain nombre de procès impliquant Monsanto, en Inde notamment, contestant les tentatives de la société d’établir des brevets sur des plantes qui, par ailleurs pouvaient être considérées comme naturelles ou dont les caractéristiques n’étaient pas suffisamment précises pour mériter le fait d'être protégées par un brevet. Si on dépose des brevets sur des espèces « naturelles », on contraint les agriculteurs à acheter des produits qu’ils auraient pu obtenir gratuitement. Il y a eu ainsi plusieurs procès, en Inde toujours, sur des semences résistantes à la sécheresse ou à certains insectes. 

il y a en effet des polémiques sur cette question Je ne connais pas en détails le cas indien, je ne suis pas en mesure de le commenter.

Sans parler de ce cas-là en particulier alors, comment établir la frontière entre ce qui relève de la démarche logique d'un industriel qui protège sa propriété industrielle et ce qui relèverait d’une volonté de Monsanto ou autres semenciers de pousser leur avantage en quelque sorte pour percevoir des royalties sur des produits qui ne présentent pas fondamentalement de propriétés intellectuelles ? Parce qu'il y a eu un certain nombre de procès de cet ordre-là.

D'où l'importance d'avoir une règlementation qui soit claire et précise. Je ne connais pas celle qui est appliquée en Inde.

En France même, une loi a été votée pour contourner le droit européen et empêcher les semenciers de poursuivre un producteur qui utiliserait certaines semences sans vous payer de royalties.

En droit français en fait, deux acronymes presque identiques désignent deux réalités différentes :  COV qui veut dire Certificat d'Obtention Végétal et CVO qui veut dire Cotisation Volontaire Obligatoire. Vous savez que les céréales, comme le blé qui est une plante autogame, peuvent être très facilement reproduites. Un agriculteur achète par exemple une semence certifiée à un semencier et si cette variété lui convient, il prélève une partie de sa récolte et produit sa « semence de ferme". Donc, il la purifie, il la traite, il la trie.

Ça c’est le modèle traditionnel d’agriculture, où l'on réutilise d'une année sur l'autre ses propres semences…

Oui, et ça c'est totalement permis en France.

C'est un point important puisque c'est précisément souvent ce que les adversaires de Monsanto dénoncent en disant : "les agriculteurs non plus d'autres choix, ils mettent le doigt dans le système et ensuite sont obligés de vous payer ad vitam aeternam".

Vous pouvez interviewer des producteurs de céréales qui vous diront : "moi, en tant que céréalier, ma politique consiste à prendre des semences certifiées parce que j'aime bien renouveler mon stock de semences pures, puis ensuite pendant deux ou trois ans je prélève une partie de ces semences certifiées pour en faire ma semence de l’année prochaine". Et bien ça, ça a été réglé au niveau de la profession céréalière par ce que l'on appelle une cotisation volontaire obligatoire.

Volontaire obligatoire …

Le terme peut sembler contradictoire, mais cela signifie sur chaque tonne de blé qui est produite, le producteur paye une cotisation minime, de l'ordre de quelques centimes. Et cette cotisation volontaire obligatoire alimente un fond qui permet justement de rétribuer les obtenteurs [les semenciers], au prorata des variétés qui sont utilisées. Ce système copie en quelque sorte le système de la propriété intellectuelle et des droits artistiques. Cette cotisation volontaire obligatoire va permettre à l'obtenteur d'avoir toujours les moyens de continuer à produire ses semences et à poursuivre ses travaux de recherche. Et je trouve ce système  extrêmement vertueux. Parce que ça permet à la fois aux producteurs de « taper dans le tas » comme ils disent, c'est-à-dire de faire des récoltes autant qu'il veulent et à l'obtenteur de récupérer sa part pour continuer à vivre et à faire de l'innovation.

Et c'est ad vitam aeternam ? Parce que la Sacem, qui collecte les droits musicaux, ça s'arrête. Après un certain nombre d’années, les œuvres tombent dans le domaine public.

Pour les semences, c’est sans limite de temps. Cela dit, les variétés sont renouvelées assez régulièrement même si certaines sont utilisées depuis plusieurs décennies. Ce qui se passe aussi, c'est qu'un agriculteur peut faire ça un, deux, trois ans, ensuite il va avoir des semences qui seront moins pures et donc il va se dire : "bon là j'ai atteint  la limite donc je repars sur des semences que j’achète…"

Donc pour vous l'argument pour ceux qui disent : "les agriculteurs sont prisonniers des grands semenciers mondiaux" est faux ?

C’est ma lecture en effet, du moins en Europe. Aux États-Unis, il y a des systèmes de brevet et de royalties qui sont différents et qui donnent d'autres droits aux obtenteurs mais aussi la possibilité aux producteurs de préserver leur liberté de choix.

Et indépendamment des États-Unis ou de l'Europe, justement puisqu'il y a eu des procès en Inde ou en Amérique du sud dans des pays comme l'Argentine ou le Brésil qui ne reconnaissent pas les brevets sur le vivant, est ce que vous n'avez pas en rachetant Monsanto pris le risque d’hériter de beaucoup de procès ou de pratiques moins respectueuses des agriculteurs ?

Nous sommes encore deux sociétés distinctes, il est trop tôt pour nous exprimer sur ces sujets. Non mais j'imagine que quand Bayer a décidé de racheter Monsanto, ça a dû être une question envisagée…

Effectivement on a beaucoup parlé de valeurs. Dans les valeurs de Bayer, il y a le fait de privilégier des pratiques durables afin de nous permettre à la fois d'accompagner le développement des filières agricoles et d’avoir une approche porteuse de valeur pour nos clients.

En Europe, je pense que nous avons trouvé un équilibre parce qu'il y a un historique, une véritable culture du dialogue entre les producteurs et les obtenteurs. Sur un certain nombre d’autres pays, effectivement on va sans doute être amené à développer de nouvelles stratégies. Bayer a ainsi travaillé à une approche spécifique avec les petits producteurs en Afrique. On sait que le continent africain va se développer, c'est donc une affaire de long terme et il faut donner les moyens aux filières agricoles africaines de se mettre en place, de se développer pour un jour générer aussi de la valeur. Ce n'est pas de la philanthropie mais une véritable approche de long terme. Nous avons ainsi développé des programmes qui permettent aux producteurs africains d’avoir accès à des semences sans avoir de royalties à payer.

Si je vous résume de manière un peu cash, est ce qu'on peut dire que votre message aux consommateurs et aux agriculteurs des continents en développement, c’est « ayez confiance en nous, nous allons être plus vertueux que Monsanto ne l’était avant d’être racheté par Bayer ?"

C'est peut-être un peu tôt pour tirer ce genre de conclusion. Et surtout, je ne l'exprimerais pas en faisant des comparaisons ou en disant que nous allons être plus vertueux. Ce qui est certain en revanche, c’est que notre ambition est réellement de continuer à être vertueux et de développer une stratégie qui préserve l’avenir, le nôtre comme celui des producteurs.

Notre approche est à la fois une éthique et un intérêt réciproque bien compris. Quand on est dans un marché développé avec des acteurs économiques très développés, on peut discuter d'égal à égal.

Quand on se retrouve sur des marchés en développement que ce soit pour l'activité crop-science ou sur des activités de santé, nous prenons vraiment en considération les besoins qu'ont les populations et les filières agricoles. Ce que nous développons ne relève pas du rapport de force mais du partenariat. Parce que si nous avons bien fait notre travail et que nous connaissons bien ces marchés et leurs besoins, alors nous y serons également en position favorable le jour où ils arriveront à maturité.

Et là justement on touche à un autre reproche qui est fait aux grands semenciers mondiaux : être en situation de monopole ou d’oligopole commercial et de mettre par là en danger la biodiversité.

Sur l'aspect diversité, c'est vrai que c'est un argument que l'on entend souvent, et pourtant  je pense que cette concentration n'est pas synonyme de manque de diversité parce que notre intérêt c'est de travailler sur toutes les variétés qui présentent un intérêt pour les filières agricoles.

Oui, qui présentent un intérêt financier mais cela veut dire aussi qu'il peut y avoir des variétés qui présentent un intérêt d'un point de vue agricole mais sans permettre de réaliser des marges suffisantes parce qu'elles ne sont pas assez productives ou que la manière de les produire n'est pas rentable. Parce que c'est ça aussi qui vous est reproché c'est-à-dire de privilégier ce qu'il y a de plus rentable et donc par-là d'appauvrir la biodiversité en ne retenant que des critères économiques, pas forcément des critères biologiques.

Cela ne nous semble pas être le cas dans la mesure où nous ce que nous avons choisi de travailler avec Monsanto c’est le maïs, le soja, le coton, mais aussi les cultures potagères. Et si on prend l'exemple des cultures potagères, il y a une diversité et une richesse incroyable, du potimarron à la courgette en passant par les piments.

Vous voulez dire qu'en fait,  à l'inverse de vos procès que l'on vous fait, c'est parce que les entreprises spécialisées dans la science des semences ont remis au goût du jour des variétés ou en ont créées de nouvelles que la diversité s'agrandit ?

En tout cas, je pense que les semenciers, qu'ils soient petits ou grands, y contribuent. La richesse  variétale accessible en France ne cesse de grandir et elle va continuer à le faire.

Prenez les tomates, en 1980 il y avait quarante variétés de tomates au catalogue français, aujourd'hui, on en a plus de 500. Aujourd'hui, quand on est en pleine saison de production de la tomate, quand on va sur un marché, il faut dix minutes pour choisir ses tomates tellement il y a des variétés. Ça a été la même chose pour la pomme de terre ou les salades. La variété par type d'usage a aussi bénéficié aux producteurs car ils peuvent faire du marketing sur leurs choix variétaux.

Alors bien sûr, il y a eu une concentration des semenciers même s'il y en a encore beaucoup en France. Je crois que nous sommes soixante-sept obtenteurs dans l’hexagone. Donc il y a les petits, les moyens et les gros.

A mon sens, la question centrale désormais n’est pas celle de la concentration ou non des semenciers, c’est celle de la réglementation des nouvelles techniques de sélection variétale avec tout ce qui relève de l’édition de gènes. Nous avons besoin de savoir ce que les réglementations européennes nous permettront de faire ou pas à l’avenir avec ces nouvelles techniques.

Il y a justement un débat à l'heure actuelle sur la classification OGM ou non OGM des plantes obtenues lorsqu’on utilise ces nouvelles techniques. Quel point de vue défendez-vous là-dessus ?

Nous attendons avec impatience l’analyse et l’avis européen qui devraient être rendus prochainement. Tous les obtenteurs y ont un intérêt d’autant que ces nouvelles techniques de sélection variétale présentent un gros avantage, elles sont accessibles à tous les semenciers quel que soit leur taille, avec des coûts de production assez faibles. Vous me parliez de diversité et bien ces techniques de sélections variétales permettraient de toute évidence de favoriser la concurrence et l'émergence ou le développement de nouveaux sélectionneurs.

Et est-ce qu'il n'y a pas un danger d'étouffer la recherche indépendante en brevetant ces techniques alors même que ce sont des techniques assez simples comme vous venez de le dire ? Quelle est réellement la différence entre ce que vous faîtes vous et ce qu'un agriculteur ou un jardinier auraient pu faire en créant de nouvelles espèces grâce à des boutures ? Où se situent les frontières ?

Si on part du postulat «  fin de la diversité végétale » on dit : "les consommateurs réclament de la diversité, les citoyens veulent de la diversité donc organisons-nous pour qu'il y ait un maximum de diversité à la fois d'acteurs mais aussi de produits sur le marché, c'est l'intérêt de tous. Nous, ce que l'on prône c'est justement des règles qui vont permettre à tous de développer des schémas de sélection variétale, de favoriser la créativité et cette créativité va pouvoir s'exprimer autant dans des instituts publics que dans des sociétés comme Bayer.

Aucun brevet ne porte sur des techniques ?

On peut breveter des traits de qualité, mais c'est assez compliqué. Par contre, ce qui fait juge de paix, c'est le produit final et si on reste sur cette règle-là, on favorise la créativité de la diversité, en tout cas je trouve que ce serait vraiment une façon vertueuse de s'assurer que la concurrence et la diversité vont continuer à perdurer.

La distinction OGM ou non OGM est-elle pertinente à vos yeux, indépendamment du fait qu'elle structure le marché ? De la même manière que vous disiez tout à l’heure que la dangerosité n’a rien à voir avec le caractère artificiel ou naturel d’un produit phytosanitaire, la distinction OGM ou non a-t-elle un sens en matière de santé publique ?

Que l’on soit pro OGM ou anti OGM, force est de constater que les OGM existent depuis plusieurs décennies. Il y a 20 ans, dans la société allemande dans laquelle je travaillais à l’époque, on présentait du colza transgénique au public au pied de notre immeuble. Ensuite le débat a mal tourné en Europe mais sur d’autres continents, on est passé à environ 150 millions d'hectares de cultures OGM au total avec tout un tas de suivi par les Départements de l’environnement, aux Etats-Unis comme au Canada. 

Personne n'a jamais remarqué d'effet néfaste sur la santé. Et sur l'environnement, ce que l'on pouvait craindre notamment à cause de croisements possibles entre le colza et d’autres espèces de la famille des crucifères, comme la moutarde. On s'aperçoit qu'il peut y avoir des échanges de matériels génétiques entre les espèces cultivées et les espèces sauvages mais un équilibre s’est installé, sans bouleversements majeurs de l'écosystème.

Pour en revenir à un aspect plus politique, le Président-monde de Bayer considère que le débat sur les OGM est clos et qu’il ne sert à rien de le  rouvrir en Europe, Bayer ne proposant aucun OGM en Europe. En Amérique du nord, c’est différent, les OGM représentent désormais une part conséquente de notre chiffre d’affaires avec le rachat de Monsanto.  Donc ça ne nous gêne pas de travailler sur des schémas de sélections conventionnelles pour l'Europe et d’autres schémas ailleurs.

Et la tentation n’existe pas de déplacer votre business quand les législations en Amérique du nord permettent plus de choses qu'en Europe, que ce soit sur la brevetabilité ou sur les OGM ?

Bayer avant Monsanto s'est très bien développé en Amérique du nord. Nous étions leaders par exemple au Canada sur le Colza  – je dis étions puisque depuis nous avons dû vendre cette activité. La mise en pratique de nos valeurs de transparence et de coopération avec les parties prenantes, avec les filières agroalimentaires ne nous a jamais empêchés de nous développer.

Et vous allez avoir des équipes justement pour former les équipes de Monsanto à ces valeurs ? Puisque mine de rien, dans le quotidien les cultures d’entreprise ne sont pas si faciles que ça à fusionner…

Je ne sais pas encore comment vont être organisées les choses mais dans l’histoire de Bayer à chaque fois que nous avons acquis une société, il y a eu un gros travail sur cet aspect, parce que la culture pour nous passe avant la stratégie. Une culture d'entreprise, c'est ce qui reste quand on oublie tout le reste, Ford disait : "il y a trois choses que l'on ne voit pas dans les comptes : la culture, la réputation et les Hommes". Une culture d'entreprise doit correspondre réellement à une stratégie de long terme. Quoi qu'on en dise,  je pense que Monsanto a développé des valeurs et une culture qui méritent d’être aussi prises en compte.

 

 

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moneo
- 04/07/2018 - 10:35
les OGM sont cancérigènes la preuve par les rats
https://www.contrepoints.org/2018/06/04/317486-3-expertises-supplementaires-invalident-les-resultats-de-seralini-sur-la-nocivite-des-ogm
moneo
- 04/07/2018 - 10:21
si vous ne l'aviez pals
https://www.contrepoints.org/2017/09/02/297807-croient-nature-bonne-de-jean-de-kervasdoue
Phlt1
- 03/07/2018 - 15:51
@vangog
La nuance que vous apportez est effectivement très intéressante, et essentielle (essence).