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Le coup de cœur de la semaine - "La Promesse de l'aube" : une promesse magnifiquement tenue

Publié le 24 décembre 2017
Pierre Niney n'a rien à voir physiquement avec Romain Gary et pourtant il joue bien son rôle, comme Charlotte Gainsbourg exceptionnelle dans celui de la mère de Gary. Un film ambitieux, culotté, et admirablement réussi.
Dominique Poncet pour Culture-Tops
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Pierre Niney n'a rien à voir physiquement avec Romain Gary et pourtant il joue bien son rôle, comme Charlotte Gainsbourg exceptionnelle dans celui de la mère de Gary. Un film ambitieux, culotté, et admirablement réussi.

CINEMA

« LA PROMESSE DE L’AUBE » 

d’ERIC BARBIER 

AVEC CHARLOTTE GAINSBOURG, PIERRE NINEY, DIDIER BOURDON, JEAN-PIERRE DARROUSSIN

RECOMMANDATION

EN PRIORITÉ

THEME

Adapté du roman autobiographique de Romain Gary, c’est l’histoire de l’amour fou d’une mère juive, Mina(Charlotte Gainsbourg), pour son fils  Romain (Pierre Niney), qui poussera ce dernier à se surpasser, jusqu’à  vivre mille vies (aviateur, journaliste, diplomate, etc…) et devenir  un écrivain parmi les meilleurs. La saga, qui va se dérouler sur plus de trente ans et dans plusieurs pays se déploie sur  trois parties.

Dans la première, y sont narrées les années difficiles que le petit Romain passe à Varsovie, auprès de sa mère, aussi étouffante que tourmentée et  qui tente de les faire vivre tous les deux en tenant une boutique de haute couture, d’abord florissante, puis « périclitante ».

La deuxième est consacrée aux années de l’exil en France, à Nice, où le jeune Romain essaie de s’affirmer auprès de sa mère envahissante, devenue gérante de pension de famille.

La dernière partie est celle de l’émancipation. Sous le prétexte de poursuivre des études,  Romain s’arrache à sa mère, monte à Paris, s’initie à l’amour, se lance dans la carrière d’écrivain, et s’enrôle comme aviateur dans la deuxième guerre mondiale.

En deux heures et onze minutes passionnantes et intenses, ce film ambitieux et populaire (dans le meilleur sens du terme), nous aura emmené dans cinq pays et fait vivre des aventures tour à tour grandioses, spectaculaires, intimistes, cocasses et bouleversantes.

POINTS FORTS

Il a sans aucun doute fallu une bonne dose d’inconscience et un petit grain de folie à Eric Barbier pour oser s’attaquer à ce chef d’œuvre de la littérature qu’est La Promesse de l’Aube. Non seulement parce que, justement, c’est une œuvre majeure et donc, une de celles auxquelles les puristes n’aiment pas que l’on touche, mais aussi parce que, nous emmenant sur trois décennies dans plusieurs pays, elle est d’une ambition romanesque rare. Porter ce roman à l’écran sans le déprécier, impliquait qu’on en respecte la tenue stylistique, qu’on le restitue dans toute ses dimensions (intimiste, épique et passionnelle) et que, de sa première à sa dernière image, la version filmée  suscite la même émotion que le livre à chacune de ses pages.

Disons-le d’emblée, Eric Barbier a réussi son pari. Scénario, dialogues, photo, cadrages, son film est à la hauteur du roman.

Formellement, il est très beau et, que ce soit de la Pologne triste et enneigée des années 20 à la Côte d’Azur ensoleillée de l’Entre Deux-guerres, en passant par le sombre Londres des années 40… Tout y respire l’authenticité.

 Sous chacun de ses plans, on perçoit ce qui  a constitué la matière première du livre, à savoir l’amour passionné, unique, exclusif et tellement ambitieux d’une mère pour son fils. Même quand  Mina n’est pas physiquement à l’écran, on ressent sa présence.

Cette sensation est due au scénario, mais aussi, et surtout peut-être, à Charlotte Gainsbourg qui s’est emparée de Nina avec une puissance émotionnelle saisissante. Vieillie, affublée d’une perruque grisonnante, alourdie par de faux seins tombants, la comédienne, qui joue avec un léger accent polonais est bluffante. Elle « est » Mina, cette mère excessive, qui dévore son fils dans l’élan irrépressible de sa passion. A quarante-six ans, Charlotte Gainsbourg a trouvé là son plus beau rôle. Il serait inconcevable qu’elle ne soit pas nommée aux Césars.

 Dans le personnage de son fils, celui de Romain Gary en route pour sa légende, Pierre Niney, tout en justesse et en subtilité, confirme qu’il est décidément l’un des meilleurs comédiens de sa génération.

A noter aussi la formidable prestation de Didier Bourdon, qui campe, assez génialement, un saltimbanque alcoolo. Celle aussi de Jean-Pierre Darroussin qui habite avec sa douceur et son humanisme habituels, Zaremba, le peintre  qui fut le timide amoureux de Mina.

POINTS FAIBLES

Il est rare qu’un film de plus de deux heures tutoie, de bout en bout, le chef d’œuvre. Cette version Barbier de la Promesse de l’Aube se fait, ici, un peu trop mélodramatique, là, un peu trop emphatique. Mais c’est furtif, véniel, et ne déclasse pas ce très grand film.

EN DEUX MOTS

Il est difficile de ne pas se laisser emporter par cette Promesse de l’Aube. Mélangeant drame intimiste, récit d’émancipation et épopée picaresque, cette fresque monumentale renoue, par son ampleur et son envergure, avec ces films épiques de la grande époque desOuest-Est et autre Indochine de Régis Wargnier.

Il faut dire que ce film s’est donné les moyens de son ambition: un scénario très travaillé, des dialogues d’une haute volée, une distribution cinq étoiles et un budget suffisamment colossal qui a permis de n’escamoter aucune des séquences importantes du livre dont il est tiré.

On en sort, avec l’envie impérieuse de relire Romain Gary.

UN EXTRAIT

« Dans La Promesse de l’Aube, le vrai et le faux, le réel et l’imaginaire  se mélangent tout le temps. C’est un récit autobiographique où la mémoire est sublimée, les souvenirs reconstruits. Des épisodes du livre que j’imaginais faux se sont révélés exacts, et d’autres évènements très importants de sa jeunesse, découverts depuis l’ouverture des archives de Wilno en 2014 pour le centenaire de sa naissance, ne sont jamais mentionnés… Il (Gary) puise dans la matière réelle de son passé, mais il la transcende pour la rendre épique, extraordinaire ». (Eric Barbier, réalisateur).

LE REALISATEUR

Né à Aix-en Provence le 29 juin 1960, fasciné par le cinéma dès son plus jeune âge, Eric Barbier  intègre l’Idhec à l’âge de 19 ans, l’occasion pour lui de lier connaissance avec Eric Rochant ou Arnaud Desplechin; de réaliser, aussi, quelques courts métrages.

En 1985,  le tout jeune cinéaste se lance dans le pré-film du Brasier, une fresque historique monumentale sur l’univers des mineurs dans la France des années 30. Ce projet, pharaonique,  qui mettra six années à aboutir, se soldera par un échec commercial, en dépit de son couronnement par le Prix Jean Vigo 1991.

Eric Barbier va attendre 9 ans pour réaliser son deuxième long métrage. C’est Torero, qui est une plongée dans l’univers de la corrida. Sept ans après, c’est le Serpent, un thriller noir avec Clovis Cornillac et Yvan Attal, comédien qu’il retrouve en 2014 pour le Dernier Diamant,  qui, malgré ses qualités, ne pulvérisera pas non plus le box office.

Le cinéaste revient donc cette année avec La Promesse de l’Aube, tiré du livre de Gary, qui avait déjà inspiré en 1970 à Jules Dassin une adaptation cinématographique avec Mélina Mercouri et Assi Dayan.

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