En direct
Best of
Best of du 4 au 10 juillet
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Le secrétaire général du gouvernement, Marc Guillaume, a été démis de ses fonctions à la demande du Premier ministre, Jean Castex

02.

Désirer une Noire, c'est du racisme !

03.

Et Apple mit en lumière l’impasse absolue dans laquelle se trouve l’UE…

04.

Covid-19 : le monde des supermarchés d’après est arrivé

05.

Il est de bon ton de coucher - et surtout de se marier - à gauche...

06.

Pénurie et Punition : et la France se mit en tête de supprimer les forfaits internet illimités

07.

Le chauffeur de Bayonne a été lynché à mort : le ministre des transports a osé parler « d’incivilités » !

01.

Hydroxychloroquine et remdésivir : petits repères pour tenter d’y voir plus clair dans le "match" des traitements contre le coronavirus

02.

EPR / éoliennes : le match des dépenses incontrôlées entre la filière nucléaire et les énergies renouvelables

03.

Le graphique qui fait peur: de moins en moins de Français travaillent depuis 1975

04.

L’Europe paralysée face au péril turc : cette question brûlante à poser à Emmanuel Macron

05.

Jacqueline Eustache-Brinio : "La France est confrontée à une pression de l’Islam Politique"

06.

Islam politique : nouveau gouvernement, vieilles lâchetés

01.

Islam politique : nouveau gouvernement, vieilles lâchetés

02.

Plutôt l’offre que la demande : Macron enterre le mythe keynésien et parie sur l’entreprise pour redresser la situation économique et sociale

03.

Ces dénis grandissants de réalité qui asphyxient nos libertés

04.

La droite, seule menace aux yeux d’Emmanuel Macron

05.

Comment la politique iranienne de Trump a jeté Téhéran dans les bras de Pékin

06.

"Qu’on est bien dans les bras d’une personne du sexe opposé" : on n’a plus le droit de chanter ça !

ça vient d'être publié
pépite vidéo > Politique
"600 jours pour rebâtir la France"
Retrouvez l'analyse de Jean-Sébastien Ferjou sur le discours de politique générale de Jean Castex
il y a 23 min 29 sec
pépites > Justice
Enquête
Mort de Cédric Chouviat : trois policiers ont été mis en examen pour homicide involontaire
il y a 1 heure 43 min
pépite vidéo > Santé
Limiter les contaminations
Coronavirus : Olivier Véran considère que la situation en Mayenne est "problématique"
il y a 3 heures 13 min
décryptage > France
Restaurer l'autorité de l'Etat

Insécurité : les Premiers ministres changent, Macron et son manque de détermination restent

il y a 3 heures 55 min
décryptage > Défense
Que fait la France - trop souvent et encore seule - au Sahel ?

Victoires militaires versus défaites politiques ?

il y a 4 heures 42 min
décryptage > Europe
Cour de justice européenne

Et Apple mit en lumière l’impasse absolue dans laquelle se trouve l’UE…

il y a 5 heures 16 min
décryptage > Politique
Discours de politique générale

Jean Castex, l'anti-Edouard Philippe...

il y a 5 heures 52 min
décryptage > Economie
Crise économique

Jean Castex remet l’État sur tous les fronts, mais esquive l’efficacité des milliards investis

il y a 6 heures 29 min
décryptage > Politique
Nouveau visage du macronisme

Jean Castex : un bon discours d’intention, mais combien de divisions ?

il y a 7 heures 34 min
light > Media
Parole présidentielle
14 juillet : près de 9 millions de téléspectateurs étaient réunis pour l'interview d'Emmanuel Macron
il y a 19 heures 55 min
rendez-vous > Media
Revue de presse des hebdos
Blanquer écarté de l'Intérieur à cause de son attachement à la laïcité ; Dupond-Moretti séduit autant qu'il affole les hebdos, Bachelot enchante Match mais retarde ses mémoires ; Macron congelé jusqu'en 2022 ; La CGT employeur voyou
il y a 54 min 36 sec
pépites > Santé
Barrière contre le virus
Covid-19 : Jean Castex annonce que le port du masque sera obligatoire dans les lieux publics clos "dès la semaine prochaine"
il y a 2 heures 56 min
décryptage > High-tech
Conseil national du numérique

Pénurie et Punition : et la France se mit en tête de supprimer les forfaits internet illimités

il y a 3 heures 37 min
décryptage > Culture
Culture

"Je me retournerai souvent" de Michel Lambert : le peintre des replis de l’âme à l'écriture cristalline

il y a 4 heures 23 min
décryptage > Société
Sélection naturelle

Il est de bon ton de coucher - et surtout de se marier - à gauche...

il y a 5 heures 10 min
décryptage > Politique
Nouveau Premier ministre

Le style Castex : interprète ou auteur-compositeur ?

il y a 5 heures 22 min
décryptage > Sport
Révolution

Utilisez l'IA à la gym pour vous maintenir en forme dès cet été

il y a 6 heures 11 min
décryptage > Economie
Atlantico Business

Jean Castex se présente surtout comme la voiture-balai du précédent gouvernement chargée de dégager la route pour les deux ans qui viennent

il y a 6 heures 53 min
pépites > Politique
Majorité plus faible qu'Edouard Philippe
L'Assemblée nationale accorde sa confiance au gouvernement de Jean Castex
il y a 19 heures 13 min
pépite vidéo > Insolite
Calme et sang-froid
Covid-19 : le tutoriel d’un parc d’attractions japonais pour adopter les bons gestes face au virus
il y a 21 heures 13 min
Calories et composants

Quand les lobbies de l’agro-alimentaire se déchaînent contre la perspective d’un meilleur affichage des qualités (et défauts) nutritionnelles de leurs produits

Publié le 19 février 2016
Pour lutter contre l'obésité, véritable problème de santé publique en France, de nouvelles règles plus compréhensibles d'affichage nutritionnel sur les emballages ont été proposées par le professeur Hercberg, en partie pour les publics ayant un faible niveau d'éducation. Malheureusement, la finalisation de ce projet est fortement menacée par la vive opposition des lobbies alimentaires.
Bruno Parmentier
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Bruno Parmentier est ingénieur de l’école de Mines et économiste. Il a dirigé pendant dix ans l’Ecole supérieure d’agronomie d’Angers (ESA). Il est également l’auteur de livres sur les enjeux alimentaires :  Faim zéro, Manger tous et bien et Nourrir l...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Pour lutter contre l'obésité, véritable problème de santé publique en France, de nouvelles règles plus compréhensibles d'affichage nutritionnel sur les emballages ont été proposées par le professeur Hercberg, en partie pour les publics ayant un faible niveau d'éducation. Malheureusement, la finalisation de ce projet est fortement menacée par la vive opposition des lobbies alimentaires.

J’ai participé à une table ronde à la Sorbonne, qui sera diffusée sur France culture le jeudi 18 février à 16 h sur le thème Cancer, obésité… : est-il encore possible de bien manger ? Ce fut l’occasion de débattre avec le professeur Serge Hercberg (président du Programme national nutrition-santé PNNS) sur les blocages incroyables que rencontre sa proposition d’étiquetage nutritionnel « cinq couleurs ».

Les dégâts sur la santé publique provoqués par la consommation irréfléchie de produits alimentaires conçus davantage par des spécialistes du marketing que par ceux de la bonne et saine nutrition sont considérables. En particulier dans les classes populaires, plus sensibles aux méfaits de la publicité et moins aux messages de prévention et de santé. C’est ainsi qu’un mot d’ordre aussi simple et facile à retenir que « Manger cinq fruits et légumes par jour » est malheureusement encore fort peu suivi par les jeunes et dans les banlieues, et en tous les cas beaucoup moins que par les personnes âgées et les intellectuels… Du coup, moins on a fait d’études, et moins on a de revenus, plus on risque les maladies de la mal et la sur consommation, comme l’obésité.

D’où l’importance d’aller plus loin que les règles actuelles d’affichage nutritionnel sur les emballages, avec leurs listes de produits et de pourcentages écrites en tout petit, et leurs tableaux de composition très difficiles à comprendre. Après de nombreuses études et une large concertation, Hercberg a proposé un étiquetage en cinq couleurs, beaucoup plus simple à comprendre, qui se rapproche de celui de la consommation d’énergie, auquel les français sont dorénavant habitués puisqu'ils peuvent le voir depuis des années sur tous des appareils ménagers.

En attribuant des points négatifs à la présence d’éléments « défavorables » comme le sucre, le sel, les matières grasses, etc. et des points positifs à celle de fruits, légumes, légumineuses, fibres, etc. On arrive à calculer une note globale allant de A (couleur verte), pour les aliments les plus vertueux, à E (couleur rouge), pour les plus problématiques pour la santé. Bien entendu il resterait à mettre en place une instance totalement indépendante, transparente et irréprochable qui attribuerait les notes… ce qui n’est nullement impossible si on en a la volonté politique.

 

Ce code très intuitif et simple à interpréter, s’il était rendu obligatoire sur tous des emballages, permettrait aux consommateurs de faire un meilleur choix entre différents produits (exemple mueslis ou céréales fourrées), et dans une classe de produits, de faire un meilleur choix entre les différentes marques (souvent on est confronté à une offre de 10 ou 20 mueslis dans son supermarché). De plus il aurait également un effet incitatif vertueux sur l’agro-industrie, chaque firme étant ainsi motivée pour tenter d’éclaircir la couleur de son produit.

Des études approfondies (6 400 personnes pendant 13 ans) ont montré que l’absorption régulière de produits qui auraient la note E rouge plutôt que des produits A verts expose à 34 % de risques supplémentaires de développer des cancers, 61 % des maladies cardio-vasculaires, 61 % une obésité, etc. Un vrai enjeu de santé publique non ?

On a également prouvé que ce code simple en 5 lettres et cinq couleurs est de loin de plus facile et le plus rapide à appréhender, en particulier pour des publics ayant un faible niveau d’éducation et de connaissances en nutrition.

Cette proposition a franchi presque tous les obstacles, en particulier celles de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitairede l’alimentation, de l’environnement et du travail) qui a réalisé une simulation très convaincante sur 12 000 produits transformés et 500 aliments génériques, et celle du Haut conseil pour la santé publique (HCSP), qui a fait une revue des travaux scientifiques disponibles pour conclure que « seul le système coloriel à cinq couleurs répond aux critères de pertinence et de faisabilité d’un système d’information nutritionnelle synthétique ».

Ce rapport Hercberg est dorénavant sur le bureau du Ministre de la santé…Pour comprendre rapidement de quoi il s’agit, on peut visionner cette courte vidéo.

Et là… plus rien, car les lobbies se déchainent, avec énormément de moyens, pour que rien de change et vienne menacer leurs gigantesques intérêts économiques. En particulier bien entendu L’Association nationale des industries alimentaires (ANIA) qui « maintient son opposition à tout dispositif d’étiquetage nutritionnel simpliste et stigmatisant, reposant uniquement sur un code de couleurs et une approche médicalisée de l’alimentation ».

On est donc devant une vraie question citoyenne, face à un gouvernement affaibli et donc timoré, et une Commission européenne ultra libérale : qui doit avoir le dernier mot, sur ce sujet aux effets considérables sur la santé publique, les citoyens ou les intérêts économiques ? Quand-est-ce qu’on vote au fait ? Et peut-on faire intégrer de telles questions fondamentales dans les programmes des différents candidats ?

Pour agir dès maintenant, on peut déjà commencer par signer la pétition que propose le professeur Hercberg (texte ci-dessous). Un bon début, faisons-le, pour nous, pour nos enfants, pour une France en meilleure santé ! Texte ci-dessous :

La France, comme de nombreux pays industrialisés, fait face à une épidémie de surpoids, d’obésité et de maladies chroniques (cancers, diabète, maladies cardiovasculaires) pour lesquels les facteurs nutritionnels sont des déterminants importants. Les politiques publiques doivent chercher à améliorer non seulement les déterminants individuels des comportements alimentaires et de la pratique d’activité physique, mais aussi leurs déterminants environnementaux et en particulier l’information du consommateur sur la qualité nutritionnelle.

Pour mon information, je demande au gouvernement que soit mis en place le système d’information sur la qualité nutritionnelle simple et compréhensible sur la face avant des emballages des aliments : modèle des 5 couleurs présenté par le Pr Serge Hercberg ; mesure soutenue et demandée par les professionnels de santé, les consommateurs et les associations de malades. 

 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (1)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
brennec
- 19/02/2016 - 12:44
méfiance
L'impact des mesures étatiques est tout aussi dangereux que les produits 'marketing' c'est ainsi qu'aux états unis on attribue la responsabilité de l'épidémie d'obesité et de diabète aux recommandations anti-lipides (qui ne font pas grossir et dont on révise la nocivité pour ce qui concerne le cholestérol) qui datent maintenant d'une soixantaine d'années et qui continuent plus que jamais si on en croit la prolifération de produits allégés. Cette chasse aux lipides se serait faite au profit des glucides qui eux sont les vrais responsables et de l'obésité et du diabète. Si ce marquage avait été mis en oeuvre au moment ou on a préféré la margarine au beurre, il n'aurait pas eu grand chose a voir avec la santé mais beaucoup avec l'état des lubies nutritionelles susceptibles de larges variations.