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Les goûts musicaux changent au fil du temps.
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Série : l'évolution des goûts

L’histoire de la musique en 3 révolutions majeures

Publié le 07 mai 2015
Rares sont ceux qui n'aiment pas la musique, dont les évolutions nous accompagnent tout au long de notre vie. Quatrième épisode de notre série sur l'évolution des goûts.
Olivier Carrillo est professeur agrégé de musique et responsable du MASTER MEEF musique au département de musicologie de l'Université François-Rabelais de Tours. Il est co-auteur de l'Histoire de la musique pour les nuls (éditions First).
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Olivier Carillo
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Olivier Carrillo est professeur agrégé de musique et responsable du MASTER MEEF musique au département de musicologie de l'Université François-Rabelais de Tours. Il est co-auteur de l'Histoire de la musique pour les nuls (éditions First).
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Rares sont ceux qui n'aiment pas la musique, dont les évolutions nous accompagnent tout au long de notre vie. Quatrième épisode de notre série sur l'évolution des goûts.
  • La musique "savante" délaissée au profit de la musique classique des 18 et 19e siècle

Globalement, les goûts ont beaucoup évolué avec l'arrivée des musiques "populaires" (le rock, le rap, la street dance…). Ceci signifie que les musiques dites  "savantes" ont été délaissées pour se concentrer sur les styles de musique classique les plus "connus" (18ème avec Mozart ou 19ème avec Chopin). 

Ainsi une grande majorité du public ne suit plus depuis longtemps les multiples évolutions des langages des compositeurs. Nous ne parlons des véritables amateurs, des mélomanes avertis, mais des autres, c'est à dire du plus grand nombre : en musique dite "classique" (ce n'est pas le terme musicologique approprié mais il est parlant) le public est resté majoritairement attaché à des goûts du 18e siècle (Mozart par exemple), du 19e siècle (les valses de Chopin) et pour les plus aventureux au début du 20e siècle (Ravel et son célèbre boléro par exemple) ! Les musiques de film d'excellents compositeurs contemporains comme J. Williams, H. Zimmer ou D. Elfman sont basées sur un langage vieux de plus d'un siècle !

>> Lire également les épisodes précédents de la série :

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Malheureusement très rares sont ceux qui ont eu, l'opportunité d'une part, et la patience d'autre part, d'apprivoiser les compositions savantes plus récentes. On ne peut pas dire que l'on puisse entendre dans la rue des gens siffloter des extraits d'œuvres de génies tels que Messiaen et Dutilleux (le premier aurait eu 100 ans en 2008 et le second en 2016) ou Boulez. 

  • L'évolution des techniques d'enregistrement et de diffusion, catalyseur de rencontres musicales

Concernant les musiques "populaires", l'évolution des techniques d'enregistrement et de diffusion de la musique ont été de formidables catalyseurs de rencontres musicales. Certains mariages de styles ont été fructueux et ont donné naissance à d'improbables rejetons parfois loin de leur patrie d'origine. Les jeunes Blancs américains du baby boom, au grand dam de leurs parents, appréciaient particulièrement les disques enregistrés par des Noirs pour des auditeurs Noirs sous l'appellation infamante de "race records" vite rebaptisée "R 'n' B'" (Rhythm and Blues) par les disquaires qui groupaient dans un même bac, blues, jazz, rhythm 'n' blues (Fats Domino par exemple, rien à voir avec le R 'n' B d'aujourd'hui...)…

Amateurs de musique country - descendante de la musique folk de leurs ancêtres de la vieille Europe -  et de rhythm and blues noir, des musiciens tels Bill Haley signèrent les premiers succès d'un nouveau genre, le rock 'n' roll. Le rap lui a du sang jamaïcain dans les veines : dans le Bronx (un arrondissement pauvre de New York) des années 1970, un DJ jamaïcain nommé Kool Herc utilise des disques de funk très à la mode et mixe plusieurs éléments rythmiques lors de fêtes de quartier. Les participants s'en donnent à coeur joie et se mettent à danser dans la rue, encouragés au micro par un maître de cérémonie (Master of Ceremony) qui va bientôt scander une prose rimée sur son quotidien. C'est le début de la street dance et des MC. La culture hip hop (à laquelle il faut ajouter l'art des graffitis) vient de naître. Un terreau urbain noir américain, du deejaying et une culture des fêtes jamaïcaines, un matériau funk et un slogan offrant une alternative à la violence des gangs ("Peace, Love & Unity" de la Zulu Nation), tels sont les débuts du Rap.

Plutôt que de tendances musicales qui uniformisaient les productions artistiques, on assiste depuis plusieurs années à un mélange d'inspirations et d'influences qui s'enrichissent les unes les autres (en jazz aussi d'ailleurs). Les parois n'ont jamais été si poreuses entre les styles de musique. D'ailleurs, signe de temps qui changent, les jeunes musiciens classiques qui jadis excellaient dans leur domaine mais étaient perdus quand ils rencontraient des musiciens venant du monde des musiques improvisées (jazz ou musiques actuelles) sont maintenant extrêmement bien formés aux musiques improvisées et n'hésitent plus à s'aventurer sur scène de temps en temps dans des rencontres musicales d'une grande qualité. La technologie actuelle produisent une base de données inégalée jusqu'à ce jour, une source d'inspiration inépuisable à laquelle les artistes peuvent étancher leur soif d'inspiration à domicile à toute heure de la journée. 

Le public aussi a changé, il est plus curieux, plus volage aussi. Une même personne peut écouter de l'électro le matin dans sa salle de bain, du rap dans le métro avec son iPod, du rock sur son ordinateur et regarder les victoires de la musique classique le soir à la TV. Les radios n'ont pas encore pris le virage, les maisons de disque encore moins. Ces "tendances" (ce langage est d'ailleurs plus publicitaire et commercial que musical : ça ne fait pas partie du vocabulaire d'un musicien lambda) tendent cependant à être gommées, noyées par l'apparition de nouveaux modes d'écoute de la musique : le modèle d'un flux unilatéral imposé par une radio (hertzienne ou web) et une maison de disque avec matraquage publicitaire est de plus en plus concurrencé par le streaming et le partage communautaire de listes de lectures et le crowd funding. Aujourd'hui le public peut être à la fois, auditeurs, consommateurs, producteur, ingé-son, distributeur, mécène et même musicien lui-même !

  • La musique, un internel recommencement 

Les compositeurs, en musique classique ou en musiques actuelles s'inspirent de leurs illustres prédécesseurs et tentent d'ouvrir d'autres voies. Mais parfois, on assiste à un retour, parfois à un repli sur un langage du passé. Ce fut aussi le cas à plusieurs périodes de l'histoire de la musique "savante". Pour ne prendre qu'un exemple, pendant la première moitié du 20ème siècle, qui a vu naître une multitude de nouvelles grammaires musicales, déboussolant une grande partie du public, des compositeurs se sont résolument tournés vers le langage musical du passé : c'est ce qu'on appelle le néoclassicisme (les oeuvres d'Erik Satie par exemple font encore les riches heures des publicitaires).

Pour les musiques populaires actuelles on a assisté par exemple dans les années 90 à un retour de la soul music, musique identitaire phare de la communauté noire américaine des années 60 et qui avait été balayée par le funk dans les années 70. Des styles de musique qui ont marqué une décennie puis ont été oubliés par la génération suivante reviennent sur le devant de la scène avec l'épithète "neo". Néo-punk, néo-metal etc. Dans les années 90 toujours, les membres du groupe Oasis se réclament ouvertement les dignes successeurs des Beatles avec leur Brit-Pop. Quand la créativité se tarie, l'artiste retrouve souvent l'inspiration dans les œuvres de ses prédécesseurs.

Pour expliquer ce phénomène on peut prendre lexemple de certaines "tendances" musicales telles que des revivals "années 80", "années 90" qui sont imposées régulièrement parfois de façons orchestrées par les maisons de disques et les grandes stations de radio surfant sur la nostalgie d'un style de musique qui a marqué la jeunesse d'une génération maintenant avec un pouvoir d'achat bien plus grand.

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Commentaires (4)
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Anouman
- 10/05/2015 - 00:27
Mélodie
Pas d'accord Pig. Schoenberg vient après Wagner et son Quatuor en ré mineur n'arrête pas de me passer dans la tête depuis que je l'ai entendu. Ce n'est pas parce que vous ne distinguez pas de mélodie qu'il n'y en a pas. Simplement que votre oreille ne la perçoit pas. C'est donc une question d'audition et pas de musique. Quant aux musiques de films elles n'ont aucun intérêt sans le film et souvent elles ne font que gâcher les images. D'ailleurs ce n'est souvent qu'un pastiche mal fichu de musique classique.
Pig
- 08/05/2015 - 11:31
Siffler
L'auteur s'étonne qu'on ne siffle pas dans la rue du Messiaen. Mais c'est que c'est tout simplement insifflable ! Moi, je n'ai jamais entendu non plus siffler du Wagner, lequel a inauguré la vraie rupture : la mélodie a été écartée de la musique dite "savante" ou "classique". Et sans mélodie, la mémorisation est difficile (c'est pourquoi la poésie se mémorise mieux que la prose). Or ce que les gens aiment dans la musique, c'est pouvoir se la "passer" dans la tête (la siffler). Aucun autre art ne permet d'en être habité mentalement à ce point. Voilà ce qui (rapidement) explique l'évolution des goûts contemporains et le délaissement de la musique classique, disons, du XXe siècle. Le succès d'un film repose très souvent sur sa musique envoûtante que les spectateurs vont chercher à se repasser en boucle dans le cerveau pendant des mois sinon des années. On dira qu'il est génial celui qui aura su composer une telle musique. On le dira à propos de Wagner, car il y a quand même la Chevauchée !
Anouman
- 07/05/2015 - 19:22
Goûts musicaux
Je ne crois pas que la science ait encore réussi à expliquer pourquoi un individu est sensible à telle musique plutôt que telle autre. On peut toujours s'embarrasser de catégories (ce qu'adorent les musicologues et la plupart des gens) mais ça n'explique pas grand chose. Une chose est certaine, plus la musique est instrumentale et moins elle intéresse (aujourd'hui en tous cas) de monde.
Toutefois, si comme le dit l'auteur, on écoute le matin sur sa radio, puis sur l'ipod, sur l'ordinateur et sur la télé, c'est qu'on n'est pas sensible au timbre car ces sources bouffent presque la moitié du spectre sonore. C'est peut être aussi le passage à des moyens de restitution sonores médiocres qui n'encourage pas à écouter des formes plus compliquées.