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L'Inde promet un voyage riche en expériences et en découvertes culturelles
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L'Inde promet un voyage riche en expériences et en découvertes culturelles

A l'ouest, les temples du Rajasthan. A l'est, les universités de Calcutta. D'un bout à l'autre de l'Inde, voyage en immersion dans l'un des pays les plus fascinants du monde.

Quentin Desurmont

Quentin Desurmont

Président fondateur de Peplum, créateur de voyages sur-mesure de luxe, Quentin Desurmont agit activement pour l’entreprenariat. Il a fait partie de la délégation du G20 YES à Moscou en 2013 et  à Mexico en 2012, est membre de Croissance + et des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens. Quentin contribue aussi à l’émergence du tourisme de luxe en Europe, il est membre de Traveller Made.

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Pour en savoir plus sur l’Inde, rendez vous sur le site de Peplum www.peplum.com

Elle n’a pas volé sa réputation. L’Inde est une destination fascinante. On y voyage souvent pour l’expérience, mais on ne doit pas oublier la richesse culturelle de ce pays encore en voie de développement. A l’ouest, les ancestrales maisons bleues de Jodhpur et les dunes mordorées de Jaisalmer. A l’est, le bitume et les universités de Calcutta. Voyage sur mesure d’un bout à l’autre du triangle indien.

Ce n'est pas pour rien qu'on la surnomme la « ville bleue ». Jodhpur est peuplée de maisons azur. La couleur est si franche que l'on croirait presque, de loin, à une station balnéaire. Nous sommes pourtant au nord ouest de l’Inde, non loin de la frontière pakistanaise, en plein cœur du Rajasthan.

Les amateurs de peinture comprennent tout de suite qu'à l'instar du noir, les teintes froides protègent de la chaleur. On surnomme Jodhpur « la cité du soleil ». Il y fait une chaleur suffocante. La température ne baisse pas tandis qu’on monte vers le Fort de Mehrangarth, l'attraction phare de la ville. Construit sur une colline au XVe siècle, le Fort abrite cinq palais et un musée, riche de vastes collections de costumes, meubles, instruments de musique et autres objets traditionnels.

Le paysage jaunit en direction de Jaisalmer, plus à l’ouest. Et après quatre heures de route, c'est une vaste étendue de sable qui finit par prendre le relais. Bienvenu dans le désert du Thar, plus connu sous le nom de Mârusthali, soit Pays de la mort. Ne surtout pas se fier à ce dernier toponyme : Jaisalmer a connu deux ères de prospérité avant de céder au déclin. Pépinière de caravaniers campés sur la route du Jaipur et du Penjab, la ville se développe au XIIe siècle derrière des remparts synonymes de pouvoir. La partition du Pakistan, en 1946, engendre des temps difficiles que compense la dynamique culturelle de la cité.

Les maisons, appelées havelis, montrent un raffinement exceptionnel. Sculptées dans la pierre par des artisans locaux, elles ressemblent toutes à une œuvre d'art. Leurs commanditaires ? De riches marchands négociants sur la route de la soie. Dans la ville en tant que telle, on n'a d'yeux que pour les temples jaïns (le jaïnisme est une religion antique dérivant de l'animisme). Autour de la citadelle, ce sont la nécropole Bara Bagh (anciens palais royaux) ainsi que le temple Amar Sagar, qui attirent avant tout le regard. Le premier site jouxte un lac. Chaque stèle commémore une stati, souveraine condamnée à s'immoler par le feu au cas où son mari vendrait à mourir avant elle. Considérée comme une preuve suprême de courage, cette coutume a pris fin à partir du XIXe siècle.

On quitte le monde des morts pour se plonger dans l'effervescence urbaine. A l’extrême opposé du pays : Calcutta, la métropole la plus importante d'Inde orientale. Si le temps est au beau fixe, la pollution, en revanche, gagne du terrain. La dominante de gris vient aussi des pierres choisies pour l'architecture locale. Fondée en 1690 par Job Charnick, Calcultta a longtemps été la capitale de l'empire britannique des Indes. En 1980, elle est détrônée par Bombay, en tant que ville la plus peuplée. Forte de douze universités, elle est surtout une véritable source de savoir. Parmi les établissements les plus anciens et prestigieux, on compte l'université de Calcutta, inagurée en 1857. Les physiciens Satyendranath Bose et Jagadish Chandra Bose, ainsi que le statisticien Prasanta Chandra Mahalanobis en sont les plus fameux produits. Quant à l'université de Jadavpur, elle est plus connue pour son cursus en ingénierie. Enfin, les meilleurs médecins revendiquent un diplôme du Calcutta Medical College

Hindouisme, islam, catholicisme... toutes les religions sont ici représentées. Délimité par deux tours en ses extrémités, le temple de Dakshineshvar s'élance sur deux modestes étages. Au centre, trône un dôme pluripartite, évoquant un dragon à neuf têtes. Passés une foule de passants, le seuil du bâtiment principal, ainsi que douze sanctuaires consacrés à Siva, on tombe sur une statue de Kali, assise sur une fleur de lotus argent. La légende rapporte que la déesse aurait commandé cette effigie à une riche veuve, afin de pouvoir s'y incarner quand bon lui semblerait. A l'inverse, le Victoria Memorial ne renvoie à aucune mythologie, mais bien plutôt à un personnage et une époque historique précis. Jusqu'au jour de son indépendance, en 1947, l'Inde se trouvait sous domination anglaise. C'est ce dont témoigne cette imposante façade en marbre blanc, conçue entre 1906 et 1921 par le gouverneur britannique Lord Curzon. Refusant de se cantonner au style de la Renaissance italienne, l'architecte Emerson puisa dans la culture orientale pour enrichir ses plans.

Enfin, la Mosquée de Nakhoda s'inscrit dans un quartier des plus animés. Construite en 1926 par une famille de riches marchands musulmans - les Nakhodas -, ce lieu de culte se compose d'une vaste salle de prière d'une capacité de 10 000 personnes. Retour dans les rues grouillantes de Calcutta. Une adresse-carrefour irrigue ce flux continu de piétons, le College Street Coffee-House. Entouré de prestigieuses institutions, cet établissement se veut le bastion attitré de l'intelligentsia indienne. Une immersion finale dans le savoir, et l’avenir, du pays.

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