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Salvini fait (très) peur à l’Europe, le gouvernement prévoit une "Buzynmania" en septembre, Erdogan part à la conquête de la Bosnie, et (horreur) les députés ne boivent plus d’alcool

Et aussi, Séverine Servat de Rugy et Emilie Frèche, un conflit qui dure ; Uber absorbé sur le sol chinois par une start-up locale ; la Sillicon Valley des nerds mais plus de couples.

Revue des hebdos

Publié le

Le gouvernement promet une « buzynmania » a la rentrée

 
Le Point s’intéresse de près à Agnès Buzyn. Sur quatre pages, l’hebdomadaire dresse le portrait de la Ministre de la Santé. Un portrait nuancé, parfois considéré comme grande réformiste, Agnès Buzyn est également critiquée par d’autres. Certes, elle a su gérer la canicule sans accroche, et s’apprête à présenter sa grande réforme du système de santé à la rentrée mais son parcours n’est pas un sans-faute. 
Professionnelle de la santé sans expérience politique aucune, elle a commis quelques erreurs. D’après l’hebdomadaire, une « gate » a même été nommée après elle, la « buzyngate ». Cela ne vous rappelle rien ? Début juillet sur LCI, la ministre avait annoncé le report de l’annonce du Plan pauvreté pour cause de demi-finale France-Belgique.
Une maladresse à laquelle s’ajoutent d’autres reproches, plus profonds. L’article cite plusieurs spécialistes du monde médical qui n’ont pas cédé à la « buzynmania ». Ils l’accusent d’être « trop fragile », de ne pas être « un poids lourd ». Si Emmanuel Macron lui fait « parfaitement confiance » et qu’Edouard Philippe porte ses projets, ils ne lui ont pas pour autant confié le dossier des retraites. Un dossier qui lui a été retiré sur le champ, parce qu’elle n’avait « pas la force de frappe » explique-t-elle au Point. Le magazine semble avoir du mal à trancher entre ministre « solide » ou ministre « novice ». Quant à la « buzynmania » promise pour la rentrée ? Il semble rester perplexe.
 

Tout fout le camp : l’alcool ne coule plus à flot en politique 

 
« Révolution de palais à l’Assemblée nationale ! Ce n’est pas le sang qui coule, mais le vin. La Chambre des députés a revendu cette année 5 000 bouteilles à leurs producteurs, du jamais-vu dans l’histoire de l’institution » s’exclame le Point. Et oui… Les députés LREM consommeraient « six ou sept fois moins de vin que ceux de la précédente législature ». Par quoi le remplace-t-il ? Du coca zéro, dont « la consommation s’est envolée ». Alors, s’inquiète l’hebdomadaire, faut-il regretter les vieux de la vieille avec digestif et cigare à la main ? Le journaliste semble pencher pour le oui lorsqu’il cite Didier Nourrisson (auteur « d’Une histoire de vin ») selon lequel « le vin est un élément essentiel du pouvoir » ou qu’il note l’importance du nectar et son rôle réconciliateur après les débats dans l’Hémicycle. Même constat, lorsqu’il décrit les caves de l’Assemblée et du Sénat où à 12 mètres sous le sol vieillissent « les meilleurs crus des grands vins français ». Finalement, vaincu il conclut que « tout fout le camps ». Oui c’est tout un héritage qui se perd, puisqu’à présent même certains « sénateurs déjeunent sans vin ».
 
Le vin et l’alcool s’invitent également dans les colonnes de l’Express. Cette fois, on quitte les caves de l’Assemblée et du Sénat pour s’asseoir à la buvette du Palais Bourbon. Une institution, où seuls les 577 députés « ont l’assurance d’entrer ». On y mange des plats simples -viandes, poissons, tartes salées- mais surtout, on y boit. Et l’Express rejoint le Point dans son constat : l’alcool joue chez nos politiciens un rôle essentiel. Dans l’hémicycle les mots sont parfois durs, mais une fois à la buvette c’est la fraternité qui prime. « Tout le monde se mélange », tout le monde se parle sans accorder d’importance à l’étiquette politique. En 2013, en plein mariage pour tous, les députés font une pause devant le Tournoi des six nations, et là « nettement plus d’unité nationale » note un certain Edouard Philippe sur Twitter. A la même période et pour cause de séances interminables, ils en viendront presque à vider les réserves. Une époque aujourd’hui révolue ? L’Express en est moins certain que le Point. Certes, les LREM abusent du coca zéro, et se font remettre les pendules à l’heure par le Premier ministre quand ils osent faire une « boom » à la buvette mais au final, ils boivent quand même.
 

Séverine Servat de Rugy et Emilie Frèche, un conflit (un peu) trop récurrent 

 
Dans l’Obs, il est toujours question de parlementaires, mais le contexte change. L’hebdomadaire revient sur la bataille juridique qui oppose la romancière Emilie Frèche à Séverine Servat de Rugy, épouse de François de Rugy. La première vient d’écrire un roman qui paraitra à la rentrée prochaine, et la seconde l’accuse « d’atteintes à la vie privée ». L’ouvrage parle d’une famille recomposée et d’un enfant qui fait tout pour détruire le couple que forme son père et sa belle-mère. En cet enfant, la femme du président de l’Assemblée Nationale a reconnu le sien -issu de sa relation avec le socialiste Jérôme Guedj aujourd’hui compagnon d’Emilie Frèche- sous des traits très peu flatteurs. Le garçon y est décrit comme « une présence inquiétante » et sa mère y est régulièrement traitée de « salope » et de femme « indigne ». Inquiète, que son fils lise un jour le livre, Mme Servat de Rugy a d’abord tenté d’en interdire la publication avant, seulement, d’y accoler une note. L’Obs s’interroge sur ce conflit entre une femme qui, se battant pour le respect de sa vie privée médiatise une affaire qu’elle désirait pourtant garder secrète, et une romancière qui, en se cachant derrière une fiction qui n’en est pas une, « est aveugle aux dégâts » que son livre peut provoquer autour de lui. Le journaliste, quant à lui, ne semble pas hésiter un instant. Cinglant, il conclut que ce livre « illustre ce que l’autofiction a de pire » et qu’il serait temps que ce genre d’affaires cessent.
 

Depuis la Chine, elle fait trembler Uber

 
Le Point offre six pages à Jean Liu, « cette femme qui fait trembler Uber ». Un long portrait, sur cette chinoise de 37 ans à la tête d’une start-up valorisée à 56 milliards, Didi. Une entreprise qui offre divers services -VTC, livraison de repas, services financiers, services automobiles…- et qui jouant dans la même cour qu’Uber, l’a déjà « coulé » sur le marché chinois, ou plutôt absorbé. Fière de cette réussite, et face à un marché qu’elle domine déjà, Didi serait prête à franchir d’autres horizons. Jean Liu s’est d'ores et déjà lancée à l’assaut du monde. Si Didi est présente depuis peu en Australie, au Mexique et au Japon, les Etats-Unis seraient le prochain pays sur la liste. Une mission qui devrait s’avérer complexe, mais pas impossible.
 
 
Commentaires

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  • Par Cervières - 16/08/2018 - 17:26 - Signaler un abus Pas sans accroche

    sans anicroche. Vous savez, journaliste est un métier....

  • Par vangog - 16/08/2018 - 21:29 - Signaler un abus Vous êtes dans la peau de Matteo Salvini, Aude Solente?

    Non! Alors pourquoi écrivez-vous avec son clavier et affirmez-vous que « vous abhorrez l’Europe humaniste »?  oubliez ce qu’on vous a appris dans les écoles de journalisme gauchiste, et apprenez que pour reporter ce que dit ou écrit un politicien, il faut exiger un minimum de véracité de ses dires...là, il n’y en a aucune!...copie à réécrire! Médiocre!

  • Par kelenborn - 17/08/2018 - 11:06 - Signaler un abus Il faut un temps

    Atlantico confiait la rédaction de tels articles à Tristane Banon, la pauvre harcelée de DSK qui arbore ses lolos dans les magasines ( ça doit l'avoir traumatisée) . Maintenant c'est Aude et Vangode se prend pour DSK

  • Par kelenborn - 17/08/2018 - 16:38 - Signaler un abus Oh la pauvre fille

    Car si au lieu d'écrire on bafouille et papotte...On risque que ses vers terminent dans les chiottes...Ainsi meurt le talent de cette pauvre Aude Solente...Elle pensait écrire, elle avait la courante!

  • Par lasenorita - 17/08/2018 - 18:26 - Signaler un abus L'U.E. est incapable de gérer la crise migratoire.

    Les gouvernants de l'U.E. ne sont pas capables de gérer la crise migratoire actuelle..Les 28 et 29 juin 2018:un ''Conseil de l'Europe''a eu lieu voir http://www.consilium.europa.eu/fr/meetings/european-council/2018/06/28-29 mais les 28 pays constituant cette ''Europe'' ont des points de vue différents sur ces ''clandestins'' de migrants qui nous envahissent..Les messages adressés par les populations européennes aux dirigeants politiques sont:''Fermez les frontières,renvoyez chez eux les immigrés dont nous ne voulons pas''..Le gouvernement italien,lui,a compris ses citoyens,..Matteo Salvini a été élu pour ''mettre de l'ordre'' dans cette immigration de BARBARES qui débarquent chez nous,sans en avoir l'autorisation!..et l'Europe frileuse en a peur!...

  • Par cloette - 18/08/2018 - 13:51 - Signaler un abus Non,,

    Salvini ne fait pas très peur à l'Europe si on entend par Europe les personnes qui la peuplent, et non les pantins de Bruxelles .

  • Par vauban - 24/08/2018 - 08:34 - Signaler un abus Article collant parfaitement

    Au formatage science po/école de journaleux Pas trop mal écrit mais plat sur le fond et abcédé par les a priori habituels On ne s’etonnera pas devant de telles productions de l’éloignement des français vis à vis des médias clonés Même Atlantico ......sur les traces du Figaro,d’EUrope 1(merci Mr Cohen....)et de tous les fossoyeurs de l’information factuelle et objective

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Aude Solente

Aude Solente est journaliste. Elle collabore à Elephant at work et à Atlantico.

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