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Le mal n’est plus dans la finance mais dans la politique

Les banques centrales nous entraînent dans un engrenage infernal avec des taux d’intérêts négatifs qui sont assez inefficaces pour faire repartir la croissance. Si les politiques tuent l’assurance et les retraites, les épargnants, eux, subiront l’essentiel des pertes.

Revue d'analyses financières

Publié le
Le mal n’est plus dans la finance mais dans la politique

L’OCDE a jeté un froid sur l’économie mondiale en annonçant que la croissance ne décollera pas cette année, surtout en France.

Le monde de la finance semble être de plus en plus capable de reconnaître  ses erreurs. Adam Parker stratégiste de Morgan Stanley a ainsi admis que ses clients auraient mieux fait de faire le contraire de ce qu’il avait recommandé au début de l’année !

Après la forte baisse des marchés intervenue depuis le début de l’année, le baril de pétrole a regagné 3% cette semaine, ce qui a permis à l’Europe de progresser de 8%, l’Asie de 4% en moyenne avec +8% pour le Japon,  +7% pour les sociétés chinoises offshore, +4% pour la Corée du Sud et +3% pour l’Inde…

Le monde de la politique n’en est pas encore là.

Les banques centrales nous entraînent dans un engrenage infernal avec des taux d’intérêts négatifs qui sont assez inefficaces pour faire repartir la croissance. Ce dont on est sûr, c’est que ces politiques tuent l’assurance et les retraites. Ceux qui subiront l’essentiel des pertes ce sont les épargnants. Ils ont bien compris que « l’euthanasie » des rentiers était en marche. Rien n’est entrepris pour enrayer ce mouvement qui mène tout droit aux populismes…

L’OCDE a jeté un froid sur l’économie mondiale en annonçant que la croissance ne décollera pas cette année, surtout en France. On aurait presque envie de penser le contraire, car dans l’histoire économique, on n’a encore jamais vu de récession déclenchée par une forte baisse du prix du pétrole. Il faut donc conserver un portefeuille équilibré.  L’exposition action doit être « protégée » par une allocation en cash, obligations et un peu d’or.

En France, l’opération de rafistolage gouvernemental est un échec

Rappelons que le taux de pression fiscale en France est de 66,6% si l’on prend en compte l’ensemble des dispositifs. Au palmarès de la fiscalité, nous occupons la neuvième place derrière des pays dont l’économie va mal ou très mal, comme Argentine (137% d’imposition pour 100% de revenus !), Bolivie, Tadjikistan, Colombie, Algérie, Mauritanie, Brésil et Guinée. Cela devrait inciter à la réflexion. François Hollande en taxant le capital comme le travail s’est comporté en bon marxiste en ne reconnaissant aucun mérite aux apporteurs de capital et en considérant que la plus-value réalisée quand elle se produisait, revenait en quasi totalité « aux ouvriers » …

La situation financière de l’assurance chômage se détériore rapidement. C’est l’une des plus généreuses mais aussi une des plus chères. Il y a très peu de suivi des chômeurs.

En Espagne les réformes ont permis de doper les embauches en CDI.

Le droit du travail est complètement obsolète. Il y a un pré-projet de loi préparé par Myriam El Khomri, la ministre du Travail. Il a pour objectif de modifier la législation en profondeur. Alors que certains points vont dans la bonne direction, le document de 180 pages se heurte déjà à l’opposition d’une grande partie de la gauche et des syndicats. Cela rappelle 1986 avec Henri Krasuki secrétaire général de la CGT qui disait « La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ». C’est ce jusqu’au-boutisme syndical qui a largement contribué au déclin de l’industrie française. Il faudrait, comme tout le monde le sait, que l’Etat cesse d’aider ces organisations en pratiquant notamment  le « détachement » de fonctionnaires qui ne sont juridiquement que des emplois fictifs. Il faut enfin reconnaître que la gestion paritaire est une fausse bonne idée qui fonctionne dans une grande opacité pour le plus grand bénéfice de syndicats considérés comme « représentatifs ». A tout cela s’ajoute les nombreuses irrégularités commises par les comités d’entreprise de grandes entreprises publiques….

 
Commentaires

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  • Par jybro - 23/02/2016 - 14:47 - Signaler un abus Neutralité des BC, politiques Bancaires,et, politicards...

    Monsieur, je vous fais remarquer 4 points: 1- Si les taux de prise en pension sont négatifs,il appartient AUX SEULES BANQUES DE SECOND ORDRE,de réorienter leur surplus, et cesser de spéculer sur ,monnaies,taux et métal. 2- Chacun sait qu'un "stratégiste" est incapable d'assurer sur le long terme,en situation macro eco mondiale contra cycliquement aigue..! 3- PAS UNE SEULE CIE D'assurance,ne lève le petit doigt pour réorienter partiellement les contrats en euro vers des rendements un petit peu plus élevé. Elles veulent,AVEC LA COMPLICITE CRIMINELLE DES BANQUES: FAIRE DES "MOSCOVICI" Une supercherie de plus. 4- Seul point d'accord avec vous, réduction du TAUX DE PRéLèVEMENT GLOBAL, et suppression des postes publics et para publics fictifs. Un conseil, RELISER MAURICE ALLAIS : CROISSANCE,DéFLATION, et TAUX ZERO. C'est possible à l'orée de l'économie numérique.

  • Par vangog - 23/02/2016 - 16:45 - Signaler un abus Les agriculteurs français ne veulent pas des passe-droits

    ni de l'aide Bruxelloise! Le Foll n'a rien compris à leurs revendications, et c'est normal qu'il soit revenu bredouille...les agriculteurs réclament de la RÉGULATION, applicable à tous les européens, permettant une agriculture européenne de qualité et valorisée au juste prix! A force de disorthographie et d'inversion sémantique, les gauchistes ne comprennent même plus le sens des mots (maux)...Rentré en France, Le Foll devrait réunir les quatre grands de la distribution et leur dire qu'il n'y aura plus une autorisation d'ouverture, ni agrandissement de grande surface ( en situation de monopole) avant qu'ils n'aient revu les prix agricoles à la hausse...le consommateur peut supporter une hausse de 20 centimes sur le prix du lait, non?

  • Par Camtom - 23/02/2016 - 17:09 - Signaler un abus Vangog

    D'accord!

  • Par Kaliste - 23/02/2016 - 23:09 - Signaler un abus Resonnaître ses erreurs

    Si F. Hollande voulait reconnaître ses erreurs, il commencerait par abroger la loi Taubira dite du "mariage pour tous"

  • Par zouk - 24/02/2016 - 14:35 - Signaler un abus J.J. Netter

    Que de menaces! : banques centrales, chute des marchés qui attachent trop d'importance au prix du pétrole brut.... plus facteurs spécfiquement français: dépenses sociales sans frein, ruine de l'UNEDIC à cause d'indemnités déraisonnables, hausse ininterrompue du chômage en raison, entre autres, de l'archaïsme des syndicats et pour financer tout cela une fiscalité devenue écrasante.

  • Par zouk - 24/02/2016 - 14:41 - Signaler un abus J. J. Netter

    Banques centrales, marché, pétrole et surtout notre politique, dramatiquement erronée. François Hollande a certes fort peu de chances d'être réélu, mais quel gouvernement lui succédera, avec quels programmes?

  • Par Ganesha - 24/02/2016 - 21:47 - Signaler un abus Composition française

    Bel exercice de ''composition française'' ! Sujet : ''Tentative de nous faire prendre des vessies pour des lanternes'' ! Les politiques au pouvoir un peu partout depuis des décennies n'ont été que les larbins de la Finance ! Même François Hollande l'avait reconnu au Bourget ! Les partis que l'on insulte du nom de ''populiste'' (Tsipras, Podemos, Ukip, Pegida, FN) réussiront-ils à nous débarrasser de cette pourriture ?

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Jean-Jacques Netter

Jean Jacques Netter est vice-président de l’Institut des Libertés, un think tank fondé avec Charles Gave en janvier 2012.

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