Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Mardi 12 Décembre 2017 | Créer un compte | Connexion
Extra

Pourquoi la Chine pourrait très vite devenir le champion mondial de l'environnement (si, si)

En l'espace de quelques années, la Chine a su s'imposer de manière spectaculaire comme l'un des leaders en matière d'infrastructures et de production des énergies propres. Suite à l'élection de Donald Trump, elle a mis en garde ce dernier contre son scepticisme lié aux enjeux climatiques.

Atlantico Green

Publié le
Pourquoi la Chine pourrait très vite devenir le champion mondial de l'environnement (si, si)

Atlantico : Après l'élection d'un président américain climatosceptique en la personne de Donald Trump, certains Etats, comme la Chine, seraient tentés de devenir le nouveau leader dans le domaine environnemental. Pensez-vous que l'empire du Milieu puisse devenir une figure de proue dans l'écologie mondiale ?

Myriam Maestroni : La victoire de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, le 8 novembre dernier, à quelques heures du démarrage de la Cop 22 à Marrakech, a douché un enthousiasme général pourtant dopé par un sens de l’urgence, lui même alimenté par une série de mauvaises nouvelles sur le climat qui se dégrade à une vitesse supérieure aux prévisions.

Ainsi l’année 2016 est déjà en train de se profiler comme une nouvelle année record en termes de température; la concentration de CO2 dans l’atmosphère a dépassé le seuil tabou des 400 ppm (parties par millions); on a recensé plus d’événements climatiques extrêmes que jamais, partout dans le monde, occasionnant des dommages désormais chiffrables dans une unité calée en multiples de milliards de dollars.

Bref, à un moment où on a plus que jamais besoin d’un alignement général pour limiter à 2°C (si possible moins) le réchauffement climatique, on s’est soudain retrouvés à acter les positions de campagne largement climato-sceptiques du nouveau président américain, favorable à l’industrie pétrolière renaissante, grâce au pétrole et gaz de schiste qui ont converti le pays en premier exportateur mondial devant l’Arabie saoudite et la Russie.  Acter ne veut bien sûr pas dire accepter… car les négociateurs sur le climat se doivent de cultiver une bonne dose de psychologie positive, et ainsi, tout en restant lucide, doivent continuer à rêver d’une mobilisation suffisamment forte des différentes parties prenantes, qui vont des entreprises ayant bien compris que la lutte contre le changement climatique pouvait se révéler un excellent relais de croissance jusqu’aux opinion makers à l’américaine plus mobilisés que jamais, en passant par les citoyens victimes de catastrophes naturelles imputables au réchauffement de la planète. De surcroit, qui sait, on n’est jamais à l’abri d’une possible bonne nouvelle dont seul Hollywood en a le secret, comme pourrait l’être la nomination d’un Républicain un peu plus sensibilisé sur ces sujets…. Il y en a bien sûr… dont un qui se distingue particulièrement,  à savoir l’ex-gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger. Ce dernier fait désormais partie des figures reconnues pour avoir compris notre vulnérabilité aux effets du réchauffement, passant du Hummer au rang de leader de la lutte contre le changement climatique, en créant notamment le R20. Malgré ses protestations envers Trump, il n’en reste pas moins républicain…  L’avenir nous en dira plus.

Les moins optimistes, tout en essayant de réfléchir aux meilleures stratégies pour atténuer le risque, ne peuvent éviter de penser que le couple moteur Chine-Etats-Unis vient de perdre un de ses réacteurs, et se retrouvent à tourner leurs espoirs vers une Chine, déjà vue comme un partenaire clé de la coopération Sud-Sud, comme le rappelait Salaheddine Mezouar, le président de la Cop22, en début de semaine.

Ainsi, face aux spéculations agitant les esprits troublés par la situation aux Etats-Unis, on commence à voir poindre, ici et là, des positions essayant de faire valoir la Chine comme le nouveau champion de la lutte climatique. Dans la pratique, il convient encore, pourtant,  de nuancer cet enthousiasme naissant. 

En effet, même si le pays semble plus engagé que jamais dans sa bien nécessaire transition écologique, d’ailleurs d’abord dictée par des raisons de santé publique (certains chiffres évoquent près d’1 million de morts par an du fait de la pollution), et par une mobilisation citoyenne excédée par des conditions de vie fortement détériorées par une qualité de l’air sans cesse scrutée, on revient de loin… avec, à ce jour, certes de bonnes raisons d’espérer mais en restant tout de même prudents.

Evoquons d’abord la question de la nécessaire transparence (une question au cœur des discussions pour la mise en œuvre de l’accord de Paris). Il semble loin le temps où l’ambassade des Etats-Unis en Chine révélait,  à des millions de Chinois convaincus de vivre dans le brouillard, que ce dernier était en fait dû à des niveaux de pollution détectés dépassant les seuils communément admis dans les pays plus transparents sur ce sujet, et, provoquant, de facto, cet effet de ciel "bas et lourd pesant comme un couvercle" comme l’aurait sans doute décrit Baudelaire.  On avait alors frôlé l’incident diplomatique. Depuis, le sujet reste sensible. Chai Jing, ancienne journaliste vedette de la télévision d’Etat CCTV en a fait les frais, avec son documentaire Under the dome. Après avoir enquêté plus d’un an sur les problèmes environnementaux de la Chine, et investi 1 million de yuan (plus de 150 000 $), elle a sorti son film Internet le 1er mars 2015. En quelques jours, celui-ci a été visionné plus de 150 millions de fois, provocant des millions de commentaires sur les réseaux sociaux (Weibo, le Twitter chinois) avant d’être interdit par les autorités. Il faut dire que cette journaliste, parfois qualifiée d’Al Gore chinoise, mettait en évidence des carences en termes de mesures prises, d’une part, et de leur application effective sur le terrain, d’autre part (du fait d’intérêts économiques contraires ou de problèmes de corruption).

Corollaire de cette difficulté, le diagnostic écologique en tant que tel. En juin 2013, Greenpeace, qui vient d’appeler l’Europe et la Chine à prendre le leadership sur le climat, publiait une étude sur la province de Hebei, au Nord-Est du pays, vue comme la plus polluée de Chine, car l’usage du charbon y est le plus élevé (étude prenant en compte les 196 centrales à charbon situées en périphérie de Pékin). L’Ong dénonçait alors une concentration en particules fines au delà des seuils recommandés par l’Organisation mondiale de la santé, qui aurait provoqué, sur cette zone, de 1981 à 2001, une diminution de l’espérance de vie de 5 ans et demi, et provoqué 1,2 million de morts prématurées en 2010 (soit près de 40% du total mondial des morts prématurées dues à la pollution dans le monde). Rappelons que ces particules fines (PM 2.5 pour Particulate Matter classifiés en fonction de leur taille, en l’occurrence ayant un diamètre inférieur à 2,5 micromètres)  proviennent de la combustion du charbon, mais également des gaz d’échappement, des rejets industriels et des émissions de poussière. Au-delà des six villes de la province de Hebei, présentant des indices PM 2,5 les plus élevés, on dénombrait au total en 2013,  29 villes chinoises, rassemblant 90 millions de citadins, ayant connu plus d'un mois d'alerte à la pollution avec des concentrations au-delà des seuils d'alerte déclenchés à partir de 150 microgrammes par mètre cube d'air de particules fines. Le pays, au global, continue à être toujours fortement dépendant du charbon qui compte encore pour trois quarts de la production électrique nationale.

A cet exemple, on pourrait ajouter celui des pluies acides générées par l’industrie chinoise (qui, selon une étude de l’Académie américaine des sciences, seraient responsables de près d'un quart de la pollution aux sulfates constatée dans l'Ouest des Etats-Unis), ou celui de la pollution de l’eau (en 2011, selon le ministère chinois des ressources hydrauliques, 40% des cours d’eau du pays ont été pollués par le déversement d’eaux usées et déchets divers, dont le cadmium que l’on retrouve dans le riz), ou encore celui de la pollution des sols (dont 10% seraient contaminés par des métaux lourds), ou enfin, et sans volonté d’exhaustivité, celui de la gestion des déchets  (la Chine est le pays qui produit le plus de déchets industriels ou municipaux avec 300 millions de tonnes par an dont moins de 20 % sont recyclés, dont un volume estimé à 8,8 millions de tonnes de déchets plastique rejetés dans les océans).

Face à ces nombreux défis, il faut aussin pour être juste et comprendre les nouveaux espoirs placés dans ce pays, rendre hommage à une volonté affichée de changement et à des efforts qui commencent à porter leurs fruits. Ainsi, en 2014, Li Keqiang, Premier ministre chinois, avait déclaré "le gouvernement punira sévèrement les émetteurs (polluants) illégaux" et ajouté que "nous allons déclarer la guerre à notre propre modèle de développement et notre mode de vie non durable et inefficace". Dans la foulée, le pays s’est engagé à ce que 20% de l’énergie qu’il consomme soit de source propre à l’horizon 2030. 

Depuis d’ailleurs, le pays multiplie les records.

Si on prend, par exemple, le développement de l’éolien, force est de constater que l’an dernier, à elle seule, la Chine a installé la moitié des nouvelles capacités éoliennes dans le monde (30,5GW soit 48,4% du total mondial).  Cette progression la situe comme leader en matière des capacités installées, avec 33,6% de la puissance totale installée dans le monde, soit près du double de la capacité américaine (17,2%). Il n’en demeure pas moins que la part de l’éolien continue à rester très minoritaire dans le mix énergétique de ces deux pays (4,5% de la production pour les Etats-Unis face à 3.3% pour la Chine. 

En ce qui concerne le développement de l’énergie solaire, la Chine affiche également des performances spectaculaires. Ainsi, la Chine, devenue premier producteur de panneaux photovoltaïques au monde (un panneau sur deux serait de fabrication chinoise), a également décidé de devenir un champion mondial de la production d’électricité photovoltaïque. En 2015, elle produisait 16% de la production photovoltaïque mondiale et se place désormais au premier rang mondial devant l’Allemagne. La progression a été spectaculaire. Sur la seule année 2015, le pays, qui partait de quasiment 0, a installé plus de 15GW, portant sa puissance installée cumulée à 43,2 GW (face au parc allemand de 39,8 GW qui était jusqu’alors le numéro 1 mondial). Ainsi, dans la province du Gansu (Nord-Ouest de la Chine), dans l’immense désert de Tengger,  les panneaux du champ photovoltaïque fleurissent pour créer une ferme de près de 400 hectares qui fait figure d’oasis sur le chemin de la transition énergétique. 

La Chine est également en tête des pays producteurs de solaire thermique, avec 67 % du parc mondial fin 2012.

Pour ce qui est du solaire thermodynamique à concentration, la Chine s’est également lancée un défi ambitieux, en passant du stade expérimental au stade industriel avec la construction en cours de huit centrales d'une puissance cumulée de 542 MW et dix-sept projets en développement, totalisant 1 150 MW,. Delignha, situé à Haixi dans la province de Qinghai, au cœur du désert de Gobi, est une autre illustration parfaite de ces projets comme seule la Chine en a le secret et qui ont vocation à contribuer à un développement économique plus durable pour les 1,3 milliards d’habitants de plus en plus sensibles et conscients des enjeux environnementaux. Ce complexe s’étendra sur 25 km2, et sera ainsi la plus grande centrale solaire civile jamais construite. Issue de la collaboration entre la société californienne Bright Source Energy et le groupe Shangai Electric, cette centrale vise l’approvisionnement en énergie verte de plus d’un million de foyers, et serait équipée d’un système de stockage basé sur un principe de sels fondus capables de conserver la chaleur emmagasinée le jour afin de garantir une production stable et continue d’électricité. Au-delà d’une production propre d’électricité, la centrale devrait remplacer l’équivalent de 4,69 millions de tonnes de charbon par an soit une réduction de 896 000 tonnes d’émissions de dioxyde de carbone chaque année et de 8 906 tonnes de dioxyde de soufre. 

On peut apprécier l’ampleur du travail entrepris pour accélérer la transition énergétique dans l’empire du Milieu. 

En terme d’investissements, la Chine ne lésine pas sur les moyens, et s’est également illustrée en 2015 comme l'un des pays ayant le plus investi avec 103 milliards de dollars, soit 36% du total mondial, face aux Etats-Unis, qui, eux n’ont investi que 44 milliards (ce qui, malgré tout, représente une hausse respective de 17% et 19% en termes d’effort annuel). 

C’est donc avec une bonne dose de détermination qu’en 2015, le pays s’est engagé à améliorer son intensité énergétique et à maîtriser ses émissions pour les réduire à partir de 2030 (si possible avant). Ainsi, il y a quelques semaines à peine, le président chinois Xi Jinping et Barack Obama se retrouvaient pour une déclaration commune sur leur engagement respectif en matière de lutte contre le changement climatique tout en ratifiant, côte à côte, l’accord de Paris.

Ce faisant,  les deux puissances les plus représentatives en matière d’émissions - puisque pesant à elles deux près de 40% du total - donnaient un signal fort au reste du monde. Un signal qui avait d’ailleurs été fort bien entendu. En effet, dans les quelques semaines qui ont suivies, la majorité des pays ont ratifié l’accord. Ainsi la Cop 22 démarrait sous les meilleurs auspices avec plus de cent pays représentant 73% des émissions ayant déjà signé, ce qui était clairement au-delà du minimum fixé pour l’entrée en vigueur de l’accord qui prévoyait la ratification par cinquante-cinq pays représentant 55% au moins des émissions.

La question est maintenant de savoir si cette belle dynamique se maintiendrait intacte dans le cas où les Etats-Unis se délieraient de leurs engagements. Force est de souligner le propos de Xie Zhenhua, chargé des négociations sur le climat pour le compte de la Chine, qui a rappelé qu’il était important que "Donald Trump honore les engagements pris par les Etats-Unis", en ajoutant qu’un "homme politique sage était celui qui savait prendre en compte les tendances globales".  

 

Corollai

Les moin

Bref, à un 

 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par zouk - 20/11/2016 - 10:45 - Signaler un abus Chine et environnement

    Elle cause, elle cause..... fera-t-elle?

  • Par zouk - 20/11/2016 - 10:49 - Signaler un abus Chine et environnement

    Elle cause, elle cause..... fera-t-elle? Quant à l'Inde, elle se réfugie dans la mise en cause des pays développée depuis le XIX° siècle et l'expansion industrielle. Mais elle ferait bien d'imaginer ce qui se passera sur place au 22° siècle, avec la population la plus nombreuse du monde.

  • Par jipebe29 - 21/11/2016 - 11:11 - Signaler un abus Précisions (1)

    Mme Maestroni a lu les rapports de l’OMM, qui est champion en désinformation et alarmisme délirant. Pour son information, voici quelques informations frappées d’omerta par la doxa réchauffiste. Les thèses hypothétiques du GIEC, implémentées dans les modèles numériques, sont-elles validées par les observations ? NIET : les droites de tendance Hacrut, RSS et UAH sont à pente quasiment nulle de 2002 à 2015 : http://www.woodfortrees.org/plot/hadcrut4gl/from:2002/to:2015/trend/plot/rss/from:2002/to:2015/trend/plot/uah6/from:2002/to:2015/trend J'ai sorti l’année 2016, perturbée par un El Nino particulièrement intense, pour avoir la tendance de fond.

  • Par jipebe29 - 21/11/2016 - 11:11 - Signaler un abus précisions (2)

    En sus, les projections des modèles numériques divergent de plus en plus des observations, ce qui confirme qu’ils n’ont aucune crédibilité, tout comme les thèses hypothétiques du GIEC/IPCC qui en sont le socle. Voir : http://imagesia.com/plantage-lamentable-des-modeles-numeriques_10hj7 Certes, le taux global de CO2 atmosphérique augmente linéairement (dégazage des océans en zone intertropicale), mais la part anthropique du CO2 atmosphérique n’est que de 4-6% environ, selon le rapport scientifique AR5 du GIEC/IPCC, page 461, figure 6.1 et analyse isotopique. Donc, cet alarmisme climatique et ce dogme du réchauffement climatique anthropique ne reposent que sur du sable et n’ont aucune raison d’être.

  • Par jipebe29 - 21/11/2016 - 11:16 - Signaler un abus Dérèglement climatique ou dérèglement neuronal ?

    Comment peut-on gober la propagande sur le dérèglement climatique ? D’abord, il n'y a pas de "bon" climat de référence, qui aurait perdu la boule : le climat est changeant depuis la nuit des temps. Ensuite, l'indice ACE, qui mesure l’énergie cumulée des ouragans/typhons/cyclones, diminue depuis environ 10 ans et a retrouvé son niveau des années 1975. Voir « mythes et légendes I et II » sur le site Pensée Unique. Rien à voir avec les affirmations aussi péremptoires qu’infondées de l’OMM, organisation qui a perdu toute éthique et toute objectivité

  • Par jipebe29 - 21/11/2016 - 11:33 - Signaler un abus Regard vers le passé climatique

    ) Au Cambrien, le taux de CO2 est monté à environ 8000 ppm (400 ppm de nos jours), et il n’y a eu aucun emballement cataclysmique et irréversible des températures, comme cela aurait été le cas si le CO2 avait une action significative sur la température. Pourquoi cela serait-il différent de nos jours, les lois de la physique étant invariantes dans le temps et dans l'espace ? Et on nous promet l’enfer climatique pour quelques centaines de ppm ? C’est complètement irrationnel.

  • Par jipebe29 - 21/11/2016 - 11:33 - Signaler un abus Vive le CO2 !

    En ce qui concerne la pollution, le propos de Mme Maiestroni fait l’amalgame entre les vrais polluants (ozone troposphérique, oxydes de soufre, microparticules de carbone-suie, ...) et le CO2, qui n’est PAS un polluant, mais gaz de la vie : sans lui, pas de photosynthèse, pas d’oxygène. Avec le taux actuel de 400 ppm, la planète reverdit et les récoltes sont meilleures Avec 250 ppm, la végétation meurt, et nous avec... Traiter le CO2 de polluant, ou le laisser entendre, est donc la pire absurdité.

  • Par jipebe29 - 21/11/2016 - 11:45 - Signaler un abus EnR intermittentes...une catastrophe !

    Concernant les EnR, il faut comparer ce qui est comparable : comparer les puissances installées des EnR avec celles du thermique/hydraulique/nucléaire n’a pas de sens, car les facteurs de charge sont très différents : en 2015, en France, 23% pour l’éolien et 14% pour le solaire, et le mix traditionnel est pilotable, alors que les EnR intermittentes ne le sont pas (intermittence aléatoire pour l’éolien et intermittence fonction des saisons et des heures pour le solaire). Tout ingénieur qui analyse objectivement les sources de production d’énergie électrique se rend compte que le développement inconsidéré des EnR est irrationnel et est un non-sens technique et économique. Voir : http://dropcanvas.com/8k034 et voir cette analyse des conséquences néfastes du foisonnement des EnR en Espagne : http://www.rprudhomme.com/resources/Rap+2016+Eolien+et+solaire+en+Espagne.pdf

  • Par jipebe29 - 21/11/2016 - 11:48 - Signaler un abus Trumpitude vs Ségolènitude...

    Les USA n'ont signé aucun accord : seul Obama a signé, mais cela ne vaut rien car il faut un vote du Congrès aux 2/3. Les Grand’Prêtres de la Sainte Eglise Réchauffiste ont beau sortir des discours creux et surréalistes, cela ne changera rien : les USA ne vont pas valider l'accord vide de Paris, vont cesser de financer les satellites onusiens qui s'occupent du climat : GIEC/IPCC, OMM et UNEP, cesser de gaspiller des sous avec les EnR intermittentes, et développer leur économie avec des combustibles fossiles, classiques ou de roche-mère, et du nucléaire, y compris les centrales à surgénération

  • Par jipebe29 - 21/11/2016 - 12:12 - Signaler un abus Transitude néfaste ...

    « Les entreprises, qui voient de mieux en mieux les intérêts économiques liés à la transition écologique et à la croissance verte... » Il est clair que, suite aux avantages de plus en plus déraisonnables accordés par les Pouvoirs Publics aux promoteurs éolien/solaire, aux frais des ménages pris en otages (croissance exponentielle de la taxe CSPE) et aux conséquences économiques néfastes de la loi de transition énergétique (surcoûts de 23Md€ en 2016, et prévision de 70 Md€/an en 2030 voir http://www.ifrap.org/agriculture-et-energie/transition-energetique-dites-la-verite-aux-francais) la croissance verte est en fait une décroissance mortifère. Le rêve est irrationnel et la réalité est amère pour les citoyens...

  • Par jipebe29 - 21/11/2016 - 20:10 - Signaler un abus erratum

    "Avec 250 ppm, la végétation meurt, et nous avec..." Rectificatif : 150 ppm.

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Myriam Maestroni

Myriam Maestroni est présidente d'Economie d'Energie et de la Fondation E5T. Elle a remporté le Women's Award de La Tribune dans la catégorie "Green Business". Elle a accompli toute sa carrière dans le secteur de l'énergie. Après huit années à la tête de Primagaz France, elle a crée Ede, la société Economie d'énergie. 

Elle est l'auteure de plusieurs ouvrages majeurs: Intelligence émotionnelle (2008, Maxima), Mutations énergétiques (Gallimard, 2008) ou Comprendre le nouveau monde de l'énergie (Maxima, 2013), Understanding the new energy World 2.0 (Dow éditions). 

Voir la bio en entier

Je m'abonne
à partir de 4,90€