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Pourquoi nous avons déjà franchi 4 des 9 barrières qui nous séparent de la destruction de la planète

Réchauffement climatique, utilisation des sols, perte de la biodiversité, perte de nutriments dans les sols liée à l'utilisation de phosphore et d'azote : l'activité humaine met en danger l'équilibre de l'écosystème planétaire, nous avertissent les scientifiques.

Atlantico Green

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Pourquoi nous avons déjà franchi 4 des 9 barrières qui nous séparent de la destruction de la planète

L'utilisation de phosphore dans l'agriculture est trop importante, soulignent les chercheurs. Crédit REUTERS/Stephane Mahe

En 2009, une équipe de chercheurs internationaux faisait date en publiant dans Nature un article intitulé « Un espace sécurisé pour l’activité humaine », dans lequel ils identifiaient et quantifiaient ce qu’ils appelaient des « limites planétaires ».

Au nombre de dix (dont deux regroupées en une), ces limites visent à déterminer des seuils globaux au-delà desquels les dégradations environnementales planétaires ne permettraient plus aux activités humaines de se poursuivre. L’idée est que les conséquences de cette activité humaine pourraient mettre un terme à la stabilité de l’écosystème qu’a connue la planète depuis 10.000 ans, et qui aurait duré encore plusieurs millénaires si la révolution industrielle n’était pas venue chambouler tout cela, écrivait à l’époque l’Institut Inspire.

Concrètement, ces limites consistaient en des seuils appliqués à certaines activités et processus : par exemple, le taux de concentration en CO2 dans l’air.

Les dix limites sont l’érosion de la biodiversité, les changements climatiques, l’acidification des océans, le trou de la couche d’ozone de la stratosphère, les cycles biogéochimiques (azote et phosphore, comptabilisées comme deux limites différentes), l’utilisation de l’eau douce, le changement de vocation des terres, la pollution chimique et la teneur de l’atmosphère en aérosols, cite Planète Viable, qui propose en 2013 un tableau résumant les indicateurs.

Lors de la publication de l’article, les limites de trois systèmes (taux de perte de biodiversité, changement climatique et l'influence humaine sur le cycle de l'azote), avaient déjà été dépassées.

Une mauvaise nouvelle est tombée mi-janvier, dans la revue Science : une quatrième limite a été franchie. Il s’agit de l’utilisation des sols.

Les chercheurs estiment ainsi qu’il faudrait conserver 75 % de couvert forestier dans les zones auparavant forestières. Or, ils estiment qu’au niveau mondial, le taux moyen actuel est  à environ 60 %.

L’utilisation du phosphore dépasse la limite critique

Le taux d’utilisation de phosphore, qui compte comme la moitié d’une limite, a aussi été dépassé. « Le précédent article tirait déjà la sonnette d’alarme concernant le cycle de l’azote, en montrant que nous avions déjà dépassé la limite de l’acceptable, mais il considérait que dans le cas du phosphore, nous nous approchions de la limite sans toutefois la dépasser », explique au Monde Philippe Hinsinger, chercheur (Institut national de la recherche agronomique – INRA) au laboratoire Eco & Sols (Montpellier Supagro, Institut de recherche pour le développement, Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, INRA), spécialiste des cycles biogéochimiques et qui n’a pas participé à l’étude.

C’est maintenant chose faite, notamment à cause de l’agriculture intensive. A l'échelle planétaire, « les quantités additionnées d'azote et de phosphore induites par les activités humaines sont si grandes qu'elles perturbent de façon significative les cycles globaux de ces deux éléments importants » expliquent les chercheurs.

Les limites déjà dépassées en 2009

Lors de la première publication de l’étude, le changement climatique, l’appauvrissement de la biodiversité et le flux d’azote avaient dépassé un seuil ou il risquait de se produire des basculements potentiellement irréversibles.

Ainsi, la perte de biodiversité à l'échelle planétaire est estimée à un niveau 100 à 1000 fois supérieur à une extinction qui pourrait être considérée comme naturelle. Cette perte a un véritable impact sur l’activité humaine, explique Vedura : « l'extinction d'espèces augmente la vulnérabilité d'écosystèmes terrestres et aquatiques, en ayant des effets sur l'acidité de l'océan et le changement climatique », écrit le site.

Concernant le climat, les auteurs estiment que la concentration atmosphérique de dioxyde de carbone (CO2) ne doit pas dépasser une valeur située entre 350 parties par million (ppm) et 450 ppm. Le seuil de 400 ppm a été franchi en 2014, alors que la concentration n’était que de 315 ppm en 1958, quand elle a été mesurée pour la première fois.

Les limites restantes

C’est une bonne nouvelle, mais pour combien de temps ? L’utilisation d’eau douce, l’intégrité de la couche d’ozone et l’acidification des océans sont encore – en moyenne mondiale – sous la barre critique. L’acidification des océans est néanmoins très proche de la limite, observe-t-on.

Pour la pollution chimique et la teneur de l’atmosphère en aérosols, c’est plus compliqué : les chercheurs n’ont pas encore réussi à déterminer des limites.

Si, comme l’écrivait en 2009 Planète viable, « la valeur attribuée aux limites planétaire revêt un aspect un peu arbitraire », le concept a au moins le mérite de faire comprendre que l’on ne peut continuer de détériorer continuellement l’environnement.

 
Commentaires

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  • Par henir33 - 08/02/2015 - 11:52 - Signaler un abus bof

    dans les années 70 le Club de Rome ainsi que René Dumont annoncait des famines généralisées en 2000. ET sur le réchgauffement les théories sont foireuses car le réchauffement a cessé depuis 15 à 20 ans

  • Par bjorn borg - 08/02/2015 - 14:39 - Signaler un abus C'est bien vrai ça!

    ce sont encore et toujours les écologistes rouges!

  • Par Henrik Jah - 08/02/2015 - 16:24 - Signaler un abus @henir33

    Sachez qu'aux Etats-Unis, il faut louer des abeilles pour polliniser les plantes il n'y en a quasiment plus à l'état naturel. Nos rivières en France sont toutes polluées (je parle même pas des sols) et les pesticides et OGM se retrouvent dans la chaine alimentaire et sont des facteurs de cancer. D'ici 2048, il n'y aura peut-être plus de poisson dans les océans. C'est irresponsable de ne pas être conscient du risque écologique.

  • Par gwirioné - 09/02/2015 - 05:40 - Signaler un abus Fumistes!

    Tous ces points sont des prétentions politiques et non scientifiques, que des réseaux, comme votre média, relayent avec complaisance sans aucun esprit critique. Hé, les gars, le réchauffement climatique! Pfff!

  • Par Cerisier - 09/02/2015 - 13:52 - Signaler un abus NON HENRIK

    Il ya toujours des abeilles aux USA, le CCD (colony collapse disorder) est phénomène mondial dont on ne connait pas la cause précise. Que veux dire pollué ? La pollution ce n'est pas l'informatique 0 ou 1. En effet tout est pollué mais pratiquement rien de se qui est pollué n'est dangereux pour la santé. Les pesticides dont ils est prouvé qu'ils ont un effet cancérigène sont interdits. Depuis 30 ans que les OGM sont utilisés (et des milliards d'animaux et d'humains nourris, régulièrement), il n'a jamais été touvé d'effets néfastes sur la santé, ni humaine, ni animale, comment pouvez-vous dire cela ? C'est de la bétise que de croire aux sornettes des écologistes.

  • Par Benino - 12/02/2015 - 10:26 - Signaler un abus Benino

    Ben voyons ! Les écolos bobos et le GIEC menteur sont en train d'intoxiquer l'humanité. La prochaine échéance : Mac Lah...Moteur à Crottin et Lampe à Huile...avec la barbarie en plus. Et un homme nouveau style Polpot - Duflot ? Gérard Miller qui aimait tant les Kmer-Rouges devrait être d'accord...

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