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Le drame de la disparition des coraux

La biodiversité océanique est aujourd'hui en très grand danger. La protection des coraux, menacés de disparition à l'horizon 2050 pour 95% d'entre eux, est un enjeux clé pour de nombreux spécialistes.

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Le drame de la disparition des coraux

En 50 ans, 80% des récifs coralliens des Caraïbes ont disparu. Crédit Reuters

80% des récifs coralliens des Caraïbes ont déjà disparu

La révélation de l’état des récifs coralliens de cette région devrait alerter sur les risques qui pèsent sur les coraux dans les autres régions du monde, qui ne sont pas non plus épargnées par la pollution ou les conséquences du réchauffement climatique. Il semblerait que sur les cinquante dernières années, 80% des récifs coralliens des Caraïbes aient disparu, et que le mouvement se poursuive de manière très inquiétante, d’autant qu’il s’agit de l’une des plus importantes réserves de coraux au monde.

L’étude menée actuellement donnera un état plus précis de cette évolution. Mais l’on sait déjà qu’au delà du désastre écologique, cette tendance forte à la diminution des réserves est un problème économique majeur dans la région, où une grande partie de la population vit de la pêche et du tourisme. La préservation des récifs coralliens est vitale pour que les poissons continuent à peupler la région et pour que certains prédateurs puissent continuer à se nourrir.

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Les vertus médicinales de l'océan Pacifique

Parmi elles, le fait que des organismes marins présents dans l’océan Pacifique puissent servir de remèdes contre des maladies particulièrement dévastatrices. Recherchant de nouveaux médicaments pour lutter contre le cancer, le paludisme et la tuberculose (ces deux dernières maladies sont encore loin d’être éradiquées dans de nombreuses régions du globe où l’accès aux soins demeure particulièrement difficile), quatre scientifiques américains membres de l’Institut des sciences appliquées de l’Université du Pacifique Sud (UPS) et de l’Institut de Technologie de Georgie ont mené une expédition de bioprotection dans la province ouest des îles Salomon.

L’écosystème marin, qui se démarque par sa complexité et sa grande richesse, est aujourd’hui largement sous-étudié et de fait mal connu de la communauté scientifique, alors même qu’il regorge de « substances chimiques nouvelles ayant un grand potentiel pour le développement pharmaceutique ». L’expédition précitée en présage de nouvelles.

En attendant, des investigations antérieures menées sur des échantillons collectés au large de l’archipel des Fidji ont d’ores et déjà permis de breveter une première substance chimique, « tandis qu’une autre est actuellement soumise à des essais pré-cliniques aux États-Unis pour le développement d’un médicament antipaludéen ». 

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Les profondeurs océaniques pourraient sauver les coraux

Selon une enquête menée au large du Queensland (Australie), la clé du problème de la disparition des coraux pourrait résider dans les profondeurs abyssales de la mer, là où les coraux et ses habitants sont encore sains.

« Certaines des zones peu profondes des récifs que nous avons explorés ont été complètement dévastée par les cyclones, mais dès que nous plongeons à des profondeurs de 40 mètres et en-dessous, les zones sont presque totalement intactes », a indiqué Pim Bongaerts, membre du Global Change Institut de l’Université du Queensland, interrogé par nos confrères du Guardian. Grâce à un véhicule télécommandé et à des techniques de plongée en eaux profondes, les profondeurs de ces récifs ont pu être examinées, ce qui constitue une première sachant que les plongées sous-marines conventionnelles ne dépassent pas les 30 mètres.

Étrangement, même à plus de 70 ou 90 mètres de profondeur, le corail reste présent. Parfois même accompagné d’espèces établies normalement dans des eaux peu profondes. Un constat qui accrédite la thèse selon laquelle les coraux supérieurs et inférieurs sont semblables et les populations de poissons se sont juste déplacées.

Un constat qui pourrait par ailleurs servir de base solide pour travailler à la reconstruction des récifs coralliens, lesquels ont également payé un lourd tribut aux tempêtes, aux maladies et à la surpêche. Les pouvoirs publics auraient cependant intérêt à renforcer la législation en matière de protection de l’environnement, sans quoi la reconstruction sera bien difficile.

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Commentaires

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  • Par lsga - 29/09/2013 - 16:01 - Signaler un abus Puisqu'on vous dit que le plus gros problème aujourd'hui

    ce sont les roms...   Pourquoi nous enquiquiner avec les changements climatiques qui sont un complot organisé par la gauche et les syndicats pour cacher le problème rom ?

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