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Warren Buffett a-t-il raison quand il affirme que la lutte des classes existe et que ce sont les riches qui sont en train de la gagner ?

Le milliardaire américain Warren Buffett a déclaré il y a quelques années, non sans humour, qu'il existait "bel et bien une guerre des classes mais c'est ma classe, la classe des riches qui fait la guerre et c'est nous qui gagnons".

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Warren Buffett a-t-il raison quand il affirme que la lutte des classes existe et que ce sont les riches qui sont en train de la gagner ?

Warren Buffet assure que les riches sont en train de gagner la lutte des classes. Crédit Reuters

Alors que 1% des Américains accaparent 93% de l’augmentation des revenus, la part du profit des entreprises dans le PIB n’a jamais été aussi haute et celle des salaires n’a jamais été aussi basse.

Dans un éditorial daté du 16 novembre 2012, publié sur Reuters, Robert Borosage, faisant référence aux arbitrages entre la taxation des hauts revenus et la réforme du système de santé aux États-Unis, estimait que "lorsque les fruits de la croissance ne sont pas partagés, il est normal que la demande de partager les sacrifices suscite des réactions de colère".

Pour lui, les élections présidentielles américaines de 2012 ont été emblématiques de la guerre des classes qui fait rage actuellement.

Elles ont également été les premières élections lors desquelles la classe moyenne s'est rendue compte que le système n'était pas en sa faveur.

Atlantico : Colère des ouvriers, lynchage des élites exilées et dépression des classes moyennes. La France est-elle le théâtre d’une lutte des classes sans pareils précédents ?

Vincent de Gaulejac : La lutte des classes n’a jamais disparu en France, et comme je l’avais théorisé il y a vingt ans, il me semble que la lutte des places a remplacé la lutte des classes qui ont éclaté. L’exemple de la classe ouvrière par exemple a éclaté en trois parties distinctes : les ouvriers qui sont sortis par le haut en devenant techniciens, les derniers bastions qui se sont maintenus et ceux qui ont sombré dans le chômage et l’exclusion. Il n’existe donc plus aucune solidarité de classe tant ces différentes populations sont socialement éloignées les unes des autres. Les ouvriers qui se sont insérés dans les classes moyennes et qui ont permis à leurs enfants d’accéder aux études supérieures sont entrés dans une logique d’individualisme, comme toute la société française, qui les a déliés de leur ancienne classe.

La seule classe sociale qui s’est maintenue en l’état est la bourgeoisie bien que celle-ci ait à présent des visages plus divers. D’une part, il existe toujours la vieille bourgeoisie traditionnelle que l’on nomme caricaturalement "versaillaise" ou que l’on assimile à certains arrondissements de Paris. Et d’autre part, il existe ce que j’ai nommé "l’hyperbourgeoisie" qui est constituée de gens qui n’appartiennent pas initialement à cette classe mais qui ont été happés par les valeurs de la mondialisation et qui sont donc entrés dans la lutte des classes par les grandes écoles, le management, le sport ou les arts. Des gens comme Depardieu ou Tapie ne sont pas des héritiers ou des bourgeois, ils représentent une classe ayant des origines sociales diverses. Ils se sont hissés à une position dans laquelle ils retrouvent une solidarité de classe très étroite et d’entraide pour se maintenir les uns les autres au plus haut niveau. Malgré cette configuration issue des trente dernières années, le capital social, culturel et économique bourdieusien n’a pas disparu pour autant et continue de créer des inégalités naturelles d’accès à certaines ressources.

 

Les promesses électorales, dont l’imposition massive des plus aisés, sur lesquelles le gouvernement a été élu et a déjà reculé ont-elles encouragé cet affrontement ? 

Vincent de Gaulejac : Cela n’a pas encouragé l’affrontement mais a encouragé le ressentiment, la défection et la frustration. Dans notre siècle, la lutte des classes a changé et il est davantage questions d’enjeux symboliques que d’enjeux d’affrontement et de mouvements sociaux. Le nouveau visage de la lutte des classes s’éloigne de celui que nous lui connaissions durant la période du capitalisme industriel entre patrons et ouvriers, bourgeois et prolétaires, ceux d’en haut et ceux d’en bas. Cette lutte n’est plus frontale, elle s’est déplacée du niveau social et au niveau psychologique. Cela s’illustre parfaitement dans les revendications liées aux conditions de travail, les travailleurs se battaient autrefois pour l’amélioration de leur condition matérielle alors qu’à présent ils le font pour des conditions psycho-sociales comme la reconnaissance du travail accompli ou la limitation du stress.

 
Commentaires

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  • Par boblecler - 31/12/2012 - 08:54 - Signaler un abus non il a tord. Il n'y a pas

    non il a tord. Il n'y a pas de luttes des classes et personne ne gagne car quand le cours d'une action baisse, c'est de l'argent qui part en fumée. La thésaurisation de l'argent ne rapporte rien

  • Par murex - 31/12/2012 - 09:30 - Signaler un abus L'Ouvrier s'est trahi...

    ...lui même, en niant son statut d'Ouvrier ( comme si cela était une tare), et à trahi son pays en se mettant dans les pattes des ignobles soviétiques rose, rouge ou caca d'oie (vert n'importe quoi).

  • Par djedge - 31/12/2012 - 09:34 - Signaler un abus Il a tort

    Warren a tort, la lutte a déjà été gagnée, c'est terminé depuis belles lurettes. Jamais le monde n'a généré autant de profits, jamais les écarts n'ont été aussi élevés. Ils n'ont même pas à s'inquiéter d'une quelconque révolution, elle n'aura pas lieu, ils n'ont même pas à s'inquiéter de gouvernements dits 'socialistes', ils ne savent pas quoi faire! L'homme est un loup pour l'homme, cette leçon est toujours aussi pertinente au XXIème siècle...

  • Par troiscentsalheure - 31/12/2012 - 09:36 - Signaler un abus Absence de démocratie

    Les Suisses ont refusé une sixième semaine de congés avec le référendum d'initiative populaire. En France, le spectacle des élites politiques sans idées parlant au nom de ceux dont ils ne partagent pas les mêmes problèmes est affligeant.

  • Par papyjac - 31/12/2012 - 09:40 - Signaler un abus La lutte des classes

    Le pauvre n'a rien à perdre

  • Par Casa123 - 31/12/2012 - 09:46 - Signaler un abus Il aurait pu s'en rendre compte avant

    ....

  • Par moerl16 - 31/12/2012 - 10:01 - Signaler un abus lutte des classes et larbins

    les très riches internationaux ont compris depuis longtemps qu'ils devaient entretenir en les payants grassement des larbins politiques a leur dévotion,des incapables qui ne gagneraient jamais un centime de par eux mêmes ,des incapables de suer sang et eaux pour créer nourrir, élever,et faire vivre une famille ,et nous pauvres imbéciles de base aux cerveaux lavés par des grands mots que nous ne comprenons pas les portons au pouvoir pour le service de tout les milliardaires de la planète ,car n'oublions pas que les politiques ne décident que ce que les multi-riches leur demande les souhaits du peuple ils ne font que les satisfaire en paroles ,en promesses jamais tenues .Joyeuses fêtes a tous

  • Par Joaquim Defghi - 31/12/2012 - 10:06 - Signaler un abus Les forces de l'Histoire

    "la lutte des places a remplacé la lutte des classes qui ont éclaté": entièrement d'accord. Cela se concrétise aussi par le fait que l'économie absorbe la politique. Le lieu de l'Histoire se réduit de plus en plus au domaine social de l'entreprise, qui s'individualise. http://leplus.nouvelobs.com/contribution/749013-l-histoire-cette-anecdote.html

  • Par Commentateur - 31/12/2012 - 10:08 - Signaler un abus @ bobecler

    il a torT

  • Par General3Gaulle - 31/12/2012 - 10:14 - Signaler un abus La classe populaire a disparut ... des médias

    Déja moi ce qui me frappe c'est que déja la classe moyenne est devenu le terme genrique pour englober la classe populaire et la classe moyenne. Pourquoi ? Pour gommer artificiellement les differences de revenu. Aujourd'hui certains bougois comme des salaries pauvres s'identifit appartenir a la classe moyenne. Ainsi donc on fait perdre conscience ou l'on se situt dans l'echelle de la richesse. Et quand on a pas cette perception y'a pas de lutte des classes. Oui la classe populaire qui existe bien et elle ne fait pas partir de la classe moyenne. Je regrette que les medias emploi ce terme de classe moyenne... quand on voit des bourgois s'idendier a la classe moyenne on a envie de sortir la boite a gifle... Surtout quand une partie de la classe moyenne et mondialiste et donc a ruiner de la classe populaire par la desindustrialisation.. a l'image du bobo parisien mais on retrouve la meme version en province a droite...

  • Par iznogoud - 31/12/2012 - 10:24 - Signaler un abus Pas faux, mais pas comme les communistes le disent.....

    En effet, les riches sont en train de gagner, mais dans le sens qu'ils sont de plus en plus nombreux, alors que les pauvres sont de plus en plus rares.....

  • Par ledevois - 31/12/2012 - 10:28 - Signaler un abus la lutte des classes

    j'ai le souvenir de la leçon de morale de mon instit à l'époque - ----- la fumisterie -- déja cela commençait a prendre tournure dans le pays France - il ni ya pas à être jaloux d'une personne qui avec son intelligence s'enrichie et fait vivre des ouvriers - à presque 80 pour % de taxes et autres impôts faut quand même être con pour développer en France --

  • Par Equilibre - 31/12/2012 - 10:32 - Signaler un abus Bon article

    qui se limite lui-même. Je n'ai pas la compétence nécessaire pour jauger de son entière pertinence, mais il fait sens. Il manque juste un truc pour moi: la lutte des communautés. Car l'éclatement de la lutte des classes a fait apparaître une multi-appartenance. Dans cette lutte des places, par exemple, l'organisme de surveillance du PAF mesure le niveau de visibilités des "minorités visibles". Cette lutte des places se prolonge donc dans tous les niveaux imaginables.

  • Par ZOEDUBATO - 31/12/2012 - 10:52 - Signaler un abus L'avenir et l'espoir pour 2013 sont entre nos mains

    J’espère que les fêtes de NOEL célébrant la naissance du Christ vous ont permis d’être rassembler avec votre famille (Mère, Père et leurs enfants) pour d’heureux moment Je vous souhaite une bonne et heureuse année pour refonder l’espoir dans une France forte et unie autour des grandes valeurs fondamentales de l’éthique, de la morale et de notre culture. Je souhaite également beaucoup de courage aux démunis durant les années 2013 et 2014 qui risquent d’être terribles dans une France qui, depuis mai, ne leur permet comme seul avenir que l’enfermement dans des pièges à pauvreté et des parcs à moutons destinés à améliorer les statistiques BONNE ANNEE A TOUS les commentateurs ainsi qu'aux journalistes et rédacteurs d'ATLANTICO

  • Par Bara - 31/12/2012 - 10:58 - Signaler un abus Ces Buffet ne sont pas commodes...

    ... Warren, Marie-Georges, c'est donc toute une famille engagée dans la "lutte des classes" ?

  • Par jordan - 31/12/2012 - 11:03 - Signaler un abus tout le monde le sait

    les riches sont tellement malin et surtout discret voila la réussite de riches.

  • Par Redmonde - 31/12/2012 - 11:04 - Signaler un abus WB NE S'EST JAMAIS TROMPE

    ... dans la gestion de sa fortune, il n'est certainement pas loin de la vérité dans cette semi-boutade: depuis l'échec patent du communisme et face aux pays émergents, des social-démocraties dépensières et endettées, il n'y a plus rien, plus aucune idéologie alternative au capitalisme, plus de classe ouvrière unie, plus de syndicats forts, plus de contre-pouvoir à la puissance de l'argent. Nos démocraties sont devenues, ou en passe de devenir, des oligarchies. Et ce pouvoir de l'argent est particulièrement marqué dans la démocratie américaine, où les grandes banques et les multinationales peuvent lancer des milliards dans les campagnes électorales, à coup de PACS, superPACS, annonces télévisées,etc, et peuvent ainsi largement manipuler l'opinion en faveur du candidat qu'elles soutiennent. Qui n'est pas nécessairement le candidat de l'extrême-droite Républicaine: en 2008, Obama a été soutenu massivement par Wall Street. Partout dans les pays occidentaux, la classe ouvrière rétrécit comme une peau de chagrin suite à la désindustrialisation, et la classe moyenne subit aussi les attaques de la mondialisation. Ne s'en sortent en effet que les élites mondialisées.

  • Par pemmore - 31/12/2012 - 11:05 - Signaler un abus analyse intéressante

    les ouvriers n'éxistent plus en tant que tels, d'un côté ceux qui sont devenus techniciens avec un fort niveau d'études même si du point de vue salaires ça ne suit pas toujours et ceux qui vivotent de petits boulots partagés entre pôle emploi, le mi-temps et l'intérim. Or entre la classe dite bourgeoise (espace bien flou) et les techniciens la frontière est totalement poreuse. On peut être electromécanicien un jour, commerçant le lendemain, artisan le jour d'après ,paysan la semaine suivante et même président comme un certain lech valessa lol!. (dommage ce dernier truc me manque). En réalité l'ouvrier actuel c'est l'employé de bureau scotché sur son fauteuil tirant des tableaux excell obéissant servilement à son supérieur et incapable de faire autre chose. Quand à dire que les très pauvres le sont, un smicard gagne actuellement sans se fatiguer le moins du monde qu'un os en 3x8 en1964. Mon premier salaire sur un laminoir 440fr pour 48h ,440 euro en monnaie constante. Avec ce salaire impossible d'acheter une voiture neuve par exemple ou d'aller en vacances si on a une famille.

  • Par Enoch - 31/12/2012 - 11:58 - Signaler un abus Au rythme où vont les choses

    Cette analyse est pertinente sur un certain nombres de point, la lutte des classes ( ?), même si l’idée de lutte me déplait car elle a tendance à opposer, alors qu’une société pacifié est à l’opposé de l’atomiser donc sans luttes ! Il n’y a pas que la lutte des classes, qui c’est mis en place, au sein de la république, comme avec le modèle américain de société, une lutte des communautés! Il en va des accommodements raisonnables aux ouvertures officielles de lieux de cultes par nos ministres! Mais ce qui m’a fait tiquer dans cette article c’est l’analyse sur les classes moyennes lorsque ce monsieur nous fait le couplet du sentiment au profit des faits ! Il me rappel toute ces pléthores de sociologues qui nous ont fait leurs homélies pendant des années sur le sentiment d’insécurité, prenant le français de classe moyenne (terme de novlangue signifiant français de type européen) pour des stupides beaufs ignorants ! NON, la classe moyenne en France ne va pas bien du tout ! C’est le pillé de notre société et c’est la vache à lait de tout les excès de notre société ! Nos mouvements politiques ont perdus toutes crédibilités et qu’il n’y a plus de projet politiques dignes de se nom.

  • Par ricouti - 31/12/2012 - 12:10 - Signaler un abus J'ai bien vérifié : nous ne

    J'ai bien vérifié : nous ne sommes pas sur le blog de Jean-Luc Melanchon , mais bien sur Atlantico ! Ce seul article balaye à lui tout seul tous les poncifs idéologiques et éléments de langage de la Religion diffusés tout le reste de l'année sur ce site. Même Zoedubato, n'y trouve rien à redire et semble devenir gauchiste. C'est trop à la fois : Attention Zoe de ne pas trop abuser du Champagne et bonne année 2013.

  • Par fms - 31/12/2012 - 12:20 - Signaler un abus @ iznogoud

    le nombre de personnes sous le seuil de pauvreté a augmenté en France, des riches plus riches et des classes moyennes plus pauvres. La lutte des classes, ou la lutte pour la répartition des richesses produites, est effectivement perdue pour ceux qui n'ont que la location de leurs bras pour vivre. Dans les années 80, 60% de la richesse était distribuée au travail, de nos jours, c'est 60% au capital. Et comme les impôts restent à 80% sur les salaires, le rééquilibrage sur les revenus du capital se fait attendre !

  • Par laurentso - 31/12/2012 - 12:23 - Signaler un abus Ce sociologue se pousse un peu du col,

    parce que l'expression "lutte des places" n'est pas de lui... mais passons. Il est clair qu'en tendance de long terme, les riches sont encore plus riches, les pauvres sont toujours aussi pauvres quoiqu'un peu plus assistés, et que la "classe moyenne" est une nébuleuse difficile à cerner. Le "sentiment de classe" est en sommeil mais ne demande qu'à se raviver, on le voit avec le soutien d'une partie des Français aux grévistes de Florange ou même aux grévistes des services publics (en 1995). On observe aussi un retour aux revendications au sein de la sphère du travail, effectivement davantage tournées autour des conditions de travail que des salaires. Tandis que beaucoup de revendications "sociétales" des années 1960-1970 sont aujourd'hui peu ou prou satisfaites.

  • Par victor13 - 31/12/2012 - 12:28 - Signaler un abus Ce n'est vraiment pas un scoop

    Rien n'a changé . Ce n'est plus que jamais la lutte des classe en lexemple en France; C'est bien cette classe actuellement au pouvoir qui sous le prétexte de socialisme désintéressé et protecteur spolie les citoyens qui ont un moindre pécule et fait fuir les principales fortunes. La classe qui s'arroge tous les pouvoirs jusqu'à prètendre refaire le monde en refusant la concertation sur les plus grands problèmes sociétaux.

  • Par iznogoud - 31/12/2012 - 12:47 - Signaler un abus @fms

    Le "seuil de pauvreté" qui prétend qu'il y a plus de personnes pauvres en France est une vaste fumisterie : c'est le seuil dit "relatif", qui est basé sur le salaire médian (et non pas sur une valeur absolue). Conséquence : quand le salaire médian augmente....... mécaniquement le nombre de personnes pauvres augmente aussi !

  • Par xavier86 - 31/12/2012 - 12:47 - Signaler un abus La lutte des classe ou des riches a existe toujours

    La lutte des classes ou entre les riches et les pauvres (appelez ça comme vous le voulez) a toujours existé depuis la nuit des temps. Et ce dans presque tous les pays du monde. Autre fois on allait jusqu'au tué l'autre juste parce qu'il aurait courtiser une fille de classe inférieure ou supérieur. C'est bien triste de savoir que ceux qui ont des bien "éphémères" ne veulent pas partager avec ceux qui n'ont rien. Le partage aujourd'hui s'arrête aujourd'hui aux portes de l'église et c'est bien dommage. Le jour qu'ils comprendront que tendre la main est le plus beau geste de la vie. leur vie et le monde s'en trouvera transformé. Amicalement, Xavier http://club-a-succes.blogspot.com/2012/12/Comment-creer-votre-blog-etape-par-etape-et-optimise-comme-un-vrai-pro-des-demain.html#more

  • Par Terranostra - 31/12/2012 - 13:18 - Signaler un abus La lutte des classes.....

    Ce qui s'est produit une fois dans l'histoire, peut très bien se renouveler....grâce à internet et à une lutte mondialisée des pauvres. N'est-ce pas ce qui est entrain de se profiler ? Alors ne vous réjouissez pas trop vite monsieur Warren Buffett; vous pourriez très bien l'avoir dans le buffet dans un proche avenir.

  • Par ZOEDUBATO - 31/12/2012 - 13:42 - Signaler un abus Lutte matérialiste ou idéologique ?

    Le blocage vient de la défense des acquis par des nantis plus que des oppositions entre gauche et droite ou riches et pauvre. Ces nantis se recrutent essentiellement parmi les notables, les élus, les syndicats, les subventionnés, les assistés à vie, les intellectuels de salon de thé imbus d’eux-mêmes et de tous ceux qui veulent entrer dans cette grande famille, etc. Les acquis à défendre peuvent être des monopoles, des postes à influences, des niches sociales, fiscales, salariales, des avantages en nature, des statuts protecteurs , des salaires et/ou des charges de travail et/ou des horaires sans la charge de travail et/ou de responsabilités correspondants, des sinécures, des privilèges, des prébendes, des remboursements généreux de frais, des subventions, des déductions fiscales, des retraites spéciales, … Par contre ceux qui ne vivent que de leur travail, qui respectent les lois et paient les prélèvements obligatoires « plein pot » et qui ont un mode de vie sans ostentation avec le respect des valeurs fondamentales veulent ces réformes dont la France a besoin (plus un espace de liberté et un droit de regard efficace et personnel sur ces acquis).

  • Par ntzsch - 31/12/2012 - 14:32 - Signaler un abus Qu'est-ce que la lutte des classes ?

    On en parle mieux quand on connaît le sens exact du terme: Il ne s'agit pas de la guerre des jaloux contre les nantis. La lutte des classes est la propension de chaque groupe social à accroître ses avantages au dépends des autres. Dans le cas le plus commun, l'employeur trouvera toujours que ses salariés sont un peu trop rémunérés alors que ces derniers trouveront toujours qu'ils devraient gagner davantage. La lutte des classes existe bien car chacun voit midi à sa porte et personne ne la gagnera jamais. Elle disparaitra quand il n'y aura plus d'employeurs, ni d'employés, ni de vendeurs ni d'acheteurs etc. Autant dire que ce n'est pas demain la veille.

  • Par ntzsch - 31/12/2012 - 14:40 - Signaler un abus Précision.

    Il ne faut pas simplifier et réduire la lutte des classes en une lutte entre riches et pauvres, quoique ce soit l'exemple le plus banal, car elle existe aussi entre riches et entre pauvres.

  • Par Lna - 31/12/2012 - 19:26 - Signaler un abus Un voeu pour 2013

    Etre informé, c'est super. Le problème aujourd'hui c'est que l'ensemble des médias contribue à entretenir la population dans la peur du lendemain, dans les différences. Tous ces articles sont anxiogènes. Mon voeu pour 2013 : de l'info oui mais pas seulement des articles sur le catastrophisme, l'économie mondiale au bord du gouffre (pas pour tous d'ailleurs). Par pitié, écrivez aussi des articles sur les mouvements positifs, vous avez une responsabilité vis à vis de vos lecteurs. Sur ce, très bonne fin d'année 2012 à tous.

  • Par maxima - 31/12/2012 - 19:34 - Signaler un abus cinisme

    il va faire quoi de sa fortune qd il sera au cimetière ?

  • Par Benvoyons - 31/12/2012 - 23:51 - Signaler un abus Totalement faux et les autres énoncés aussi

    "Ce qui fait que des peuples comme les Grecs ou les Espagnols souffrent, c’est la territorialisation économique dont ils ne peuvent, par nature, pas se débarrasser. Il n’y a que ceux qui ne sont plus liés à une terre qui peuvent continuer à gagner. " Les peuples sont confrontés à des mauvaises gestions politiques pas de l'exploitation par les riches. Maintenant, depuis la nuit des temps il y a eu des gens riches moyens et pauvres, mais quand l'homme a voulu changer cela (le marxisme) les choses pour les peuples ont été pire. Donc monsieur vous aurez toujours en tant que sociologue les mêmes choses a dire dans 100 ans que maintenant.

  • Par ntzsch - 01/01/2013 - 01:59 - Signaler un abus Matérialisme

    Encore un mot dont trop de gens ignorent la signification.

  • Par ender - 01/01/2013 - 07:49 - Signaler un abus bonne année a tous

    la lutte des classes et finie et gagner par les grande fortunes pas les bourgeois d'hier qui sont les denier a se faire scalper mais les tres grande fortune. Les tres riche on compris que pour en finir et s'enrichir encore plus ils devaient controler le politique au debut ils se sont contenter de se presenter au election sa n a pas marcher, puis ils ont et continue de corrompre les elues mais sa coute de l'argent maintenant ils prennent le pouvoir s'en rien demander comme en italie qui a un chef de gouvernement non elue ancien de la banque europenne et de goldman qui est a l'origine de la crisse. Dans quel but : gagner toujours plus d'argent detenir le pouvoir et a long terme s assure l'hegemonie sur l'humanite. La fin de la domination du monde occidentale et proche les chinois les japonnais les bresiliens etc bientot domineront et nous pauvre peuple de france on trimeras pour 1.20$ de l'heure tout heureux que notre genereux patron nous loge et nous laisse le dimanche de libre. vive le liberalisme et sus au solidarité national

  • Par jlbaty - 01/01/2013 - 09:46 - Signaler un abus invraissemblance , esclave et heureux de l'etre

    C'est pas nouveau 1789 , révolution bougeoise qui prend le pouvoir à la monarchie et institue une une monarchie républicaine. Ce que je n'arrive pas a comprendre .que les richent, noyautent les partis de droite et une partie de la gauche caviar ,c'est normal, mais qu 'il y ai des débiles fauchés et exploités qui se disent de droite et votent pour les politiques corrompus qui les exploites sa sort de l'entendement

  • Par destartin - 01/01/2013 - 16:04 - Signaler un abus W. Buffet a raison. Les

    W. Buffet a raison. Les possédants ont définitivement gagné, après des siècles de lutte des classes. Le président de la BCE est un ancien de Goldman Sachs, élément qui à lui seul résume tout. Nous sommes à un point de non-retour. Seule une révolution pourra faire changer les choses, mais une révolution populaire, et non récupérée par la bourgeoisie comme la dernière (je ne dis pas que je la souhaite).

  • Par destartin - 01/01/2013 - 16:04 - Signaler un abus W. Buffet a raison. Les

    W. Buffet a raison. Les possédants ont définitivement gagné, après des siècles de lutte des classes. Le président de la BCE est un ancien de Goldman Sachs, élément qui à lui seul résume tout. Nous sommes à un point de non-retour. Seule une révolution pourra faire changer les choses, mais une révolution populaire, et non récupérée par la bourgeoisie comme la dernière (je ne dis pas que je la souhaite).

  • Par DEL - 01/01/2013 - 16:18 - Signaler un abus Corrompus...

    Les classes populaires et moyennes se sont laissées corrompre par l'instinct de propriété que les dirigeants de ce monde ont développé en faisant miroiter la possession d'une maison, d'une voiture ou d'une fourchette. Le théoricien s'appelait Rotschild...Et s'il y a un gagnant, c'est lui.

  • Par vangog - 01/01/2013 - 17:27 - Signaler un abus Ah, nous avions oublié Rothschild, antique version recyclée

    du vieil épouvantail gauchiste destiné à effrayer les libéraux et les matérialistes, rassemblés dans le même goulag de la pensée gauchiste manichéenne! Eh Ben, dis donc, Rothschild ça fait peur quand même! Ouh, je fuis...

  • Par sicenetoi - 01/01/2013 - 18:57 - Signaler un abus lutte des classes ?

    Elle n'a jamais cessé, et que WB le multimiliardaire le dise n'y change rien ! WB lui, a au moins eu l'honneteté , ou le courage ? de donner la moitié de sa fortune, (dont il ne dit rien sur les modalités de son acquisition) à des oeuvres philantropiques ou ONG .

  • Par destartin - 01/01/2013 - 19:38 - Signaler un abus Qu'il déduira de ses impôts,

    Qu'il déduira de ses impôts, et qu'il aura reconstituée dans un an.

  • Par destartin - 01/01/2013 - 19:38 - Signaler un abus Qu'il déduira de ses impôts,

    Qu'il déduira de ses impôts, et qu'il aura reconstituée dans un an.

  • Par Silmarwen - 02/01/2013 - 09:20 - Signaler un abus Quand bien même...

    Raison ou pas la roue tourne pour tout le monde, ceux qui ont tout un jour n'auront rien, et ceux qui n'ont rien un jour auront tout. Peu importe quand cela se produira, je ne me fais pas de souci pour cela. Tout ce qui compte c'est que j'ai assez pour vivre (un toit, de la nourriture, des vêtements et de quoi me soigner) le reste n'est que superflu. Perso, je m'en cogne je continue mon bonhomme de chemin sur pleins d'aspects je suis plus libre et sereine que toutes ces personnes et ça me suffit.

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Vincent de Gaulejac

Vincent de Gaulejac est professeur de sociologie à l'UFR de Sciences Sociales de l'Université Paris 7 Denis-Diderot.

Il est l'auteur du livre Les sources de honte (2011, Point)Il a également publié Manifeste pour sortir du mal-être au trava avec Antoine Mercier (2012, Eds. Desclée de Brouwer), a co-écrit La lutte des places avec Isabel Taboada-Léonetti chez Desclée de Brouwer et a collaboré à De la lutte des classes à la lutte des placesOu encore Travail, les raison de la colère (2011, Seuil). 

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