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Oui, il faut évaluer les profs
(et ce sera un progrès pour eux) !

Grève dans l'éducation nationale ce mardi. En jeu notamment, l'évaluation des professeurs que la quasi-totalité des syndicats rejette. Une mesure qui pourrait pourtant leur permettre de faire face à un formalisme bureaucratique qui ignore le contexte dans lequel ils travaillent.

Tous ensemble, tous ensemble ! Ouais !

Publié le

Atlantico : Le projet de réforme de l'évaluation des enseignants soulève la bronca de la quasi-totalité des syndicats de l'Éducation nationale qui appellent ce mardi à une journée de grève et de manifestations.  Le projet de décret propose de confier aux chefs d'établissements l'évaluation des professeurs de l'enseignement secondaire à l'occasion d'un entretien mené tous les trois ans. Le supérieur hiérarchique devrait évaluer la capacité de l'enseignant à faire progresser chaque élève, les compétences dans sa discipline et l'implication dans le projet d'établissement.

Etes-vous favorable à cette réforme qui donne un rôle accru au proviseur dans l’évaluation?

Philippe Tournier : Je ne suis pas nécessairement favorable à cette réforme car elle présente des aspects en terme de rémunération, de lien entre l’évaluation et l’avancement, qui ne sont pas pleinement satisfaisants.

En revanche, il n’y a rien d’anormal à ce que la direction de l’établissement, à qui depuis un quart de siècle le code de l’éducation confie la responsabilité de s’assurer de la qualité de l’enseignement donné dans l’établissement, soit présumée être dans la capacité d’évaluer la contribution d’un enseignant au fonctionnement de l’établissement. Le malentendu vient de ce dont on parle quand on parle d '« évaluation ».

 

Pourtant, d’aucuns objectent qu’il est difficile pour un proviseur spécialiste en histoire, par exemple, d’évaluer un professeur de biologie ?

Il n’est pas en mesure de l’évaluer en tant que biologiste. Mais les directions des établissements évaluent déjà depuis des années tous les autres personnels de l’établissement. Il n’y a plus que les enseignants qui ne sont pas encore dans ce système. Par exemple le personnel infirmier est évalué alors que le directeur ne sait pas faire une piqûre.

En fait, l’objet de l’évaluation n’est pas la compétence technique. Si un professeur de mathématique est évalué, ce ne sont pas sur sa maîtrise de cette science mais plutôt sur sa compétence pédagogique et sa contribution au fonctionnement de l’établissement.

 

Dans ce schéma-là, l’inspecteur de l’académie aurait-il toujours un rôle à jouer ?

Bien sûr que oui puisque la question de la compétence technique se posera toujours. Dans l’inspection académique, on n’est pas dans l’ordre de l’évaluation. Puisque les enseignants sont recrutés au niveau master et passent en plus un concours donc leurs compétences n’ont pas à être évaluées. Ils sont bons dans leurs domaines disciplinaires.

Les difficultés du système français ne viennent pas de là mais plutôt d’une conception très taylorisée du travail. Les professeurs enseignent en dehors de tout contexte alors qu’on sait aujourd’hui que l’environnement de travail (élèves, collègues, établissement) et les circonstances sociales autour de l’établissement sont des éléments décisifs du métier d’enseignant.

 

Un proviseur qui évalue des professeurs de son équipe pédagogique ne risque t-il pas de manquer d'objectivité ?

Il n’y a aucun système sans risque. Il y a déjà un risque de favoritisme dans le système actuel. Il n’est ni plus grand ni plus petit. Aujourd’hui l’inspecteur de l’Académie, s’il le souhaite, peut également favoriser un professeur qu’il a consulté pour établir un programme scolaire par exemple. Ce qu’il faut c’est prévoir des modalités de régulation, des recours pour les anomalies. Mais on ne peut pas tout construire sur l’idée que tout le monde chercherait à favoriser des enseignants ou contourner les règles.

 
Commentaires

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  • Par Estoc - 31/01/2012 - 07:00 - Signaler un abus Si j'étais ministre...

    Bonjour Je suis enseignant et j'ai roulé ma bosse dans le public et le privé catholique, à tous les grades (maître auxiliaire, certifié, et maintenant agrégé). Oui, il est impératif d'évaluer les profs. Le mieux à mon sens : 1) faire disparaître le corps des inspecteurs, dont l'expertise après un certain temps repose surtout sur leur connaissance des établissements de l'académie - et non plus sur un savoir-enseigner. 2) Mettre en place un principe de compagnonnage : tous les sept ans, chaque prof fait équipe avec un autre et va d'établissement en établissement pour observer des collègues (un établissement par semaine, suivi de quatre collègues sur cette semaine). L'expérience à n'en pas douter sera enrichissante pour l'observateur et l'observé - mais surtout légitime pour ce dernier. 3) Note d'inspection finale (en viser une tous les trois ans) : 60% compagnonnage, 30% le proviseur, 10% parents et/ou élèves. 4) Mettre en place de vrais carottes et bâtons financiers - au pire des cas, c'est pour trois ans. Enfin, parents, surtout respectez les profs de vos enfants. Sans vous, nous ne pouvons rien, et nombre de mes collègues travaillen

  • Par Estoc - 31/01/2012 - 07:13 - Signaler un abus Si j'étais ministre...(2)

    ...et nombre de mes collègues travaillent d'arrache-pied pour des clopinettes dans le mépris général (pas que ce dernier ne soit pas non plus mérité : ces mêmes collègues ne comprennent pas qu'on ne peut pas se mettre en grève dès qu'un gouvernement essaie de changer les choses). Je terminerai par deux remarques : l'équation plus de moyens = meilleur enseignement est une farce. J'ai vu des collèges dans des zones difficiles avec des salles informatiques flambant neuves et des tableaux numériques dernier cri - gabegie sans nom quand les élèves ne tiennent pas 30 secondes en place et ne peuvent même pas recopier un tableau correctement (certains sachant à peine lire). Le clef, ce sont les parents. Les réunions doivent être obligatoires (peut-être établir des conventions avec les entreprises ?), sous peine de sanctions financières. 2) il est mieux qu'un spécialiste expérimenté dans la même matière que l'enseignant inspecté observe le cours, mais ce n'est pas nécessaire : on apprend énormément sur la compétence pédagogique d'un collègue rien qu'en s'asseyant au fond de la classe et en regardant les élèves. Et pour finir... : parents, respectez les professeurs de vos enfants !!

  • Par flogo - 31/01/2012 - 08:11 - Signaler un abus Pourquoi refuser cette évaluation ?

    Dans ce cas il faut refuser le droit de vote à tous ceux qui ne sont pas spécialistes en politique... Il faut évaluer : ceux qui ne sont même pas capable d'écrire en français sans faire une faute à chaque ligne, ceux qui ne font ce métier que pour la sécurité de l'emploi, ceux qui ne sont pas pédaguoges, ceux qui n'aiment pas les enfants, ceux qui n'aiment pas ce métier d'une façon sacerdotale... Après l'évalutation il faudra bien des conséquences : soit une nouvelle formation, soit l'éviction ! Un employé salarié dans le privé, constaté incompétent dans une branche, est dirigé vers une autre branche et les fautes graves entraînent le licenciement. Un fonctionnaire licencié doit pouvoir être redirigé pour inadtitude à ce poste ou "licencié" pour incompétence avec faute grave ...

  • Par Loys - 31/01/2012 - 08:52 - Signaler un abus Le titre de cette interview

    Le titre de cette interview ("Oui, il faut évaluer les profs") est d'une démagogie confondante. Les professeurs sont déjà évalués,et par deux instances distinctes (pédagogiques et administratives) : vous connaissez beaucoup de métiers où c'est le cas ? Mêmes les inspecteurs réalisent à quel point cette réforme est la plus grave des atteintes récentes non pas à la corporation enseignante (c'est une considération secondaire), mais à l'école elle-même. Pour réfléchir vraiment : http://www.laviemoderne.net/lecole/2-notez-les-tous

  • Par Cap2006 - 31/01/2012 - 08:58 - Signaler un abus L'évaluation est un outil précieux...

    s'il devient objectif, cela donnera la même chose que dans le secteur marchand ou dans la police... @Estoc : bien d'accord avec vous... les moyens , les outils ne transformeront jamais les tocards en bon élèves en bon profs ( travailleurs)... il faut qu'il y ai de l'envie, de l'acceptation de contraintes de base, comme le temps de présence , le temps de disponibilité mentale et d'un minimum d'efforts.... @ Loys... il serait bon aussi que l'action politique soit évaluer.. tant de loi inefficaces...

  • Par FIGAROCB - 31/01/2012 - 09:09 - Signaler un abus Les notations des enseignants

    Dans tous les corps de métier, tous les personnels sont notés par leur hiérarchie, de l'ouvrier, de l'employé, en passant par tous les échelons jusqu'aux cadres supérieur. Pourquoi les enseignants échapperaient à cette règle ! Aucune raison, le Proviseur d'un lycée est parfaitement capable de noter un professeur. En lisant les intervenants enseignants sur ce site, je constate qu'ils ne sont pas totalement contre, ils souhaitent simplement que cette notation soit faîte dans des conditions optimum ; ce qui est logique. Il insistent aussi, non pas sur l'amélioration des conditions de travail venant de leur employeur, mais des parents ! Il est vrai que, de mon temps, les parents étaient, par définition, plus enclins à donner raison aux professeurs plutôt qu'à leur rejeton! Aujourd'hui, c'est l'inverse, il ne faut donc pas s'étonner que nos enseignants ne soient pas toujours "à l'aise " et parfois, malheureusement dépriment. Les ministres devraient en tenir compte.

  • Par laurentso - 31/01/2012 - 09:22 - Signaler un abus bizarre que ces propos émanent

    du "patron" de Marcellin Berthelot, l'un des lycées les plus grands de France (si ce n'est le plus grand) où le Proviseur lui-même ne connait pas tous les enseignants... Il est bien placé pour savoir qu'un Proviseur ne peut pas avoir d'avis pertinent sur l'apport pédagogique d'un prof. Or, c'est l'essentiel non ? L'ennui, c'est que les inspecteurs d'académie n'ont pas non plus tous les outils en main... L'idée du "compagnonnage" par Estoc, plus bas, est à creuser.

  • Par sympatic - 31/01/2012 - 12:10 - Signaler un abus L'évaluation des profs est indispensable...

    pour faire progresser le niveau de leurs élèves. L'ennui est que les personnes chargées de l'évaluation n'ont le plus souvent jamais mis le pied dans une classe pour faire le job. Le problème est qu'ils passent une heure dans la classe et qu'en une heure il est facile de cacher qu'on ne travaille pas habituellement. Du coup, l'Inspecteur juge sur du tape à l'oeil, sur de l'esbrouffe. Au lieu de participer sur la durée au travail des enseignants d'une école, afin de juger du travail effectif.

  • Par amanite - 31/01/2012 - 12:35 - Signaler un abus Evaluation type

    d'une prof: " Bonne militante de gauche, assiste assidument aux manifestations ,il lui arrive même de les provoquer ,souvent absente pour cause de grosssesse ou de maladie, sourtout après ses congés d'été ou vacances d'hiver, demande à assister à tous les stages de formation en dehors des dates de vacances."etc... ;-)

  • Par ferdibarda - 31/01/2012 - 12:51 - Signaler un abus Tiens donc, c'est un proviseur qui parle...

    Faire évoluer la manière dont les profs sont évalués, oui, cela paraît nécessaires. Mais confier cette évaluation aux seuls proviseurs est malsain. Les notes risquent de refléter le degré d'obéissance du professeur, plus que ses compétences. Or une certaine indépendance des professeur vis-à-vis du chef d'établissement est nécessaire. Un exemple pour illustrer : dans un lycée de région parisienne où une filière risque de disparaître par manque d'élèves, un proviseur va voir des élèves, préférablement dont les parents sont peu instruits ou absents, et les influencent pour changer de classe et aller dans la filière menacée, histoire de ne pas perdre sa classe. Les professeurs qui voient le manège s'en mêlent et conseillent aux élèves de bien réfléchir avant de décider de changer de filière. Avec le nouveau mode d'évaluation, que se passe-t-il ? Les profs ferment leur gueule, de peur d'avoir une mauvaise note.

  • Par Septentrionale - 31/01/2012 - 13:55 - Signaler un abus @ferdibarda

    vous avez une vue qui correspond à un système corrompu, soviétisé par des syndicats mafieux vous n'imaginez qu'une situation de sanctions soyez sûr que l'intelligence existe et permet des relations de points de vue et de saines réflexions

  • Par Mimi Defrance - 31/01/2012 - 14:18 - Signaler un abus pour avancer

    l'évaluation se fait très bien dans le privé, selon des critères bien définis, niveau du poste,éfficacité, évolution dans la profession, formation à prévoir, attitude dans le travail, etc...puis comparaison avec les points à améliorer d'une année sur l'autre pour constater les évolutions ou les régressions. Le salarié est évalué et pendant l'entretien il a la possibilité de donner son point de vue. Cela est souvent positif et fait avancer. La critique est vraiment constructive et permet de progresser, les profs doivent changer se siècle.

  • Par Loys - 31/01/2012 - 15:57 - Signaler un abus La modernité est derrière nous

    Changer de siècle... pour retourner au XIXème siècle ? En quoi une seule évaluation par une seule instance, sans compétence disciplinaire ou même professorale, et ce seulement tous les trois ans, est-elle plus moderne ? @le Gône : gardez vos invectives et vos clichés, vous avez tout faux. Et pour ce qui est du "vrai travail", allez dans certaines banlieues avec certains publics pour savoir ce qu'il en est. Et au fait lisez un minimum ce que vous critiquez : je n'ai pas dit que les salariés du privé n'étaient pas évalués, j'ai dit qu'ils n'étaient pas évalués par deux instances indépendantes. Car la modernité est sans doute plutôt là...

  • Par diophante - 31/01/2012 - 16:11 - Signaler un abus questionnaires à remplir par les élèves

    Si l'on distribuait chaque année à toutes les classes un questionnaire anonyme à remplir par les élèves, ce serait un élément important d'appréciation sur le travail en classe de chaque enseignant. Bien entendu, les questions seraient adaptées au niveau des élèves et même si, pour certains élèves, cela pourrait être une occasion de dénigrer le prof, les résultats globaux sur plusieurs classes et plusieurs années seraient assez fiables. En tout cas, ce serait un des éléments d'appréciation pour le chef d'établissement et il serait au moins aussi fiable que de se baser sur les interventions des profs en conseils de classe ce qui privilégie les "grandes gueules". Pour rassurer les enseignants, ce n'est pas incompatible avec les (nécessairement rares) visites des inspecteurs. Un enseignant

  • Par ISABLEUE - 31/01/2012 - 16:49 - Signaler un abus ARGH dès qu'on titille les fonctionnaires

    c'est quoi, je vous le donne en mille : la grève....

  • Par Lepongiste - 31/01/2012 - 17:08 - Signaler un abus @Mimi de France Je suis de votre avis

    c'est tellement évident dans le monde réel de l'entreprise...que les salariés soient évalués et que chaque année le DRH , le Directeur ou le patron reprennent ensemble les succès obtenus et définissent les chemins de progrès de leurs collaborateurs ou trices ! Dans le monde des fonctionnaires ces notions sont abstraites...

  • Par do - 31/01/2012 - 21:20 - Signaler un abus l'évaluation pourrait fonctionner si elle était bienveillante.

    or l'expérience montre qu'elle ne l'est pas. l'évaluation des enseignants suer leurs élèves est bienveillants: nous n'avons pas d'objectifs commerciaux à réaliser, pas de postes à supprimer, et on la remet déjà en question en cela qu'elle pousse des enfants au suicide. Comment peut-on penser que l'évaluation des enseignants, avec à la clé des primes aux recteurs en fonction du nombre de suppressions de postes dans leur académie, va *aider* les enseignants!! on est déjà évalués pas les élèves et les parents en permanence. c'est multiplier les objectifs avec des incohérences de fait entre eux. on sera juste un peu plus entre le marteau et l'enclume, personne ne voudrait faire ce boulot s'il n'y avait pas autant de chômage. quelle belle motivation tous les profs que je connais cherchent comment sortir de ce piège qu'est l'enseignement. on est la deuxième catégorie de personnels en burn out. si on continue à charger le bateau, il va finir par couler pour de bon; comme en Belgique. il ne restera que des écoles privées. pour les riches.

  • Par Septentrionale - 01/02/2012 - 09:45 - Signaler un abus grande confusion

    il faut sortir les enseignants du service public de leur immaturité entretenue par des syndicats soviètisés dont l'intérêt est d'entretenir le conflictuel la malveillance la bienveillance le dénigrement ne sont pas des critères d'évaluation de résultats

  • Par castrofidel - 01/02/2012 - 10:53 - Signaler un abus Lycée Marcelin Berthelotau

    Lycée Marcelin Berthelotau, c'est nouveau, ça vient de sortir ? amanite dans sa judicieuse " Evaluation type" a oublié : quand elle ne se foule pas la cheville à ses cours de tennis, quand elle ne se dit pas bloquée aux Galápagos, quand elle ne bloque pas les cours pour soutenir un gosse d'étranger avec le réseau gauchiste de RESF ! Ah, Zémour qui avait bien raison de dénoncer le « pol potisme » qui s'immisce dans nos écoles! Et de dénoncer ces profs qui osent même emmener les enfants "à la lutte", et en car scolaire même ! Même si cette lutte-là fut sportive …

  • Par DEL - 01/02/2012 - 20:43 - Signaler un abus Il faut évaluer!

    Tant que les profs, d'école ou de lycée, seront évalués par des gens qui ne pensent qu'à leur carrière et se moquent de ce qui peut arriver aux élèves, aux enseignants, comme à tout autre personnel, on aura un vrai problème d'évaluation. Les élèves doivent pouvoir noter les profs, les profs leur chef d'établissement et leurs inspecteurs, comme les hiérarques doivent pouvoir le faire.pour leurs sous-ordres.

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Philippe Tournier

Philippe Tournier est  proviseur du lycée Victor Duruy à Paris et Secrétaire général du principal syndicat de chefs d'établissement (SNPDEN-UNSA).

 

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