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Progressistes contre nationalistes : le clivage cher à Emmanuel Macron dont l’entretien menace pourtant la démocratie

Emmanuel Macron lors de son discours devant le Congrès a déclaré que la "véritable frontière qui traverse l'Europe est celle qui sépare les progressistes des nationalistes". Une telle opposition dénuée de nuances risque de produire un réel effet de polarisation du débat politique en France.

Manœuvre

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Progressistes contre nationalistes : le clivage cher à Emmanuel Macron dont l’entretien menace pourtant la démocratie

 Crédit LUDOVIC MARIN / AFP

Atlantico : Lors de son discours devant le Congrès, Emmanuel Macron a pu déclarer "Il faut le dire clairement: la frontière véritable qui traverse l'Europe est celle aujourd'hui qui sépare les progressistes des nationalistes. Et nous en avons pour au moins une décennie.". Une vision qui a pu être dénoncée rapidement par l'intervention de Bruno Retailleau, sénateur de la Vendée, qui a indiqué pour sa part "Monsieur le Premier ministre, je n'accepte pas que le Président de la République réduise le choix européen entre camp des progressistes et camp des nationalistes !".

Quel est le risque posé par une telle opposition, qui ne semble pouvoir produire qu'un effet de polarisation du débat politique  ? Une telle opposition ne risque-t-elle pas d'étouffer le débat démocratique en poussant chaque partie dans une approche binaire ? 

Maxime Tandonnet : Oui, cette déclaration est très surprenante. En effet, le dépassement du clivage droite-gauche était la marque de fabrique du macronisme. Or voici que le clivage revient sous une autre forme: progressiste/ nationaliste. On se souvient que Mitterrand disait: le nationalisme, c'est la guerre. On voit donc bien que le président Macron se situe dans une optique manichéenne, il réinstalle un clivage qui va beaucoup plus loin qu'une opposition dite droite/gauche. Opposer progressiste et nationaliste, cela signifie la paix contre le nationalisme guerrier, le bien contre le mal. C'est très étonnant car le premier rôle d'un chef de l'Etat est d'incarner l'unité nationale. La Constitution le présente comme un arbitre, au-dessus de la mêlée. Quant au débat démocratique, il n'a plus vraiment de raison d'exister. On ne débat pas, on n'échange pas avec le "mal nationaliste" – le populisme ou la lèpre -, on le combat de toutes ses forces. La vie politique se présente comme une lutte à mort entre les tenants du bien et ceux du mal. Dans ce contexte, on voit mal quel peut-être la place de la politique comme mode de résolution des désaccords. On est plutôt dans une logique de guerre civile au moins virtuelle.

 

Eric Deschavanne : La politique est binaire ! Emmanuel Macron le sait. S’il ne veut pas être broyé par le retour de l’opposition gauche/droite, il lui faut activer le ressort d’une autre opposition binaire, celle en l’occurrence du « progressisme » et du « populisme », de l’européisme et du souverainisme. Une telle opposition, comme on l’a vu à l’occasion du second tour de la présidentielle, lui est de surcroît clairement favorable. Son diagnostic n’est en outre pas faux : il ne dispose pas, par le verbe, du pouvoir de créer cette opposition binaire ; c’est la réalité elle-même qui l’impose. Sur le plan européen, il existe désormais deux camps : celui des nations encore gouvernées par les forces politiques classiques, globalement pro-européennes, et celui des nations désormais gouvernées par des populistes souverainistes. Le fait que le clivage traverse l’Union européenne devrait renforcer le clivage au sein de chacun des pays de l’Union.

Je comprends les raisons politiques qui peuvent conduire à plaider pour une troisième voie, mais je ne pense pas qu’un tel discours « néo-centriste » puisse être entendu des peuples. En vérité, on peut avoir de forts doutes quant à la puissance réelle de ce clivage, qui oppose des européistes impuissants à rendre l’Europe homogène, fédérale et gouvernable à des souverainistes inconséquents, réticents à vouloir vraiment la fin de l’Union Européenne ou la sortie de la zone euro. Mais sur le plan des discours électoraux, lesquels font rarement dans la subtilité argumentative, il ne peut y avoir, face aux défis auxquels sont ou vont être confrontés les Européens (immigration, guerre commerciale), que des positions tranchées : ou bien on plaide pour l’instauration d’un souverainisme européen, ou bien pour la restauration de la souveraineté nationale. Les leaders politiques seront ceux qui parviendront à prendre la tête de chacun de ces deux camps.

Comment une opposition peut-elle exister dans une telle forme de polarisation de la vie politique ? En quoi l'injonction de choisir son camp, entre "progressistes" et "souverainistes" peut-elle effectivement museler toute tentative de proposer une alternative à ce débat entre contraires ? 

Maxime Tandonnet : On voit bien ce qui se passe en ce moment partout en Europe, avec le Brexit, la Pologne, la Hongrie, l'Italie, l'Allemagne, une montée de la fracture entre la bourgeoisie libérale et internationalisée et des milieux populaires dans l'ensemble réservés envers la mondialisation, la construction européenne et l'immigration. En somme, le président Macron choisit le camp de la première et se pose comme son leader. Il me semble que tout ceci fait partie de la grande dérive de la vie politique dans le spectacle. Elle a son héros et tout logiquement, son combat du bien contre le mal qui poursuit la logique du second tour de l'élection présidentielle de 2017. L'opposition républicaine a au contraire un rôle majeur à jouer dans ce contexte. Le rôle de cette opposition républicaine est de refuser cette logique en proposant une alternative globale, fondée sur le retour de la politique au sens noble du terme: non pas un spectacle mais une volonté de débat et d'action collective en faveur de l'intérêt général.  L'opposition républicaine, justement, doit absolument refuser d'entrer dans cette logique manichéenne et prôner l'unité et le respect. Son rôle est de pouver qu'il existe une troisième voie entre progressisme et nationalisme, qui est tout simplement, la démocratie. En dernier ressort, la souvernaineté doit appartenir au peuple et la loi de la majorité doit s'appliquer.

 

Eric Deschavanne : Cette polarisation conduit en effet à étouffer le débat sur l’Europe aussi bien à droite qu’à gauche. La gauche anti-libérale, de Mélenchon à Hamon, développe une critique radicale, mais européiste, de l’UE. Elle se veut donc progressiste, et voit dans Macron un partisan du statu quo. Si le débat démocratique s’ordonne autour de la confrontation européistes/souverainistes, ce discours « progressiste » anti-libéral sera marginalisé. A droite, la marge de manœuvre est encore plus étroite. La présence de la France dans la zone euro rend le positionnement strictement souverainiste quasi-suicidaire. Comme en Italie, le « nationalisme » devrait se traduire par un discours véhément contre l’immigration. On voit toutefois que Macron se garde prudemment de prêter à l’accusation de laxisme sur le sujet, enrageant en conséquence toute la gauche. Il sera donc difficile à la droite classique de définir un positionnement « équilibré » et crédible entre le « progressisme » macronien et le « nationalisme » du RN

En quoi les institutions de la Ve République peuvent-elles représenter une menace supplémentaire à une telle polarisation du débat ? En quoi le cumul de la force des institutions de la VE République à un débat fortement polarisé peut-il être perçu comme un risque supplémentaire ? Comment mesurer les propos d'Emmanuel Macron au regard de cette situation ? 

Maxime Tandonnet : A mon sens, il est désormais totalement erroné de parler de la Ve République, du régime instauré par le général de Gaulle en 1958. Il reposait sur un Chef de l'Etat souverain, élu pour 7 ans, chef de la Nation, au dessus des partis et des factions, tenant sa légitimité de la confiance du peuple dans son ensemble. Le gouvernement, la politique quotidienne était la mission du Premier ministre et des Ministres sous le contrôle du Parlement. Le régime a été radicalement transformé par le quinquennat, qui aligne le mandat des députés sur celui du président et place l'Assemblée nationale sous la tutelle de l'Elysée. La mutation se prolonge avec la banalisation du Congrès de Versailles qui achève de transformer le chef de l'Etat en un super-Premier ministre présentant son programme de politique générale devant le Parlement. Le problème, c'est que ce chef de Gouvernement, en charge effectivement de la politique de la Nation, est lui irresponsable pendant 5 ans, échappant à toute sanction politique. Il manque en outre cruellement un président visionnaire, et symbole de sagesse et d'unité. Les nouvelles institutions de la France, transgression de la Ve République, sont un véritable désastre. Elles se fondent sur l'émergence du culte d'une image personnelle et l'affaiblissement concommittent de toutes les sources d'autorité, de gouvernerment du pays et courroie de transmission entre les dirigeants et le peuple, Gouvernement, Ministres, parlementaires, élus locaux, administrations. La politique s'éloigne toujours un peu plus de l'action concrète pour devenir un grand jeu de manipulation des émotions collectives, d'où l'idolâtrie et le manichéisme, dans la perspective suprême de la réélection en 2022. D'ailleurs, dans le thème de la lutte du bien progressiste contre le mal nationaliste, c'est déjà la présidentielle qui se prépare... La priorité absolue de l'opposition républicaine devrait être, à l'inverse, de restaurer les fondements d'une démocratie française tournée vers la quête la concorde républicaine et de l'intérêt général.  

 

Eric Deschavanne : Les institutions de la Ve République garantissent la prudence (contrainte) du peuple français. Les Français auront le loisir d’observer 30 changements de gouvernements et d’orientations politiques en Italie avant qu’une alternance véritable ne se produise en France… de sorte que celle-ci ne se produira peut-être jamais. Si le populisme souverainiste réussit à l’Italie, le Brexit aux Britanniques et le protectionnisme aux Américains, les Français se laisseront peut-être tenter par une expérience souverainiste. Dans le cas contraire, le RN demeurera un parti protestataire voué à rester éternellement dans l’opposition.

Les Français perçoivent nécessairement le fait que le « dégagisme » macronien, pas davantage que l’alternance droite/gauche, n’offre une alternative aux contraintes économiques et juridiques imposées par l’engagement de la France au sein de l’UE et de la zone euro. Il est inévitable que le ressentiment à l’égard de l’impuissance publique se traduise par l’émergence d’un discours populiste anti-européen. Aucun parti de gouvernement ne prendra toutefois le risque de d’un programme de rupture, et la tradition politique française rend impossible une alliance des populismes de droite et de gauche. De sorte que la France est condamnée – pour le meilleur ou pour le pire (selon les points du vue) – au conservatisme sur la question européenne.

 

 

 

 
Commentaires

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  • Par Bobby Watson - 10/07/2018 - 07:58 - Signaler un abus Mitterrand

    Après Onfray , M Tandonnet rapproche avec pertinence Macron de Mitterrand. C'est effectivement la même stratégie pour se maintenir au pouvoir en choisissant ses adversaires, en cultivant l’ambiguïté en toutes circonstances. Ce n'est pas innocent que l'insubmersible Jack Lang se soit extasié de la soirée travestis à l'Elysée...

  • Par lemillanh - 10/07/2018 - 08:27 - Signaler un abus En effet nous sommes

    dans une parodie de démocratie bien loin de l'esprit originel de la V République triste époque/ penser à son pays? à son drapeau est un crime aux yeux de notre Président qui se pose en magister permanent et qui lamine tous ceux qui s'oppose à ses convictions ( le chef des armées etc...) le quinquennat est une calamité j 'ai toujours pensé qu' une législature non reconductible ou 2 non en phase avec celle du législatif devait être le bon équilibre des pouvoirs: 7 ans ou 2 fois 4 ans éviteraient toutes les magouilles politiciennes et les révisions constitutionnelles

  • Par MIMINE 95 - 10/07/2018 - 08:36 - Signaler un abus S'IL NE RESTE QUE LE CHOIX ENTRE LE "BIEN" et le "MâââL"

    Mon camps est tout choisi !

  • Par vangog - 10/07/2018 - 08:55 - Signaler un abus « Internationalistes contre patriotes nationaux »...

    eut été plus opportun! Car il n’existe pas d'idéologie nationaliste, excepté dans les fantasmes des attardés...et Macrouille en fait partie! Le progrès ne se décrète pas, il se suscite...ou pas! Les Français ne peuvent constater qu’une régression uniforme, dans tous les domaines depuis les débuts du fameux « progressisme »...Mitterrand, justement! Régression dans l’éducation, dans la Justice, dans l’administration, dans les médias, dans la collaboration ...aujourd’hui, dans la Liberté démocratique! Seuls les patriotes peuvent stopper ce déclin accentué par Macrouille...

  • Par cloette - 10/07/2018 - 10:14 - Signaler un abus clivage, vous avez dit clivage

    on se demande pourquoi il veut aller supporter l'équipe de France , pouah quelle horreur ce nationalisme !

  • Par GP13 - 10/07/2018 - 10:42 - Signaler un abus Un défi à relever

    La simplification opérée par le Président constitue un vrai défi pour LR. Ce mouvement ne peut plus faire semblant d'être crédible en associant européistes et souverainistes. Ce parti a une vraie chance en refusant le nationalisme, évoquant le repli sur soi, tout en revendiquant une souveraineté retrouvée pour une France indépendante et ouverte à de fortes alliances tous azimuts. Il faudrait que LW ait le courage de trancher dans le vif plutôt que de tenir un grand écart auquel plus personne ne croit.

  • Par Ganesha - 10/07/2018 - 11:05 - Signaler un abus GP 13

    Bravo ! Vous semblez avoir lu l'article, et je suis d'accord avec vous !

  • Par Ganesha - 10/07/2018 - 11:08 - Signaler un abus Notes de Lecture 1) la Carpe

    Si jamais, pris par une subite poussée d'adrénaline, vous preniez la décision louable et courageuse, de lire cet article, avant de le commenter par un radotage répétitif, vous constaterez que, dans la grande tradition gastronomique française, il s'agit d'un ''pâté de carpe et de lapin'' ! Il y a en effet deux auteurs. Le premier, mr. Tandonnet, est un ancien conseiller de Nicolas Sarkozy. Le but de ses trois interventions est de nous convaincre que son parti, les Ripoublicains, peut encore occuper une place dans le débat : une ''troisième voie'' entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Pour cela, il ne nous propose aucune mesure précise, se perdant dans des rappels historiques et des considérations philosophiques. En fait, il a probablement le plan habituel de son parti, conforme aux souhaits de l'oligarchie : se faire élire en copiant le programme de Marine, et, s'il est élu, appliquer le programme de Macron, en pire ! É

  • Par Ganesha - 10/07/2018 - 11:15 - Signaler un abus Notes de Lecture 2) le Lapin

    Mr. Deschavannes est beaucoup plus ''politiquement neutre'', et son opinion est donc nettement plus digne d'intérêt ! En tout cas, il nous le déclare sans ambiguïté : il ne croit pas à cette troisième voie ! Je le cite : ''je ne pense pas qu’un tel discours « néo-centriste » puisse être entendu des peuples''. Comme lui, je pense que le vote des français aux Européennes de 2019 sera fortement influencé par les résultats qu'auront obtenu les pays où des Nationalistes sont au pouvoir : les États-Unis, l'Angleterre et l'Italie. Avec la question de l'immigration, Marine Le Pen disposera d'un argument électoral d'une importance décisive. L'autre point important pour elle, ce sera d'affirmer que le système de l'Euro est dans une impasse totale, et qu'il est urgent d'entamer avec nos partenaires une négociation pour trouver une alternative viable.

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 10/07/2018 - 11:50 - Signaler un abus C'est se foutre de nous, que

    C'est se foutre de nous, que de considérer que le choix doit se faire entre nationalistes et progressistes. La grande majorité des Européens est progressiste (donc Européïstes), tout en étant contre l'immigration non maîtrisée (par l'Europe). Je ne vois aucun nationalisme là dedans, sinon un nationalisme Européen......

  • Par wanda60 - 10/07/2018 - 13:23 - Signaler un abus Menaces

    La stratégie du "bien et du mal" et le retour au moyen-age avec " la lèpre" personnalisée par le "populisme" et émanant bien sur de la classe populaire sans éducation, ni intelligence. C'est tout ce que Macron et ses patrons américains ont à nous offrir . Entouré d'une bande de collabos, larbins de Larem, ou évadés du PS, des LR et autres opportunistes, Macron règne par sa "com" et rien de plus, il ne réussira sa feuille de route : l'islamisation de la France pour la rendre plus obéïssante.

  • Par Labarthe - 10/07/2018 - 13:35 - Signaler un abus Le Conseil Constitutionnel

    Le Conseil Constitutionnel vient de constitutionnaliser la devise de la République poursuivant ainsi une évolution politiquement hyper libérale commencée sous Giscard. La Constitution de 2018 n’a plus grand chose à voir avec celle de1958 qui était nationaliste, tournée vers l’équilibre des pouvoirs, l’organisation des pouvoirs publics et non vers les valeurs. Celle de 2018 va résolument vers le gouvernement des juges, grâce a la promotion des soi disantes valeurs de la République que l’on sort de tous les coins. Pouvoir des juges qui a pour but de limiter la portée du droit de vote. Pour le reste quelques remarques: Les réflexions sur le mensonge en politique de ce politologue me semblent totalement bisounours. Il devrait relire Machiavel et aussi Mitterand. Le discours d’hier de notre président montre clairement qu’il veut instiller l’idée qu’il est du côté du bien et qu’en face c’est le mal. Pour le reste si vraiment Macron fait le contraire de ce qu’il dit, il a tout mon appui!

  • Par vangog - 10/07/2018 - 13:53 - Signaler un abus Le mal: GoldmanSachs-Soros-Rothschild...

    et ils ont prouvé , maintes fois, qu’ils étaient le mal incarné...Macron est leur Rosemary’s baby...un bébé aux pupilles en forme d’Euro. Ceux qui le font sont aussi ceux qui invoquent le plus fréquemment la lutte contre le mal...ah! Dualité de l’âme perverse!

  • Par zen-gzr-28 - 10/07/2018 - 13:54 - Signaler un abus Personnage

    toujours aussi clivant, superficiel, poussé par sa suprématie illusoire d'où son manque de vision....! Rien n'empêche d'être européen et être attaché à sa nation. Jupiter aime notre Nation ?

  • Par Henrik Jah - 10/07/2018 - 14:10 - Signaler un abus Manipulation sémantique

    Notre menteur de Président oppose "progressisme" et "nationalisme" alors que l'un n'empêche pas l'autre. C'est évidemment pour ne pas dire qu'il est pour le MONDIALISME. Or le mondialisme n'est pas synonyme de progrès bien au contraire. Un exemple simple c'est l'immigration massive qu'on subit depuis 40 ans : maintenant des homosexuels se font tabasser dans la rue par des enfants issus de l'immigration, les filles en tenue légère se font menacer ou traitées de putes ou bien pire, les banlieues sont devenues d'authentiques coupes-gorge, c'est ça le progrès? Le mondialisme permet aussi d'acheter pas cher des produits fabriqués à l'autre bout de la planète par des enfants esclaves et en générant du chômage chez nous au passage. Le mondialisme pour Macron c'est le progrès des profits de tous ses potes milliardaires qui font rentrer des étrangers en masse car ils CONSOMMERONT. Quelle fumisterie.

  • Par gerint - 10/07/2018 - 16:12 - Signaler un abus Macron en ce qui me concerne

    Il m'emmerde profondément mais je le lui rend bien

  • Par raslacoiffe - 10/07/2018 - 17:15 - Signaler un abus Dechavanne prend ses désirs pour des réalités.

    Il oublie simplement que Macron est détesté par tous les chefs d'état européens (hormis peut-être les espagnols mais par pour longtemps). L'Allemagne et ses nombreux alliés européens feront toujours rempart aux ambitions de Macron et ses puissants soutiens Attali et consorts. Tous ces beaux esprits progressistes ne fendront pas le roc PPE.

  • Par gerint - 10/07/2018 - 17:25 - Signaler un abus Macron a raison sur le type de clivage

    Et c'est une fracture qui conduit aisément à la guerre.

  • Par Ganesha - 10/07/2018 - 17:50 - Signaler un abus Gerint

    Une bonne nouvelle : nous ne sommes plus en 1914, ni même en 1940 ! Ce qui va se passer, tout simplement, c'est un raz-de-marée des partis nationalistes aux Européennes en 2019 !

  • Par Ganesha - 10/07/2018 - 17:53 - Signaler un abus Anorak Rouge

    Décidément, sur Atlantico, Macron est unanimement détesté ! Par contre, je remarque quelques faux-culs, ou des vierges effarouchées, qui manifestement ont en tête un candidat qui, selon eux, serait à la fois ''Progressiste et Nationaliste''. Ils craignent apparemment de faire rire, et ils n'osent pas prononcer son nom. Il est pourtant facile à deviner : en hiver, il porte un anorak rouge ! C'est une chance pour ce politicard minable : avec les abonnés de ce site, cela lui fera au moins quelques voix aux prochaines élections...

  • Par raslacoiffe - 10/07/2018 - 18:16 - Signaler un abus A Ganesha

    Ne rêvez pas MLP ne sera jamais admise dans le clan des populistes européens ou il faudra qu'elle passe la main. Elle restera toujours marginalisée. Bizarre vous n'êtes pourtant pas tombé de la dernière pluie. Le PPE pour votre information ne se limite pas à Anorak rouge. Vous recyclez votre vieille haine sarkosyste évoluez un peu SVP vous êtes lassant.

  • Par ciara - 10/07/2018 - 18:52 - Signaler un abus Nationalisme ? pourquoi pas?

    Cette division entre nation et progrès me parait pour le moins tiré par les cheveux. On peut ne pas être européistes parce que cette Europe nous a déçu, et être progressiste, c'est à dire croire aux vertus du progrès. Vouloir couper en deux ces 2 concepts c'est faire croire qu'il y a d'un coté des gens ouverts, cultivés, intelligents et de l'autre des abrutis qui sot des passéistes Mais ou sont réellement les passéistes . N'est ce pas ceux qui systématiquement nous renvoient aux années 40, au fascisme, au nazisme, qui vivent dans l'entre deux guerres alors que nous sommes au XXI siècle?

  • Par Ganesha - 10/07/2018 - 18:55 - Signaler un abus Raslacoiffe

    Vous êtes mal renseigné ! Le groupe ''Europe des Nations et des Libertés'', regroupe des députés européens FN, des italiens de la Ligue du Nord, des allemands de l'AfD, des autrichiens du FPÖ, des belges flamands du Vlaamse Belang, des néerlandais du PVV, des polonais du KNP. Quant au PPE, c'est le dépotoir où siègent les députés du parti d'Angela Merkel !

  • Par Le gorille - 10/07/2018 - 20:16 - Signaler un abus Qui contre qui ?

    Du vent ! Il faut être nationaliste : c'est-à-dire avoir une identité. Être progressiste, c'est l'absence de rigueur, le refus de la variété, le déni d'être autre : "tous doivent être comme moi". Non ! Il faut avoir la fierté de la différence, mais aussi, il faut avoir l'intelligence d’œuvrer ensemble, ce qui ne veut pas dire de "se fondre" ni de perdre sa marque de fabrique. De toutes manières, sous peu, nationalistes et progressistes tomberont d'accord : le sabre musulman leur coupera la tête, et les remplacera.

  • Par vangog - 10/07/2018 - 20:28 - Signaler un abus Le progressisme, c’est décréter le progrès comme obligatoire...

    mais avec 0.1% de croissance au second trimestre 2018, malgré une immigration de masse sauvage, les mondialistes macronistes se sont plantés dans le sens du progrès ...

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Maxime Tandonnet

Maxime Tandonnet est un haut fonctionnaire français, qui a été conseiller de Nicolas Sarkozy sur les questions relatives à l'immigration, l'intégration des populations d'origine étrangère, ainsi que les sujets relatifs au ministère de l'intérieur.

Il commente l'actualité sur son blog  personnel

 

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Eric Deschavanne

Eric Deschavanne est professeur de philosophie.

A 48 ans, il est actuellement membre du Conseil d’analyse de la société et chargé de cours à l’université Paris IV et a récemment publié Le deuxième
humanisme – Introduction à la pensée de Luc Ferry
(Germina, 2010). Il est également l’auteur, avec Pierre-Henri Tavoillot, de Philosophie des âges de la vie (Grasset, 2007).

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