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Les non-experts au chevet du système de santé : quelle réorganisation pour tenter de le sauver ?

L'Institut Montaigne a réuni 25 Français de tous bords pour établir des pistes de réflexions autour de la réforme de notre système de financement de la santé (2/5).

Participatif

Publié le - Mis à jour le 3 Février 2013
Les non-experts au chevet du système de santé : quelle réorganisation pour tenter de le sauver ?

La délégation des tâches aux autres professionnels soignants (infirmières, orthoptistes…) pourrait, d’une part, alléger la charge des médecins généralistes et spécialistes et renforcer l’efficacité du paramédical.

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Le système de santé ne correspond plus à la société actuelle. En effet, il doit s’inscrire dans l’évolution de l’environnement (densité de population, évolution de la démographie, crise économique, etc.) et s’adapter aux nouveaux modes de vie et aux besoins réels de santé.

Vers un véritable parcours de santé

Aujourd’hui, nous avons compris qu’il n’existe pas de parcours de santé en tant que tel.  Nous  constatons que les  actes  médicaux sont  isolés et pas toujours coordonnés.

Mieux faire travailler ensemble les professionnels de la santé

Le décloisonnement  des différentes professions  médicales  et des différents services (ville /  hôpital)  et la coopération entre les professionnels de santé permettraient un meilleur suivi des patients et éviteraient également la redondance des actes.

Les professionnels de santé devraient notamment s’appuyer sur le DMP (Dossier médical partagé) afin de rendre le système plus efficace, plus coordonné et plus économique.

La délégation des tâches aux autres professionnels soignants (infirmières,  orthoptistes…) pourrait, d’une part, alléger la charge des médecins généralistes et spécialistes et, d’autre part, améliorer les diagnostics et renforcer l’efficacité du paramédical. Ces avantages seraient d’autant plus importants que l’ensemble des professionnels s’organiserait en pôles ou en maisons de santé.

L’accès à un plus grand nombre de médecins et une plus grande diversité de structures d’accueil permettrait de désengorger les urgences.

La rémunération des médecins

Nous recommandons que la rémunération des médecins ne dépende pas uniquement du paiement à l’acte mais soit complété par d’autres formes de rémunérations  prenant en compte l’ensemble de leurs fonctions  (forfait, capitation…). 

Les dépassements d’honoraires doivent être limités et compensés par des revalorisations du paiement des actes médicaux. Certains d’entre nous pensent même qu’il faudrait tout simplement interdire les dépassements d’honoraires.

La place des complémentaires dans le système

Les réseaux de santé des mutuelles doivent diminuer le reste à charge pour le patient. Ainsi, le patient serait plus libre et bénéficierait d’un choix plus vaste en offre de soins. 

Nous nous demandons s’il serait nécessaire et intéressant que les complémentaires étendent les réseaux de soins aux médecins et aux hôpitaux.

La répartition des praticiens sur le territoire

Le désamour pour nos campagnes et certaines de nos banlieues pose la question des déserts médicaux. L’enjeu est l’équilibre entre les zones géographiques. 

L’aménagement du territoire doit favoriser la résorption des déserts médicaux en rendant attractive (pas uniquement sur le plan financier mais aussi sur le plan de la qualité de vie) l’installation des professionnels de santé. Nous avons dégagé plusieurs pistes possibles pour résoudre ce problème : 

 
Commentaires

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  • Par Lennart - 30/01/2013 - 07:24 - Signaler un abus Un bon gestionnaire libre de toutes décisions politiques

    On a 1 euro en poche on n'en dépense pas 2. Et faire en sorte que ceux qui cotisent à leur système de santé soient les seuls bénéficiaires de leur système de santé. Désolé pour toutes les misères de la planète, ce qui n’empêche pas d'étudier un système, pour les non cotisants, basé sur le bénévolat et les dons.

  • Par tubixray - 30/01/2013 - 09:04 - Signaler un abus rémunération + répartition

    Est il acceptable qu'un médecin ait le droit d'exercer ou il veut et au prix qu'il veut quand l'état a payé ses 10 années d'études ?....

  • Par Lennart - 30/01/2013 - 09:43 - Signaler un abus @tubixray

    Pose la question aux "internes".

  • Par Chupula - 30/01/2013 - 09:49 - Signaler un abus Informez!

    Il faut déjà informer les assurés sociaux individuellement des montants réels des prestations dont ils profitent. Payer le tiers payant ou même rien du tout dans certains cas ne devrait pas empêcher, au contraire, de connaître le coût (avant prise en charge mutuelle et sécu) Le but serait que les assurés pensent : "Ah quand même...". Y compris pour les bénéficiaires de la CMU. Quitte à avoir à le dire en plusieurs langues.

  • Par ClairdeLune - 30/01/2013 - 11:46 - Signaler un abus Récupérons notre fric que nous volent

    Les grands laboratoires pharmaceutiques avec les tarifs obscènes...100 milliards d'euros économie par an et pendant que nous y sommes,virons les banques,assurances et mutuelles de la sécu. Faire enter le privé dans un système solidaire,c'est comme injecter le sida à un humain...

  • Par JG - 30/01/2013 - 16:10 - Signaler un abus De qui l'état ne paye-t-il pas les études ?

    @tubixray 1°) Expliquez moi de quelle personne l'état ne paye pas les études dans ce pays ? 2°) A partir de la 6ème année, les internes TRAVAILLENT à l'hôpital pour un salaire inférieur au taux horaire d'une femme de ménage lors des gardes de nuit. Donc....l'Etat BENEFICIE pendant 2 à 5 ans (le temps de "formation" des internes) de jeunes corvéables à merci pour un salaire de misère....Cela suffit comme service public à mon sens... 3°) Les médecins s'installent en libéral en moyenne à 30 ans, une fois les "études" - dont 2 à 5 d'esclavagisme sous payé à l'hôpital pour me répéter un peu- terminées. Envoyez les en plus dans un désert où ils ne trouveront aucun lycée pour leurs enfants et aucun travail pour leur conjoint....cela va les motiver.....

  • Par locler - 30/01/2013 - 16:59 - Signaler un abus quand les théoriciens théorisent .....

    Notre système de santé a été façonné depuis une cinquantaine d'année par des tutelles totalement coupées de la réalité du terrain et qui n'ont aucun respect pour le travail quotidien des petites fourmis, et cela continue... Les bonnes intentions de cet "institut" auraient pu être écrites (et l'on été sans doute) il y a plus de 20 ou 30 ans. Quelle est leurs pertinences actuelles en dehors de montrer que l'on "réfléchit" à quelque chose. A ce propos, il ne semble pas qu'il y ait des problèmes important, puisque l'on parle que de détails, d'ajustements .... continuons à dire que tout va presque bien ! Remercions encore "l'institut koué" ?

  • Par zergotine - 30/01/2013 - 17:34 - Signaler un abus salaire des internes

    @ JG non seulementa contribuabld que je suis contribue au paiement de vos études mais également au paiement de votre salaire de part mes innombrables cotisation.... Pas mal pour l'étudiant apprenti médecin que vous êtes... bien sûr vous parents et vous avez également bénéficié des allocs, et réductions d'impôts via le quotient familial... Et vous osez dire que vous êtes un esclave du système ? Une chose est sûre vous le métier de médecin ne vous convient pas il serait plus sûr pour la pafientèle d'exercer votre hargue dans un autre domaine professionnel.

  • Par tubixray - 30/01/2013 - 18:34 - Signaler un abus internes; études payées par l'état

    @JG 1°) L'état paye les études de tous les étudiants universitaires dont 50% ressortent sans diplome et 50% des diplomés vont directement chez pole emploi. Exception notable = les grandes écoles. Les étudiants en médecine ont le privilège de ne pas connaitre le chomage. 2°) vous avez tout à fait raison mais j'ai du mal à considérer que l'internat suffise à exempter de tout service public ultérieur. 3°) L'image du désert médical est réductrice quand on connait le maillage hospitalier national ,des capitales régionales sont aussi en manque de médecin spécialistes Rappelons enfin que 3 années d'études dans une école de commerce moyenne reviennentt à 30 000 € ....

  • Par jlbaty - 30/01/2013 - 18:57 - Signaler un abus pas d ' illusion

    2/3 des députés sont médecin ou pharmacien donc la vaseline va continuer et ne jamais s' arrêter Le lobby est beaucoup trop puissant Regardez toutes les conneries de la Bachelot dossier de soins informatisé , grippe aviaire ,etc etc elles ont coutés des fortunes a la sécu sans qu' elle soit inquiétée . Un exemple Il y a des entreprises qui bossent à créer des séminaires bidons , commandés par les labos pour offrir aux médecins les plus méritants ( volume de prescriptions ) des vacances

  • Par PIF31 - 31/01/2013 - 16:55 - Signaler un abus Seul solution . La solidarité .

    Le système de santé Français a été basé sur un financement basé sur la répartition comme les retraites . Ce système était très bon au moment du plein emploi et il faut dire qu'il était moins moderne et donc moins gourmand . Avoir un système de santé moderne et exemplaire est essentiel mais il faut trouver d'autre ressources . La "machine" a peu à peu remplacée l’être humain et c'était , disait-on , pour "alléger la peine de l'homme" . Sauf qu'elle a surtout servi à faire des profits . Il suffirait de calculer combien , pour chaque"machine" il faudrait d'homme ; soustraire son prix d'achat et le coup de sa maintenance et prélever autant de cotisations qu'il y en aurait si des êtres humains devaient faire son travail . Ce serait donc une juste répartition des profits réalisés et les trous sécu et retraite seraient comblés .

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