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Après le FMI, l’OCDE : ces avertissements sur les dangers de l’austérité que refusent étrangement d’entendre la France ou l’Allemagne en pleine alerte sur la croissance mondiale

L’Allemagne n’est pas seule : le culte de l’austérité et de la rigueur morale est encore aussi vif en France malgré les préconisations de l’OCDE et du FMI.

Kulte

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Après le FMI, l’OCDE : ces avertissements sur les dangers de l’austérité que refusent étrangement d’entendre la France ou l’Allemagne en pleine alerte sur la croissance mondiale

Atlantico : L'OCDE vient de réviser à la baisse ses prévisions de croissance mondiale. Dans son communiqué, l'organisation rejoint les positions du FMI en appelant à "une réaction urgente des pouvoirs publics" notamment en proposant de plus larges soutiens monétaires mais également budgétaires. Des solutions apparemment inconcevables pour la France et les autres pays de la zone euro. Comment expliquer une telle divergence ? 

Christophe Bouillaud : Elle résulte d’une double différence : une différence scientifique et une différence d’échelle. 

D’une part, aussi bien le FMI que l’OCDE disposent de très forts département de recherche, et ils sont très liés avec la communauté très mondialisée des économistes.

Or ce sont eux qui ont largement délégitimés toutes les politiques économiques d’austérités excessives qui ont été menées en Europe depuis 2010. C’est une étude du FMI qui a montré que les multiplicateurs de dépenses publiques avaient été très mal estimés au départ en calibrant l’ajustement budgétaire en Europe, en particulier dans le cas grec. La récession en Grèce y a donc été beaucoup plus forte qu’anticipée qu’en 2010 par les partenaires européens, et l’on est entré ensuite dans une spirale dette/déflation tout à fait mortifère, dont la Grèce ne semble pas prête de sortir en plus. De leur côté, les autorités nationales les plus importantes en Europe adhérent à la thèse de l’ « austérité expansive » : ce n’est qu’en réduisant à marche forcée les dépenses publiques, le déficit public et par suite la dette publique, qu’un boom économique devient ensuite possible. La thèse est d’autant plus séduisante pour une partie des partis conservateurs et libéraux que cela correspond à leur conviction profonde, moins pragmatique qu’idéologique, qu’il faut en finir avec l’Etat social et son assistanat et avec l’intervention de l’Etat dans l’économie.

Tout le cadrage de la crise depuis 2010 a donc reposé sur la fable selon laquelle tous les Etats européens en difficulté sans exceptions auraient été des cigales irresponsables, et l’on a occulté le rôle des excès et des erreurs des banques et des investisseurs privés dans le déclenchement de la catastrophe encore en cours. On a beaucoup parlé de la Grèce avec son Etat de cigales corrompues qui aurait été le modèle de toute la crise, et beaucoup moins de l’Irlande, de l’Espagne ou de l’Islande – pour ne pas parler de l’oubli du début de tout, les « subprimes ». Ces trois pays auraient pu pourtant amener à mettre en avant une autre vérité de la crise : ce sont les financiers, le marché, qui ont fait des erreurs de jugement gigantesques, et pas les Etats concernés, sauf en les laissant faire. En résumé, l’Union européenne est encore largement piégée par l’explication qu’elle a donné à la « crise des dettes souveraines » en 2010, et cela d’autant plus que les principaux responsables du choix de cette explication, pour ne pas les nommer Madame Merkel et son Ministre des Finances W. Schauble, se trouvent encore en place. 

Par ailleurs, il faut noter que l’OCDE travaille depuis des années sur l’investissement en capital humain, c’est-à-dire sur l’éducation et la formation, et sur de nouveaux indicateurs de bien-être qui iraient plus loin que le PIB. Or le moins que l’on puisse dire, c’est que toutes les politiques d’austérité menées en Europe depuis 2010 n’ont vraiment rien arrangé de ce point de vue. Les dégâts de l’austérité sont dans le fond encore devant nous. Il suffira de rappeler qu’en Italie le nombre de nouveaux inscrits à l’Université, immédiatement  après le baccalauréat, diminue d’année en année depuis la crise. Ce sont autant de jeunes en moins qui s’engagent dans les études et qui manqueront ensuite à l’économie italienne.

D’autre part, le FMI et l’OCDE tentent d’avoir une vision de l’économie mondiale. Ces deux institutions sont en train de s’apercevoir que la croissance mondiale a besoin d’un « consommateur en dernier ressort » dans les pays anciennement développés, car les classes moyennes des pays émergents ne sont pas capables de soutenir à elles seule la croissance mondiale, ce qu’on a voulu croire ces dernières années. En fait,  l’expansion de ces classes moyennes des émergents dépend trop du développement des industries exportatrices vers les pays développés, en particulier de celles qui exportent des matières premières. Les Américains jouent largement le rôle de consommateur en dernier ressort, mais pas les Européens. C’est cela que le FMI et l’OCDE voudraient obtenir des dirigeants européens. 

Sur ces deux aspects, scientifiques et géopolitiques, les dirigeants européens en restent pourtant tous à une vision boutiquière. Il s’agit seulement de faire en sorte que son propre pays, l’Allemagne, la France, la Suède, la Slovaquie, etc. soit le champion des exportations sur le marché européen et mondial, en tenant son rapport qualité/prix. Le modèle allemand tourné vers l’exportation est devenu le seul acceptable, mais il ne correspond pas aux besoins d’une économie continentale comme devrait l’être l’Union européenne.

Nicolas Goetzmann : La France, comme l’ensemble européen, est encore dominée par la logique d’austérité. Si la phase « dure » de mise en place de ces politiques est derrière nous, les cures sévères de réduction des dépenses publiques et de hausse de la fiscalité ont eu lieu entre 2011 et 2014, l’esprit de l’austérité est encore présent.

Selon la grande majorité de nos dirigeants, la crise qui a frappé la France prend racine dans les excès passés relatifs aux dépenses publiques et à l’incapacité du pays à se réformer. Ces points sont identifiés comme la cause du mal et permettraient à eux seuls de “comprendre” pourquoi le pays ne parvient pas à s’en sortir. Ce qui est frappant, dans cette logique, c’est que les recettes proposées sont les mêmes que celles qui dominaient déjà avant la crise. Ce qui revient à nier l’existence même de 2008. Parce que les déficits, la dette, les dépenses publiques sont des sujets qui ont monopolisé l’attention de l’opinion bien avant la survenance de la crise. Et celle-ci ne serait finalement que la sanction morale de notre immobilisme.

Le problème, avec cette vision, est que le monde entier a été frappé par la crise, ce qui pose de sérieux doutes sur le diagnostic relatif aux dépenses publiques, car le monde entier ne souffre pas du même mal. La France continue de penser en termes de défis structurels de longs termes, alors que la nature de la crise est purement conjoncturelle. L’absence de résultats des politiques menées n’est donc pas une surprise. De façon plus profonde, la France n’a jamais véritablement brillé au niveau international pour sa vision macroéconomique et monétaire. Ainsi, d’un point de vue historique, la France a joué un rôle central dans la crise des années 30, elle a été la principale courroie de transmission déflationniste en Europe et dans le monde à partir de 1931. Et ce, pour les mêmes raisons qu'aujourd'hui: une vision moraliste de l’économie qui se base sur des idées telles  que “comme un ménage, un état ne peut dépenser plus qu’il ne gagne”, ou en considérant que les autres pays “manipulent leur monnaie” etc…

Mais la morale ne fait pas bon ménage avec le pragmatisme économique. En niant le rôle de la monnaie, le pays s’enferme dans une lutte bipartisane entre ceux qui veulent relancer par la voie budgétaire et ceux qui veulent réduire les dépenses. Mais jamais la monnaie n’est évoquée sérieusement, alors qu’il s’agit de l’outil qui a permis la sortie de crise aux Etats Unis, ou au Royaume Uni. 

 
Commentaires

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  • Par sylvainforestier@wanadoo.fr - 19/02/2016 - 07:47 - Signaler un abus Contresens

    Comment Mr Goetzmann peut il dire que la cure d austérité sur les dépenses publiques a eu lieu en France ? Celles ci n ont cessé d augmenter tant en valeur qu en pourcentage de PIB. À telle enseigne que la réduction de ces dépenses est forcément devant nous. Ce qui est peut être vrai pour d autres pays ne l est pas pour la Fràce qui commence tout juste à réformer...

  • Par sapiensse - 19/02/2016 - 08:01 - Signaler un abus austérité ?

    C'est incroyable de voir que le discours permanent sur l'austérité fonctionne depuis des décennies : il n'y a jamais eu autant d'argent dilapidé dans la redistribution et même Atlantico vient nous parler de danger de l'austérité en France... bon dites-donc, je ne me suis pas isncrit sur ce site en payant mon modeste écot pour entendre ce genre d'idioties. Où avez vous vu de l'austérité en France ? En quoi a consisté la "phase dure" de l'austérité en France, qui d'après vous est derrière nous ? Mort de rire. Non, vraiment je préfère en rire.

  • Par zouk - 19/02/2016 - 09:25 - Signaler un abus FMI + OCDE

    Le noeud du problème serait donc le manque de croissance? Pour la France, il aurait été pertinent de mentionner le délire fiscal qui nous a entrainés aux enfers. Mais le vrai remède semble être de parvenir à coordonner les politiques industrielles des 28 pays de l'UE, comment??? Même aidés par la BCE et inspirés des sages conseils conjugués FMI/OCDE. Nous aurions en tous cas le plus grand intérêt à les retenir.

  • Par Mike Desmots - 19/02/2016 - 10:21 - Signaler un abus F.Hollande incarne le bluff intemporel marxo/socialiste ..

    D'abord faut revenir aux classiques...l' ADN du marxo/ socialisme improductif ... se vend et se propage par la violence et /ou par la propaganda ..(à notre époque érigée en novlangue socialiste ),avec des contre vérités expliquées ...de vraies mensonges affirmés ...le tout expliquer aux gogos ...en usant du sophisme...ou d'un mixte des 4 techniques ...donc ,pour prendre l'argent des autres ,il y a d'abord , l'arme légale fiscale...puis, .pour s'emparer de la richesse ,de la croissance des autres il y le pari sur les performances des autres ...Voilà, quelques éléments de réflexion ...applicables à 4 ans de gouvernance socialo/casino de la dernière nomenklatura au pouvoir en UE...

  • Par Anguerrand - 19/02/2016 - 11:22 - Signaler un abus La France de plus en plus dépensière

    Sapin ment régulièrement en affirmant que la France dépense moins. Les dépenses continuent à augmenter régulièrement c'est pour cela que nous n'arrivons même pas aux 3% que nous devions atteindre dès 2013. Le déficit est toujours là malgré le transfert de dépenses vers les régions, les départements, les régions, impôts qui nous sont répercutés en impôts locaux. De plus en 4 ans les impôts sous différentes formes ont augmentés de 50 milliards, où est passé tout cet argent puisque la situation économique ne s'est pas amélioré bien au contraire. Avec pres de 100 milliards ( en comptant la diminution des transferts aux collectivités locales et les 50 milliards d'impôts) Hollande avait une vraie marge pour transformer l'économie, or il l'a distribué en " sociale" . Les 6 nouveaux ministères vont coûter très chers, bureaux secrétaires, haut fonctionnaire , voitures et chauffeurs, cuisine et son personnel, avantages de toutes sortes. De plus les augmentations d'impôts continuent comme sur le carburant au 1 er janvier dernier ou le gouvernement a lâchement profité de la baisse du pétrole.

  • Par Claude.Liauzu - 19/02/2016 - 12:53 - Signaler un abus Ni la France ni l"Allemagne n'appliquent une politique d'austéri

    Une politique d'austérité se définit par une augmentation des impôts (merci, on a déjà donné) ET une diminution des dépenses publiques. Or, la France ne connait pas et n'a jamais connu une diminution des dépenses publiques. Celles-ci continuent joyeusement à augmenter. Ce qui diminue, c'est le rythme de l'augmentation. Autrement dit, les dépenses augmentent moins qu'auparavant ! Mais elles continuent à augmenter... Votre titre est donc totalement erroné.

  • Par Septentrionale - 19/02/2016 - 13:19 - Signaler un abus L'austérité est pour le secteur privé extorqué

    Au profit d'un système mystificateur marxien avec un simulacre de redistribution établie afin de capturer la responsabilité de l'individu racketté, asphyxié, malmené, aliéné au profit d'un secteur public gourmand dans un statut juge et partie pour un monstre fonctionnarisé irresponsable et clientéliste jusqu'à l'arrogance, qui veille aux prévalences de son imposture dans une dette publique aberrante quitte à crier, ou à faire crier à l'ultra-libéralisme au moindrement que ses prébendes sont dénoncées.

  • Par lasenorita - 19/02/2016 - 14:25 - Signaler un abus ''L'austérité'' à la française.

    Nous avons, en France:577 députés. Le coût d'un député, traitement et avantages liés à la fonction compris, est,d'environ,22.400€ par mois... Il y aurait des économies à faire dans ce domaine surtout quand on voit l'absentéisme de nos élus à l'Assemblée Nationale mais, évidemment, personne ne veut s'attaquer à ce problème aussi bien ''à droite'' qu'à ''gauche''...bizarre!...des économies sont à faire aussi au sujet des clandestins et des retraités algériens qui vivent plus que centenaires, etc...etc...

  • Par brennec - 19/02/2016 - 14:29 - Signaler un abus Austérité ne veut rien dire

    Et pourquoi les états devraient écouter des bureaucraties superétatiques plutôt que de regarder ce qui s'est passé en espagne, au portugal, en irlande? Si l'austérité consiste a augmenter les impôts on est d'accord ça ne marche pas. Si l'austérité consiste a vaguement réduire la dépense étatique (en fait ralentir la croissance de la dépense) ça ne marche pas non plus, si l'austérité c'est ce qui se passe en france alors le mot ne veut plus rien dire et de toute façon ça ne marche pas. L'austérité bien comprise veut dire réduction de la dépensé étatique et reformes structurelles. Les Keynesiens qui estiment que l'austérité c'est la diminution du déficit budgétaire et que c'est l'état qui génère la croissance par ses dépenses prétendument d'investissement n'ont pas l'air de se rendre compte qu'a cette aune la france devrait être championne du monde de la croissance.

  • Par Benino - 19/02/2016 - 14:34 - Signaler un abus L'économie, science du bla bla

    Nos "experts", le Sapin, le Maque-rond, La Konnery, le Valsatrois et le Poet Poet en son palais sont forts en bla-bla mais nuls en économie. Les voilà embarqués pour la suppression des 35 heures, la refonte du code du travail, la baisse du Smig etc. Conversion au capitalisme ? Que nenni ! Gagner du temps et emmerder la droite en coupant l'herbe sous les pieds des rivaux droitiers. On sait que le PS mangera son chapeau... Si ces beaux sbires arrivent à tenir 6 mois on sera au début de la campagne...Vu, l'arbre en boule ?

  • Par Mike Desmots - 19/02/2016 - 15:50 - Signaler un abus @benino,Conclusion, il faut parler d'économie avec la fourmi...

    et non pas avec la cigale....! dire que Monsieur De La Fontaine ...avait déjà compris cela...en 1600...!

  • Par Borgowrio - 19/02/2016 - 16:51 - Signaler un abus Austérité ? ? ?

    Monsieur Goetzmann est bien un sous marin gauchiste . Il faut absolument qu'il prenne des cours d'économie ( Comme Montebourg )Où voit il de l'austérité ? Les sphincters à argent public n'ont jamais autant fonctionné . Par contre les impôts et charges battent des records et ça c'est l'inverse de l'austérité

  • Par langue de pivert - 19/02/2016 - 17:32 - Signaler un abus Tous junkie ?

    Les milieux financiers veulent leur "fixe" de cash ! Même si c'est de la "mauvaise" "coupée" avec n'importe quoi ! L'exécutif français veut des "doses" pour calmer son électorat de "tox" et l'achète en piquant dans les poches de l'électorat de l'opposition !

  • Par artesan - 19/02/2016 - 17:32 - Signaler un abus Le keynésien zélé d'Atlantico

    M. Goetzmann continue son oeuvre idéologique. Malgrè ses affirmations, tout le monde cherche des signes de la politique d'austérité en France. Rappelons qu'il a souvent milité, dans ces colonnes, pour un assouplissement des politiques monétaires des banques centrales (politique keynésienne s'il en est ...) Peut être osera t-il nous faire un article sur les conséquences désastreuses de ces politiques qui montrent leurs effets ces derniers temps et que de nombreux analystes ont fini par reconnaître. Les risques d'une nvle crise financière se font jour, bcq plus forte que les précédentes. "Merci les banques centrales pour vos décisions irresponsables" pourrait s'intituler l'article de M. Goetzmann. Ce qui est encourageant, c'est que de nombreux lecteurs d'Atlantico semblent avoir repéré les limites de son discours. Il y a de l'espoir...

  • Par pierre de robion - 19/02/2016 - 22:42 - Signaler un abus Et c'est prof, ça? Et qui plus est, ça enseigne?

    Quand vous échangez des biens tangibles contre du vent monétaire, ça dure autant que les pigeons exportateurs se laissent abuser par les renards importateurs Comme les prêteurs traditionnels (épargnants, Fonds de pension ou banquiers semblent fuir les emprunts d'état devenus toxiques, les BC (BCE, FED, B of J, B of E) se sont lancées dans le QE pour créer de la monnaie de singe J'attends le moment où il faudra bien revenir sur terre, et donner à cette masse de 0 et de 1 son vrai pouvoir d'achat; c'est à dire RIEN!

  • Par hmrmon - 21/02/2016 - 20:28 - Signaler un abus Keynésianisme.

    Le Keynesianisme, c'est bien beau, mais appliqué intégralement, c'est-à-dire, que le gouvernement thésaurise les surplus des années de vaches grasses, pour relancer l'économie en temps de vaches maigres, plutôt que d'utiliser, comme il le fait, ces surplus pour passer des lois sociales afin de se faire réélire et choisisse de s'endetter pour relancer l'économie, quitte à transmettre la dette aux générations suivantes.

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Christophe Bouillaud

Christophe Bouillaud est professeur de sciences politiques à l’Institut d’études politiques de Grenoble depuis 1999. Il est spécialiste à la fois de la vie politique italienne, et de la vie politique européenne, en particulier sous l’angle des partis.

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Nicolas Goetzmann

Nicolas Goetzmann est responsable du pôle Economie pour Atlantico.

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