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Comment se reportent les voix quand le Front national est au second tour

Publié le 03 juillet 2013
Au-delà du succès du FN et de l'échec du PS, les résultats des élections législatives partielles pourraient bien être le révélateur d'une évolution fondamentale des dynamiques de transferts des voix entre les tours.
Gaël Brustier est chercheur en sciences humaines et politiques. Il est avec son camarade Philippe Huelin, les auteurs de Recherche le peuple désespérément (Bourrin, 2010) et Voyage au bout de la droite (Mille et une nuits, 2011).Thomas Guénolé est...
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Thomas Guénolé et Gaël Brustier
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Gaël Brustier est chercheur en sciences humaines et politiques. Il est avec son camarade Philippe Huelin, les auteurs de Recherche le peuple désespérément (Bourrin, 2010) et Voyage au bout de la droite (Mille et une nuits, 2011).Thomas Guénolé est...
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Au-delà du succès du FN et de l'échec du PS, les résultats des élections législatives partielles pourraient bien être le révélateur d'une évolution fondamentale des dynamiques de transferts des voix entre les tours.

Atlantico : Si les récentes élections législatives partielles ont été des coups durs pour le PS, elles ont aussi révélé que la dynamique des reports de voix est plus complexe qu’il n’y parait. Dans quelle mesure les dynamiques traditionnelles droite/gauche ou Front républicain/FN sont-elles toujours d’actualité ? Quels sont aujourd’hui les principaux canaux de reports ?

Gaël Brustier : Il y a, dans les dernières partielles, deux cas différents : celui de l’Oise et celui du Lot-et-Garonne. Il me semble clair, comme le montre les chiffres publiées dans le journal Le Monde, et qui sont ceux de Joël Gombin qui est l’un des meilleurs spécialistes du sujet, que si peu d’électeurs du PS choisissent le FN au second tour, la dynamique de report de voix en faveur de l’UMP est en panne. Dans le cas de l’Oise c’était peu différent puisque, selon le travail de Joël Gombin, un transfert de 40% des électeurs qui ont voté pour le parti socialiste au premier tour s’est porté sur le Front National au second tour…. On peut donc voir apparaitre là une claire évolution de la dynamique de report des voix.

De plus, il y a eu une grande recomposition de l’ensemble des droites. On a notamment observé cela à travers le débat sur le mariage pour tous qui a fait réapparaitre une droite de culture catholique, dont l’influence semble se redessiner assez fortement dans l’ouest du pays. L’Ouest a, à partir de 1977 environ, commencé à basculer à gauche… Or une réactivité à certaines questions comme le mariage pour tour semble faire émerger ce que Patrick Buisson revendique comme un « populisme chrétien » mais que l’on peut aussi définir comme un populisme d’inspiration identitaire au sens large… Cela joue ou jouera un rôle dans l’évolution des transferts de voix. On n’avait jamais vu l’extrême droite prendre pied dans une région comme la Bretagne. L’Ouest sera-t-il le prochain terrain de chasse du FN ? Ou d’une autre forme de droite radicalisée ?

Thomas Guénolé : Premièrement, les éléments annoncés traditionnellement comme correspondant aux reports de voix se basent toujours sur des sondages post-élections. Cela implique donc une marge d’erreur très considérable au point que les utiliser pour défendre la moindre analyse est par définition une faute. Ce sont en général des sondages sur de petits échantillons 800, 1000 parfois même seulement 500 personnes et les marges d’erreurs peuvent aller de 2 à 5 voire 10 points.

Deuxième chose, il y a des analystes, politiques, journalistes et autres qui, notamment sur Villeneuve-sur-Lot qui n’utilisent même pas les sondages post-élections mais calculent simplement que : le FN ayant gagné tant de voix entre les deux tours et l’UMP ayant fait quasiment le même score, ce sont les électeurs socialistes qui ont voté FN. Cette analyse ne repose sur rien et est contraire à tous les comportements de vote passés des électeurs du PS. En général, les électeurs socialistes, s’ils ont le choix entre l’UMP et le Front national, s’abstiennent, toujours plus nombreux. Je parle là des socialistes, pas de l’extrême gauche. Au même titre qu’un électeur UMP ne peut pas voter Mélenchon, voter FN pour un socialiste est à mon avis un fossé infranchissable. Donc mon hypothèse, et ce n’est qu’une hypothèse, est que les électeurs socialistes se sont massivement abstenus mais que leur contingent électoral a été remplacé par les 30-40% d’abstentionnistes chroniques, qui sont sortis de leur silence pour faire un vote sanction en profitant de l’opportunité d’un FN au second tour. Enfin dans le cas spécifique de Villeneuve-sur-Lot, l’impact de l’affaire Cahuzac n’est pas négligeable et a incité les deux tiers des électeurs socialistes à rester chez eux.

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Source : Le Monde.

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Source : Joelgombin.fr

Un calcul de l’IFOP pour le journal Le Monde révèle qu’à Villeneuve-sur-Lot, 62% des électeurs de gauche ont choisi de ne pas suivre l’appel républicain. Comment expliquer ce décalage avec la présidentielle de 2002 où presque toute la France avait suivi un ordre de vote ?

Gaël Brustier : La vie politique évolue. Elle n’est plus la même que lors des élections de 2002. La crise a, notamment, fait muter encore plus rapidement le comportement électoral de nos concitoyens. La droite s’est complètement recomposée autour d’une nouvelle génération de dirigeants. La droite française à l’époque de Chirac comptait encore en son sein un certain nombre de résistants, de véritables gaullistes pour qui il était inimaginable de s’acoquiner avec le Front national qui lui-même était composé d’ancien de l’OAS. Cela a freiné considérablement les choses. Il y avait donc fondamentalement quelque chose d’incompatible entre ces partis même si, en 1998 par exemple, des élus de l’UDF se sont précipités pour signer des accords politiques avec le FN… Le temps et la mort des anciens ont donc créé la possibilité d’accélérer la fusion tendancielle des électorats…  Le processus à l’œuvre est un processus de fusion culturelle des droites qui tendent malgré des différences (notamment sur l’euro) à adopter une interprétation du monde de plus en plus homogène…

Thomas Guénolé : L’UMP de 2002, à l’époque le RPR et l’UDF, était très clair sur la notion républicaine : aucune voix pour le Front national. Il s’agissait d’un cordon sanitaire qui avait été réaffirmé aux élections régionales de 1998 où tous ceux qui avaient voulu passer des accords avaient été exclus, à l’exception notable de Démocratie libérale d’Alain Madelin. Notons qu’il y a des liens entre les milieux ultra-libéraux et l’extrême droite.

Par la suite s’ouvre la présidence de Nicolas Sarkozy où l’UMP est devenue ni PS ni FN et a signé la fin du gentlemen agreement entre les grands partis de gouvernement républicains. En entraînant la fin de la réciprocité, l’UMP a tué le Front républicain. Dans cette logique entredisparait au sein de ce parti, l’idée que le FN a un statut hors-norme, non républicain, qui justifie de voter PS dans un cas de duel avec le FN. Ajouter à cela, la ligne Buisson de lepénisation de l’UMP et vous êtes certain que le Front républicain n’existe plus. Il faut d’ailleurs ajouter que cette ligne est un véritable suicide politique au point qu’on ne trouve aucun exemple de réussite de celle-ci. La campagne de Nicolas Sarkozy de 2007 n’avait d’ailleurs pas été basée dessus mais sur la ligne Guaino de rassemblement gaulliste, d’ouverture à gauche et d’invocation des grandes figures républicaines.

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Source : Ipsos.fr

Méthodologie : SONDAGE IPSOS EFFECTUE POUR: VIZZAVI - LE FIGARO - FRANCE 2 - EUROPE 1 LE POINT. DATE DU TERRAIN : Le 5 mai 2002. ECHANTILLON : 2886 personnes, constituant un échantillon national représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus et inscrite sur les listes électorales. METHODE : Echantillon interrogé par téléphone. Méthode des quotas : sexe, âge, profession du chef de famille, catégorie d'agglomération et région.

Les Français ont-ils cessé de croire en ce que représentait le Front républicain ? Que cela traduit-il de la vision de nos concitoyens des partis « traditionnels » ?

Gaël Brustier : Les Français ont cessé de croire au Front républicain pour la simple et bonne raison qu’il tend à ne plus exister, ou tout au moins à ne plus exister avec la même intensité qu’autrefois… La recomposition de la droite que j’évoquais précédemment est en grande partie responsable de cela et il est donc complexe d’imaginer les électeurs socialistes adhérer à un Front républicain que l’UMP rejette dans les faits. Le mouvement anti-mariage pour tous par exemple, est un rejet fondamental de la gauche et de sa vision de la société… Mais ce n’est qu’une des variantes de la droite actuelle…

Thomas Guénolé : Je ne crois pas que les électeurs socialistes rejettent les grands partis de gouvernement républicains. Je dirais simplement que le refus croissant des sympathisants et/ou militants socialistes à aller voter pour un candidat UMP est la conséquence de la ligne « ni ni » défendue par l’UMP et par la lepénisation d’une branche du parti.

Cependant, si vous additionnez le vote extrême droite, le vote extrême gauche et les abstentionnistes, vous avez plus d’un électeur sur deux qui se place dans une position antisystème. C’est ce que l’on obtient quand on met bout à bout la lutte des races, la lutte des classes et le refus de participer aux élections de la République. C’est spectaculaire, et c’est peut-être là qu’il faut vraiment regarder.

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Source : Ifop.fr

Méthodologie : Echantillon de 1 769 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 1 901 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus . La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de l’interviewé(e)) après stratification par région et catégorie d’agglomération . Mode de recueil : Les interviews ont eu lieu par questionnaire auto - administré en ligne (CAWI - Computer Assisted Web Interviewing ) et par téléphone . Dates de terrain : Du 22 au 25 mars 2012.

Dans quelle mesure la dimension locale, humaine, et le contexte politique faussent l’analyse des reports de voix dans les élections ?

Gaël Brustier : Il est évident que chaque élection législative comprend son lot d’éléments locaux propres à la circonscription où elle se déroule… Ces éléments ont traits à la personnalité des candidats ou à des contextes locaux bien particuliers. Il y a 577 circonscriptions et donc autant d’élections certes différentes mais qui se joue quand même sur des enjeux nationaux. Il a toujours existé des candidats dont l’équation personnelle était très forte dans leur circonscription…

Pour autant, il est clair que ces élections législatives partielles révèlent tout de même une tendance. Puisqu'elles se sont globalement très mal passées pour le PS. Sur les huit, dans quatre d’entre elles le candidat PS a été éliminé au premier tour, deux fois par un duo UDI-UMP et deux fois par un couple UMP-FN. Il y a donc malgré tout une tendance lourde qui se dessine sans aucun doute à travers ses résultats. Bien sûr, il est tout de même important de rappeler que le contexte économique de crise et politique a eu une influence déterminante sur ces élections législatives partielles.

Thomas Guénolé : Par définition, les législatives partielles s’adressent à une population avec ses spécificités et donc généraliser cela comme une leçon pour tout le pays est une erreur. Cependant, une vague d’élections ayant eu lieu le même jour pourra justifier une analyse globale. Ainsi, on ne peut tirer aucun enseignement réel des élections législatives alors que ce sera le cas pour les élections municipales à venir. J’en veux pour preuve les élections municipales de 2001que la gauche a perdu, exception faite de Paris ou de Lyon, et en 2002 elle a été balayée. Donc même si les électeurs s’en défendent dans les sondages, le climat national joue beaucoup dans les votes locaux, les municipales seront donc le vrai test grandeur nature pour le gouvernement et la majorité.

Le tassement extrême des deux grands partis de gouvernement sur leur socle électoral, le PS au pouvoir dans une situation de crise et l’UMP dans sa crise la plus violente, peut faire apparaitre toute les situations dans les seconds tours municipaux de 2014. Enfin, un détail important peu évoqué mais qui est essentiel est l’augmentation de la qualité des candidats du Front national. En effet, le fait qu’il soit de plus en plus admis dans l'opinion publique de voter Front national encourage des "gens sérieux" à le rejoindre et ces nouveaux candidats donnent au parti une crédibilité bien plus grande.

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Source : Ipsos.fr

Méthodologie : Sondage effectué pour : France Télévisions, Radio France, Le Monde et Le Point. Échantillon : 3092 personnes inscrites sur les liste s électorales, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Dates de terrain : Du 14 au 16 juin 2012. Méthode : Échantillon interrogé par Internet. Méthode des quotas: sexe, âge, profession du chef d e famille, région et catégorie d’agglomération.

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Source : Ipsos.fr

Méthodologie : Sondage effectué pour : France Télévisions, Radio France, Le Monde et Le Point. Échantillon : 3092 personnes inscrites sur les liste s électorales, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Dates de terrain : Du 14 au 16 juin 2012. Méthode : Échantillon interrogé par Internet. Méthode des quotas: sexe, âge, profession du chef d e famille, région et catégorie d’agglomération.

Propos recueillis par Jean-Baptiste Bonaventure

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tigroon
- 09/07/2013 - 09:38
républicain sans être d'extrême droite
Le Front national est le seul parti qui me fasse rêver !
je souffre depuis tant d'années de me farcir l'UMPS. Pourvu que ça change un jour afin de revenir a la belle France !
Le Front national est un parti parfaitement républicain et surtout n'est absolument pas d'extrême droite quoiqu'en disent les médias dominant.
Pour moi les véritables fascistes sont les milices soit disant antifa. Comme disait Churchill, les antifasciste d'aujourd'hui seront les fascistes de demain ! nous y sommes.
Si les candidats Front national frôlent les cinquante pour cent, c'est peut être dû et j'en exprime le souhait, à un réveil Français.
Le gorille
- 03/07/2013 - 23:36
Un épiphénomène
Dans le cas du Lot et Garonne, le vote FN n'est qu'un épiphénomène. Une fois l'objectif réalisé, à savoir la sanction obtenue indirectement par abstention massive, peu importait le vote. Mieux ! On pouvait se faire plaisir; et étendre la sanction au second parti dominant !
Ce vote circonstanciel était devenu sans risque pour ceux qui se limitaient à sanctionner : il eût fallu une mobilisation plus que massive pour faire basculer le scrutin, lequel est resté "mou" pour l'UMP.
Pour les autres, la logique y est très voisine
Le gorille
- 03/07/2013 - 22:41
Cest l'abstention l'information
Au final, même si Thomas Guénolé remet les choses dans l'axe avec pertinence, les deux commentateurs sont restés dans l'évidence. Pouvaient-ils faire mieux ? Je ne le crois pas.
Seules certitudes :
- le vote blanc massif du 2e tour est venu d'électeurs PS qui se sont déplacés exprès (bizarre comme attitude ! Incompréhensible même !)
- le FN a rallié à lui des électeurs PS qui voulaient sanctionner le parti dans le rejet d'une personne, et aussi des probables Front de gauche, en opposition par principe
En pratique, c'est l'abstention du premier tour qui est l'information de cette partielle : due aux électeurs PS, ceux-ci ont donc sanctionné sans appel un comportement d'élu.
Tout cela ne peut donner lieu à projection nationale : le contexte local était trop prégnant. L'aspect national était quasi absent.