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Minute tech
Rendez nous Google Reader !
Publié le 03 avril 2013
D'un bout à l'autre du Web, des millions d'utilisateurs paniqués de Google Reader, le lecteur de flux RSS le plus ancien et le plus populaire, protestent contre la mort annoncée de l'outil le 1er juillet prochain. Quelle mouche a piqué Google de supprimer un classique qui génère plus de trafic que Google + ?
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D'un bout à l'autre du Web, des millions d'utilisateurs paniqués de Google Reader, le lecteur de flux RSS le plus ancien et le plus populaire, protestent contre la mort annoncée de l'outil le 1er juillet prochain. Quelle mouche a piqué Google de supprimer un classique qui génère plus de trafic que Google + ?

La disparition de Google Reader fixée officiellement via le blog de Google au 1er juillet 2013 a provoqué un avant-deuil global et bruyant chez tous ses utilisateurs. Google Reader est un agrégateur et lecteur de flux RSS qui permet de s'abonner à un blog ou site et de recevoir automatiquement toutes ses publications, un 'machin' de l'ère des blogs,  pré appli, pré-Twitter et même pré-Web 2 (2005), aussi lourd stable, sûr, et aimé, qu'une Renault 25 hors d'âge. '

Des pétitions sont aussitôt apparues, dont l'une, sur Change.org caracole avec 124 000 signatures, conjurant Google d’arrêter ce massacre.Le site humoristique Savegooglereader rassemble au fur et à mesure les meilleures protestations contre l'euthanasie programmé du brave et fidèle onglet "Abonnez-vous à ce site avec Google Reader" qui fait partie du paysage de beaucoup d'internautes.

 

 Illustration du blog Savegooglereader : "Google Tue Google Reader? C'est pas pour ça que j'utiliserai Google +"

 Il y a plus que le choc de renoncer à une habitude, et la sensation d'être trahi : pour beaucoup de sites, Google Reader est surtout l'outil qui nourrit et met à jour automatiquement leurs flux d'informations, et sa disparition risque de leur coûter beaucoup de lecteurs et de clics.  

 Même The Economist s'est intéressé au problème, sans beaucoup de pitié : "Des dizaines de millions d'utilisateurs d'Internet ont adopté les flux RSS via Google Reader et d'autres outils qui se basent principalement sur le moteur de recherche d'actualités du géant. On peut croire que c'est beaucoup, mais le chiffre devient insignifiant aux côtés des plus d'un milliard qui obtiennent leur dose d'infos via Twitter ou Facebook , sans parler des emails." Oui, mais Google Reader permettait d'adapter et choisir librement ses sources, sans être sous le joug de publicités intempestives, de changements techniques incontrôlables, répondent les utilisateurs.

Différentes théories, conspirationniste ou non, font depuis quelques jours le tour du web pour tenter de comprendre pourquoi Google choisit de tuer maintenant un outil aimé, utile, très utilisé, et qui lui amène beaucoup de trafic. Parmi celles-ci : Google supprime Google Reader pour booster les statistiques de son réseau social Google + (toujours mal aimé selon certains). Google supprime Google Reader car il a des projets d'appli news et de magazines pour sa boutique Google Play, ce qui lui permettrait  d'échapper aux accusations et dédommagements pour son 'pillage' de la presse. Google supprime Google Readers pour faire la place à un lecteur de flux vraiment moderne.


Les alternatives

L'euthanasie de GoogleReader a déjà provoqué l'exode vers de nouvelles solutions et fouetté la créativité des concurrents. La solution évidente est Netvibe, lecteur français, réputé plus lourd et très capricieux à l'usage. Le journal du Geek conseille outre Netvibe Feedly ou NewsblurPulse, Flipboard.

Les développeurs tentent de promouvoir Totally.me SmashingReader, et d'autres "hackers" ont même inventé une solution pour transformer Google + pour en faire un Google Reader. Certains soufflent à Yahoo qu'il est temps de ressusciter leur système Pipes, réputé génial mais jamais abouti, et qu'une autoroute pourrait s'ouvrir devant lui.

 

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German
- 18/03/2013 - 19:21
Voilà les conséquences des lois Google...
Voilà les conséquences des lois qui commencent à pousser un peu partout en Europe, à commencer par l'Allemagne et la France... Google c'est avant tout un business, ce n'est pas une ONG. Gare aux fonctionnaires que songent à taxer un autre service Google (Google mail par exemple, car ils peuvent dire qui a saccagé le business à La Poste...)
Deckard
- 18/03/2013 - 09:27
C'est uniquement pour
C'est uniquement pour promouvoir son nouveau système Playnews que Google ferme Google reader. Ce dernier ne permettait pas de rémunérer les journaux.