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Majorité parlementaire : « trop », c’est à partir de combien ?
Publié le 18 juin 2017
Macron aura très précisément la majorité que les électeurs lui accordent. Tout le reste relève du baratin.
Hugues Serraf est journaliste et écrivain. Son dernier roman : Deuxième mi-temps, Intervalles, 2019  
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Macron aura très précisément la majorité que les électeurs lui accordent. Tout le reste relève du baratin.

Il semblerait que l’on s’inquiète, au PS ou chez LR, du moins dans ce qu’il reste des ces formations de rentiers du bi-partisme « de gouvernement », d’une possible hégémonie du macronisme à l’Assemblée. En réduisant son opposition à la portion congrue, En Marche menacerait le processus démocratique et se retrouverait libre de, littéralement en l’espèce, « faire la loi » avec son armée de godillots dociles.

 

Au-delà du petit côté désespéré de ces alertes, qui disent plutôt le désarroi de notables qui prévoyaient de voguer jusqu’à la retraite sur la mer d’huile de circonscriptions dont ils se croyaient les propriétaires, on a du mal à saisir à partir de combien de sièges une majorité devient « trop forte »…

 

Et l’on se demande comment la capacité d’un président à se doter d’un assez grand nombre de parlementaires pour soutenir son action est subitement devenue la marque de son ambition dictatoriale. Jusqu’à ce que les « observateurs » passent du « Macron, c’est une bulle, ça ne marchera jamais » au « Macron, c’est César », on se félicitait généralement, à gauche comme à droite, d’avoir troqué le chaos chronique des IIIe et IVe Républiques pour la stabilité d’un gouvernement ne risquant pas de tomber trois fois par semaine.

 

Les angoissés de juin 2017 l’étaient d’ailleurs nettement moins en juin 1988, lorsque c’était au tour du PS de faire du « manspreading » au Parlement, tout comme ils ne tremblaient pas tant que ça en 2007, lorsque c’est l’UMP qui contrôlait les travées. Et le raisonnement vaut pour à peu près chaque législature depuis 1958.

 

Jusqu’à plus ample informée, tous les candidats En Marche encore en lice aujourd’hui sont susceptibles d’être battus. Les Français auxquels le remplacement de tel ou tel ténor aguerri par la tripotée de ses mandats précédents par un petit nouveau (ou, le plus souvent, une petite nouvelle) sans expérience donnerait vraiment des sueurs froides ont donc toute latitude pour corriger le tir.

 

S’ils ne le font pas, et quelle que soit la teneur du baratin amer que fourbissent déjà les vaincus pour leur intervention de ce soir à la télé, ce sera sans doute qu’ils n’en n’avaient pas envie.

 

En tout état de cause, les minoritaires du palais Bourbon auront exactement les mêmes prérogatives d’opposants, qu’ils soient confrontés à 330, 350 ou 400 députés macroniens. Les appareils, en revanche, auront effectivement moins de fromage sur leur plateau mais ça ne fera pas pleurer grand monde.

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gerint
- 18/06/2017 - 18:51
Quitte à ce Macron ait 500 députés
Autant qu'ils les ait avec une abstention aussi considérable que possible et qui conduise à une indifférence aussi ectoplasmique que possible (résistance passive) de façon à ce que ses vues les plus orientées contre le peuple français fassent "splash"
lasenorita
- 18/06/2017 - 17:09
Macron n'a pas la majorité!
On ne devrait pas valider l'élection de Macron qui n'a eu que 15% des inscrits.. avec 50% d'abstentionnistes! Macron n'a aucune légitimité! Nous sommes dans une république bananière: ces élections ont été téléguidées, depuis des mois... les médias manipulent les Français, nous ne sommes plus en démocratie mais dans un régime monarchique: une minorité décide pour tous les Français!
vangog
- 18/06/2017 - 15:35
Pour une fois, je suis d'accord avec Serraf!
On s'en fiche qu'ils soient 300, 400 ou 577, pourvu qu'il n'y ait pas un seul patriote FN à l'AN! La politique gauchiste francaise, après avoir abandonné tous ses objectifs illusoires par incompatibilité avec la réalité brute, n'a plus qu'une seule et unique antienne: ne pas voir accéder un seul patriote à l'Assemblée nationale. S'il y avait eu 300 ou 400 patriotes, tous les bobos bien-pensants type NKM se seraient évanouis de frayeur...mais avec 400 ou 500 macronistes sans programme excepté la continuité hollandienne et la lutte contre le patriotisme FN, tout va bien, Messieurs les marquis poudrés! et bien, on verra! Nous, les patriotes seront toujours là pour dénoncer l'échec lamentable du gauchisme, même recyclé sous le nom de Macronisme...