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Grèves, blocages et violences urbaines : je te fais du mal mais c'est pour ton bien
Publié le 29 mai 2016
C'est pourtant simple : en France, lorsqu'il n'y a ni trains ni métros, c'est pour qu'ils roulent mieux. Et la casse dans les rues, c'est pour hâter l'avènement d'une société sans violence.
Hugues Serraf est journaliste et écrivain. Son dernier roman : Deuxième mi-temps, Intervalles, 2019  
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C'est pourtant simple : en France, lorsqu'il n'y a ni trains ni métros, c'est pour qu'ils roulent mieux. Et la casse dans les rues, c'est pour hâter l'avènement d'une société sans violence.

Dans les pays "normaux" (cf : à peu près tous les pays du monde qui ne soient pas simultanément bordés par l'Allemagne, la Belgique, le Luxembourg, la Suisse, l'Italie et l'Espagne), lorsqu'on fait grève, qu'on défile dans les rues avec des banderoles ou qu'on dévaste un centre-ville à coups de barres de fer, on le fait ouvertement pour sa pomme.

Oh, ce n'est pas qu'on y soit spécialement égoïste, dans ces pays normaux, ne vous méprenez pas, mais au moins plus franc du collier. Vous êtes employé du métro londonien, par exemple, et vous décidez de lever le pied parce que vous avez envie de plus de ceci ou de moins de cela, eh bien vous le dites : "Je suis en grève parce que je veux gagner plus et bosser moins, ce qui rendrait ma vie plus sympa, et c'est le moyen que j'ai trouvé de faire pression sur mon employeur pour obtenir satisfaction". Mais vous ne passez pas au JT en expliquant que ça vous fait mal au cœur de voir les Londoniens aller bosser à pied, mais que c'est précisément pour défendre leur droit imprescriptible de prendre le métro que vous les en empêchez.

 

Vous êtes un agriculteur polonais et vous répandez du lisier devant votre ministère de l'agriculture pour protester contre l'interdiction de balancer des déjections porcines où bon vous semble, vous ne racontez pas à la radio que vous êtes les "jardiniers du paysage" et défendez l'art de vivre à la polonaise contre les coups de boutoirs de l'Europe libérale. Vous demandez juste qu'on ne vous gonfle pas quand vous salopez la nature parce que vous avez toujours fait comme ça, que ça vous coûte moins cher et que c'est plus pratique de toute manière.

 

Vous êtes un un hooligan russe et vous choisissez un beau beau matin d'aller exprimer vos frustrations nihilistes en explosant des vitrines et des distributeurs de billets, vous le justifiez à la limite par la défaite du Spartak Moscou mais vous ne donnez pas d'interviews dans lesquelles vous vous déclarez choqués par l'inversion de la hiérarchie des normes dans l'article II de la loi Travail.

 

Nos conflits à nous, par comparaison, ne sont jamais dictés par des intérêts catégoriels, les agents de la RATP ne supprimant des métros que pour en améliorer la fréquence et la Poste ne bloquant le courrier que pour en accélérer l'acheminement. Ça ne convainc personne, il y a belle lurette que le type qui doit poser une journée de congé parce qu'il n'y a pas de transports ou d'école pour les enfants a compris que ça n'avait pas grand chose à voir avec ses petites préoccupations prosaïques d'usagers, mais la comédie se poursuit. Et le boss de la CGT a beau censurer la presse nationale au nom de son opposition à la loi El Khomri, le renvoi des TGV au garage de ces derniers jours n'a pas grand chose à voir avec le fameux 49.3.

 

Quand on vous fait du mal, c'est rarement pour votre bien.

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Geolion
- 30/05/2016 - 00:47
Il faut dissoudre la CGT !
Mais qu'attend le gouvernement pour dissoudre la CGT de Martinez, qui ne représente que 2,5 % des salariés et qui veut bloquer le pays de façon illégale en instituant une véritable chienlit ? Mais qu'attend-t-il ce gouvernement ??
Ce néo-stalinien ne vole décidément pas haut ! Et s'il tient en l'air c'est grâce aux financement des syndicats par l'Etat, c'est à dire par nous !
Autrement dit je le finance pour qu'il me pourrisse la vie ? Non, mais ça ne va pas, non ?
Geolion
- 29/05/2016 - 15:17
La chienlit !
Ce Martinez, ce néo-stalinien, qui ne représente que 2,5 % des salariés prétend dicter sa loi aux français et a même tenté, en bon stalinien, d'imposer sa prose aux journalistes ! Comme les journalistes ont refusé, il a bloqué la distribution de la presse, sauf celle de l'Huma, bien sûr. Ce comportement hautement répréhensible pénalement devrait avoir des suites judiciaires !
vangog
- 29/05/2016 - 14:48
La nuit debout des morts-vivants
La France devrait plutôt se demander comment elle a pu laisser accéder au pouvoir, par la rue ou par le copinage politique,des Trotskystes archaïques comme Julliard, Martinez, Cambadelis qui, chacun à sa manière, tiennent ce pouvoir veule par les couilles? La révolution socialiste fête ses cent ans, cent ans d'échecs économiques et sociaux, partout, tout le temps, et ces zombies d'un passé gauchiste qui ne veut pas mourir renaissent continuellement de leurs cendres, grâce à des médias corrompus et lâches, et viennent mordre la France dans le cou...pourquoi? Les patriotes vous ont mis en garde, depuis quarante ans. Mais, depuis quarante ans, ces morts-vivants font toujours plus de victimes, toujours plus de morts-vivants. Alors, reveillez-vous, les vivants! Avant que ces Trotskystes ne viennent vous mordre, à votre tour...