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Quand les secondes se mirent dans un noir absolu, quand les scaphandriers florentins attaquent et quand dansent les papillons : c’est l’actualité des montres…
Publié le 29 janvier 2016
Mais aussi la nonchalance très latine d’une fausse platitude pleine de relief, les instincts naturalistes de Rolex et l’instrument militaire qui sent bon le sable chaud…
Journaliste, éditeur français de Business Montres et Joaillerie, « médiafacture d’informations horlogères depuis 2004 » (site d’informations basé à Genève : 0 % publicité-100 % liberté), spécialiste du marketing horloger et de l’analyse des marchés de...
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Mais aussi la nonchalance très latine d’une fausse platitude pleine de relief, les instincts naturalistes de Rolex et l’instrument militaire qui sent bon le sable chaud…

VAN CLEEF & ARPELS : Lépidoptères poétiques…

Une pause de douceur paradisiaque dans les fracas d’un monde en guerre : les papillons – lépidoptères décidément très à la mode cette saison sur les cadrans horlogers – de cette montre Van Cleef & Arpels indiquent l’heure en dansant autour de leur nuage, tandis que l’hirondelle indique les heures au sud de la montre (démonstration sur la vidéo ci-dessous). Le temps qui passe effleuré d’un bout des ailes : c’est bien trouvé ! L’autre bonne idée de cette Ronde des papillons gorgée de poésie mécanique, c’est la discrétion de la haute technicité horlogère qu’elle abrite en secret. Il faut imaginer des rouages ovales (et non plus ronds) pour que ces papillons se déplacent au fil des minutes à des vitesses différentes. Il faut calculer le retour (rétrograde) de l’hirondelle toutes les douze heures de cadran. L’extraordinaire reste la possibilité d’animer ce ballet naturaliste d’une pression sur le poussoir logé à 7 h : pendant dix secondes, le manège aérien des papillons fait quelques tours supplémentaires, mais les minutes s’afficheront exactement à la bonne place à l’issue de ces animations, qu’on répètera souvent pour le plaisir d’admirer la danse des papillons. Une montre signée Van Cleef & Arpels, avec tout ce que la place Vendôme sait faire de mieux, en haute joaillerie, en peinture miniature, en micro-sculpture et en « métiers d’art »…

 

 

BELL & ROSS : Tempête horlogère dans le désert…

Archétype des instruments militaires transposés au poignet, la collection BR de Bell & Ross a imposé en moins de dix ans d’existence son style carré de montres pour baroudeurs des jungles urbaines. La version Desert Type de cette année cumule les citations « militaires » au service d’une certaine idée de la lisibilité et de l’efficacité fonctionnelle. Le boîtier est en céramique noire mate (matériau ultra-résistant, mais câlin, qui sait rester à la température du poignet) : on y retrouve les vis qui évoquent l’ascendance « instrumentale » de ce compteur de bord recyclé. Traité dans un ton de beige qui évoque les sables du désert autant que les blindés qui qui sillonnent les champs de bataille exotiques, le double cadran reprend la tradition des montres réglementaires des années 1930 et 1940, quand le cadran supérieur était découpé pour améliorer la luminescence du cadran inférieur, gorgé de matériaux photosensibles capables de permettre une lecture de l’heure dans la pénombre : en contraste viril avec le beige du cadran, la photoluminescence noire des aiguilles, des chiffres et des index de la Desert Type est ici une confirmation stylistique de cette vocation guerrière. Une vraie réussite esthétique pour une marque française [cocorico !] dont les prix ont su résister à la manie suisse de ne plus prendre que l’ascenseur stratosphérique…

 

RICHARD MILLE : La nonchalance très étudiée de la rigueur mécanique…

Mêle s’il n’a pas inventé la forme « tonneau » (un rectangle cambré), l’horloger français Richard Mille en a été l’argent prophète chez les ultra-riches, qui ne jurent plus que par ses boîtiers « tonneau », architecturés comme des cathédrales dont les vitraux seraient autant de rouages mécaniques largement ouverts aux regards. Le « style Richard Mille » a cet avantage d’être identifiable – avec le nombre de zéros qui correspond – à trois tabourets de bar de distance, dans les palaces à la mode comme dans les clubs, dans les premières lueurs de l’aube. Curieusement, Richard Mille avait donné dans l’ultra-plat en rectangle et en rond, mais encore jamais en « tonneau » : la nouvelle RM 67-01 répare cette injustice, avec un superbe mouvement automatique extraplat (3,6 mm d’épaisseur) dans un boîtier dont la fausse simplicité apparente réclame des centaines d’heures de travail à des équipes hyper-spécialistes [plus c’est simple, plus c’est complexe, dans cette industrie]. Le résultat est esthétiquement maîtrisé, avec des chiffres et des index qui ajoutent à la tridimensionnalité du cadran et du mouvement : cette RM 67-01 est une chanson de geste mécanique qui cache son extraordinaire virtuosité technique sous la nonchalance très étudiée de son style plus latin que suisse…

 

JAQUET DROZ : Les lumières secrètes du noir absolu…

Quelle jolie pièce horlogère ! Ses lignes stylisent celles des plus belles montres de poche du XVIIIe siècle, quand il s’agissait de mieux lire la précision chaque unité de tempspassée en surdimensionnant l’affichage du compteur des secondes. Les montres étaient alors des instruments scientifiques. Aujourd’hui, cette esthétique crée des cadrans très graphiques, que le décalage des deux compteurs (heures-minutes et secondes), ainsi que de la couronne de remontage, rend encore plus expressifs. Sur un fond d’onyx noir poli, c’est saisissant : la profondeur de ce noir joue avec les reflets de l’or gris des cadrans cerclés. Le temps s’y trouve emprisonné dans un espace infiniment soyeux de lumière et de nuit. Pour une fois, notons aussi que le grand 8 formé par ces deux cadrans n’est une volonté sournoise d’aguicher les clients chinois (dont c’est le chiffre fétiche), mais un héritage direct du siècle des Lumières en Europe ! Cette Grande Seconde Décentrée est sans doute une des montres les plus élégantes de ce début 2016…

ANONIMO : Les scaphandriers militaro-florentins contre-attaquent…

Il faut être assez gonflé, au siècle du branding tous azimuts, pour baptiser Anonimo une marque qu’on veut faire accéder à la notoriété, mais c’est très italien ! La marque est née à Florence, en 1997, quand le groupe de luxe Richemont a racheté la maison Panerai pour lui construire le destin international qu’elle méritait : les « anciens » de Panerai ont préféré continuer seuls et anonymes leur aventure florentine. Une sorte de Panerai « canal historique », qui a connu quelques difficultés avant de renaître, en Suisse, voici deux ans. La nouvelle collection Nautilo a conservé les chromosomes militaro-toscans de la marque, mais en les sublimant dans une expression esthétique qui se situe clairement dans la continuité des montres subaquatiques autrefois mitonnées sur les bords de l’Arno. Beaucoup de détails esthétiques de la montre sont empruntés à ce passé, dont ils étaient d’ailleurs le futur programmé par le designer Dino Zei avant le rachat de 1997. Bonheur pour les collectionneurs : Anonimo a conservé les boîtiers en bronze qui étaient autrefois l’apanage des montres de scaphandrier. Ce matériau a l’avantage de se patiner avec le temps et de prendre, au gré du porteur de la montre, du climat dans lequel il vit et même de son alimentation, des nuances « bronzées » inimitables…

 

ROLEX : Un soutien aux aventuriers de la nature…

Coup de chapeau à Rolex, la marque à la couronne, qui soutient le documentaire Les saisons, le documentaire naturaliste récemment présenté par son réalisateur, Jacques Perrin. Entre Rolex et la nature, c’est de l’histoire ancienne, depuis les premières montres étanches – voici 90 ans cette année ! – qui permettaient de vivre une vie plus active jusqu’à l’exploration par James Cameron de la fosse des Mariannes, en passant par la conquête de l’Everest. Entre les aventuriers et Rolex, c’est la même histoire d’amour qui nous embarque dans l’extrême de la nature et dans l’exploration des beautés de ce monde. Quand leurs exploits nous sensibilisent à la préservation de notre environnement naturel, Rolex sait répondre présent. Merci pour nous tous !

 

• LE QUOTIDIEN DES MONTRES

Toute l’actualité des marques, des montres et de ceux qui les font, c’est tous les jours dans Business Montres & Joaillerie, médiafacture d’informations horlogères depuis 2004...

Lien : https://businessmontres.com/

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