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Voyage exclusif au cœur du Maroc impérial

Publié le 29 novembre 2014
De Rabat à Fes, voyage exclusif sur les traces de la royauté marocaine.
Président fondateur de Peplum, créateur de voyages sur-mesure de luxe, Quentin Desurmont agit activement pour l’entreprenariat. Il a fait partie de la délégation du G20 YES à Moscou en 2013 et  à Mexico en 2012, est membre de Croissance + et des...
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Quentin Desurmont
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Président fondateur de Peplum, créateur de voyages sur-mesure de luxe, Quentin Desurmont agit activement pour l’entreprenariat. Il a fait partie de la délégation du G20 YES à Moscou en 2013 et  à Mexico en 2012, est membre de Croissance + et des...
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De Rabat à Fes, voyage exclusif sur les traces de la royauté marocaine.

Est rabat-joie qui ne reconnaît pas la beauté de Rabat. Capitale administrative du Maroc, elle repose sur un savant équilibre entre modernité et tradition. Entre des buildings et les rues uniformisées, dont on peut facilement se désintéresser, des souks, ces marchés riches en artefacts, nourriture et couleurs, continuent de se dresser sur le chemin des passants. Au surnom de « ville verte » répond surtout l'étiquette de « ville impériale » que cette cité merveilleuse partage, entre autres, avec Fès. Voyage exclusif sur les traces de la royauté marocaine.

 

 

 

 

 

 

 

 

La porte est grand ouverte. De l'argile et des éclats de poterie jonchent le sol taché de peinture. Un artisan à l'ouvrage lève soudain la tête. L'occasion de lui poser quelques questions. On quitte l'atelier émerveillé par ses connaissances transmises avec tant de spontanéité. Au sortir d'une ruelle ornée de draps suspendus aux fenêtres d'un immeuble à l'autre, s'échelonne une série de marches particulièrement larges. Tant d'espace surprend tout à coup. Voici donc la fameuse Kasbah des Oudayas(XIIe siècle). Les Almoravides, tribu nomade d'Afrique du nord, y fondèrent un fort pour fomenter leurs attaques contre le royaume hérétique des Berghouata, non loin des ruines de l'ancienne cité romaine Sala Colonia. On tourne sur soi-même pour évaluer l'étendue du site, lequel doit ses remparts au calife Abu Yusuf al-Mansur. On se rapproche d'un minaret appelé la tour Hassan, élément architectural d'une mosquée dont la construction ne fut jamais achevée.

De façade en façade, on finit par se rendre compte que l'on marche en pente douce. En effet, la Kasbah des Ouadayas est bâtie sur un promontoire surplombant l'océan Atlantique. Ses jardins abritent un ancien palais transformé en un musée consacré aux arts traditionnels. A l'intérieur, on trouve des parures moirées, des vêtements bigarrés, des armes historiques et des astrolabes, instruments inventés par les Arabes afin d'estimer la hauteur des étoiles et de lire l'heure en fonction de la position du soleil. On attend que l'astre suprême se couche pour aller dîner dans un riad, en centre-ville. L'odeur de l'encens conjugué au parfum d'un tajine authentique, ainsi qu'au son d'un qanûn, instrument à cordes pincées de la famille des cithares, crée un environnement rassurant, une atmosphère atemporelle de conte de fées.

Même les mille et une nuits ont une fin. Le lendemain, cap sur Fès, la doyenne des villes impériales. Bien que son rôle économique soit moindre, comparé à Rabat par exemple, la ville jouit d'une très puissante aura culturelle. C'est là que le sultan Idriss II, fils de son fondateur, décida d'établir le siège de sa dynastie. Il faut imaginer qu'à la place des touristes présents sur le site, se trouvaient, à l'origine, près de 8 000 familles de musulmans andalous, rejoints près de sept ans plus tard par des juifs tunisiens. Un brassage religieux qui justifie la richesse patrimoniale de cette cité radieuse.

Qui d'autre qu'un artiste pourrait mieux rendre compte des charmes de cette surprenante citadelle ? La tâche incombe à Abdelfettah Seffar : « Amoureux de Fès, je n'ai cessé de célébrer son âme, tentant de restituer à la citadelle sa splendeur d'antan ; Fès pour laquelle je suis en amour est avant tout une âme habitant les pierres et transformant celui qui y entre... s'il accepte le voyage ». Posée en ces termes, l'invitation ne se refuse pas. On suit donc son nouveau guide, héritier d'une lignée de maîtres plâtriers, sans hésiter. De sa ville natale, il vante particulièrement l'architecture caractérisée par des motifs réguliers sinon, pour la plupart, géométriques. Le parcours s'achève dans le Riad d'Alkantara dont l'esthète n'est autre que le propriétaire. Menu pantagruélique à la clé. L'exclusivité ne perd pas de son attrait.

Loin de là. Dans la lignée de ce parcours artistique, on se place volontiers sous la tutelle de M. Seffar Fassi, qui décida un jour de plaquer l'Angleterre pour rentrer dans sa ville natale. Comme si l'appel du retour se faisait trop pressant. C'est surtout l'un des acteurs principaux dans la restauration de la médina de Fès. Son programme consiste en une conférence - diapositives et vidéos à l'appui - sur la dimension mystique de l’art arabe dans la vie de tous les jours, la géométrie sacrée, et en une visite au cœur de jardins et riads privés, à la découverte de l’architecture spirituelle des mosquées. À la fin de la journée, un atelier « création » est proposé à qui souhaite se glisser dans la peau d'artistes et d'artisans locaux. Comment maîtriser l'art de la calligraphie sur divers supports, le papier, le bois, le tissu, et même le plâtre ? Après plusieurs tentatives ratées, on garde l'œuvre la plus réussie de son palmarès. Quel meilleur souvenir pouvait-on espérer de ce voyage exceptionnel ?

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