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Revue de presse des hebdos

Sarkozy : et pschitt, le retour ?, Buisson : espion de sa propre famille, Affaire Copé : et maintenant, le frère !

Publié le 13 mars 2014
Mais aussi Christiane Taubira face aux soupçons, François Hollande inquiet, le portrait de Gilbert Azibert alias "Annulator" et, et, et… la France placée sous surveillance renforcée par Bruxelles dans un silence quasi absolu… Hou, ça va de mieux en mieux, on dirait !
Barbara Lambert a goûté à l'édition et enseigné la littérature anglaise et américaine avant de devenir journaliste à "Livres Hebdo". Elle est aujourd'hui responsable des rubriques société/idées d'Atlantico.fr.
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Mais aussi Christiane Taubira face aux soupçons, François Hollande inquiet, le portrait de Gilbert Azibert alias "Annulator" et, et, et… la France placée sous surveillance renforcée par Bruxelles dans un silence quasi absolu… Hou, ça va de mieux en mieux, on dirait !

Côté “ affaires ”, on pensait avoir fait le plein. Encore raté, caramba ! Après les enregistrements de Patrick Buisson révélés par “ Le canard enchaîné ” et Atlantico, les écoutes judiciaires de l’ex-président et de son avocat dévoilées vendredi dans “ Le Monde ”, “ Le canard enchaîné ” mettait en cause hier mercredi la ministre de la Justice Christiane Taubira : "Elle aurait eu entre les mains une synthèse des écoutes de Sarkozy le 26 février, après Manuel Valls", résume "Le Point".... qui a aussi son petit scoop : "Des fuites parvenues au "Point", issues de la Chancellerie, affirment que la garde des sceaux était au courant depuis septembre 2013, ainsi que les plus hautes autorités de l'Etat, affirme le mag. "Lorsque des écoutes judiciaires concernent un ancien chef de l'Etat, il ne peut en être autrement", glisse-t-on à la Chancellerie". C’est qu’il y en a pas que pour la sarkozie, y en a pour le gouvernement, aussi… Paraîtrait d'ailleurs que François Hollande lui-même est inquiet…

 

“ Mardi, entre 8 h 45 et 9 heures, les murs de l’Elysée ont résonné ”

“ Mardi, entre 8 h 45 et 9 heures, les murs de l’Elysée ont résonné, rapporte “ Le Point ”. A la suite des déclarations de Me Dupond-Moretti, réclamant l’intervention du chef de l’Etat dans la polémique créée par les écoutes judiciaires concernant Nicolas Sarkozy et son avocat, Thierry Herzog, François Hollande a sonné la mobilisation. “ Qu’est-ce que vous attendez ? Faites quelque chose, il faut riposter ! ” a-t-il ordonné. “ Il a raison, cette affaire est en train de se retourner contre nous dans l’opinion ”, approuve un ministre proche. Le secrétaire général de la résidence, Pierre-René Lemas, a aussitôt appelé les ministres les plus médiatiques, ainsi que les présidents de groupe à l’Assemblée nationale et au Sénat, afin qu’ils interviennent en mettant en avant l’indépendance de la justice. Jean-Marc Ayrault s’est, lui, fait sermonner par le chef de l’Etat. L’effet a été quasi immédiat. Sortant d’un entretien avec Christiane Taubira, le Premier ministre a déclaré aux journalistes que la justice avait en l’espèce fonctionné en toute indépendance, martelant à l’adresse de “ la droite ” : “ Les mœurs du passé, c’est fini ” ”. Après les nouvelles révélations du “ Canard ” et du "Point", c’est pas forcément facile d’y croire…

 

Quand le calendrier des révélations laisse dubitatif

Dans l’article qu’il consacre aux “ deux incroyables affaires ” qui viennent d’ébranler la sarkozie, “ L’Express ” l’observe : “ Dans la féroce bataille pour le pouvoir, rien n’est un hasard. Le calendrier de ces révélations, en pleine période électorale, alors qu’il est de tradition d’observer une trêve de deux mois environ avant un scrutin (“ une trêve de deux mois ”, hue ! T’as vu ça où, “ L’Express ” ? !), laisse dubitatif. Même Jacques Médecin, quand il était maire de Nice, en a bénéficié du temps de son inculpation dans plusieurs affaires judiciaires (ah, c’était à ce moment-là… Ca a dû t’en demander du boulot pour arriver à trouver un exemple de cette “ traditionnelle trêve de deux mois ”…). Troublante, aussi, note l’hebdo, cette insistance des magistrats à ne pas épargner Nicolas Sarkozy : il n’a cessé, comme ministre de l’Intérieur puis comme président de la République, de défier leur corporation. C’est être naïf que d’ignorer cette conjoncture ”. Ah, ça, c’est sûr, Arthur… bon, et si, maintenant, on passait aux choses sérieuses, hmmm ?

 

La “ petite équipe ” de l’ancien président

Parce que “ L’Express ” a, lui aussi, une révélation à nous faire… Scoop ? “ Selon nos informations, annonce l’hebdo, l’ancien président a constitué une petite équipe de hauts fonctionnaires, policiers et magistrats, qui l’alertent sur les dossiers sensibles comme sur les sujets de fond. Azibert en fait-il partie ? En tout cas, le juge Tournaire le soupçonne d’avoir fourni des indications à Nicolas Sarkozy sur l’issue d’une affaire qui le préoccupe beaucoup : le sort que la justice entend réserver à ses agendas professionnel et privé. Ces documents ont été saisis dans le cadre de l’affaire Bettencourt. Si celle-ci s’est terminée par un non-lieu, les agendas pourraient jouer un rôle précieux dans l’affaire de l’arbitrage Tapie-Crédit lyonnais ”. Oui, ça, on le savait un peu, déjà… Dommage qu’on n’en sache pas un peu plus sur cette “ petite équipe ”… grrrrr !

 

Quand Sarkozy sauve Azibert par décret trois jours après l’élection de Hollande

Et puisque “ L’Express ” mentionnait Gilbert Azibert, voyons un peu ce qu’il peut nous apprendre à son sujet. “ Lundi matin, Gilbert Azibert (a été) hospitalisé d’urgence (à Bordeaux où son épouse est juge), nous apprend le mag. L’hypothèse d’une tentative de suicide, avancée par “ Le Point ”, (a été) aussitôt démentie par la famille, qui évoque pour sa part une mauvaise chute ”. En ce qui concerne l’homme, sa vie, son œuvre, “ Le Nouvel Observateur ” indique de son côté que “ né le 2 février 1947 à Marseille, il était prévu qu’il parte à la retraite en février 2013. Mais, surprise, le 9 mai 2012, soit trois jours après l’élection à la présidence de la République de François Hollande alors en attente de son investiture, le président battu signe un décret qui va lui permettre de prolonger de deux ans ses activités judiciaires, jusqu’à la date de son 68e anniversaire, en 2015. Quel besoin impérieux y avait-il donc de le maintenir ainsi en place ? Quels services rendus pouvaient bien justifier cette hâte ? ” s’interroge l’hebdo.

 

 

Azibert “ Annulator ”

Outre l’aide précieuse qu’il fournit à Rachida Dati en 2008, quand “ la chancellerie s’était mise à tanguer ”, Gilbert Azibert aurait, toujours selon “ L’Obs ”, rendu quelques menus services à Jacques Chirac. “ C’est sur les instances de Laurent Le Mesle, le tout-puissant conseiller du chef de l’Etat (Jacques Chirac) que Gilbert Azibert est nommé à Bordeaux en 2002, raconte le news. Les mauvaises langues voient dans cette promotion enviable une marque de remerciement pour le travail accompli dans ses précédentes fonctions à la présidence de la chambre de l’instruction (ex-accusation) de la cour d’appel de Paris. Là, au cœur de ce pouvoir judiciaire qu’il exerce sans partage en sachant se doter d’obligés, Gilbert Azibert démine les dossiers sensibles, notamment ceux de la mairie de Paris, sur lesquels il a la haute main. Son rôle est de contrôler les actes des juges d’instruction chaque fois qu’une partie en fait la demande. Il leur mène une guerre sans merci. Il gèle, six mois durant, parfois, des dossiers brûlants, le temps de statuer et de laisser retomber la fièvre qui les entoure. Cisaillées, les affaires sensibles en ressortent laminées, les juges sont excédés tandis que les avocats — parmi lesquels Thierry Herzog — triomphent. Azibert s’attire le surnom moqueur d’ “ Annulator ” ”. Quelle horror !

 

Azibert “ zizi panpan ”

“ Partout où il passe, poursuit l’hebdo, il sait s’entourer de factotums auxquels il confie les tâches qui le rebutent comme de répondre au courrier, prendre des rendez-vous, rédiger des discours, des activités qui l’empêchent de s’adonner aux mondanités, remises de décoration et autres hochets. Ses secrétaires lui sont dévouées. Sa courtoisie avec les dames lui vaut le sobriquet de “ zizi panpan ”. En deuxièmes noces, il a épousé une greffière en chef, aujourd’hui magistrate, héritière des propriétaires du grand cru bordelais Château Talbot. Malgré tout, il voyait arriver la retraite avec angoisse. Ce qui fait dire à ceux qui le connaissent que l’hypothèse de partir à Monaco était “ plausible ” ”.

 

Alerte ! Patrick Buisson avait aussi un stylo espion !

Après Gilbert Azibert alias “ Annulator ” ou “ zizi panpan ”, Patrick Buisson est gratifié, lui aussi, de plusieurs portraits dans vos hebdos. Le plus surprenant est sans conteste celui du “ Point ”. Le magazine nous l’apprend en effet : du temps où il était journaliste à “ Valeurs actuelles ”, “ pour ses interviews, il usait toujours d’un magnétophone à cassette, mais, pour les après-interviews, ces moments où la pression retombe, où l’interviewé se détend et parle plus librement, il avait un stylo espion. Un stylo doté d’un petit enregistreur qu’il accrochait, l’air de rien, à la poche de sa veste et qui lui permettait de capter les propos off. Curieusement, il ne faisait que rarement usage de ces enregistrements, comme si la seule idée de les avoir sous la main le rassurait. Par ce geste osé, il confirmait à tous son goût pour les enregistrements interdits. Il venait de “ Minute ” et nul n’avait oublié qu’il en était parti après une obscure histoire de micros cachés par lui au sein de la rédaction pour espionner ses rivaux et même son patron ”. 

 

Maniaque de l’espionnite et de l’archivage… jusque dans sa propre famille

“ A “ Valeurs actuelles ”, continue le journal, on n’ignorait pas non plus que ce passionné d’Histoire était un maniaque de l’archivage. Garder, conserver, encartonner, mettre sous clé frénétiquement, telle était — telle est encore — l’obsession de Patrick Buisson. (…) L’homme, dit-on, voudrait toujours tout maîtriser, jusqu’à sa place dans l’Histoire — sa grande affaire —, consignant à l’excès sa vie privée et professionnelle sur cassette ou clé USB. A Noël, en famille, lors de fêtes d’anniversaire ou de simples visites d’amis, il appuyait toujours discrètement sur le bouton “ Record ” d’un magnétophone. Parfois, il lui arrivait de sortir un appareil photo, de faire poser son monde, alors que les murs sont chez lui vides de tout portrait ”.

 

Buisson “ inquiet de la bonne francité de ses origines ”

Mais il y a encore plus flippant. “ Au mitan des années 80, inquiet de la bonne francité de ses origines, l’idéologue maurrassien, fils d’un Camelot du roi, s’est lancé, rapporte “ Le Point ”, dans l’élaboration minutieuse de son arbre généalogique. Grâce à la magie d’Internet, il a pu obtenir de nouveaux éléments précieux sur son ascendance. Enfin, il savait qui il était : un vrai Français. Celui qui célèbre les saints et les morts ne se contente pas de leur seule compagnie. La solitude le hante. Sa grande phrase : “ Je sais qu’il n’y aura personne à mon enterrement ”. Il l’a un jour balancée au visage de son fils, quand celui-ci a voulu s’affranchir de son emprise. Depuis plusieurs années, les deux hommes ne se parlent plus. Le père n’a pas supporté que le fils épouse une Malgache. Puis le fils n’a pas accepté que le père se serve de lui comme d’un prête-nom pour figurer dans les statuts de Publiopinion, une boîte de conseil. Et voilà comment le fervent catholique Buisson s’est retrouvé encore une fois seul à Noël ”.

 

Quand Sarkozy trouve Buisson “ dingue ”

“ Un jour, en son absence, indique le mag, Sarkozy a dit de lui devançant Attali, qu’il le trouvait “ dingue ”. Les conseillers présents ce jour-là ont acquiescé, conscients de la nature particulière de l’ancien journaliste de “ Minute ”. Inquiétante, même, à force de l’entendre marteler, la lèvre humide et le poing serré, les mots “ immigration ”, “ identité ”, “ racines ”, “ chrétienté ”, “ peuple ”… Un peuple qu’il ne connaît, en réalité, qu’à travers les études et les sondages. Car le summum de la civilisation, pour Buisson, ce sont les années 50, l’après-guerre, Paris, la vie intellectuelle et politique, des Blancs partout, des chevaux dans les rues, des églises pleines… Et c’est cet homme que Sarkozy, durant cinq ans, a convié à ses réunions pour penser les remèdes du XXIe siècle. Tandis que le dictaphone tournait ” Et chpang ! Voilà une conclusion qui tombe un peu comme un couperet.

 

“ Cette affaire montre que Nicolas s’est trompé. Et ça, c’est politiquement dramatique ”

Dans l’enquête qu’il consacre à “ l’affaire sidérante ” qui a frappé Nicolas Sarkozy, “ Le Point ” revient, plus en détail, sur la portée et les implications du choix qu’a fait l’ancien président de s'en remettre ainsi à Patrick Buisson. “ Il nourrissait de l’admiration pour l’intellectuel, indique l’hebdo. (…) “ La seule personne dont je n’ai jamais entendu Nicolas dire du mal ”, atteste son vieux complice Alain Carignon. Sarkozy le respectait et chez lui ce sentiment est rare… (…) “ Cette affaire montre que Nicolas s’est trompé, complète un ténor de l’UMP. Et ça, c’est politiquement dramatique ”. (…) De quoi donner le “ vertige ” à un bon petit soldat de la sarkozie, qui s’exclame : “ Vous vous rendez compte de ce que sont devenus, vingt mois après, les deux personnages les plus importants de la République sarkozienne, Claude Guéant et Patrick Buisson ? ” ” C’est vrai que ça fait pas mal frémir… Plus que toutes les révélations faites ou à venir, c’est sans doute cela le plus grave, le plus cisaillant, et le plus "incapacitant", pour cette bête politique qui, forcément, caresse le rêve de revenir…

 

La carte de “ la victimisation ”

Comment peut-il rebondir ? “ “ C’est bon pour lui que les juges donnent l’impression de s’acharner, veut croire une confidente (interrogée par “ Le Point ”). Ca va se retourner en sa faveur. En communication, il n’y a qu’un seul message qui passe : là, les Français vont retenir qu’un ancien président et son avocat ont été mis sur écoutes. C’est encore pire maintenant qu’ils ont compris, malgré les dénégations du pouvoir socialiste, que le script des écoutes était sur le bureau de Christiane Taubira, de Manuel Valls, et donc, forcément, de François Hollande ”. Politisons, il en restera toujours quelque chose, enchaîne le mag. Ca prépare le terrain à la seule stratégie qui vaille, dans le monde des adorateurs de Sarkozy : la victimisation. Leur héros sait y faire, en la matière, mieux que personne. “ La chance de Nicolas, c’est que la seconde affaire est sortie quarante-huit heures après la première, assure la même confidente. Les gens se disent : “ C’est une bête traquée ”. Ce harcèlement le sert. La pétition des avocats, de droite et de gauche, qui s’indignent qu’on puisse les écouter, est une aubaine ” ”.

 

“ Se victimiser, c’est une stratégie de court terme ”

“ Tous les sarkozystes ne sont pas si confiants dans la métamorphose de leur idole en machine indestructible, observe “ Le Point ”. “ Se victimiser, c’est une stratégie de court terme, théorise un grand élu UMP en triturant ses boutons de manchette. C’est un arc à une corde. Que fera-t-il quand, dans plusieurs mois, il y aura de nouvelles diffusions des enregistrements de Buisson ? Ce qui intéressera les Français, ce ne sera plus la posture de victime de Sarkozy, mais les horreurs qu’il aura dites sur tel ou tel. Les gens vont voir que ça ne volait pas très haut, que c’était “ Café du commerce à l’Elysée ”. Le ridicule sera ravageur ”.

 

Sarkozy sans équipe ni stratégie, entouré de bêtes blessées

Pas gagné, gagné, le rebond, on dirait… “ L’Express ” le remarque d’ailleurs : “ Si les juges ne le mettent pas en examen, encore Nicolas Sarkozy devra-t-il reconstruire une équipe et une stratégie. Et un parti, car l’UMP n’est plus en état de rassembler une majorité des Français. Or l’ancien président est entouré de bêtes blessées ”. Buisson, évidemment, mais aussi, comme le détaille le mag, Jean-François Copé, François Fillon et — qui sait ? — Alain Juppé. “ En 2011, raconte le news, c’est (Buisson) que Sarkozy avait envoyé voir le ministre des Affaires étrangères de l’époque pour sonder ses intentions élyséennes et lui faire comprendre que jamais le peuple français ne l’élirait ”.

 

Sarkozy : et pschitt, le retour ?

“ Pour la première fois depuis 2002, reprend “ L’Express ”, le candidat Sarkozy ne tient plus son destin entre ses mains : outre la réussite ou l’insuccès de la gauche au pouvoir, il dépend des révélations sur le quinquennat écoulé, de la capacité de l’UMP de ne pas imploser et, surtout, de la détermination des juges. Dans l’affaire Azibert, en plaçant sur écoutes un ancien président de la République, son avocat et deux anciens ministres, ils ont déjà montré qu’ils n’en manquaient pas. Entretenu avec soin depuis deux ans, le feuilleton du retour annoncé risque de finir en fantasme. Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy est comme Napoléon échappé de l’île d’Elbe, mais qui, au lieu de débarquer à Golfe-Juan, aurait sombré au large de Monaco ”. Et re-chpang !

 

 

Sarkozy “ orphelin d’un chemin politique ” bientôt coaché par Guaino, “ lui aussi timbré, donc dangereux ” ?

Mais peut-être reste-t-il un espoir… “ Le Point ” nous le confie en effet : “ Le gaulliste Henri Guaino, que son titre de conseiller spécial n’a pas empêché de pâtir cinq ans durant de l’emprise de Buissson sur Sarkozy, aimerait bien prendre la place d’idéologue en chef. Signe des temps, Sarkozy organise désormais ses rendez-vous à trois avec Hortefeux et Guaino. Le premier a eu lieu récemment. Le deuxième, un petit-déjeuner, est programmé la semaine prochaine. “ Guaino est intelligent, mais lui aussi il est timbré, donc dangereux ”, tranche un lieutenant de l’ancien président, qui s’alarme : “ De qui Nicolas va-t-il acheter les idées, maintenant ? Il n’a pas de charpente idéologique. Il est orphelin d’un chemin politique. Voilà la tragédie de Sarkozy, aujourd’hui. Y ont-ils seulement pensé, tous ceux qui voulaient la peau de Buisson ? ” ” Heu, ça veut dire qu’il vaut mieux Buisson que Guaino ? On n’a pas tout saisi, là… Une chose est sûre : l’est pas évidente à trouver, la stratégie du rebond…

 

Affaire Copé : et maintenant, le frère !

Ca va-t-y mieux du côté du “ président ” Copé ? Pas franchement… Près de deux semaines après les révélations du “ Point ” accusant le président de l’UMP d’avoir favorisé des proches, anciens membres de ses cabinets ministériels, “ L’Express ” est en mesure de verser une pièce supplémentaire au dossier, annonce l’hebdo. L’un des actionnaires de Bygmalion, la société de communication et d’événementiel à l’origine des tracas de Copé, est aussi l’un des partenaires financiers du frère cadet de l’ancien ministre dans une société immatriculée au Luxembourg, le 25 novembre 2011, EMCap SCA. Cette proximité d’affaires entre Emmanuel Limido et Jean-Fabrice Copé pourrait jeter un nouveau trouble dans un dossier sensible, qui a mis en difficulté le dirigeant du principal parti d’opposition. Car une question surgit en filigrane : le soupçon d’avoir privilégié des proches peut-il être étendu à la famille ? ” Ah, ben, en v’là une autre qu’on avait pas vue venir, dis donc…

 

“ Je ne connais presque pas Jean-François Copé ”

“ Ce sont aujourd’hui (les) relations (d’Emmanuel Limido) avec la famille Copé et avec l’entourage du président de l’UMP et ex-ministre du Budget (2004-2007) qui suscitent les interrogations, poursuit “ L’Express ”. “ Je ne connais presque pas Jean-François Copé, nous a-t-il cependant assuré. Et il ne m’a jamais rien demandé pour son frère ”. Selon nos informations, Emmanuel Limido n’aurait rencontré le président de l’UMP qu’à deux ou trois reprises, récemment. En revanche, il reconnaît volontiers bien connaître Jean-Fabrice. Tout comme il ne nie pas ses relations suivies avec l’actuel dirigeant de Bygmalion Guy Alves, qui était un proche collaborateur de Jean-François Copé quand celui-ci était ministre ”.

 

Jean-Fabrice Copé et Emmanuel Limido, un tandem “ prospère ”

Le journal le souligne et en donne de nombreuses illustrations, “ les routes du financier et de l’entourage direct du président de l’UMP se sont plusieurs fois croisées ”. A la suite du “ Point ” qui le révélait il y a quinze jours, “ L’Express ” rappelle aussi qu’ “ Emmanuel Limido (a joué) un rôle déterminant dans l’acquisition par un fonds souverain qatarien du prestigieux Centre Kléber, alors propriété de l’Etat (…). Au moment de la transaction, note-t-il, Jean-François Copé occupe toujours le poste de ministre du Budget. (…) “ Imaginer qu’il y ait eu la moindre irrégularité est impossible (affirme Limido au mag). La procédure administrative ne laisse pas la moindre place à un quelconque arrangement ”. En tout cas, il reste ferme sur un point. Sa présence dans l’opération n’a rien à voir avec Jean-François Copé. (…) Pendant ce temps, relève l’hebdo, les affaires de son frère et d’Emmanuel Limido continuent de prospérer ”. M’est avis qu’on n’a pas fini d’entendre parler de cette nouvelle affaire dans l’affaire…

 

Et pendant ce temps-là, Bruxelles place la France sous surveillance renforcée…

Et pour en sortir, des “ affaires ”, si on revenait à des questions de fond, autrement préoccupantes, qui, hélas, ne font pas la une des hebdos (mais que traite tous les jours Atlantico) ? “ Au milieu du maelström de révélations sur Nicolas Sarkozy, note Ghislaine Ottenheimer dans “ Challenges ”, la décision de Bruxelles de placer la France sous surveillance renforcée est passée presque inaperçue. Dette, coût du travail, commerce extérieur : nos faiblesses sont à nouveau pointées du doigt. Face à ce coup de semonce, le gouvernement s’est contenté de promettre de poursuivre “ sa stratégie de maîtrise rigoureuse de la dépense ”. Poursuivre ? Mais pour l’heure, ce sont les contribuables qui ont réglé l’addition. Ce qui, au passage, a contribué à saper la croissance. Où sont les réformes structurelles de fond ? Comment vont être financées les baisses de charges ? Voilà ce que veulent savoir les Français ”. Hé oui ! Curieux, quand même, qu’on ait besoin de le rappeler, comme ça… Y’a un message qui passe pas, on dirait… Sur ce, bonne semaine, les goulus de l’info !

 

 

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