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Le gouvernement en prend pour son grade

Delphine Batho : "J'ai dit ce que disent les ministres en privé"

Publié le 21 juillet 2013
L'ancienne ministre a dénoncé samedi le "traitement de défaveur" dont elle a fait l'objet lors de son limogeage, évoquant "un problème de hiérarchie des valeurs".
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L'ancienne ministre a dénoncé samedi le "traitement de défaveur" dont elle a fait l'objet lors de son limogeage, évoquant "un problème de hiérarchie des valeurs".

Delphine Batho persiste et signe. L'ancienne ministre de l'Ecologie ne digère toujours pas son éviction du gouvernement. Et elle entend le faire savoir. Depuis son limogeage, elle multiple les interventions critiques à l'encontre de l'exécutif. Ce samedi, Delphine Batho en a remis une couche. La députée des Deux-Sèvres a dénoncé le "traitement de défaveur" dont elle a fait l'objet lors de son limogeage. "Malheureusement, depuis le 2 juillet, la preuve a été faite qu'il n'y a pas de jurisprudence Batho dans la gestion du gouvernement. J'ai en quelque sorte bénéficié d'un traitement de défaveur", constate l'ex-ministre de l'Écologie qui s'est exprimée lors d'un pique-nique avec des sympathisants socialistes à Azay-le-Brûlé, dans les Deux-Sèvres.

"Je le dénonce parce que j'y vois un problème de hiérarchie des valeurs lorsqu'il faut trois mois pour démissionner un ministre du Budget suspecté de fraude fiscale et moins de trois heures pour limoger la ministre le l'Écologie qui dit la vérité sur le budget de son ministère", a taclé Delphine Batho, émue, lors d'un discours d'une dizaine de minutes. L'élue a aussi estimé avoir fait l'objet d'un "jugement de cour", reprenant en souriant la fable de La Fontaine : "Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir."

L'ancienne ministre cherche des explications à son limogeage. Et elle pense en avoir trouvé une. Selon elle, elle a déplu parce qu'elle a "défendu une conception de l'État fort face à un certain nombre d'intérêts particuliers et face à certaines puissances économiques". "La transition énergétique, malheureusement, n'est pas compatible avec la rigueur", a affirmé Delphine Batho, qui s'est déclarée "pour le redressement des comptes publics sans sacrifier l'avenir".

Une salve de critiques qui a ensuite été lancée en direction de ses anciens collègues ministres. "J'ai dit ce que tout le monde pense. J'ai dit ce que disent les ministres en privé. Beaucoup de gens ont le sentiment de ne pas être entendus. Aujourd'hui, je ne me sens pas seule", a-t-elle garanti. "Il y a un an, on était dans l'enthousiasme du lendemain des victoires électorales. Je ne veux pas qu'on soit aujourd'hui dans le temps des déceptions et désillusions parce je sais qui pourrait en profiter, et en profite déjà, en particulier en milieu rural", a affirmé Delphine Batho. L'ex-ministre a ajouté qu'elle entendait "continuer (son) travail dans la seconde circonscription des Deux-Sèvres et à l'Assemblée nationale dans la majorité" et "continuer à (s)e faire entendre dans la vie politique nationale". En multipliant les tacles à l'encontre du gouvernement, elle se donne les moyens de se faire entendre. pas certain, en revanche, que cela ne plaise en hauts lieux.

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