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Affaire Tapie : "C'est un complot"

Publié le 01 juillet 2013
Après sa mise en examen pour escroquerie en bande organisée le 28 juin et quatre jours de garde à vue, dans l'arbitrage en sa faveur dans l'affaire Adidas/Crédit Lyonnais, Bernard Tapie s'est exprimé sur France 2 ce lundi 1er juillet.
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Après sa mise en examen pour escroquerie en bande organisée le 28 juin et quatre jours de garde à vue, dans l'arbitrage en sa faveur dans l'affaire Adidas/Crédit Lyonnais, Bernard Tapie s'est exprimé sur France 2 ce lundi 1er juillet.

Sa réaction et ses propos étaient particulièrement attendus, après sa mise en examen vendredi 28 juin dans l'affaire Crédit lyonnais/Adidas et de l'arbitrage obtenu en sa faveur. Son avocat Me Maurice Lantourne avait également été placé en garde à vue et mis en examen, tout comme l'un des trois juges arbitres, Pierre Estoup, dont les liens avec le principal intéressé suscitent des interrogations, et Stéphane Richard, l'ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde, alors ministre de l'Economie.

Et Bernard Tapie n'a pas déçu. Sa verve décuplée, malgré une garde à vue de 96 heures, ce qui est "excessivement rare", l'ancien ministre de la Ville a précisé que ces quatre jours et quatre nuits avaient été moins pénibles que les cinq semaines précédentes, où les médias se sont déchainés à son égard, selon lui. "Je n'avais jamais vu un tel acharnement", a-il ainsi pu indiquer. Répondant avec une précision chirurgicale sur différents points très techniques de l'arbitrage, Bernard Tapie a confirmé qu'il maîtrisait parfaitement son dossier.

S'ensuit alors un échange musclé entre le journaliste David Pujadas et Bernard Tapie. Interrogé sur ses liens avec Pierre Estoup, et une dédicace qu'il lui aurait signé en 1998, l'ancien patron de l'Olympique de Marseille indique qu'il ne le connaissait pas, ou si peu. La preuve, il a même écorché son patronyme, en y rajoutant un "E". Puis Bernard Tapie se met à pilonner en règle le journaliste et sa profession, égratignant au passage le quotidien du soir Le Monde, "un journal qui ne dit jamais de saloperies". Curieux pour un récent patron de presse (La Provence, Nice-Matin, etc)...

Arrive la question très précise sur la personne qui a pris la décision de ce fameux arbitrage. La réponse est solennelle : ""Madame Lagarde". "Est-il pensable que Sarkozy n’ait pas donné son feu vert ? », ajoute le présentateur : "Vous avez raison, il a certainement donné son feu vert. Mais entre donner son feu vert et mener la manœuvre..."

Le débat est sur le point de s'achever, après plusieurs passes d'armes avec David Pujadas, obligé de lui signifier qu"il n'en fait pas une affaire personnelle. Alors, tout ce dossier, "est-ce un complot" ?. "Oui, c'est un complot". A noter que Bernard Tapie bénéficie de la présomption d'innocence. Le feuilleton politico/médiatico/judiciaire se poursuit donc. Et les revues de presse ne manqueront pas de revenir sur cette intervention télévisée.  


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