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Régime forcé

Léa, 5 ans, interpellée à la cantine pour une facture impayée par ses parents

Publié le 10 janvier 2013
Au pays basque, cette élève de grande section de maternelle a cru que ses parents étaient morts quand la policière municipale l'a amenée hors de la cantine. En réalité, ses parents avaient... une facture de cantine en retard de 170 euros.
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Au pays basque, cette élève de grande section de maternelle a cru que ses parents étaient morts quand la policière municipale l'a amenée hors de la cantine. En réalité, ses parents avaient... une facture de cantine en retard de 170 euros.

Les camarades de Léa ont bien cru qu'elle allait être emprisonnée quand, elle, croyait plutôt qu'il était arrivé quelque chose de terrible à ses parents. Rien de tout cela pourtant. La petite fille, élève en grande section de maternelle à l'école privée Saint-Vincent d'Ustaritz dans les Pyrénées-Atlantiques, a été interpellée en plein réfectoire par une policière municipale... pour un retard de paiement d'une facture de cantine. Valeur de l'impayé ? 170 euros. Une fois interpellée, la fillette a d'abord été conduite chez sa mère, absente, car elle était partie chercher sa fille. Elle a ensuite été amenée au poste.

L'inscription au service de restauration scolaire avait été suspendue par la mairie. Le père de la fillette avait commencé à régler une partie de la dette. Dans les colonnes du quotidien Sud-Ouest, il s'indigne : "Je suis prêt à régler le problème financier qui est loin d'être insurmontable. Il est même secondaire par rapport à ce qu'on a imposé à ma fille. Je veux comprendre qui a donné l'ordre d'intervention à la police municipale et pourquoi. J'ai entrepris des démarches, hier mercredi, à la mairie et on m'a d'abord dit que c'était faux, qu'il n'y avait pas eu d'intervention ‘manu militari'."

Le directeur de l'établissement n'était pas présent au moment des faits et n'avait pas été averti. Il juge le "procédé irresponsable" et s'insurge : "On ne prend pas les enfants en otage de cette manière".

Vu sur : Vu sur Sud-Ouest
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Outre-Vosges
- 13/01/2013 - 11:29
Ceux qui parlent et ceux qui agissent
La fille d'une brave femme de ménage, abandonnée par son mari, était entrée en lycée professionnel mais sa mère ne pouvait pas payer la cantine. Cette brave gosse m'a dit qu'elle mangerait un sandwich dehors pendant que ses copines déjeuneraient ensemble. Si j'avais été un hypocrite de gauche (pardon du pléonasme), je me serais déchainé contre la sale société capitaliste en regrettant que l'enfant fût dans un établissement public, ce qui ne m'aurait pas donné en plus le plaisir de crier contre l'école privée ; après quoi, avec le sentiment d'avoir fait mon devoir, je serais allé déjeuner avec d'autres bienpensants dans un bon restaurant.
Mais il se trouve que je suis de droite, que je ne fume pas, je ne bois pas et me contente de peu pour vivre ; j'ai n'ai donc pas supporté l'idée que cette fille pût se sentir inférieure à ses camarades et j'ai prévenu la mère que je paierais les repas. Ce que j'ai fait pendant deux ans. Il est vrai, je le répète, qu'il s'agissait d'un établissement public et que la mère, en cas d'impayé, n'aurait pas pu compter sur l'appui de la FCPE67 ni sur celui des bonnes âmes de gauche qui viennent glapir sur Atlantico.
langue de pivert
- 11/01/2013 - 12:34
boucle bouclée !
Quand cette gamine aura ses parents en maison de retraite elle payera pas les mensualités pour qu'ils se fassent virer ! ☺
unpèreencolère
- 11/01/2013 - 12:02
La police s’occupe donc des faibles et laisse les forts libres
La police s’attaque au moins de 10 ans, car après elle n’est plus de taille ?
Sans que cela soit une réalité partout, ça l’est chez moi. Les petits
frères, les bandes, occupent le terrain, le noyaute. Une véritable
organisation militaire.
On dit que les jeunes de banlieue n’aiment pas la hiérarchie, si, la leur.
Cette petite fille méritait-elle un traitement aussi bête ? Bête car un enfant, si jeune, doit s’éduquer sur des idées simples : respect, autorité, politesse… elle doit avoir une idée faussée (mais finalement plus vraie) de la police. Une police municipale qui n’a de cesse de réclamer des armes, et de décamper face à l’adversité.