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Victime collatérale
Affaire Benalla : le directeur de l'ordre public relevé de ses fonctions
Publié le 17 mars 2019
Devant les députés, Alain Gibelin avait contredit la version de l’Elysée sur les prérogatives d'Alexandre Benalla. Il a été limogé.
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Devant les députés, Alain Gibelin avait contredit la version de l’Elysée sur les prérogatives d'Alexandre Benalla. Il a été limogé.

Alain Gibelin vient de faire les frais de l'affaire Benalla. Le directeur de l’ordre public de la préfecture de police de Paris, sous le feu des projecteurs depuis l’affaire Benalla, a été limogé et remplacé par Jérôme Foucaud. Un décret du président de la République publié samedi au Journal officiel indique : "Il est mis fin aux fonctions de directeur des services actifs de police de la préfecture de police, directeur de l'ordre public et de la circulation de la préfecture de police, exercées par M. Alain Gibelin". Ce dernier est "réintégré dans son corps d'origine en qualité de commissaire général de police"

Alain Gibelin, âgé de 56 ans, était à ce poste depuis 2011 ; une grande longévité sur un poste considéré comme l’un des plus prestigieux et sensibles de la police nationale. Dans le cadre de ses fonctions, il était le supérieur hiérarchique des trois policiers mis en cause pour avoir fourni à Alexandre Benalla des images de vidéosurveillance montrant l'ex bras droit du président de la République frappant un couple de manifestants, le 1er mai 2018, place de la Contrescarpe à Paris. 

Il avait été auditionné par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur cette affaire, ce qui avait provoqué quelques remous. En effet, le lundi 23 juillet, interrogé par Marine Le Pen, Alain Gibelin avait affirmé qu'Alexandre Benalla était présent, entre le 2 et le 18 mai, à l'intégralité des réunions préparant les déplacements à venir d'Emmanuel Macron. Or, Alexandre Benalla était censé être suspendu à cette époque. Le lendemain, il avait assuré s'être trompé dans sa réponse et avoir confondu la date du 18 mai avec celle du 18 juillet. Ce même 23 juillet,  Alain Gibelin avait indiqué qu'Alexandre Benalla "ne bénéficiait d'aucune autorisation de la préfecture de police pour être sur la manifestation du 1er mai en tant qu'observateur". Une version contredite par Alexandre Benalla, actuellement mis en examen dans cette affaire.

Son remplaçant, Jérôme Foucaud, était jusqu’ici directeur adjoint des ressources humaines à la préfecture de police de Paris.

Vu sur : Le JDD
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assougoudrel
- 17/03/2019 - 18:56
Le petit dictateur a encore
frappé, mutant cet homme comme "chien au dépôt de munitions", malgré sa reculade, se faisant passer pour un con. Macron finira par le payer cher.